{"id":75954,"date":"2015-06-16T11:11:49","date_gmt":"2015-06-16T11:11:49","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/16\/la-crise-grecque-et-le-devoir-dinsurrection\/"},"modified":"2015-06-16T11:11:49","modified_gmt":"2015-06-16T11:11:49","slug":"la-crise-grecque-et-le-devoir-dinsurrection","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/16\/la-crise-grecque-et-le-devoir-dinsurrection\/","title":{"rendered":"La crise grecque et le devoir d&rsquo;insurrection"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La crise grecque et le devoir d&rsquo;insurrection<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;UE est-elle devenue une entit\u00e9 fasciste,  qu&rsquo;on qualifiera de fascisme mou gr\u00e2ce aux artifices du syst\u00e8me de la communication, \u00e0 l&rsquo;aide des faiseurs de <em>narrative<\/em>, \u00e0 la langue de bois en g\u00e9n\u00e9rale doucereuse (mais de plus en plus cassante), aux tirades d\u00e9mocrates dont la conviction a la substance d&rsquo;un article en solde de <em>Prisunic<\/em> ? Fascisme mou, c&rsquo;est le moindre qu&rsquo;on puisse dire dans le chef de l&rsquo;opinion que Jacques Sapir \u00e9met dans sa derni\u00e8re chronique consacr\u00e9e \u00e0 la crise grecque, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la crise europ\u00e9enne, o\u00f9 l&rsquo;entit\u00e9 europ\u00e9enne, \u00e9gr\u00e9gore devenue folle par ivresse de puissance (l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_l_id_al_de_puissance_09_04_2014.html\" class=\"gen\">id\u00e9al de puissance<\/a>) ne prend m\u00eame plus la peine de dissimuler sa constitution et sa d\u00e9marche absolument totalitaires,  ne prenant m\u00eame plus cette peine, comme si son ivresse l&#8217;emp\u00eachait effectivement de se comprendre elle-m\u00eame et la mettait hors de port\u00e9e de toute vell\u00e9it\u00e9 d&rsquo;autocritique. Avec la crise grecque, l&rsquo;UE est un bateau ivre, comme on est ivre de puissance plut\u00f4t que par un simple avatar de navigation du \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments naturels d\u00e9cha\u00een\u00e9s. L&rsquo;UE a construit sa crise toute seule, bien s\u00fbr dans le cadre du Syst\u00e8me et \u00e0 son incitation, mais sans facteur ext\u00e9rieur significatif qui l&rsquo;exon\u00e9rerait au moins  en partie de sa responsabilit\u00e9. Non, totalitaire elle est, totale est par cons\u00e9quent sa responsabilit\u00e9. Les apports ext\u00e9rieurs dans la responsabilit\u00e9 de la crise ne sont que les cons\u00e9quences du comportement central de l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn trouve sur le site de Sapir, <em>RussEurop<\/em>, \u00e0 la date du <a href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/3966\" class=\"gen\">15 juin 2015<\/a>, une r\u00e9flexion sur ce th\u00e8me. Nous en donnons ici les extraits qui nous paraissent particuli\u00e8rement significatifs (en supprimant les r\u00e9f\u00e9rences pour ne pas alourdir notre propre texte, mais qu&rsquo;on retrouve bien entendu dans le texte initial). Nous citons ce texte d&rsquo;une fa\u00e7on substantielle, et selon un choix d&rsquo;extraits qui, \u00e0 notre sens, ne le d\u00e9naturent pas (on en jugera avec le texte initial) mais qui, au contraire, d\u00e9gagent ce qui nous para\u00eet de plus essentiel. Il s&rsquo;agit de rien moins qu&rsquo;un appel \u00e0 une sorte de soul\u00e8vement contre une structure totalitaire, oppressive, ill\u00e9gitime, irresponsable et profond\u00e9ment d\u00e9structurante et dissolvante dans ses effets op\u00e9rationnels,  c&rsquo;est-\u00e0-dire diabolique dans la forme fondamentale qu&rsquo;elle pr\u00e9sente d&rsquo;une entreprise dont le but ne para\u00eet \u00eatre d\u00e9sormais, n&rsquo;est plus d\u00e9sormais, d&rsquo;une mani\u00e8re fondamentale et absolument visible, qu&rsquo;une <strong>agression totale<\/strong> contre le monde lui-m\u00eame, ses aspects principiel, sa d\u00e9marche de recherche d&rsquo;harmonie et de justesse constitutive, de l\u00e9gitimit\u00e9, de souverainet\u00e9 bien s\u00fbr. L&rsquo;UE en tant qu&rsquo;entit\u00e9, en tant qu&rsquo;\u00e9gr\u00e9gore r\u00e9p\u00e9tons le mot, est d\u00e9sormais une entreprise totalitaire mal\u00e9fique, elle est d\u00e9sormais une ennemie sans retour du monde et de l&rsquo;humanit\u00e9. <em>Delenda Est Cartago<\/em> disait Caton l&rsquo;Ancien ; la formule est d&rsquo;actualit\u00e9, si elle doit \u00eatre adapt\u00e9e aux moyens de l&rsquo;\u00e9poque, o\u00f9 en g\u00e9n\u00e9ral la communication remplace le glaive mais n&rsquo;en est pas moins une marque d\u00e9cisive de la puissance et de l&rsquo;efficacit\u00e9 dans la bataille.