{"id":76026,"date":"2015-07-24T10:35:09","date_gmt":"2015-07-24T10:35:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/24\/trump-et-la-crise-didentite-des-americains\/"},"modified":"2015-07-24T10:35:09","modified_gmt":"2015-07-24T10:35:09","slug":"trump-et-la-crise-didentite-des-americains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/07\/24\/trump-et-la-crise-didentite-des-americains\/","title":{"rendered":"Trump et la crise d&rsquo;identit\u00e9 des Am\u00e9ricains"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:2em;\">Trump et la crise d&rsquo;identit\u00e9 des Am\u00e9ricains<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il y a plus de vingt ans, en 1992, William Pfaff, retour d&rsquo;un long p\u00e9riple aux USA (il habitait Paris, o&ugrave; il est r\u00e9cemment <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-salut_un_gaulliste_am_ricain__05_05_2015.html\">d\u00e9c\u00e9d\u00e9<\/a>), diagnostiquait le mal dont souffraient les USA depuis la chute du Mur et la fin du communisme : une terrible \u00ab\u00a0crise d&rsquo;identit\u00e9\u00a0\u00bb&#8230; Dans la s\u00e9rie de trois articles qu&rsquo;il publia sur cette question (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_de_1992_sur_la_crise_am_ricaine_post-guerre_froide_23_11_2003.html\">23 novembre 2003<\/a>), on trouve des analyses tr\u00e8s s\u00e9rieuses et profondes, et d&rsquo;autres qui restent profondes mais ajoutent la d\u00e9rision (&laquo;<em>To Finish in a Burlesque of an Empire<\/em>&raquo;, le 12 mars 1992). Nous avons utilis\u00e9 ce titre dans notre texte sur Trump <em>The Donald<\/em>, du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-pourquoi_the_donald_est_un_bon_signe_des_temps_22_07_2015.html\">22 juillet 2015<\/a>, qui appr\u00e9ciait le \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne Donald Trump\u00a0\u00bb (plut\u00f4t que \u00ab\u00a0la candidature Donald Trump\u00a0\u00bb, qui n&rsquo;est qu&rsquo;une partie du \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0\u00bb) de ce point de vue de la d\u00e9rision et du burlesque-grotesque qui caract\u00e9risent incontestablement le personnage. Il y a une autre fa\u00e7on de caract\u00e9riser le \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne Donald Trump\u00a0\u00bb, qui est beaucoup plus aust\u00e8re ; l&rsquo;une ne chasse pas l&rsquo;autre puisque les deux sortes d&rsquo;approche en v\u00e9rit\u00e9 se compl\u00e8tent et que la d\u00e9rision est aussi bien une v\u00e9rit\u00e9 que l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 (du jugement). Outre d&rsquo;\u00eatre le personnage qu&rsquo;on a vu, le \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne Donald Trump\u00a0\u00bb r\u00e9v\u00e8le par et pour le syst\u00e8me de la communication, d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s-spectaculaire qui rend difficile de dissimuler la chose comme l&rsquo;on fait depuis qu&rsquo;elle existe et que l&rsquo;on savait \u00e9videmment, qui est la profondeur abyssale (oxymore r\u00e9v\u00e9lateur d&rsquo;une \u00ab\u00a0profondeur sans fond\u00a0\u00bb) de ce que nous nommons \u00ab\u00a0la crise am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, &ndash; et nullement, contrairement \u00e0 notre habitude, \u00ab\u00a0la crise de l&rsquo;am\u00e9ricanisme\u00a0\u00bb. Les deux cohabitent elles aussi et s&rsquo;influencent l&rsquo;une l&rsquo;autre, comme les deux faces du \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne Donald Trump\u00a0\u00bb ; la \u00ab\u00a0crise de l&rsquo;am\u00e9ricanisme\u00a0\u00bb est \u00e9videmment la cause et le moteur de \u00ab\u00a0la crise am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, qui s&rsquo;explique clairement elle-m\u00eame comme \u00e9tant \u00ab\u00a0la crise de l&rsquo;identit\u00e9 am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, &ndash; en cela, rejoignant Pfaff et 1992.