{"id":75950,"date":"2015-06-13T08:22:32","date_gmt":"2015-06-13T08:22:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/13\/contre-la-grece-la-strategie-de-lhybris\/"},"modified":"2015-06-13T08:22:32","modified_gmt":"2015-06-13T08:22:32","slug":"contre-la-grece-la-strategie-de-lhybris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/13\/contre-la-grece-la-strategie-de-lhybris\/","title":{"rendered":"Contre la Gr\u00e8ce, la strat\u00e9gie de l&rsquo;<em>hybris<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Contre la Gr\u00e8ce, la strat\u00e9gie de l&rsquo;<em>hybris<\/em><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans son dernier commentaire sur la crise grecque du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/3962\">12 juin 2015<\/a>, sur son site <em>RussEurope<\/em>, Jacques Sapir \u00e9value les conditions extr\u00eames qui doivent d\u00e9sormais \u00eatre d\u00e9taill\u00e9es en cas de d\u00e9faut de la Gr\u00e8ce, alors qu&rsquo;on est tr\u00e8s proche de la d\u00e9cision n\u00e9cessaire et que les deux parties (UE et Gr\u00e8ce) sont toujours \u00ab\u00a0tr\u00e8s loin d&rsquo;\u00eatre proches\u00a0\u00bb. Mais ce qui nous para&icirc;t int\u00e9ressant, c&rsquo;est ce qu&rsquo;il signale du climat r\u00e9gnant au sein des divers acteurs de l&rsquo;UE engag\u00e9s dans cette bataille ; ce sont des remarques qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es ici et l\u00e0, et il s&rsquo;y attache tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment dans son texte, dans plusieurs paragraphes o&ugrave; il nous conduit \u00e0 consid\u00e9rer que l&rsquo;UE n&rsquo;a qu&rsquo;une seule \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que celle de ce sentiment honni par les Grecs (du temps de Platon) comme le pire des p\u00e9ch\u00e9s, et qui a pour effet un aveuglement constant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>L&rsquo;Eurogroupe serait-il en train de se faire \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de la possibilit\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9faut grec ? Des informations, en provenance de Reuters, semblent le confirmer. Une r\u00e9union d&rsquo;expert qui s&rsquo;est tenu \u00e0 Bratislava le jeudi 11 juin aurait pour la premi\u00e8re fois explicitement \u00e9voqu\u00e9 la possibilit\u00e9 que, faute d&rsquo;un accord, la Gr\u00e8ce puisse faire d\u00e9faut. Ces informations confirment aussi que m\u00eame si certains gouvernements ont travaill\u00e9 depuis plusieurs mois sur cette hypoth\u00e8se,<\/em><strong><em> c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que l&rsquo;Eurogroupe a abord\u00e9 cette question.<\/em><\/strong> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Il est certain que les responsables europ\u00e9ens sont conscients, du moins en partie, de ce probl\u00e8me<\/em> [de la dimension politique d\u00e9vastatrice pour l&rsquo;UE et l&rsquo;euro qu&rsquo;aurait un d\u00e9faut de la Gr\u00e8ce]. <em> Mais, on peut penser que, pris dans la logique de la n\u00e9gociation et de ses d\u00e9tails, ils ont perdu la compr\u00e9hension de la nature strat\u00e9gique de la situation pr\u00e9sente. Le fait que la question d&rsquo;un possible d\u00e9faut grec n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e par l&rsquo;Eurogroupe que hier le d\u00e9montre. On peut penser que ces responsables, \u00e0 tous les niveaux, sont d\u00e9sormais confront\u00e9s \u00e0 une situation dont les d\u00e9terminants leurs \u00e9chappent&#8230;<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Les dirigeants europ\u00e9ens feraient bien mieux de sortir de leur autisme et de commencer \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur des m\u00e9canisme permettant une sortie ordonn\u00e9e de l&rsquo;Euro avec le maintien des pays au sein de l&rsquo;UE, voire &ndash; mais c&rsquo;est sans doute trop leur demander &ndash; \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur une dissolution de la zone Euro. Un proverbe grec, celui du \u00ab\u00a0songe trompeur\u00a0\u00bb envoy\u00e9 par Zeus (Jupiter) d\u00e9crit bien la situation des dirigeants europ\u00e9ens. Sa traduction latine est connue : Quos vult perdere Jupiter dementat prius (Ceux que Jupiter veut perdre, il leur \u00f4te d&rsquo;abord la raison)<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette situation d&rsquo;autisme suscit\u00e9e par