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Quelle image restera-t-il de l&rsquo;Union europ\u00e9enne \u00e0 la suite de la crise grecque ?<\/em> [&#8230;] <em> L&rsquo;Union europ\u00e9enne, sans s&rsquo;en rendre compte, a assum\u00e9 le r\u00f4le de la d\u00e9funte Union sovi\u00e9tique en d\u00e9veloppant l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;une doctrine de la souverainet\u00e9 limit\u00e9e.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Les conditions de gestion de cette crise<\/em> [grecque] <em>ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sastreuses, mais c&rsquo;est un d\u00e9sastre dont la Commission europ\u00e9enne porte l&rsquo;enti\u00e8re responsabilit\u00e9&#8230;<\/em> [&#8230;] [Le]<em> refus de la part de la Commission d&rsquo;entendre ce que lui disait le gouvernement grec a conduit \u00e0 la transformation de ces n\u00e9gociations en ce que le Ministre grec des Finances, M. Yanis Varoufakis, appelle une guerre&#8230;<\/em> [&#8230;] [L&rsquo;Union Europ\u00e9enne] <em>s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e telle qu&rsquo;elle est en elle-m\u00eame : une structure d&rsquo;oppression et de r\u00e9pression, un ensemble profond\u00e9ment anti-d\u00e9mocratique. <\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>L&rsquo;Union europ\u00e9enne se pr\u00e9sentait comme une construction nouvelle, ni un super-Etat ni une simple association. En affirmant p\u00e9remptoirement, par la bouche de M. Barroso, que l&rsquo;UE est un projet sui generis, les dirigeants europ\u00e9ens s&rsquo;exon\u00e8rent de tout contr\u00f4le d\u00e9mocratique et enterrent ainsi le principe de souverainet\u00e9 nationale, mais sans le remplacer par un autre principe. C&rsquo;est le fait du Prince dans toute sa nudit\u00e9. Ceci fut r\u00e9affirm\u00e9, de mani\u00e8re plus brutale, par Jean-Claude Juncker, le successeur de l&rsquo;ineffable Barroso \u00e0 la t\u00eate de la commission europ\u00e9enne : Il ne peut y avoir de choix d\u00e9mocratique contre les trait\u00e9s europ\u00e9ens. Cette r\u00e9v\u00e9latrice d\u00e9claration date de l&rsquo;\u00e9lection grecque du 25 janvier 2015, qui justement vit la victoire de SYRIZA. En quelques mots, tout est dit. Le Droit Constitutionnel, autrement dit les normes par lesquels nous nous donnons des r\u00e8gles afin d&rsquo;organiser notre vie en communaut\u00e9, se concentre normalement sur la question de la Souverainet\u00e9. Or, c&rsquo;est cette question que les oligarques de Bruxelles et Francfort voudraient bien faire dispara\u00eetre. On a bien vu le sch\u00e9ma mis au point, consciemment ou inconsciemment, \u00e0 Bruxelles, et que r\u00e9v\u00e8le tant le discours de Barroso que la d\u00e9claration de Juncker n&rsquo;a pas d&rsquo;autres fins que d&rsquo;exclure la souverainet\u00e9 et de laisser les dirigeants de l&rsquo;Union europ\u00e9enne sans contr\u00f4le d\u00e9mocratique sur leurs actes. Mais, la d\u00e9claration de Juncker va m\u00eame plus loin. Elle refuse \u00e0 un pays le droit de remettre en cause des d\u00e9cisions prises dans les trait\u00e9s. Nous sommes bien aujourd&rsquo;hui dans le cadre d&rsquo;une nouvelle souverainet\u00e9 limit\u00e9e. Ces termes reprennent le discours de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique par rapport aux pays de l&rsquo;Est en 1968 lors de l&rsquo;intervention du Pacte de Varsovie \u00e0 Prague. Ils affectent de consid\u00e9rer les pays membres de l&rsquo;Union europ\u00e9enne comme des