{"id":75980,"date":"2015-06-30T15:56:57","date_gmt":"2015-06-30T15:56:57","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/30\/usa-2016-qui-a-peur-de-bernie-sanders\/"},"modified":"2015-06-30T15:56:57","modified_gmt":"2015-06-30T15:56:57","slug":"usa-2016-qui-a-peur-de-bernie-sanders","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/06\/30\/usa-2016-qui-a-peur-de-bernie-sanders\/","title":{"rendered":"USA-2016 : qui a peur de Bernie Sanders ?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">USA-2016 : qui a peur de Bernie Sanders ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Jusqu&rsquo;alors, vous vous disiez &ndash; enfin, nous nous le disions et supposons que nous n&rsquo;\u00e9tions pas loin de votre sentiment : ces \u00e9lections US de 2016 sont sans int\u00e9r\u00eat, d\u00e9j\u00e0 verrouill\u00e9es par le Syst\u00e8me, entre une Hillary Clinton qu&rsquo;on conna&icirc;t bien et un Jeb Bush ou un clone du susdit, bref un personnage sans int\u00e9r\u00eat sinon d&rsquo;\u00eatre un \u00ab\u00a0copi\u00e9-coll\u00e9\u00a0\u00bb du standard-Syst\u00e8me. Il y a quelques jours, quelques d\u00e9tails sur Donald Trump (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-trump_est-il_une_trump_card__20_06_2015.html\">20 juin 2015<\/a>) ont \u00e9veill\u00e9 notre int\u00e9r\u00eat. Le fait qu&rsquo;il soit consid\u00e9r\u00e9 comme un bouffon grossier par <em>The Independent<\/em>, par le biais d&rsquo;un jeu type-\u00ab\u00a0Vrai ou Faux\u00a0\u00bb concernant sa politique (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/i100.independent.co.uk\/article\/quiz-real-donald-trump-policy-or-policy-of-our-warped-imaginations--b17KwRWJze\">28 juin 2015<\/a>) ne fit que renforcer notre int\u00e9r\u00eat, au lieu de nous en d\u00e9courager. (Lorsqu&rsquo;un bouffon-Syst\u00e8me [<em>The Independent<\/em>] d\u00e9signe un candidat \u00e0 la Maison-Blanche comme un bouffon, cela a de quoi vous mettre la puce \u00e0 l&rsquo;oreille, dans le bon sens, ne serait-ce que pour en savoir plus). Non pas que nous soyons sur le point de consid\u00e9rer Trump comme un g\u00e9nie ou comme le Messie, mais d\u00e8s lors qu&rsquo;une personne cherchant \u00e0 atteindre de hautes fonctions semble parfois laisser filer quelques effluves d&rsquo;une senteur qui pourrait \u00eatre antiSyst\u00e8me, elle a toute notre attention.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et puis voici Bernie Sanders. Ce s\u00e9nateur ind\u00e9pendant (mais votant d\u00e9mocrate) du Vermont est un sp\u00e9cimen rare. Il s&rsquo;intitule lui-m\u00eame \u00ab\u00a0socialiste\u00a0\u00bb, \u00e9tiquette qui semblerait suicidaire aux USA malgr\u00e9 qu&rsquo;il faille la consid\u00e9rer selon l&rsquo;entendement du cru, ce qui diminue d&rsquo;au moins les trois-quarts le caract\u00e8re sulfureux de la chose. Il n&#8217;emp\u00eache, pour les USA, Sanders c&rsquo;est la gauche de la gauche-Syst\u00e8me, une sorte d&rsquo;extr\u00eame-gauche du parti d\u00e9mocrate, avec une tendance tr\u00e8s nette \u00e0 d\u00e9noncer les pratiques et la mainmise extravagante du <em>Corporate Power<\/em> et de Wall Street sur le pouvoir politique et tout ce qui s&rsquo;y rattache. Bref, il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de populiste-progressiste qui vote souvent dans un sens qu&rsquo;on jugerait presque \u00ab\u00a0anticapitaliste\u00a0\u00bb. (Sa \u00ab\u00a0politique ext\u00e9rieure\u00a0\u00bb est, par contre, plus incertaine, notamment avec une certaine proximit\u00e9 d&rsquo;Isra\u00ebl, &ndash; mais cela n&rsquo;est certainement pas la partie la plus importante de la politique du personnage. Pourtant, s&rsquo;il devient un candidat s\u00e9rieux, il faudra qu&rsquo;il d\u00e9finisse ses positions, et notamment la contradiction