{"id":76020,"date":"2015-07-22T10:42:42","date_gmt":"2015-07-22T10:42:42","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/22\/pourquoi-the-donald-est-un-bon-signe-des-temps\/"},"modified":"2015-07-22T10:42:42","modified_gmt":"2015-07-22T10:42:42","slug":"pourquoi-the-donald-est-un-bon-signe-des-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/22\/pourquoi-the-donald-est-un-bon-signe-des-temps\/","title":{"rendered":"Pourquoi <em>The Donald<\/em> est un (bon) signe des temps"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Pourquoi <em>The Donald<\/em> est un (bon) signe des temps<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Appelez-le <em>The Donald<\/em>, le surnom que lui avait donn\u00e9 sa premi\u00e8re femme (il en a eu trois, semble-t-il). Le surnom veut r\u00e9sumer son c\u00f4t\u00e9 bouffon, emphatique, d&rsquo;une vulgarit\u00e9 compl\u00e8tement am\u00e9ricaine, presque surr\u00e9aliste \u00e0 force d&rsquo;exclamations et de ricanements provocateurs, de rires sonores, de postures bombastiques et d&rsquo;inculture affich\u00e9e. Bref, Donald Trump est de plus en plus en t\u00eate dans les sondages pour la d\u00e9signation \u00e0 la candidature du parti r\u00e9publicain et il commence s\u00e9rieusement \u00e0 paniquer l&rsquo;<em>establishment<\/em> car, vraiment, personne ne sait comment s&rsquo;y prendre avec lui. Il accumule les d\u00e9clarations qui, <em>in illo tempore<\/em>, auraient compl\u00e8tement discr\u00e9dit\u00e9 un candidat, et qui le font encore monter dans les sondages. <em>The Donald<\/em>, avec sa gueule insupportable et sa pseudo-moumoute au rabais qui prend parfois une couleur orange (\u00ab\u00a0r\u00e9volution de couleur\u00a0\u00bb ?), avec sa fortune qu&rsquo;on \u00e9value \u00e0 $4 milliards (<em>Forbes<\/em>) et $10 milliards (lui-m\u00eame), est un candidat extraordinairement en correspondance avec son temps. C&rsquo;est lui qu&rsquo;on attendait, et aucun autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lorsqu&rsquo;on lui demande si Hillary Clinton, qui s&rsquo;est d\u00e9sign\u00e9e elle-m\u00eame comme \u00ab\u00a0la championne du peuple\u00a0\u00bb, n&rsquo;est pas devenue imbattable, il r\u00e9pond par cet argument imparable, en se r\u00e9f\u00e9rant aux diverses escapades extra-conjugales de Bill : &laquo;<em>Si Hillary n&rsquo;arrive pas \u00e0 satisfaire son mari, comment voulez-vous qu&rsquo;elle satisfasse la nation ?<\/em>&raquo; Dans le genre candidat insolite ou candidat marginal dont on esp\u00e8re qu&rsquo;il pourrait enfin desserrer l&rsquo;\u00e9tau du Syst\u00e8me, <em>The Donald<\/em> est d&rsquo;une trempe inconnue jusqu&rsquo;ici. Il n&rsquo;a rien de l&rsquo;exp\u00e9rience pr\u00e9c\u00e9dente, ce Ron Paul qui construisit sa campagne sur un programme bien structur\u00e9, sur l&rsquo;exp\u00e9rience tranquille du vieux sage, sur la solitude studieuse et un populisme vertueux qui remplissait d&rsquo;enthousiasme les foules et lui assurait un soutien financier venu du peuple lui-m\u00eame, dollar par dollar. Alors qu&rsquo;il avait de r\u00e9elles possibilit\u00e9s de joue un r\u00f4le important, sinon d\u00e9cisif dans la campagne, Ron Paul est tomb\u00e9, victime des man&oelig;uvres habituelles du Syst\u00e8me (du parti publicain) contre lesquelles son rigorisme institutionnel et constitutionnel, son respect des lois de la Grande R\u00e9publique, le rendaient totalement impuissant. Ce n&rsquo;est pas ce genre de choses qui embarrassent <em>The Donald<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il n&rsquo;a aucun principe, aucune politique, il n&rsquo;a que des invectives et des ricanements, et personne ne l&rsquo;a pris une seconde au s\u00e9rieux ni ne le prend au s\u00e9rieux aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est exactement ce qu&rsquo;il faut, <em>The Donald<\/em> est le candidat id\u00e9al de notre \u00e9poque, la caricature monstrueuse du candidat pour un syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme devenu la caricature