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En effet, le clown-Trump a, derri\u00e8re son nez avec sa boule rouge, une r\u00e9elle constance dans son discours, qui est la d\u00e9nonciation de l&rsquo;immigration ill\u00e9gale du Mexique vers les USA. Ce th\u00e8me-l\u00e0, extr\u00eamement s\u00e9rieux au contraire de ce que nous pouvons percevoir du personnage quand nous nous attachons \u00e0 sa \u00ab\u00a0face-d\u00e9rision\u00a0\u00bb, est ressenti d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s puissante dans le public US. On peut dire alors que Trump a mis \u00e0 jour, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sous une lumi\u00e8re crue qui d\u00e9crit la puissance inou\u00efe de la chose, un facteur essentiel, sinon le facteur structurel essentiel de \u00ab\u00a0la crise am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, effectivement per\u00e7ue selon cette approche comme \u00ab\u00a0une crise identitaire\u00a0\u00bb qu&rsquo;on qualifierait de <strong>totale<\/strong>\u00ab\u00a0. Le diagnostic de Pfaff en 1992 fut constamment et volontairement ignor\u00e9 par le syst\u00e8me de la communication dans sa fonction-Syst\u00e8me, et par la presse d\u00e9j\u00e0 devenue presse-Syst\u00e8me dans sa technicit\u00e9 actuelle de l&rsquo;utilisation du silence ; il constituait pourtant, ce diagnostic, une explication pertinente et d\u00e9cisive de la crise de confiance (elle aussi ignor\u00e9e en tant que telle) qui parcourut le public am\u00e9ricain et toucha tous les citoyens, de 1989 \u00e0 1996. (Voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-d_atlanta-1996_new_orleans-2005_02_09_2005.html\">2 septembre 2005<\/a> sur l&rsquo;existence de cette crise psychologique des ann\u00e9es 1990, crise \u00e0 la fois cach\u00e9e et subvertie lorsque la dissimulation ne suffisait plus, et comment elle fut temporairement repouss\u00e9e avant d&rsquo;\u00e9clater \u00e0 nouveau sous diverses formes avec l&rsquo;attaque du 11 septembre 2001.) Pfaff ne s&rsquo;attardait pas n\u00e9cessairement \u00e0 la question de l&rsquo;immigration, qui n&rsquo;\u00e9tait pas alors si pressante, mais ce qu&rsquo;il manifestait \u00e0 sa fa\u00e7on rejoint ce que Trump manifeste ; au reste, Pfaff avait raison en ne privil\u00e9giant pas cette cause, puisque cette cause (l&rsquo;immigration) n&rsquo;est elle-m\u00eame qu&rsquo;une cons\u00e9quence en cascade de l&rsquo;action du Syst\u00e8me, du trait\u00e9 de libre-\u00e9change NAFTA, \u00e0 la corruption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de l&rsquo;ensemble direction politique mexicaine\/syst\u00e8me des cartels de la drogue\/<em>establishment<\/em> am\u00e9ricaniste et ses relais de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Il est \u00e9vident que \u00ab\u00a0la crise d&rsquo;identit\u00e9 am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb est inh\u00e9rente \u00e0 la forme m\u00eame qu&rsquo;a prise la formation des USA, &ndash; structure \u00e0 la fois universaliste, multiculturelle et individualiste, &ndash; qui s&rsquo;appuie sur l&rsquo;hostilit\u00e9 \u00e0 la structure principielle, et donc \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 comme ph\u00e9nom\u00e8ne principiel structurant de l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Et Trump traduit tout cela par ses insultes diverses et sa faconde anti-immigration, anti-mexicaine, \u00e9ventuellement et syst\u00e9matiquement raciste sans aucune dissimulation. Il n&rsquo;est foutrement pas temps, si l&rsquo;on a deux doigts de d\u00e9cence