{"id":76018,"date":"2015-07-20T14:06:18","date_gmt":"2015-07-20T14:06:18","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/20\/washington-liran-accord-signe-attaque-possible\/"},"modified":"2015-07-20T14:06:18","modified_gmt":"2015-07-20T14:06:18","slug":"washington-liran-accord-signe-attaque-possible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/20\/washington-liran-accord-signe-attaque-possible\/","title":{"rendered":"Washington &amp; l&rsquo;Iran : accord sign\u00e9, attaque possible"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Washington &#038; l&rsquo;Iran : accord sign\u00e9, attaque possible<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;accord nucl\u00e9aire avec l&rsquo;Iran \u00e9tant sign\u00e9, l&rsquo;administration Obama estime se trouver d\u00e9sormais devant deux partenaires oblig\u00e9s : le Congr\u00e8s et Isra\u00ebl. Par cons\u00e9quent, la logique d\u00e9velopp\u00e9e est celle de la plus compl\u00e8te inversion. L&rsquo;accord \u00e9tant sign\u00e9, l&rsquo;Iran reste un adversaire,  on ajouterait presque plus que jamais, comme si l&rsquo;accord avait fix\u00e9 une sorte d&rsquo;antagonisme. Plus encore et selon la m\u00eame logique, l&rsquo;un des avantages les plus importants de l&rsquo;accord, c&rsquo;est qu&rsquo;il permet d&rsquo;attaquer l&rsquo;Iran sans la moindre restriction. Ce sont les deux choses principales qui ressortent des interventions des deux principaux ministres du syst\u00e8me de la s\u00e9curit\u00e9 nationale US, le secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat John Kerry et le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Ashton Carter ; le premier parlait hier pour le Congr\u00e8s, le second pour Isra\u00ebl o\u00f9 il s&rsquo;est rendu <em>illico presto<\/em> hier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Donc, John Kerry &#8230; Son intervention sur CNN pr\u00e9pare les interventions et pressions exerc\u00e9es sur le Congr\u00e8s pour que l&rsquo;auguste assembl\u00e9e des deux chambres ne soul\u00e8ve pas d&rsquo;objections d\u00e9cisives contre l&rsquo;accord dans les soixante jours, comme elle en a le droit. L&rsquo;argument de Kerry est double : d&rsquo;abord, que si nous n&rsquo;avions pas l&rsquo;accord, nous vivrions dans la terreur. (C&rsquo;est un peu emphatique, voire excessif, mais bon &#8230;) L&rsquo;essentiel se trouve dans le second, selon une manuvre tr\u00e8s dans le style obamesque, consistant \u00e0 dire puisque nous nous serrons la main et nous \u00e9treignons, c&rsquo;est donc que nous ne sommes ni alli\u00e9s, ni amis&#8230;L&rsquo;Iran reste toujours notre adversaire. <em>The Hill<\/em> donne l&rsquo;essentiel de l&rsquo;intervention de Kerry, le <a href=\"http:\/\/thehill.com\/policy\/international\/248443-kerry-no-iran-deal-is-the-real-fear\" class=\"gen\">19 juillet 2015<\/a>, tandis que <em>Sputnik<\/em>-fran\u00e7ais nous en donne un r\u00e9sum\u00e9 succinct, <em>in French<\/em>, ce m\u00eame <a href=\"http:\/\/fr.sputniknews.com\/international\/20150719\/1017110904.html#ixzz3gMYDfGDY\" class=\"gen\">19 juillet 2015<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Washington n&rsquo;a pas d&rsquo;illusions concernant ses relations avec la R\u00e9publique islamique. Les Etats-Unis et l&rsquo;Iran ne sont pas devenus partenaires apr\u00e8s la signature de l&rsquo;accord sur le dossier nucl\u00e9aire iranien, a d\u00e9clar\u00e9 le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat am\u00e9ricain John Kerry. Nous restons des adversaires car nous ne sommes pas devenus partenaires. Nous avons des divergences, et nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;illusions, a expliqu\u00e9 le chef de la diplomatie am\u00e9ricaine. Dans le m\u00eame temps, M. Kerry a d\u00e9fendu l&rsquo;accord avec la R\u00e9publique islamique, ses dispositions \u00e9tant selon lui suffisantes pour emp\u00eacher T\u00e9h\u00e9ran de se doter d&rsquo;une arme atomique.