monstrueuse de ce qu&rsquo;il pr\u00e9tendit \u00eatre. La <strong>grande menace et la premi\u00e8re menace<\/strong> de <em>The Donald<\/em>, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il soit d\u00e9sign\u00e9 candidat r\u00e9publicain et que, soudain, il paraisse pouvoir l&#8217;emporter, c&rsquo;est essentiellement qu&rsquo;il puisse participer s\u00e9rieusement (!) \u00e0 la course \u00e0 la pr\u00e9sidence ; car cette participation \u00ab\u00a0s\u00e9rieuse\u00a0\u00bb va <strong>ridiculiser par le fait m\u00eame le processus \u00e9lectoral et la d\u00e9mocratie am\u00e9ricaine<\/strong>, &ndash; on n&rsquo;utilise pas le qualificatif \u00ab\u00a0am\u00e9ricaniste\u00a0\u00bb, cette fois, mais l&rsquo;expression solennelle qui servit de titre au chef d&rsquo;&oelig;uvre de Tocqueville ; donc, il va ridiculiser le Syst\u00e8me ; donc, il va porter contre cette \u00e9norme puissance qui veut d\u00e9truire le monde la pire des attaques, celle de la d\u00e9rision, du rire grossier, du carabin en goguette, du bras d&rsquo;honneur derri\u00e8re le nez du clown habill\u00e9 d&rsquo;une boule rouge&#8230; C&rsquo;est une perspective \u00e9pouvantable, qui d\u00e9passe largement la capacit\u00e9 de nuisance (pseudo-antiSyst\u00e8me avant l&rsquo;heure) de la candidature Coluche \u00e0 la pr\u00e9sidence des ann\u00e9es 1980 ; Coluche lan\u00e7ait une candidature de d\u00e9rision, caricaturale, parodique, et planifi\u00e9e et voulue comme telle, <em>The Donald<\/em> lance une candidature qui est tr\u00e8s s\u00e9rieusement et compl\u00e8tement inconsciemment tout cela, et l&rsquo;effet du plus complet ridicule de la chose se plaque soudain avec une efficacit\u00e9 formidable sur l&rsquo;objet qu&rsquo;elle convoite. Si <em>The Donald <\/em> concourt s\u00e9rieusement, ce sera un \u00e9clat de rire g\u00e9n\u00e9ral sur la plan\u00e8te qui saluera la situation de l&rsquo;hyperpuissance qui nous domine tous pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, et m\u00eame les puissants porte-avions de l&rsquo;US Navy rougiront de honte&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &#8230; Bien, redevenons s\u00e9rieux, ou en partie certes. Voici un texte (ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/sputniknews.com\/columnists\/20150720\/1024843982.html#ixzz3gaQy5JQS\">20 juillet 2015<\/a>, sur <em>Sputnik.News<\/em>) de Finian Cunningham concernant <em>The Donald<\/em>. Cunningham ne se fait aucune illusion sur le milliardaire-candidat, en exposant les divers aspects de la bestiole et de sa candidature. Mais il va finalement \u00e0 l&rsquo;essentiel : la candidature de <em>The Donald<\/em> et, jusqu&rsquo;ici son succ\u00e8s dans les sondages, avec la possibilit\u00e9 qu&rsquo;il aille tr\u00e8s loin dans ces pr\u00e9sidentielles et, qui sait, qu&rsquo;il en sorte vainqueur, ont une vertu \u00e9vidente. Ils exposent l&rsquo;\u00e9tat r\u00e9el de la \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb am\u00e9ricaniste, confirm\u00e9 par les r\u00e9actions des autres candidats, et m\u00eame de dirigeants ou personnalit\u00e9s d\u00e9mocrates (Hillary), et m\u00eame du pr\u00e9sident lui-m\u00eame. La candidature de Trump est un \u00e9pisode de \u00ab\u00a0t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb compl\u00e8tement bidon si l&rsquo;on veut, grotesque et indigne si l&rsquo;on cherche \u00e0 \u00eatre encore plus pr\u00e9cis, mais c&rsquo;est aussi un r\u00e9v\u00e9lateur formidable de l&rsquo;\u00e9tat de la d\u00e9mocratie am\u00e9ricaniste, la mise en \u00e9vidence du caract\u00e8re profond\u00e9ment grotesque et indigne du r\u00e9gime et des \u00e9lites qui le dirigent, et par cons\u00e9quent du Syst\u00e8me lui-m\u00eame. La caricature-Trump est exemplaire, bien au-del\u00e0 de tout ce que tous les <em>Charlie-Hebdo<\/em> du monde pourraient nous offrir cet \u00e9gard, &ndash; et comme l&rsquo;on nous a bien dit \u00e0 cette occasion (<em>Charlie-Hebdo<\/em>) que la caricature doit \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e, applaudie