entre une politique int\u00e9rieure progressiste qui demande des budgets importants pour les aspects sociaux et \u00e9conomiques, et une politique ext\u00e9rieure qui d\u00e9vaste les finances publiques). Sanders, en plus, nous vient d&rsquo;un &Eacute;tat de l&rsquo;Union assez original : le Vermont est l&rsquo;un des &Eacute;tats les plus au Nord-Est du pays, fortement marqu\u00e9 par la proximit\u00e9 du Qu\u00e9bec francophone, le plus petit de l&rsquo;Union et celui qui a le parti <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-commentaire_sur_les_n_o-s_cessionnistes__27_04_2010.html\">n\u00e9o-s\u00e9cessionniste<\/a> le plus cons\u00e9quent, d&rsquo;une importance politique r\u00e9elle et nullement marginale, avec celui du Texas. (Comme le Texas \u00e9galement, &ndash; mais aussi la Californie et Hawa\u00ef, &ndash; le Vermont s&rsquo;est constitu\u00e9 pendant un temps en r\u00e9publique souveraine [en 1777], avant son int\u00e9gration dans l&rsquo;Union qui s&rsquo;est faite, dans des conditions extr\u00eamement douteuses et qui ont fait l&rsquo;objet de pol\u00e9miques m\u00e9chantes, en 1791. Qui plus est, nous dirions pour corser les choses, que sa capitale se nomme Montpelier.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Personne n&rsquo;a pris au s\u00e9rieux la candidature de Sanders, lorsqu&rsquo;il l&rsquo;a lanc\u00e9e il y a trois-quatre mois. Lui-m\u00eame se prenait-il au s\u00e9rieux ? Eh bien, aujourd&rsquo;hui les choses ont chang\u00e9. Dans le camp d\u00e9mocrate, Sanders est le seul adversaire s\u00e9rieux de Clinton, dans nombre de <em>caucus<\/em> et autres organismes d\u00e9mocrates locaux, il ne cesse de gagner des points qu&rsquo;il prend sur Clinton (les autres candidats se trouvant dans des fourchettes ridicules de 1%-2% des voix) . En fait Sanders b\u00e9n\u00e9ficie du d\u00e9sistement d&rsquo;Elizabeth Warren, l&rsquo;idole de la gauche progressiste du parti d\u00e9mocrate, dont il r\u00e9cup\u00e8re une partie de l&rsquo;\u00e9lectorat, mais en plus il est en train de se cr\u00e9er sa propre \u00ab\u00a0machine\u00a0\u00bb, de se faire son propre \u00e9lectorat, d&rsquo;\u00eatre rejoint par des arm\u00e9es de propagandistes b\u00e9n\u00e9voles, etc. Pour l&rsquo;instant, la grande inconnue \u00e0 son \u00e9gard est l&rsquo;attitude des minorit\u00e9s, notamment des Africains-Am\u00e9ricains : pourraient-ils envisager un mouvement de ralliement vers Sanders ? Certains dirigeants de tendance progressiste l&rsquo;envisagent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il y a un article tr\u00e8s document\u00e9 sur Sanders, dans le Washington <em>Times<\/em>, &ndash; qui, de tendance r\u00e9publicaine dure, fait la promotion de tout ce qui affaiblit la pseudo-hyper-candidate du paerti d\u00e9mocrate. Cet article de S.A. Miller est du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.washingtontimes.com\/news\/2015\/jun\/28\/bernie-sanders-emerges-as-top-hillary-clinton-chal\/print\/\">29 juin 2015<\/a> : &laquo;<em>The gruff, disheveled and unabashedly liberal Sen. Bernard Sanders has emerged as the top challenger to front-runner Hillary Rodham Clinton, gaining momentum in early-voting states as more Democratic voters flock to his call for a political revolution from the left. Mrs. Clinton still enjoys big leads in most of the polls, but the surge by Mr. Sanders in Iowa and New Hampshire polls last week separated him from the other long shot contenders for the Democratic presidential nomination and reminded the Clinton campaign to keep an eye on the rearview mirror.