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Auparavant, dans une interview \u00e0 PBS, le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat a estim\u00e9 qu&rsquo;Isra\u00ebl serait plus en s\u00e9curit\u00e9 suite \u00e0 l&rsquo;accord sur le programme nucl\u00e9aire iranien. Il a \u00e9galement indiqu\u00e9 que le pr\u00e9sident US Barack Obama \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 faire davantage pour \u00eatre en mesure de r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations sp\u00e9cifiques de l&rsquo;Etat h\u00e9breu sur les d\u00e9tails de l&rsquo;accord. Il a en outre insist\u00e9 sur le fait que les d\u00e9tracteurs de l&rsquo;accord n&rsquo;avaient propos\u00e9 aucune alternative. D&rsquo;apr\u00e8s M. Kerry, l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;un meilleur accord aurait pu \u00eatre conclu rel\u00e8ve du fantasme.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Avec Ashton Carter, secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense en visite en Isra\u00ebl depuis hier, le ton monte d&rsquo;un cran. Ce sont les v\u00e9ritables tambours de la guerre, d&rsquo;ailleurs comme une confirmation puisque Cater a d\u00e9j\u00e0 dit trois jours auparavant que l&rsquo;une des raisons pour lesquelles cet accord est excellent est qu&rsquo;il ne pr\u00e9voit strictement rien qui pourrait emp\u00eacher d&rsquo;exercer l&rsquo;option militaire. Autrement dit, cet accord sur le nucl\u00e9aire iranien, en th\u00e9orie accord de pr\u00e9vention de production d&rsquo;armement, est d&rsquo;abord vertueux parce qu&rsquo;il permet d&rsquo;utiliser des armements contre le signataire. Cet argument qui semble de pure rh\u00e9torique ne l&rsquo;est pas seulement ; outre sa destination (Isra\u00ebl), il exprime un fait de la planification du Pentagone qui, contrairement aux ann\u00e9es 2005-2010, a inclus dans sa strat\u00e9gie belliciste l&rsquo;option d&rsquo;une attaque de l&rsquo;Iran dans ses priorit\u00e9s. Ainsi les d\u00e9clarations de Carter, qui se confirme comme un secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense enti\u00e8rement d\u00e9volu aux options d\u00e9termin\u00e9es par sa bureaucratie, ont-elles une autre destination, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celle de tenter de rassurer Isra\u00ebl ; il s&rsquo;agit bel et bien d&rsquo;affirmer, au sein des diff\u00e9rents centres de pouvoir, la position maximaliste du Pentagone. Ci-apr\u00e8s, une pr\u00e9sentation de l&rsquo;intervention de Carter par <em>Antiwar.com<\/em>, le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2015\/07\/19\/pentagon-chief-threatens-to-attack-iran\/&#8236;\" class=\"gen\">19 juillet 2015<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>One of the reasons this deal is a good one is that it does nothing to prevent the military option, Carter insisted, saying the US and Israel could agree to disagree about the merits of the plan, but that the planning for an aggressive war against Iran would continue. Carter&rsquo;s comments were largely the same as the ones he made Tuesday, the day the nuclear deal was reached. He insisted then that the US has tens of thousands of soldiers in the region and would keep moving military assets along the Iranian frontier to facilitate a future strike.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Carter&rsquo;s comments are seen, at least in part, as trying to placate Israeli PM Benjamin Netanyahu, whose objections seem to center around the pact getting in the way of his decades of agitating for war against Iran. It does, however, add to international mistrust of the US in the wake of the deal, and whether they&rsquo;re going to either renege on the pact or launch a unilateral war out of nowhere for no reason at all.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le paradoxe est qu&rsquo;en Isra\u00ebl, Netanyahou attendait Carter, non pas tant sur la question de l&rsquo;accord nucl\u00e9aire, mais sur le point de la position op\u00e9rationnelle de l&rsquo;Iran dans la lutte contre ISIS\/<em>Daesh<\/em>. Les Isra\u00e9liens craignent d&rsquo;abord que l&rsquo;accord serve essentiellement de base d&rsquo;une entente pour que l&rsquo;essentiel de la coordination et de la direction de la riposte contre ISIS\/<em>Daesh<\/em> passe dans les mains de l&rsquo;Iran, ce qui permettrait aux alli\u00e9s et surtout aux USA de passer la main \u00e0 cet \u00e9gard ; ils craignent ensuite et essentiellement qu&rsquo;en coordonnant la riposte en Irak et en Syrie, notamment