et encens\u00e9e comme une marque indubitable de notre niveau de civilisation, &ndash; applaudissons \u00e0 tout rompre <em>The Donald<\/em> dans ses &oelig;uvres, et exclamons-nous en choeur \u00ab\u00a0Je suis <em>The Donald<\/em>\u00ab\u00a0&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Rumour has it that if real estate mogul Donald Trump wins the next US presidency, he is planning to rename the White House &ndash; to Trump House. Okay, that&rsquo;s a spoof. But nothing should surprise us about this billionaire realtor-turned-TV-celebrity-turned politician. The 69-year-old is racing ahead in opinion polls leaving other Republican party contenders trailing. He&rsquo;s foul-mouthed and tacky, sports a ridiculously flamboyant hairstyle, and has an ego to match one of his many eponymous skyscrapers. And Donald Trump is proving to be a hit with the American public.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>His racist views on Mexican migrants, whom he labelled \u00ab\u00a0drug dealers and rapists\u00a0\u00bb, far from causing a backlash, seem to have only added to his appeal. Even his latest foray of slamming Republican Senator John McCain as not being a war hero doesn&rsquo;t seem to have dampened his support.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>&#8230; America has long become a fake democracy &ndash; a cruel parody of one-person-one-vote &ndash; in which corporate dictate is the rule. It is arguable that the US is more accurately a form of financial fascism masquerading under the cover of a cosmetic party-political beauty pageant. And Donald Trump, who owns the media rights to Miss America and Miss Universe, knows a thing or two about such pageants. A multi-billionaire property and media mogul becoming the Commander&mdash;in-Chief of America, whose political base largely stems from audience-fans of his hit TV show, The Apprentice, is perhaps the ultimate \u00ab\u00a0reality show\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>But this dose of reality is in a paradoxical way a positive revelation. Unlike the incumbent President Barack Obama who conned the American electorate with nostrums of \u00ab\u00a0yes we can\u00a0\u00bb and \u00ab\u00a0hope and change\u00a0\u00bb &ndash; but who in reality is a puppet to Wall Street and the military-industrial complex; and unlike the other current contenders for the presidency, Donald Trump is what you see. The spectacle of this super-rich, arrogant racist who doesn&rsquo;t even bother to articulate a political program is testimony to the truly ugly and pathetic condition of American democracy.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>That Trump is winning over so many American voters &ndash; at least in polls so far &ndash; is another sign of how disillusioned ordinary people have become in the prospect of real progress in America. Voting for candidates has become reduced to a surreal spectator event, where the spectator has no real effect on the actual outcome. Maybe that&rsquo;s why so many people find Trump worthy of support. His reckless mouth at least provides a laugh and the feeling of rebellion against the Washington \u00ab\u00a0fake-ocracy\u00a0\u00bb&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&bull; De son c\u00f4t\u00e9, Tyler Durden, qu&rsquo;il soit un ou multiple, ne cache pas sa jubilation devant l&rsquo;extension du ph\u00e9nom\u00e8ne-Trump. Il s&rsquo;attache surtout aux r\u00e9actions des caciques du parti (du GOP), ses mandarins puants de suffisance et de corruption, qui ne cessent de faire la le\u00e7on \u00e0 <em>The Donald<\/em> qui ne se tient pas bien \u00e0 table, et qui, soudain, se mettent \u00e0 paniquer. Ils en sont d\u00e9sormais \u00e0 demander, au nom de la vertu du GOP, de Washington D.C., de l&rsquo;<em>American Dream<\/em>, que Trump se retire de la course \u00e0 la nomination pour divers crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9, notamment celui d&rsquo;avoir dout\u00e9 du statut