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Riding a wave of newfound popularity, Mr. Sanders barnstormed across New Hampshire this past weekend with seven events in two days. The sudden rise in the polls not only confounded naysaying pundits, who had dismissed his campaign as a sideshow, but also took Mr. Sanders by surprise. \u00ab\u00a0It&rsquo;s happening faster than I thought,\u00a0\u00bb Mr. Sanders told WMUR News 9 during a campaign stop in Nashua, New Hampshire.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Democratic Party officials and liberal activists credited the rise of Mr. Sanders, a Vermont independent who proudly labels himself a socialist, to his forceful appeal for a grass-roots movement to fight Wall Street, income inequality, college debt and climate change. \u00ab\u00a0I think he&rsquo;s going to be a big threat to Hillary,\u00a0\u00bb said James Berge, Iowa Democratic Party chairman for Worth County. \u00ab\u00a0For the middle class and working class, everything that Bernie stands for hits right at home for us.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Some campaign strategists cautioned Mr. Sanders about the threat of peaking too early ahead of the Iowa caucus and New Hampshire primary, thus suffering a late-in-the-game ebb of enthusiasm that would allow Mrs. Clinton to maintain her lead or another rival to jump to the front of the pack and win. Sanders campaign officials brushed aside the warning, saying they would remain focused on building upon the current momentum. The Clinton campaign has insisted that they have always been prepared for a primary race, despite the widespread perception that Mrs. Clinton is the party&rsquo;s all-but-inevitable nominee.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>In Iowa, Mr. Sanders climbed to 26 percent in a Bloomberg Politics Poll released last week, up from previous polls showing his support in the mid-teens. He had nearly cut in half Mrs. Clinton&rsquo;s lead. The former first lady, senator and secretary of state captured 50 percent in the new poll, topping Mr. Sanders by 26 points. Her advantage over Mr. Sanders had shrunk from 41 points, when she had 57 percent support a month ago in a similar Bloomberg\/Des Moines Register poll. In New Hampshire, two polls showed Mr. Sanders on the rise. He trailed Mrs. Clinton by just 8 points, 43 percent to 35 percent, in a WMUR\/CNN Granite State Poll &mdash; his most stunning finish to date. He climbed to 24 percent in a Bloomberg Politics poll of likely voters in New Hampshire&rsquo;s first-in-the-nation Democratic primary. Mrs. Clinton won 56 percent for a 32-point lead in that poll, compared to a 44-point lead she held over Mr. Sanders in a similar poll in early May. (The other Democratic contenders &mdash; former Maryland Gov. Martin O&rsquo;Malley, former Rhode Island Gov. Lincoln Chafee and former Virginia Sen. Jim Webb, were relegated to just 1 percent, 2 percent or less in the new Iowa and New Hampshire polls.)<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0Sanders certainly seems to be consolidating the non-Hillary vote,\u00a0\u00bb said Craig Varoga, a Democratic campaign strategist who previously worked on the 1996 re-election campaign of Mrs. Clinton&rsquo;s husband, former President Bill Clinton. \u00ab\u00a0Sanders has a Yoda thing going on, and his dishevelment makes him appear authentic, whether you agree or disagree with what he actually believes,\u00a0\u00bb he said. Neil Sroka, communications director for the liberal group Democracy for America, said Mr. Sanders&rsquo; support runs deeper than a protest vote against Mrs. Clinton. \u00ab\u00a0We are very early on in the process, but if anything,<\/em> [<em>the polls<\/em>] <em>show where the energy and momentum is in the Democratic Party,\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0It shows that that is where the base of the Democratic Party is right now, and candidates need to be speaking to that.