colonies, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment des dominions, dans le cadre du Commonwealth, dont la souverainet\u00e9 \u00e9tait soumise \u00e0 celle de la m\u00e9tropole (la Grande-Bretagne). Sauf qu&rsquo;en l&rsquo;occurrence, il n&rsquo;y a pas de m\u00e9tropole. L&rsquo;Union europ\u00e9enne serait donc un syst\u00e8me colonial sans m\u00e9tropole. Et, peut-\u00eatre, n&rsquo;est-il qu&rsquo;un colonialisme par procuration. Derri\u00e8re la figure d&rsquo;une Europe soi-disant unie, mais qui est aujourd&rsquo;hui divis\u00e9e dans les faits par les institutions europ\u00e9ennes, on discerne la figure des Etats-Unis, pays auquel Bruxelles ne cesse de c\u00e9der, comme on l&rsquo;a vu sur la question du trait\u00e9 transatlantique ou TAFTA, ou encore en ce qui concerne la crie ukrainienne.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Cette r\u00e9v\u00e9lation de la vraie nature de l&rsquo;Union europ\u00e9enne conduit certains auteurs \u00e0 la comparer \u00e0 un fascisme mou. Laurent de Sutter, professeur de droit et directeur de collection aux Presses universitaires de France, donne ainsi cette explication : Ce d\u00e9lire g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, que manifestent les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes, doit \u00eatre interrog\u00e9. Pourquoi se d\u00e9ploie-t-il de mani\u00e8re si impudique sous nos yeux ? Pourquoi continue-t-il \u00e0 faire semblant de se trouver des raisons, lorsque ces raisons n&rsquo;ont plus aucun sens  ne sont que des mots vides, des slogans creux et des logiques inconsistantes ? La r\u00e9ponse est simple : il s&rsquo;agit bien de fascisme. Il s&rsquo;agit de se donner une couverture id\u00e9ologique de pure convention, un discours auquel on fait semblant d&rsquo;adh\u00e9rer, pour, en v\u00e9rit\u00e9, r\u00e9aliser une autre op\u00e9ration.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Il convient alors d&rsquo;en tirer toutes les cons\u00e9quences, m\u00eame si la formule de fascisme mou peut choquer. Il est clair aujourd&rsquo;hui que le combat visant \u00e0 recouvrer la souverainet\u00e9 est un pr\u00e9alable essentiel. On ne pourra d\u00e9battre des questions importantes qu&rsquo;une fois que cette souverainet\u00e9 sera r\u00e9tablie et l&rsquo;Etat reconstruit. C&rsquo;est en cela qu&rsquo;il faut saluer la d\u00e9cision, m\u00eame si elle appara\u00eet bien tardive, de Jean-Pierre Chev\u00e8nement de quitter le MRC (qu&rsquo;il avait fond\u00e9) pour se situer dans un espace de d\u00e9bat transcendant les  sensibilit\u00e9s historiques car on ne sortira pas la France de l&rsquo;orni\u00e8re sans cela. Il est d\u00e9sormais clair que les divergences ne se feront plus sur un axe droite-gauche, du moins tant que la question de la souverainet\u00e9 ne sera pas tranch\u00e9e. Il n&rsquo;y a d&rsquo;irr\u00e9m\u00e9diable que la perte de l&rsquo;Etat \u00bb avait dit Henri IV. Quand il fit cette d\u00e9claration devant les juges de Rouen, car un Parlement \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque \u00e9tait une assembl\u00e9e de juges, il voulait faire comprendre qu&rsquo;un int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur s&rsquo;imposait aux int\u00e9r\u00eats particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts l\u00e9gitimes ne devait pas se faire au d\u00e9triment du but commun de la vie en soci\u00e9t\u00e9. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin \u00e0 la guerre civile. Nous en sommes l\u00e0 aujourd&rsquo;hui. On peut le d\u00e9plorer mais il faut le constater, et en tirer les cons\u00e9quences qui s&rsquo;imposent&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNos lecteurs savent parfaitement que nous avons nos instruments de travail, ce que nous appelons notre arsenal dialectique. Ils savent que, dans la recherche des forces qui ont conduit l&rsquo;UE sur sa voie catastrophiques et qui sont donc la source originelle de notre crise europ\u00e9enne sp\u00e9cifique, on trouve moins qu&rsquo;on le croit, sinon comme un relais, les \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique qui connaissent des crises similaires de contestation des forces qui nous gouvernent en nous opprimant (en ce moment, pr\u00e9cis\u00e9ment, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-ttip_ttp_et_cie_une_crise_des_trait_s__15_06_2015.html\" class=\"gen\">la crise des trait\u00e9s<\/a> montre que les USA, loin de n&rsquo;\u00eatre que des instigateurs, sont d&rsquo;abord des victimes, qu&rsquo;ils le sont aussi bien que les pays europ\u00e9ens) ; ils savent qu&rsquo;on trouve ce que nous nommons le Syst\u00e8me, l&rsquo;entit\u00e9 supr\u00eame, l&rsquo;\u00e9gr\u00e9gore qui a accouch\u00e9 des divers \u00e9gr\u00e9gores-relais dont l&rsquo;UE en est une parmi d&rsquo;autres du m\u00eame acabit (comme le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste dont d\u00e9pendent les USA, justement, en est une autre). Mais cette r\u00e9serve n&rsquo;est pour l&rsquo;instant qu&rsquo;une divergence de perception qui n&rsquo;a pas une importance fondamentale, face \u00e0 la pression qu&rsquo;exercent les crises imm\u00e9diates et paroxystiques. La crise grecque est imm\u00e9diate et paroxystique, c&rsquo;est-\u00e0-dire que la crise de l&rsquo;UE est imm\u00e9diate et paroxystique. Il y a l\u00e0 la une cause pressante, une exigence qui ne souffre aucun d\u00e9lai, d&rsquo;une mobilisation g\u00e9n\u00e9rale,  version postmoderne de notre Aux armes, citoyens, o\u00f9, l\u00e0 encore, les armes seront adapt\u00e9es aux affrontements de l&rsquo;\u00e9poque postmoderne qui sont d&rsquo;abord de communication plus que de m\u00e9tal pur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9tat d&rsquo;esprit, r\u00e9p\u00e9tons-le pour bien fixer les dimensions de la crise,  ce que nous nommons la Grande Crise, ou crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, et non pas la seule crise grecque qui est en fait la crise de l&rsquo;UE,  est aujourd&rsquo;hui partout en \u00e9closion, en \u00e9tat d&rsquo;urgence dans nombre de pays de ce  que nous nommons le bloc BAO, parce qu&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 des crises grecque et europ\u00e9enne \u00e9clatent et se propagent d&rsquo;autres crises, les innombrables crises affectant tous les domaines, toutes les zones, toutes les activit\u00e9s humaines. Et les USA, r\u00e9p\u00e9tons-le, ne sont pas les derniers \u00e0 conna\u00eetre cette sorte de remous,  car s&rsquo;il existe une globalisation hors de toutes les concurrences et antagonismes pr\u00e9dateurs, et qui devrait r\u00e9ussir aujourd&rsquo;hui en montrant quelque vertu, ce devrait \u00eatre \u00e9videmment celle de la r\u00e9volte et de l&rsquo;insurrection. Un intellectuel comme Chris Hedges, ancien Prix Pulitzer et ancien journaliste \u00e0 ce parangon de la presse-Syst\u00e8me qu&rsquo;est le New York <em>Times<\/em>,  auteur du r\u00e9cent <em>Wages of Rebellion: The Moral Imperative of Revolt<\/em>, y tient un discours o\u00f9, lui aussi, il exhorte chacun \u00e0 remplir son devoir d&rsquo;insurrection. (Voir <em>InfomationClearingHouse<\/em>, DVD d&rsquo;une intervention du 8 juin au Town Hall de Seattle, mis en ligne le <a href=\"http:\/\/www.informationclearinghouse.info\/article42138.htm\" class=\"gen\">14 juin 2015<\/a> : \u00ab<em>Today, with the unprecedented level of global wealth inequality and the power of corporate and government elites to make decisions that negatively impact the mass of people on the planet, the imperative for revolt is greater than ever. But when will it come? What will it look like?