avec des forces iraniennes et des unit\u00e9s du Hezbollah en Syrie, le commandement iranien suive une strat\u00e9gie de diversion forc\u00e9e en repoussant les forces d&rsquo;ISIS\/<em>Daesh<\/em> vers les fronti\u00e8res syriennes d&rsquo;Isra\u00ebl et de la Jordanie, encourageant <em>de facto<\/em> des attaques de <em>Daesh<\/em> contre Isra\u00ebl et la Jordanie. (Les Isra\u00e9liens ont not\u00e9 avec inqui\u00e9tude une d\u00e9claration conjointe Lavrov-Zarif, le 14 juillet, apr\u00e8s la signature de l&rsquo;accord, selon laquelle la tache la plus urgente apr\u00e8s cet accord \u00e9tait de construire une coalition puissante contre ISIS\/<em>Daesh<\/em>.) <em>DEBKAFile<\/em> pr\u00e9sente ainsi la visite de Carter en Isra\u00ebl, ce <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/24755\/Israel-to-Ashton-Iranian-forces-mustn't-be-allowed-to-dump-ISIS-on-Israeli-Golan-border\" class=\"gen\">20 juillet 2015<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Although Prime Minister Binyamin Netanyahu again appealed to US Congress not to approve the dream deal won by Iran, this deal was not his main business with US Defense Secretary Ashton Carter whom he was due to meet Monday, July 20.  Carter himself told reporters that the two countries could agree to disagree. Israel&rsquo;s overriding concern at this time, DEBKAfile&rsquo;s military sources report, is about Tehran&rsquo;s possible endgame in fighting the Islamic State in Iraq and Syria, i.e. driving ISIS fighters to confront Israeli forces on the Golan and also reach the Jordanian border.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Iran&rsquo;s Revolutionary Guards are in command of the Popular Mobilization Forces, a collection of pro-Iranian Shiite militias put together to combat ISIS in Iraq. Netanyahu and Defense Minister Moshe Ya&rsquo;alon will ask Carter if the US has any control over the Iranian command centers in Iraq and Syria, and is in a position to stop Tehran harnessing Hizballah and Syrian troops to help those militias remove the threat ISIS poses to their allies in Damascus and Baghdad by diverting them to Israel and Jordan.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Effectivement, l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9cente de la situation sur le terrain et l&rsquo;attitude US en g\u00e9n\u00e9ral tendent d&rsquo;une part \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9organiser la pseudo-coalition anti-ISIS\/<em>Daesh<\/em> et \u00e0 en confier la direction \u00e0 l&rsquo;Iran. Ce point semble absolument ferme, notamment dans l&rsquo;esprit des militaires US qui veulent \u00e0 tout prix \u00e9viter un embourbement au Moyen-Orient dans un combat dont ils ma\u00eetrisent affreusement mal la technique, et o\u00f9 ils se trouvent pris dans leurs innombrables contradictions (\u00e0 la fois cr\u00e9ateurs de <em>Daesh<\/em> et adversaires de <em>Daesh<\/em>, etc.). <em>DEBKAFiles<\/em> note \u00e0 propos d&rsquo;une visite-surprise du g\u00e9n\u00e9ral Dempsey (pr\u00e9sident du comit\u00e9 des chefs d&rsquo;\u00e9tat-major) en Irak le 7 juillet qu&rsquo;elle correspondait \u00e0 l&rsquo;engagement d\u00e9finitif des USA derri\u00e8re la formule d&rsquo;un Iran menant la coalition, comme cons\u00e9quence direct de l&rsquo;accord nucl\u00e9aire \u00e0 la signature imminente &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The signal conveyed by Dempsey was read in Israel, Saudi Arabia and Jordan, ahead of the Ashton Carter visit to their capitals this week: Don&rsquo;t expect the Obama administration to back away from its close cooperation with Iran in the struggle against ISIS. This was the direct follow-up to the nuclear deal, regardless of how Iran&rsquo;s empowerment might affect their national security.