dans sa fa\u00e7on de penser et le go&ucirc;t de la responsabilit\u00e9 intellectuelle, de nous sortir l&rsquo;accusation-Syst\u00e8me et vocif\u00e9rant \u00e0 mesure de \u00ab\u00a0racisme\u00a0\u00bb quand on voit selon quel encha&icirc;nement l&rsquo;on aboutit aux vocif\u00e9rations de Trump. Il ne saurait \u00eatre question de dissimuler les vraies responsabilit\u00e9s de l&rsquo;immigration, mariant \u00e0 la fois le malheur des pauvres <em>chicanos<\/em> terroris\u00e9s par les gangs, gagnant ill\u00e9galement une Terre Promise absolument fabriqu\u00e9e pour y \u00eatre exploit\u00e9e \u00e0 mesure, et la terrible angoisse ontologique de la crise d&rsquo;identit\u00e9 des citoyens am\u00e9ricains d\u00e9couvrant qu&rsquo;ils ne sont citoyens de rien, sinon d&rsquo;un vide qui r\u00e9v\u00e8le une entit\u00e9 am\u00e9ricaniste absolument \u00ab\u00a0entropis\u00e9e\u00a0\u00bb. Nous laissons, nous, les couinements de la volaille antiraciste aux BHL-divers et d&rsquo;infortune, ma&icirc;tres de la basse-cour comme le seraient des souverains poids-coq encens\u00e9s par leur basse-cour ; tout cela est fort bas, et bien mari\u00e9 avec \u00ab\u00a0la profondeur sans fond\u00a0\u00bb des abysses.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la d\u00e9rision, voici le s\u00e9rieux de la chose&#8230; Il est vrai que Trump a rouvert, sinon ouvert un d\u00e9bat fondamental dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;on peut douter qu&rsquo;il ait jamais eu lieu d&rsquo;une fa\u00e7on publique et \u00e9ventuellement pol\u00e9mique ; un d\u00e9bat sur l&rsquo;immigration certes, mais plus encore, et plus profond\u00e9ment encore, sur l&rsquo;identit\u00e9 m\u00eame des Am\u00e9ricains. La chose est bien pr\u00e9par\u00e9e, avec les diverses pol\u00e9miques de ces derni\u00e8res semaines, notamment sur le drapeau de la Conf\u00e9d\u00e9ration du Sud (<em>Dixie<\/em>) et sur la d\u00e9cision de la Cour Supr\u00eame d&rsquo;autoriser le \u00ab\u00a0mariage pour tous\u00a0\u00bb sur tout le territoire des &Eacute;tats-Unis, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;interdire \u00e0 tous les &Eacute;tats de l&rsquo;Union de l\u00e9gif\u00e9rer dans le sens de l&rsquo;interdiction. (Sur ces diverses questions, voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_t_o_mon_pays_devint_fou_16_07_2015.html\">16 juillet 2015<\/a>.) Toutes ces questions ont une dimension culturelle et \u00ab\u00a0soci\u00e9tale\u00a0\u00bb qui est directement impliqu\u00e9es par le d\u00e9bat sur l&rsquo;identit\u00e9, avec comme interpr\u00e9tation fondamentale l&rsquo;extension du th\u00e8me au fait de savoir s&rsquo;il existe, s&rsquo;il a jamais exist\u00e9 une \u00ab\u00a0identit\u00e9 nationale\u00a0\u00bb am\u00e9ricaine, ce qui implique plus encore l&rsquo;interrogation de l&rsquo;existence des USA-en-tant-que-nation. A cette question, nous avons souvent donn\u00e9 notre r\u00e9ponse sur ce site, dans l&rsquo;un et l&rsquo;un et l&rsquo;autre textes o&ugrave; cette question est <strong>n\u00e9cessairement abord\u00e9e<\/strong> tant elle est d&rsquo;importance. (Elle vaut pour les &Eacute;tats-Unis principalement, pour les USA victimes de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, mais elle vaut d\u00e9sormais pour nous puisque nous sommes d\u00e9sormais infect\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;os par l&rsquo;am\u00e9ricanisme, c&rsquo;est-\u00e0-dire par le Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire par l&rsquo;Orque et sa \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-comment_la_bande_est_devenue_la_secte__07_07_2015.html\">Secte<\/a>\u00ab\u00a0&#8230;) Nous donnons ici un extrait important de notre article