<\/em>\u00bb) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFace \u00e0 ce d\u00e9ferlement, il existe \u00e9galement une logique, sinon du renoncement, du moins de la pr\u00e9tention \u00e0 la lucidit\u00e9 fataliste et qui se pare volontiers de r\u00e9alisme, qui est de dire que contre le Syst\u00e8me (contre la direction-Syst\u00e8me des USA, contre l&rsquo;UE, etc.), il n&rsquo;y a rien \u00e0 faire parce qu&rsquo;il y a tant de puissance contre nous. Pour la puissance c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9vidence puisque le Syst\u00e8me, en permanente dynamique de surpuissance, est un Tout qui embrasse notre univers,  l\u00e0 aussi, globalisation achev\u00e9e. (A ce degr\u00e9 d&rsquo;universalit\u00e9 et de surpuissance, m\u00eame la Russie, la Chine, les BRICS &#038; Cie, en font partie d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre.) D&rsquo;une part, on conna\u00eet notre logique \u00e0 nous, qui est d&rsquo;affirmer qu&rsquo;l n&rsquo;y a rien \u00e0 attendre de vases plans de destruction du Syst\u00e8me puisque le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_syst_me_08_07_2013.html\" class=\"gen\">Syst\u00e8me<\/a> ne peut \u00eatre d\u00e9truit que par lui-m\u00eame (dynamique surpuissance-autodestruction), et qu&rsquo;il est en <strong>tr\u00e8s bonne<\/strong> position sur la voie de son <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_l_effondrement_du_syst_me_12_01_2014.html\" class=\"gen\">effondrement<\/a> en train de se faire. D&rsquo;autre part, cette logique de la pseudo-lucidit\u00e9 fataliste, qui pr\u00e9tendrait donner une le\u00e7on de rationalit\u00e9 (du type il est inutile de r\u00eaver) est en soi absurde puisque suicidaire : si le Syst\u00e8me n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9truit selon cette conception, l&rsquo;alternative n&rsquo;est pas notre asservissement, notre soumission ou quelque autre chose de cette sorte qui impliquerait de continuer \u00e0 vivre tant bien que mal, mais bien notre <strong>tr\u00e8s rapide destruction totale<\/strong>,  spirituelle, psychologique, intellectuelle et enfin physique,  au sens m\u00eame du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_bataille_du_n_antissement_de_l_histoire_06_06_2015.html\" class=\"gen\">n\u00e9antissement<\/a>. Il n&rsquo;y a strictement aucun choix : il faut accomplir son devoir d&rsquo;insurrection sans s&rsquo;interroger une seconde sur nos chances de l&#8217;emporter (interrogation et projet absurdes puisque le Syst\u00e8me se charge de tout, notamment de sa propre destruction), simplement en tenant cette position par la seule force du caract\u00e8re,  \u00eatre et se trouver dans la position de De Gaulle le 18 juin 1940 \u00e0 Londres, rien de moins. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn attendant, ce que nous signale le texte de Sapir, avec d&rsquo;autres d\u00e9marche de cette sorte qui ne cessent de s&rsquo;accumuler, c&rsquo;est la mont\u00e9e du sentiment de l&rsquo;insurrection contre l&rsquo;UE, de plus en pers per\u00e7ue pour ce qu&rsquo;elle est,  une imposture, une entit\u00e9 ill\u00e9gitime et effectivement fasciste, un \u00e9gr\u00e9gore des destruction. Le Syst\u00e8me dans sa repr\u00e9sentation europ\u00e9enne \u00e0 visage d\u00e9couvert.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 16 juin 2015 \u00e0 11H19<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise grecque et le devoir d&rsquo;insurrection L&rsquo;UE est-elle devenue une entit\u00e9 fasciste, qu&rsquo;on qualifiera de fascisme mou gr\u00e2ce aux artifices du syst\u00e8me de la communication, \u00e0 l&rsquo;aide des faiseurs de narrative, \u00e0 la langue de bois en g\u00e9n\u00e9rale doucereuse (mais de plus en plus cassante), aux tirades d\u00e9mocrates dont la conviction a la substance&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[4335,16239,1463,16708,398,3402,3841,4152,8698,4614,6129,3856,7823,2609],"class_list":["post-75954","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-barroso","tag-colonie","tag-commission","tag-defaut","tag-europe","tag-fascisme","tag-grece","tag-hedges","tag-insurrection","tag-juncker","tag-mou","tag-revolte","tag-sapir","tag-ue"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75954","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75954"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75954\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75954"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75954"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75954"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}