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a un \u00e9trange d\u00e9calage qui s&rsquo;affirme de plus en plus apr\u00e8s l&rsquo;accord nucl\u00e9aire avec l&rsquo;Iran. L&rsquo;atmosph\u00e8re \u00e0 Washington est survolt\u00e9e et hyst\u00e9rique, \u00e9videmment et surtout au Congr\u00e8s. Les observateurs les plus neutres, et m\u00eame g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s attentifs \u00e0 prendre en compte la r\u00e9putation des USA dans le sens le plus bienveillant, comme par exemple les d\u00e9l\u00e9gations de l&rsquo;UE \u00e0 Washington, avouent leur stup\u00e9faction devant la virulence, voire l&rsquo;hyst\u00e9rie des r\u00e9actions contre l&rsquo;accord qu&rsquo;ils recueillent dans leurs contacts informels, et le Congr\u00e8s \u00e9tant le champ d&rsquo;action r\u00eav\u00e9 de cette pouss\u00e9e de fi\u00e8vre. Bien entendu, l&rsquo;action de l&rsquo;AIPAC et des r\u00e9seaux d&rsquo;influence pro-isra\u00e9lien joue son r\u00f4le, mais l&rsquo;on pourrait dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une pression secondaire tant l&rsquo;hostilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;accord est devenue un constituant hyst\u00e9rique naturel \u00e0 la psychologie-Syst\u00e8me telle qu&rsquo;elle s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e et s&rsquo;est install\u00e9e tr\u00e8s fermement dans la capitale US. Comme on l&rsquo;a vu, d&rsquo;ailleurs, une fois l&rsquo;accord sign\u00e9, l&rsquo;opposition de Netanyahou, lui-m\u00eame par ailleurs fortement critiqu\u00e9 en Isra\u00ebl (<em>DEBKAFiles<\/em> l&rsquo;a \u00e9crit \u00e0 diverses reprises) pour n&rsquo;avoir pas su modifier la position US \u00e0 cause d&rsquo;une tactique grossi\u00e8re, se d\u00e9place tr\u00e8s rapidement vers la question de la pr\u00e9sence op\u00e9rationnelle de direction strat\u00e9gique de l&rsquo;Iran dans la bataille contre <em>Daesh<\/em>. Pour autant, cette \u00e9volution que le Pentagone soutient sur le terrain ne l&#8217;emp\u00eache pas, en suivant le climat washingtonien, de mettre dans sa planification l&rsquo;Iran comme un ennemi prioritaire avec possibilit\u00e9 d&rsquo;attaque malgr\u00e9 l&rsquo;accord nucl\u00e9aire, <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi se trouve-t-on devant deux mondes qui devraient \u00eatre partenaires, raisonnant diff\u00e9remment sur le m\u00eame probl\u00e8me du r\u00f4le de l&rsquo;Iran, avec des quiproquos et des inversions de r\u00f4le entre les uns et les autres, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les r\u00e9sultats \u00e0 attendre soient n\u00e9gatifs pour les deux (les USA dans leurs relations avec l&rsquo;Iran et Isra\u00ebl avec le r\u00f4le r\u00e9gional de l&rsquo;Iran). On savait depuis longtemps que la <em>narrative<\/em> imposant aux acteurs-Syst\u00e8me un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_d_terminisme-narrativiste_26_02_2015.html\" class=\"gen\">d\u00e9terminisme-narrativiste<\/a> tr\u00e8s exigeant prenait souvent des allures de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dystopie\" class=\"gen\">dystopie<\/a> fort complexe, mais il semble qu&rsquo;on approche l\u00e0 d&rsquo;un nouvelle application de ce que nous avons d\u00e9j\u00e0 nomm\u00e9 un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_l_effet-benghazi__12_11_2012.html\" class=\"gen\">point-Om\u00e9ga-inverti<\/a> dans un \u00e9tat de quasi-perfection absolue.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;un des effets fondamentaux est que la rh\u00e9torique anti-iranienne extr\u00eamement dure de Washington (Kerry-Carter), qui n&rsquo;int\u00e9resse plus directement Isra\u00ebl, va jouer un r\u00f4le d\u00e9cisif dans le maintien de mauvaises relations g\u00e9n\u00e9rales entre les USA et l&rsquo;Iran, privant les USA de l&rsquo;avantage important qu&rsquo;ils attendaient de l&rsquo;accord (une r\u00e9cup\u00e9ration de l&rsquo;Iran dans le camp-BAO, baptis\u00e9 communaut\u00e9 internationale). Pour autant, la strat\u00e9gie des USA sur le terrain de d\u00e9l\u00e9guer \u00e0 l&rsquo;Iran pour \u00eatre quitte d&rsquo;un embourbement, strat\u00e9gie dont personne ne s&rsquo;inqui\u00e8te \u00e0 Washington et qui inqui\u00e8te beaucoup Isra\u00ebl (et l&rsquo;Arabie, au reste), tend \u00e0 reconna\u00eetre \u00e0 l&rsquo;Iran, tr\u00e8s rapidement, le r\u00f4le de <em>leader<\/em> r\u00e9gional. Les Iraniens ne s&rsquo;estiment en rien li\u00e9s par cette \u00e9volution aux USA, puisqu&rsquo;ils sont trait\u00e9s comme ils le sont, et le chef religieux de la r\u00e9publique Islamique Khamenei a donc logiquement pr\u00e9cis\u00e9 que les USA restaient le Grand Ennemi (ou Grand Satan, \u00e9ventuellement) de l&rsquo;Iran.