du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-archivesphg-2_le_paradoxe_d_appomattox_06_01_2012.html\">6 janvier 2012<\/a> sur le &laquo;<em>paradoxe d&rsquo;Appomatox<\/em>&raquo;, \u00e0 partir de la vision et du r\u00e9cit symboliques et paradoxaux de la reddition de g\u00e9n\u00e9ral Lee aupr\u00e8s du g\u00e9n\u00e9ral Grant, en avril 1865, &ndash; r\u00e9f\u00e9rence qui a toute sa justification \u00e0 l&rsquo;heure de la pol\u00e9mique sur <em>Dixie<\/em>, &ndash; <strong>et l&rsquo;on comprend que, dans ce texte, lorsqu&rsquo;il est question d'\u00a0\u00bb\u00e2me\u00a0\u00bb (am\u00e9ricaine) ou de \u00ab\u00a0caract\u00e8re\u00a0\u00bb(am\u00e9ricain), il est bien question d&rsquo;identit\u00e9 (am\u00e9ricaine)<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&laquo;<em>A c\u00f4t\u00e9 de cela, on ne peut \u00eatre \u00e9tonn\u00e9. Un regard sur l&rsquo;histoire am\u00e9ricaine permet de mieux comprendre, en nous \u00e9clairant sur la caract\u00e9ristique essentielle de l&rsquo;Am\u00e9rique, combien ce d\u00e9but de constat sur l&rsquo;Am\u00e9rique du \u00ab\u00a0Gilded Age\u00a0\u00bb est dans la nature des choses am\u00e9ricaines. Notre r\u00e9f\u00e9rence est imparable, c&rsquo;est le plus grand politologue am\u00e9ricain qui se trouve \u00eatre, par une ironie de l&rsquo;histoire qui a plus de signification qu&rsquo;on croit, un Fran\u00e7ais si compl\u00e8tement fran\u00e7ais par son esprit, sa naissance, la gr\u00e2ce de sa pens\u00e9e et de sa langue. En 1831, Alexis de Tocqueville d\u00e9barque en Am\u00e9rique. Il observe, il parle, il s&rsquo;informe. Dans son esprit se forme le sch\u00e9ma de sa magistrale \u00e9tude sur la d\u00e9mocratie am\u00e9ricaine. En attendant, il note ses premi\u00e8res observations, du pris sur le vif. Voici ce qu&rsquo;il \u00e9crit, dans une lettre du 1er juin 1831: \u00ab\u00a0Les hommes qui vivent sous ses lois<\/em> [de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine] <em>sont encore anglais, fran\u00e7ais, allemands, hollandais. Ils n&rsquo;ont ni religion, ni m&oelig;urs, ni id\u00e9es communes ; jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent on ne peut dire qu&rsquo;il y ait un caract\u00e8re am\u00e9ricain \u00e0 moins que ce soit celui de n&rsquo;en point avoir. Il n&rsquo;existe point ici de souvenirs communs, d&rsquo;attachements nationaux. Quel peut \u00eatre le seul lien qui unisse les diff\u00e9rentes parties de ce vaste corps ? L&rsquo;<\/em><strong><em>int\u00e9r\u00eat.<\/em><\/strong><em>\u00ab\u00a0&raquo; Voici ces hommes et ces femmes attach\u00e9s par le seul int\u00e9r\u00eat : quelle soci\u00e9t\u00e9, quelle r\u00e9publique peuvent-ils former ? Tocqueville, \u00e0 nouveau (lettre du 29 mai 1831) : \u00ab\u00a0Le principe des r\u00e9publiques anciennes \u00e9tait le sacrifice de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat particulier au bien g\u00e9n\u00e9ral, dans ce sens, on peut dire qu&rsquo;elles \u00e9taient<\/em> <strong><em>vertueuses<\/em><\/strong><em>. Le principe de celle-ci me para&icirc;t de faire rentrer l&rsquo;int\u00e9r\u00eat particulier dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Une sorte d&rsquo;\u00e9go\u00efsme raffin\u00e9 et intelligent semble \u00eatre le pivot sur lequel roule toute la machine. Ces gens-ci ne s&#8217;embarrassent pas \u00e0 rechercher si la vertu publique est bonne, mais ils pr\u00e9tendent prouver qu&rsquo;elle est utile.