l&rsquo;arrogance d\u00e9cha&icirc;n\u00e9e et sans dissimuler des dirigeants europ\u00e9ens, habit\u00e9s par un <em>hybris<\/em> sans aucune mesure, &ndash; ce qui est la d\u00e9finition m\u00eame de ce p\u00e9ch\u00e9 capital caract\u00e9ris\u00e9 par une d\u00e9mesure insens\u00e9, &ndash; suscite \u00e0 ce point de la trag\u00e9die grecque des r\u00e9actions de confusion et de d\u00e9sordre au sein de la direction de l&rsquo;UE. La prise en charge presque exclusive de cette crise, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;UE, par le pr\u00e9sident de la Commission Juncker a profond\u00e9ment aggrav\u00e9 les choses. Acteur dynamique, au franc-parler, \u00e0 la personnalit\u00e9 affirm\u00e9e \u00e0 la fois efficace et assez populaire lorsqu&rsquo;il \u00e9tait Premier ministre luxembourgeois, Juncker s&rsquo;\u00e9tait transform\u00e9 de plus en plus dans les d\u00e9fauts de ses qualit\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sidence de l&rsquo;Eurogroupe, de plus en plus s&ucirc;r de lui, tranchant, son dynamisme devenant une sorte d&rsquo;autoritarisme sans r\u00e9plique. A la pr\u00e9sidence de la Commission, il appara&icirc;t comme sa compl\u00e8te caricature : politicien local \u00e0 sa place \u00e0 la t\u00eate du Luxembourg, il est devenu par la grandeur de la direction qu&rsquo;il assume un usurpateur grossier, autoritaire dans le pire sens du terme puisqu&rsquo;usurpateur, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans le sens d&rsquo;un Ubu \u00e0 la t\u00eate de la Commission, exer\u00e7ant une fonction beaucoup trop importante pour lui, enfin devenu un roitelet dont le principal caract\u00e8re est l&rsquo;arrogance et \u00e9ventuellement l&rsquo;<em>hybris<\/em>, \u00e9vbentuellement \u00e9thylique (puisqu&rsquo;on le sait port\u00e9 sur la boisson). Bref, il en agace plus d&rsquo;un chez ses coll\u00e8gues, &ndash; certes non par r\u00e9action de la vertu qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas, mais par r\u00e9flexe d&rsquo;agacement jaloux, de frustration de concurrence dans l&rsquo;apparence du poids politique&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;entr\u00e9e en sc\u00e8ne de Donald Tusk, autre petit politicien local propuls\u00e9 dans une dimension qui le d\u00e9passe. Malgr\u00e9 des intentions affich\u00e9es d&rsquo;affirmation au d\u00e9but, notamment sur le dossier ukrainien-russe o&ugrave; son <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\">affectivisme<\/a> polonais exacerb\u00e9 et plong\u00e9 dans la <em>narrative<\/em> qu&rsquo;on sait lui fit faire quelques \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_europe_de_tsipras_et_le_coup_d_tat_de_l_ue_27_01_2015.html\">coups<\/a>\u00a0\u00bb tonitruants qui s&rsquo;av\u00e9r\u00e8rent des faux-pas puisqu&rsquo;une personne de cette trempe n&rsquo;a pas la carrure de caract\u00e8re pour transformer ses spasmes d&rsquo;affect en une ligne politique ferme, Tusk s&rsquo;est finalement trouv\u00e9 isol\u00e9 et sans r\u00e9el emploi. Par cons\u00e9quent, il est tomb\u00e9 dans l&rsquo;agacement critique de Juncker, le m\u00e9diocre isol\u00e9 ne supportant pas que le m\u00e9diocre tonitruant ram\u00e8ne la couverture \u00e0 lui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; D&rsquo;o&ugrave; son entr\u00e9e dans le jeu de la trag\u00e9die grecque, le 11 juin. Il le fait comme on fait tout aujourd&rsquo;hui lorsqu&rsquo;on est dirigeant-Syst\u00e8me, et encore plus quand on l&rsquo;est m\u00e9diocre et de bas \u00e9tage. Il l&rsquo;a fait en rench\u00e9rissant sur Juncker, en se faisant plus extr\u00eame et plus arrogant-<em>hybris<\/em> que Juncker, d&rsquo;abord pour montrer implicitement que Juncker, qui en fait trop, n&rsquo;en fait pas assez. Son intervention, que rapporte le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.bruxelles2.eu\/2015\/06\/11\/tusk-siffle-la-fin-de-la-recreation-a-tsipras\/\">11 juin 2015<\/a> <em>Bruxelles2<\/em>, qui s&rsquo;en tient \u00e0 la formule-choc si originale et dans le meilleur fran\u00e7ais du monde, d&rsquo;un &laquo;<em>Tusk<\/em> [qui] <em>siffle la fin de la r\u00e9cr\u00e9ation \u00e0 Tsipras<\/em>&raquo;, se fit dans une ambiance tendue dans la salle de presse de la pr\u00e9sidence &#8230; On croirait que la tension concerne Tsipras, nous dirions plut\u00f4t qu&rsquo;elle concerne les relations entre ces diff\u00e9rents porte-flingues qui se prennent pour des chefs, &ndash; l&rsquo;<em>hybris<\/em> \u00e9tant la pire des choses, et devenant le pire de la pire des choses quand la psychologie touch\u00e9e est de facture m\u00e9diocre, pauvre er basse, en plus d&rsquo;\u00eatre assez faible pour succomber \u00e0 cette tentation du p\u00e9ch\u00e9 ultime.