de h\u00e9ros de guerre du s\u00e9nateur McCain. L&rsquo;ancien gouverneur du Texas Perry et le s\u00e9nateur Graham, tous les deux candidats \u00e0 la d\u00e9signation, sont parmi ceux qui demandent \u00e0 Trump qu&rsquo;il d\u00e9missionne de son poste de premier dans les sondages pour la d\u00e9signation r\u00e9publicaine (&laquo;<em>S&rsquo;il y avait le moindre doute que Donald Trump ne doit pas \u00eatre notre commandant en chef, <\/em>dit Lindsay Graham sur un ton martial, <em>cette stupide d\u00e9claration le dissiperait instantan\u00e9ment<\/em>&raquo;). Bref, la panique au sein du GOP qui n&rsquo;a rien vu venir, alors que les <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2015-07-20\/trump-lead-surges-polls-again\">sondages<\/a> continuent \u00e0 comptabiliser sa pouss\u00e9e devant tous les autres, y compris apr\u00e8s sa remarque sur McCain &#8230; (<em>ZeroHedge.com<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2015-07-21\/gop-enters-panic-mode-des-moines-register-calls-trump-withdraw-presidential-race\">21 juillet 2015<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>When Donald Trump announced he would give 2016 another try as a republican presidential candidate, the GOP saw him as a mild nuisance. Little did they appreciate just how big of a \u00ab\u00a0nightmare\u00a0\u00bb he would very soon become, a nightmare which now sees the flamboyant billionaire whose self-reported net worth fluctuates daily with a double digit percentage lead over his closest competitor Scott Walker. But the biggest mistake the GOP did is they inability to comprehend that either the US public enjoys being trolled, or is just so sick of the left\/right paradigm, it will gladly latch on to anyone, even the most farcical, self-lampooning candidate, who promises a break from the old routine which has proven not to work for the common American.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>The latest confirmation that the Trump \u00ab\u00a0nightmare\u00a0\u00bb is causing not only sleepless nights but also panic attacks for a GOP that is scrambling to respond to the Donald&rsquo;s juggernaut is not only open attempts at caricature, which however merely feed Trump&rsquo;s ego and push him to troll his accusers even more, but to use the influential Des Moines Register, Iowa&rsquo;s largest newspaper and a critical voice when it comes to endorsing, or panning, presidential candidates in this first caucus state, to call on Donald Trump to drop out of the 2016 presidential race&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Tyler cite l&rsquo;un ou l&rsquo;autre avan\u00e7ant l&rsquo;hypoth\u00e8se que la candidature Trump, combin\u00e9e \u00e0 des \u00e9v\u00e8nements de crise au niveau bancaire et financier d&rsquo;ici 2016, pourrait ouvrir la voie \u00e0 une dictature. (Jim Kunstler : Trump \u00ab\u00a0pourrait involontairement pr\u00e9parer le terrain pour un d\u00e9magogue bien plus habile quand les \u00e9v\u00e8nements y pousseront. Il y a une grande probabilit\u00e9 que le syst\u00e8me bancaire et mon\u00e9taire s&rsquo;effondre avant l&rsquo;\u00e9lection de 2016. Qui sait alors ce qui sortirait de ce chaos et qui s&rsquo;imposerait&#8230;\u00a0\u00bb) Puis Tyler conclut qu&rsquo;apr\u00e8s tout, on peut aussi bien admettre que, dans cette Am\u00e9rique, dans l&rsquo;\u00e9tat o&ugrave; elle se trouve, Trump est finalement et effectivement l&rsquo;homme qui m\u00e9rite la pr\u00e9sidence&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Then again, considering America&rsquo;s artificially polarizing left\/right model &ndash; all of it controlled by unelected corporations and bailed out Wall Street banks &ndash; has failed, and a vote for Trump is not \u00ab\u00a0a vote for Trump\u00a0\u00bb but a vote against America&rsquo;s broken political system, perhaps it is the case that the president the US truly needs, and the one person the American electorate will select, is this guy.