\u00a0\u00bb Nous avons les \u00e9l\u00e9ments qui nous importent: un seul lien, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, c&rsquo;est-\u00e0-dire que la fortune domine et qu&rsquo;elle est la mesure de toute chose, de la vertu autant que de la puissance, autant que du rang; il n&rsquo;y a pas de bien public au sens r\u00e9galien du terme, il n&rsquo;y a pas de vertu civique sinon cette vertu en ce qu&rsquo;elle est utile, c&rsquo;est-\u00e0-dire en ce qu&rsquo;elle permet \u00e0 la fortune de fructifier. Par cons\u00e9quent toute repr\u00e9sentation immanente du bien public, tout pouvoir pr\u00e9tendant repr\u00e9senter un bien public comme quelque chose d&rsquo;historique qui \u00e9chappe aux int\u00e9r\u00eats individuels, qui ne soit pas l&rsquo;addition des \u00e9go\u00efsmes individuels, &mdash; un tel pouvoir est inconcevable. Aucune tradition historique ne vient nuancer cette situation, et cette situation n&rsquo;a aucune chance d&rsquo;\u00e9voluer en quelque chose qui permettrait d&rsquo;\u00e9tablir une tradition historique hors des \u00e9go\u00efsmes individuels puisque ce sont les \u00e9go\u00efsmes individuels qui tiennent le pouvoir et veillent au grain. Quand le centralisme est install\u00e9, \u00e0 partir de 1865, quand le pays est ferm\u00e9 pour permettre son d\u00e9veloppement (isolationnisme), quand des fortunes gigantesques se forment, elles tiennent naturellement la place au centre du gouvernement de l&rsquo;Am\u00e9rique, comme inspiratrices de ce gouvernement, et le gouvernement lui-m\u00eame n&rsquo;est qu&rsquo;un appoint \u00e0 qui l&rsquo;on laisse les pompes et les ors de l&rsquo;apparence ou un trublion qu&rsquo;on remet vite dans le droit chemin lorsqu&rsquo;il lui vient des id\u00e9es d&rsquo;\u00e9mancipation. \u00ab\u00a0Je suis ici pour repr\u00e9senter les int\u00e9r\u00eats du business\u00a0\u00bb, dit en 1898 le pr\u00e9sident McKinley, parlant, comme on le comprend, de sa pr\u00e9sence \u00e0 la Maison-Blanche. Il n&rsquo;y a pas un gramme de remord, pas un doute, pas une h\u00e9sitation, dans ces mots. Dans les premi\u00e8res ann\u00e9es 1900, quand il faut traiter les crises \u00e9conomiques et financi\u00e8res de la nation, le pr\u00e9sident Theodore Roosevelt s&rsquo;en remet au banquier J. Pierpont Morgan. Le m\u00eame Morgan, \u00e0 partir de 1914-15, est le correspondant direct et officiel du Royaume-Uni, au nom de son propre pays (les USA), et son bailleur de fond pour les pr\u00eats que Londres veut obtenir de Washington; Londres contacte Washington, qui fait suivre \u00e0 Morgan et \u00e0 Wall Street, puis tr\u00e8s vite, Londres contacte Morgan directement. Morgan, c&rsquo;est le patron.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Cette structure de facto de l&rsquo;Am\u00e9rique n&rsquo;a pas vraiment chang\u00e9. Il est tr\u00e8s caract\u00e9ristique pour notre propos que, dans les ann\u00e9es 1920, lorsqu&rsquo;un d\u00e9bat culturel et politique fait rage entre l&rsquo;Europe et les &Eacute;tats-Unis sur le sens de la civilisation nouvelle que nous propose l&rsquo;Am\u00e9rique, nombre d&rsquo;intellectuels et d&rsquo;artistes europ\u00e9ens avancent comme argument principal contre la civilisation am\u00e9ricaine que l&rsquo;Am\u00e9rique n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2me. Le constat de Tocqueville (\u00ab\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent on ne peut dire qu&rsquo;il y ait un caract\u00e8re am\u00e9ricain \u00e0 moins que ce soit celui de n&rsquo;en point avoir\u00a0\u00bb) revient \u00e0 l&rsquo;esprit, pour constater \u00e0 nouveau qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de nouveau selon un esprit tremp\u00e9 \u00e0 la civilisation europ\u00e9enne. (En 1928, le comte Henri de Keyserling, historien-psychologue allemand fort proche de l&rsquo;\u00e9cole n\u00e9o-pangermaniste spangl\u00e9rienne, estimait dans son \u00ab\u00a0Diagnostic de l&rsquo;Am\u00e9rique et de l&rsquo;am\u00e9ricanisme\u00a0\u00bb que \u00ab\u00a0ce qu&rsquo;on peut