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce cadre, on comprend que le grand b\u00e9n\u00e9ficiaire ext\u00e9rieur de ces diverses agitations est bien entendu la Russie, sans que cette puissance ait beaucoup agi dans ce sens sur le terrain, sinon en intervenant d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s efficace pour parvenir \u00e0 l&rsquo;accord nucl\u00e9aire des P5+1 avec l&rsquo;Iran. Ce dernier point a valu la reconnaissance publique,  fait assez rare par les temps qui courent,  de la part d&rsquo;Obama lui-m\u00eame lors de l&rsquo;interview qu&rsquo;il a accord\u00e9e \u00e0 Thomas Friedman, du New York  <em>Times<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2015\/07\/15\/opinion\/thomas-friedman-obama-makes-his-case-on-iran-nuclear-deal.html\" class=\"gen\">14 juillet 2015<\/a> : \u00ab<em>Asked if President Vladimir Putin of Russia was a help or a hindrance in concluding this deal, Mr. Obama said: Russia was a help on this. I&rsquo;ll be honest with you. I was not sure given the strong differences we are having with Russia right now around Ukraine, whether this would sustain itself. Putin and the Russian government compartmentalized on this in a way that surprised me, and we would have not achieved this agreement had it not been for Russia&rsquo;s willingness to stick with us and the other P5-Plus members in insisting on a strong deal.<\/em>\u00bb Pour la Russie, cette situation, ajout\u00e9e aux perspectives de normalisation d\u00e9cisive des relations avec l&rsquo;Iran (dont l&rsquo;adh\u00e9sion de l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;OCS), constitue un succ\u00e8s, sinon un triomphe dans les termes diplomatiques actuels o\u00f9 les effets doivent \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s autant sinon plus en termes de communication, acquis au moindre co\u00fbt, simplement en poursuivant une politique d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9e par plusieurs ann\u00e9es de pratique, qui est le contraire des agitations contradictoires et sans fin de ses partenaires-adversaires du bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme nous le pensons selon des observations d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9es, l&rsquo;accord nucl\u00e9aire iranien n&rsquo;est <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_caract_re_pseudo-_historique_de_l_accord_avec_l_iran_15_07_2015.html\" class=\"gen\">en rien<\/a> historique en ceci qu&rsquo;il ne modifie rien de d\u00e9cisif, qu&rsquo;il ne renverse aucune tendance ni aucune situation, mais qu&rsquo;il poursuit en l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rant la tendance g\u00e9n\u00e9rale de d\u00e9t\u00e9rioration des positions du bloc BAO (Isra\u00ebl compris), tandis qu&rsquo;il renforce l&rsquo;Iran dans sa position suivant une irr\u00e9sistible logique de rapprochement des groupes OCS\/BRICS, tout en renfor\u00e7ant consid\u00e9rablement sa position de puissance r\u00e9gionale dans la r\u00e9gion. Pour autant, et toujours selon nos conceptions g\u00e9n\u00e9rales, la question centrale de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de la situation g\u00e9n\u00e9rale en d\u00e9sordre,  bien entendu d\u00e9j\u00e0 largement en cours avant l&rsquo;accord nucl\u00e9aire,   n&rsquo;est \u00e9videmment pas r\u00e9gl\u00e9e et ne le sera pas selon les conditions actuelles. Le d\u00e9sordre va continuer \u00e0 s&rsquo;\u00e9tendre ; simplement, certaines puissances et groupes de puissances s&rsquo;y adaptent bien sinon au mieux qu&rsquo;ils peuvent tandis que les autres ne font que le favoriser en en \u00e9tant finalement les victimes.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 20 juillet 2015 \u00e0 14H02<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Washington &#038; l&rsquo;Iran : accord sign\u00e9, attaque possible L&rsquo;accord nucl\u00e9aire avec l&rsquo;Iran \u00e9tant sign\u00e9, l&rsquo;administration Obama estime se trouver d\u00e9sormais devant deux partenaires oblig\u00e9s : le Congr\u00e8s et Isra\u00ebl. Par cons\u00e9quent, la logique d\u00e9velopp\u00e9e est celle de la plus compl\u00e8te inversion. 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