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Cela s&rsquo;appelle, comme l&rsquo;\u00e9crivait <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_de_1992_sur_la_crise_am_ricaine_post-guerre_froide_23_11_2003.html\">William Pfaff<\/a>, <em>To Finish in a Burlesque of an Empire<\/em>, o&ugrave; l&rsquo;on voit que la trag\u00e9die prend d&rsquo;\u00e9tranges chemins, &ndash; la d\u00e9rision, le ridicule, la folie clownesque, engendr\u00e9s par un Syst\u00e8me compl\u00e8tement englu\u00e9 dans son impuissance, son ill\u00e9gitimit\u00e9, son incessante corruption de lui-m\u00eame. Si la candidature Trump se poursuit, que peut-il se passer ? Que peut faire le Syst\u00e8me ? Finalement, on ne pourrait songer qu&rsquo;\u00e0 une \u00ab\u00a0solution finale\u00a0\u00bb, comme on fit avec d&rsquo;autres pr\u00e9sidents, de l&rsquo;\u00e9limination physique, comme faisait la <em>Cosa Nostra<\/em> quand elle accouchait d&rsquo;un <em>capo<\/em> un peu d\u00e9rang\u00e9, qui bousculait les r\u00e8gles de l&rsquo;<em>underworld<\/em>. C&rsquo;est l\u00e0 que la com\u00e9die-bouffe pourrait retrouver la trag\u00e9die, mais avec Trump ce pourrait bien n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;une trag\u00e9die-bouffe, car le Syst\u00e8me, qui est mauvais comme un cochon, serait capable de le rater ou de le blesser, en en faisant un h\u00e9ros irr\u00e9sistible, prot\u00e9g\u00e9 par sa propre arm\u00e9e de gardes du corps, dans son ascension vers une Maison-Blanche br&ucirc;lant d&rsquo;\u00eatre rebaptis\u00e9e Maison-Trump.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Bref : et si la forme finale de la Grande Crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;\u00e9norme et abracadabrantesque \u00e9clat de rire, jusqu&rsquo;\u00e0 litt\u00e9ralement s&rsquo;\u00e9crouler de rire ? \u00ab\u00a0Le ridicule ne tue plus\u00a0\u00bb, comme on dit depuis un certain temps, mais il humilie infiniment ces forces gonfl\u00e9es d&rsquo;<em>hybris<\/em> qui pr\u00e9tendent s\u00e9rieusement porter le monde sur leurs \u00e9paules pour le fracasser, jusqu&rsquo;\u00e0 les plonger, les pauvrettes, dans une d\u00e9pression profonde \u00e0 tendance suicidaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Mais tout de m\u00eame, un <em>post-Scriptum<\/em> : certes, avec <em>The Donald<\/em>, on peut agiter des mots tels que \u00ab\u00a0populisme\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0racisme\u00a0\u00bb, comme autant de spectres terribles. Que les bonnes \u00e2mes s&rsquo;apaisent en cessant de penser comme si elles se trouvaient encore sur la plan\u00e8te pr\u00e9c\u00e9dente, celle des temps d\u00e9pass\u00e9s d&rsquo;Emile Zola et des d\u00e9fil\u00e9s de la Bastille \u00e0 R\u00e9publique, d\u00e9sormais \u00e0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8re. Nous sommes dans le temps \u00e0 la fois d&rsquo;une superficialit\u00e9 confondante et d&rsquo;une profondeur abyssale de <em>The Donald<\/em> o&ugrave;, d\u00e9sormais, le ridicule affich\u00e9 dissimule la profonde trag\u00e9die, d&rsquo;autant plus profonde que personne parmi eux ne veut la voir. Les philosophes de la chronique se nomment BHL et Manuel Valls, le second <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.acrimed.org\/article4730.html\">promu<\/a> \u00ab\u00a0nouveau Prince-de-Machiavel\u00a0\u00bb par le premier qui a mal lu ses classiques et croit que c&rsquo;est un compliment \u00e8s-vertu pour un Premier ministre si vertueux sans l&rsquo;aide de personne ; cela, qui semble n&rsquo;avoir gu\u00e8re de rapport avec <em>The Donald<\/em>, pour rappeler que la France tient ferme le gouvernail de la civilisation, si jamais Washington venait \u00e0 faire d\u00e9faut.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 22 juillet 2015 \u00e0 10H45<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi The Donald est un (bon) signe des temps Appelez-le The Donald, le surnom que lui avait donn\u00e9 sa premi\u00e8re femme (il en a eu trois, semble-t-il). 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