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En attendant, Tusk, martial, nous dit ceci, dans le mode churchillien postmoderne, nous fixant rendez-vous pour le bicentenaire de Waterloo et le 75\u00e8me anniversaire de l&rsquo;Appel du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle : &laquo;<em>\u00ab\u00a0Je suis rest\u00e9 plut\u00f4t discret et neutre sur cette question\u00a0\u00bb a reconnu aujourd&rsquo;hui le principal int\u00e9ress\u00e9, r\u00e9pondant \u00e0 une coll\u00e8gue grecque lors de la conf\u00e9rence de presse de la fin du sommet UE-Am\u00e9rique latine. \u00ab\u00a0Mais il <\/em>[m&rsquo;]<em>est tout de m\u00eame venu une r\u00e9flexion apr\u00e8s la r\u00e9union d&rsquo;hier, une r\u00e9flexion \u00e9vidente. Il est temps de prendre une d\u00e9cision. Les temps sont m&ucirc;rs. Nous avons besoin maintenant de d\u00e9cisions, et plus de n\u00e9gociations. Le gouvernement grec doit devenir un peu plus r\u00e9aliste. Les temps ne sont plus au pari, au jeu. La partie est termin\u00e9e. La prochaine r\u00e9union de l&rsquo;Eurogroupe<\/em> [jeudi 18 juin]<em> sera d&rsquo;une importance d\u00e9cisive. Nous n&rsquo;avons plus de temps devant nous.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On conviendra par cons\u00e9quent qu&rsquo;il est difficile de distinguer ce qu&rsquo;il y a de pire dans cette crise grecque, que nous qualifions de \u00ab\u00a0trag\u00e9die\u00a0\u00bb en reconnaissance des souffrances du peuple grec agress\u00e9 par une force qui en vaut bien quelques autres en fait d&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9, de coercition grotesque et d&rsquo;oppression totalitaire, mais qui peut \u00eatre aussi qualifi\u00e9 d&rsquo;op\u00e9ra-bouffe o&ugrave; \u00e9voluent les pi\u00e8tres caract\u00e8res des divers Ubu-Commissaires et Ubu-Pr\u00e9sidents, tous ficel\u00e9s dans l&rsquo;<em>hybris<\/em> postmoderne qui a le clinquant de l&rsquo;\u00e9poque. M\u00eame ce terrible p\u00e9ch\u00e9 semble encore trop haut pour eux tel que le concevaient les Grecs de l&rsquo;Antique cit\u00e9, pour qu&rsquo;ils l&rsquo;assument absolument dans toute sa force et dans sa r\u00e9elle dimension &#8230; Leur <em>hybris<\/em> et du type Ubu-<em>hybris<\/em>, l&rsquo;<em>hybris<\/em> des pauvres. (&laquo;<em>Salauds de pauvre<\/em>&raquo; font dire \u00e0 Grandgil-Gabin, Marcel Aym\u00e9 et Autant-Lara dans <em>La travers\u00e9e de Paris<\/em> ; et nous ne sommes pas s&ucirc;rs du tout que le mot \u00ab\u00a0pauvre\u00a0\u00bb d\u00e9signe la fortune, ou l&rsquo;absence de&#8230; ; nous pencherions pour le caract\u00e8re, montr\u00e9 par exemple quand l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces commis de l&rsquo;UE rencontre un Obama.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce n&rsquo;est pas simple pol\u00e9mique, dont on conviendra pourtant qu&rsquo;elle a du grain \u00e0 moudre jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre irr\u00e9sistible pour un esprit critique normal confront\u00e9 \u00e0 ce spectacle ; mais on conviendra surtout que c&rsquo;est aussi un \u00e9l\u00e9ment politique objectivement important. La maladresse, les erreurs, les caract\u00e8res en lambeaux accouchant des pr\u00e9tentions arrogantes de la direction-Syst\u00e8me de l&rsquo;UE constituent des facteurs fondamentaux de l&rsquo;aggravation continuelle de la crise grecque, alors que, dans des conditions normales d&rsquo;il y a vingt ans d&rsquo;ici, elle serait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9solue par un arrangement de compromis dont les institutions europ\u00e9ennes avaient le secret. La Gr\u00e8ce n&rsquo;y a rien perdu, si elle est encore loin d&rsquo;avoir gagn\u00e9 quoi que ce soit, car ces \u00ab\u00a0arrangements-compromis\u00a0\u00bb se faisaient avec des cons\u00e9quences \u00e0 termes qui se r\u00e9v\u00e9laient toujours au d\u00e9triment du plus faible, \u00e0 l&rsquo;avantage des institutions europ\u00e9ennes. C&rsquo;est bien cela, dans cette perte de la capacit\u00e9 d&rsquo;actions de phagocytage sur le terme