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Democracy for America was part of an effort to draft into the presidential race liberal firebrand and beloved champion of the left Sen. Elizabeth Warren of Massachusetts. But Ms. Warren refused to throw her hat in the ring. Mr. Sroka said that the enthusiastic support for Ms. Warren among liberal activists would not simply transfer to Mr. Sanders because much of the appeal was for her personally. But he said Mr. Sanders had succeeded in igniting a similar movement within the party&rsquo;s base. \u00ab\u00a0What Sen. Sanders and Sen. Warren share, and what attracts people to them, is that there is no doubt that what Bernie is running on is what Bernie believes in,&quot; he said. &quot;It&rsquo;s more than authenticity &mdash; authenticity is part of it &mdash; but it&rsquo;s also his clarity of vision and having a real consistent vision for how he will go about achieving the things he wants to achieve.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0There is a similar enthusiasm behind Sen. Sanders. I think that&rsquo;s where it comes from,\u00a0\u00bb said Mr. Sroka.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Pete D&rsquo;Alessandro, the Sanders campaign&rsquo;s state organizer in Iowa, said that, beyond the polls, the swell of support for Mr. Sanders is evident in the large turnout at his events and the flood of volunteers. The campaign signed up about 1,000 volunteers in the first month of organizing in Iowa, he said. \u00ab\u00a0Every crowd we&rsquo;ve gotten has exceeded our original goals and exceeded our RSVPs and what we thought we would have the day of the event,\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0That tells you that there is something organic going on.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Mrs. Clinton has mostly ignored her Democratic rivals, instead focusing her attacks on the field of Republican presidential hopefuls. But Mr. Sanders&rsquo; rise did spar Clinton supporters to take aim at him. Sen. Claire McCaskill, a Missouri Democrat backing Mrs. Clinton, said on MSNBC that Mr. Sanders was \u00ab\u00a0too liberal\u00a0\u00bb to win the presidency. She said the media had given Mr. Sanders a pass by not mentioning that he is a socialist, though most political coverage of Mr. Sanders has included reference to it. She also discounted the large crowds showing up to hear Mr. Sanders&rsquo; stump speech, comparing him to former presidential candidates Rep. Ron Paul of Texas and political commentator Pat Buchanan, who both attracted fervent followings but never captured the presidential nomination.\u00a0\u00bbIt&rsquo;s not unusual for someone who has an extreme message to have a following,\u00a0\u00bb said Mrs. McCaskill.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Mr. D&rsquo;Alessandro said that the Sanders campaign isn&rsquo;t worrying about Mrs. Clinton&rsquo;s campaign. \u00ab\u00a0I&rsquo;m not being glib when I say this: We really don&rsquo;t think about their campaign because we can&rsquo;t,\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0We&rsquo;re in this thing to maximize as many caucusgoers as we can and push this movement beyond Iowa and to the rest of the country.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Faut-il prendre Bernie Sanders au s\u00e9rieux ? La question est-elle vraiment utile ? On laissera de c\u00f4t\u00e9 toutes les habituelles consid\u00e9rations sur les manigances du syst\u00e8me, la fa\u00e7on dont Sanders pourraient \u00eatre torpill\u00e9 parce que le Syst\u00e8me pulv\u00e9rise impitoyablement tout ce qui sort de ses consignes, la fa\u00e7on dont le parti d\u00e9mocrate pourrait \u00e9touffer sa candidatures (m\u00eame man&oelig;uvre), voire l&rsquo;hypoth\u00e8se selon laquelle il pourrait \u00eatre manipul\u00e9 par le Syst\u00e8me pour en faire une candidature \u00ab\u00a0de distraction\u00a0\u00bb attirant vers le parti d\u00e9mocrate une partie de l&rsquo;\u00e9lectorat populaire m\u00e9content des conditions actuelle et que les r\u00e9publicains voudraient r\u00e9cup\u00e9rer. Tout cela n&rsquo;a gu\u00e8re d&rsquo;importance. Il est pr\u00e9f\u00e9rable d&rsquo;en rester aux faits qui apparaissent aujourd&rsquo;hui et qui sont suffisamment int\u00e9ressants pour justifier un commentaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La candidature de Sanders est un fait politique compl\u00e8tement impr\u00e9vu, absolument hors de toute r\u00e9flexion politique il y a seulement quelques mois, et qui paraissait compl\u00e8tement irr\u00e9aliste (au contraire, par exemple, du cas Ron Paul qui est cit\u00e9 dans l&rsquo;article, qui en son temps avait pr\u00e9par\u00e9 sa candidature de loin et avait une base tr\u00e8s organis\u00e9e). L&rsquo;apparition-surprise de cette candidature et l&rsquo;\u00e9cho qu&rsquo;elle re\u00e7oit, dans un paysage politique dont plus personne ne pensait qu&rsquo;il pourrait laisser aller une aventure de cette sorte depuis le cas Ron Paul qui s&rsquo;av\u00e9ra tr\u00e8s dangereux, t\u00e9moigne, encore plus que les cas pr\u00e9c\u00e9dents, du climat social et psychologique extr\u00eamement critique aux USA aujourd&rsquo;hui. Les conditions actuelles sont encore beaucoup plus impr\u00e9visibles et incontr\u00f4lables que, par exemple, en 2012 pour le parti r\u00e9publicain et Ron Paul, dans la mesure o&ugrave; il n&rsquo;existe m\u00eame plus une organisation de contestation en partie hors-Syst\u00e8me comme l&rsquo;\u00e9tait <em>Tea Party<\/em> \u00e0 cette \u00e9poque. Le climat fait de ressentiment, de col\u00e8re ou d&rsquo;abattement, de d\u00e9sordre et d&rsquo;anarchie dans certaines zones, de tendances centrifuges comme au Texas, etc., conduit \u00e0 former un d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral dont le monolithisme, la \u00ab\u00a0puissance impuissante\u00a0\u00bb et la paralysie du \u00ab\u00a0parti unique\u00a0\u00bb ont bien du mal \u00e0 assurer le contr\u00f4le. La strat\u00e9gie est plut\u00f4t de se tenir le plus s\u00e9par\u00e9 possible de cette r\u00e9alit\u00e9 bouillonnante, de tenter de la satisfaire et de la contenir par une communication tr\u00e9pidante, et de se tenir enferm\u00e9 dans la forteresse de Washington D.C. en lan\u00e7ant continuellement des initiatives bellicistes ext\u00e9rieures. Il n&rsquo;est nullement assur\u00e9 que ce soit la meilleure strat\u00e9gie pour entraver et \u00e9liminer des initiatives type-Sanders. Au contraire, les premiers r\u00e9sultats obtenus par Sanders montrent que le d\u00e9sordre ext\u00e9rieur \u00e0 Washington D.C. pourrait ais\u00e9ment choisir comme point de ralliement une candidature-Sanders.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Du c\u00f4t\u00e9 r\u00e9publicain, si la candidature Trump s&rsquo;av\u00e8re s\u00e9rieuse, il y aurait une situation tr\u00e8s diff\u00e9rente dans sa composante et ses buts, mais assez similaire dans la m\u00e9thodologie dans le sens du d\u00e9sordre s&rsquo;insinuant dans les structures de l&rsquo;aile droite du \u00ab\u00a0parti unique\u00a0\u00bb. Les r\u00e9publicains et les d\u00e9mocrates seraient alors chacun confront\u00e9s \u00e0 une source de d\u00e9sordre interne qui diviserait le \u00ab\u00a0parti unique\u00a0\u00bb en une sorte de \u00ab\u00a0chacun pour soi\u00a0\u00bb dans la d\u00e9fense contre le d\u00e9sordre qui aurait n\u00e9cessairement une allure antiSyst\u00e8me, et affaiblirait d&rsquo;autant la riposte du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Dans les deux cas, les candidatures les plus en