de ses partenaires, qu&rsquo;on mesure la d\u00e9cadence, le d\u00e9clin, la chute acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de l&rsquo;UE et des institutions europ\u00e9enne dans leur capacit\u00e9 d&rsquo;agir et d&rsquo;\u00e9tendre leur empire, et elles-m\u00eames devenues prisonni\u00e8res d&rsquo;une impitoyable doctrine \u00e9manant de la surpuissance, tout aussi impitoyable puisque c&rsquo;est la m\u00eame chose, du Syst\u00e8me. La pauvret\u00e9 en augmentation exponentielle des caract\u00e8res des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de dirigeants, leur affaiblissement sinon leur effondrement intellectuel, sont \u00e0 la fois la marque et la cause de l&rsquo;\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale, et la crise grecque montre cela par sa dur\u00e9e, par l&rsquo;incapacit\u00e9 de l&rsquo;UE de la ma&icirc;triser comme elle aurait d&ucirc; faire dans les premi\u00e8res semaines suivant l&rsquo;arriv\u00e9e de Syriza au pouvoir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Quos vult perdere Jupiter dementat prius<\/em>, observe Sapir. Rien de plus vrai, lorsque la raison se r\u00e9v\u00e8le subvertie et mine le caract\u00e8re. Ils ne sont m\u00eame pas en train de se chamailler sur le sexe des anges, ils s&rsquo;en tiennent \u00e0 leurs petites querelles pour savoir qui saura affirmer le plus grossi\u00e8rement son <em>ego<\/em>, qui saura faire clinquer le plus fort possible son <em>hybris<\/em>. Car <em>hybris<\/em> pour <em>hybris<\/em>, ils ne sont m\u00eame pas capables de l&rsquo;avoir grandiose. Le Syst\u00e8me, qui les fait marcher au pas comme des automates dont on a remont\u00e9 la clef plant\u00e9e dans le dos, ne prend m\u00eame plus garde \u00e0 eux. Tout cela ne nous donne certainement pas la r\u00e9ponse \u00e0 la question fondamentale du d\u00e9faut de la dette grecque, mais l&rsquo;on peut au moins \u00eatre s&ucirc;r que tout aura \u00e9t\u00e9 humainement fait pour que cette crise se r\u00e9solve de la pire des fa\u00e7ons, y compris \u00e9ventuellement, et avec notre ardente esp\u00e9rance que cela soit le cas, pour l&rsquo;UE par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;une rupture qui mettrait en cause l&rsquo;euro, l&rsquo;UE, et tout ce domaine du Syst\u00e8me avec&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sapir : &laquo;<em>Mais, c&rsquo;est surtout politiquement que le choc sera le plus important. Toutes les fadaises et les stupidit\u00e9s crasses sur \u00ab\u00a0cela ne peut pas arriver\u00a0\u00bb ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9mentie se posera imm\u00e9diatement le probl\u00e8me de l&rsquo;Euro. Bien entendu, les gouvernements tenteront de limiter ce choc politique. Mais, s&rsquo;il y a bien une chose que nous apprend la crise financi\u00e8re russe d&rsquo;ao&ucirc;t 1998, c&rsquo;est que les cons\u00e9quences politiques d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement dont tout le monde pensait qu&rsquo;il \u00e9tait impossible sont d\u00e9vastateurs pour l&rsquo;id\u00e9ologie qui a proclam\u00e9e la soi-disant impossibilit\u00e9 de cet \u00e9v\u00e9nement&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 13 juin 2015 \u00e0 08H25<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contre la Gr\u00e8ce, la strat\u00e9gie de l&rsquo;hybris Dans son dernier commentaire sur la crise grecque du 12 juin 2015, sur son site RussEurope, Jacques Sapir \u00e9value les conditions extr\u00eames qui doivent d\u00e9sormais \u00eatre d\u00e9taill\u00e9es en cas de d\u00e9faut de la Gr\u00e8ce, alors qu&rsquo;on est tr\u00e8s proche de la d\u00e9cision n\u00e9cessaire et que les deux parties&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[5742,1463,16708,5252,3841,4614,7823,16377,16383,2609],"class_list":["post-75950","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-arrogance","tag-commission","tag-defaut","tag-dette","tag-grece","tag-juncker","tag-sapir","tag-tisseras","tag-tus","tag-ue"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75950","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75950"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75950\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75950"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75950"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75950"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}