vue dans les deux ailes du \u00ab\u00a0parti unique\u00a0\u00bb, &ndash; celles d&rsquo;Hillary Clinton et de Jeb Bush disons, &ndash; p\u00eachent par les m\u00eames travers : l&rsquo;arrogance des nantis, des 1% de la politique, totalement aveugles aux r\u00e9alit\u00e9s populaires, sans la moindre perception des v\u00e9rit\u00e9s de situation. Les r\u00e9actions du camp Clinton \u00e0 la mont\u00e9e de la candidature Sanders sont typiques : aucun int\u00e9r\u00eat pour cette candidature, il s&rsquo;agit de travailler pour s&rsquo;assurer le soutien de la structure du parti et s&rsquo;appuyer sur elle pour parfaire une conqu\u00eate du parti d\u00e9mocrate (et de la maison-Blanche dans la foul\u00e9e) quasi-assur\u00e9e. (Rappelons que c&rsquo;est exactement avec le m\u00eame \u00e9tat d&rsquo;esprit, et croulant sous les $milliards des donations qu&rsquo;elle r\u00e9unit ais\u00e9ment sur son nom, qu&rsquo;Hillary Clinton avait abord\u00e9 la campagne 2008, quasi-assur\u00e9e d&rsquo;\u00eatre \u00e9lue candidate du parti d\u00e9mocrate, &ndash; avec le r\u00e9sultat qu&rsquo;on sait.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le seul point assur\u00e9 \u00e0 relever est bien d&rsquo;observer combien la politique US, apr\u00e8s, entre 2008 et 2012, les diverses aventures de la br\u00e8ve fi\u00e8vre de l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama, du <em>Tea Party<\/em>, d&rsquo;<em>Occupy Wall Street<\/em>, de Ron Paul, etc., semblait \u00eatre retomb\u00e9e dans une compl\u00e8te l\u00e9thargie tandis que l&rsquo;agitation et le d\u00e9sordre se r\u00e9pandent dans le politique. La candidature Sanders, \u00e9ventuellement apr\u00e8s celle de Trump, montre que l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 de la forteresse-Syst\u00e8me n&rsquo;est peut-\u00eatre pas compl\u00e8te. Une seule chose nous importe, correspondant \u00e0 ce \u00ab\u00a0seul point\u00a0\u00bb que nous mettons en \u00e9vidence, et c&rsquo;est bien entendu ce fait que le d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;\u00e9poque, auquel n&rsquo;\u00e9chappent pas les USA en g\u00e9n\u00e9ral (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_anarchie_la_s_cession_22_06_2015.html\">22 juin 2015<\/a> et le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-chaos-usa_les_flics_post-ferguson_et_l_ukraine_25_06_2015.html\">25 juin 2015<\/a>), apr\u00e8s tout pourrait bien toucher Washington D.C.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 30 juin 2015 \u00e0 15H48<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>USA-2016 : qui a peur de Bernie Sanders ? Jusqu&rsquo;alors, vous vous disiez &ndash; enfin, nous nous le disions et supposons que nous n&rsquo;\u00e9tions pas loin de votre sentiment : ces \u00e9lections US de 2016 sont sans int\u00e9r\u00eat, d\u00e9j\u00e0 verrouill\u00e9es par le Syst\u00e8me, entre une Hillary Clinton qu&rsquo;on conna&icirc;t bien et un Jeb Bush ou&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[8743,6676,934,6125,3356,3278,12786,3340,7347,7618,3372,2639,2804,4462,3132],"class_list":["post-75980","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-8743","tag-banques","tag-clinton","tag-democrate","tag-desordre","tag-hillary","tag-populistes","tag-presidentielles","tag-primaires","tag-progressistes","tag-street","tag-trump","tag-usa","tag-vermont","tag-wall"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75980","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75980"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75980\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75980"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75980"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75980"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}