appeler le &lsquo;manque d&rsquo;\u00e2me&rsquo; des Am\u00e9ricains vient en premier lieu du fait que l&rsquo;Am\u00e9rique est encore une<\/em> <strong><em>colonie<\/em><\/strong><em>, et que jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure actuelle une civilisation v\u00e9ritablement autochtone ne s&rsquo;y est pas d\u00e9velopp\u00e9e\u00a0\u00bb. Il notait un peu plus loin, montrant par l\u00e0 son optimisme, mais r\u00e9affirmant in fine que l&rsquo;absence de caract\u00e8re not\u00e9 par Tocqueville subsistait: \u00ab\u00a0Il est<\/em> <strong><em>de fait<\/em><\/strong> <em>que le nouveau continent produit effectivement et irr\u00e9sistiblement un nouveau type humain&hellip;<\/em> [&#8230;] <em>Et ceci, \u00e0 son tour, doit n\u00e9cessairement mener, et m\u00e8ne en fait, \u00e0 la naissance et au d\u00e9veloppement d&rsquo;une \u00e2me d&rsquo;esp\u00e8ce nouvelle\u00a0\u00bb. On comprend que le &lsquo;caract\u00e8re&rsquo; de Tocqueville et l\u00a0\u00bb\u00e2me&rsquo; de Keyserling sont une seule et m\u00eame chose, qui manque <\/em><strong><em>d\u00e9cisivement<\/em><\/strong> <em>aux Am\u00e9ricains. L&rsquo;hypoth\u00e8se de Keyserling sur la naissance d&rsquo;une &lsquo;\u00e2me am\u00e9ricaine&rsquo; fut <\/em><strong><em>d\u00e9cisivement<\/em><\/strong><em> d\u00e9mentie par la Grande D\u00e9pression. Il n&rsquo;y a donc,<\/em> <strong><em>aujourd&rsquo;hui<\/em><\/strong><em>, toujours pas d\u00a0\u00bb\u00e2me&rsquo;, ou de &lsquo;caract\u00e8re&rsquo; am\u00e9ricain, &ndash; mais nous savons bien, au moins depuis le docteur Beard, qu&rsquo;il y a &lsquo;une maladie am\u00e9ricaine&rsquo;.)<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La r\u00e9f\u00e9rence au docteur <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_tyrannies_de_l_id_al_le_mal_am_ricain_14_06_2004.html\">Beard<\/a> concerne la n\u00e9vrose, ou \u00ab\u00a0maladie am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, qui est, \u00e0 notre sens, caus\u00e9e certes par la modernit\u00e9, mais aussi, et essentiellement dans ce cas, par l&rsquo;absence d&rsquo;identit\u00e9 du peuple am\u00e9ricain. C&rsquo;est dire si le d\u00e9bat que pourrait avoir suscit\u00e9 Trump avec ses formidables cornichonneries, pourrait, <strong>s&rsquo;il a lieu<\/strong>, prendre des dimensions cataclysmiques. S&rsquo;il peut y avoir une chance qu&rsquo;il ait lieu, seul un clown, \u00e9videmment, peut la tenter&#8230; Nous donnons ci-apr\u00e8s un texte de Robert Bridge, sur RT, du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.rt.com\/op-edge\/310583-trump-towers-republicans-washington\/\">23 juillet 2015<\/a>. Bridge, journaliste et auteur US (<em>Midnight in the American Empire<\/em>, 2013), analyse la situation de \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne Donald Trump\u00a0\u00bb, s\u00e9rieusement, en analyste pol\u00e9mique, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait vraiment d&rsquo;un candidat qui pourrait l&#8217;emporter&#8230; Bridge estime qu&rsquo;il y a 50-50 de chances (\u00e9lu, pas \u00e9lu), que tout d\u00e9pend de la capacit\u00e9 de Trump \u00e0 continuer \u00e0 d\u00e9velopper sa campagne malgr\u00e9 le Syst\u00e8me, &ndash; et il lui semble tout de m\u00eame que, parvenir \u00e0 r\u00e9sister au Syst\u00e8me, m\u00eame pour un Trump, au bout du compte cela para&icirc;t tellement improbable&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>____________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Trump towers over Reps and Demos, Beltway goes ballistic<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Donald Trump, the billionaire real estate mogul who tossed his famous brand name into the 2016 presidential race, has catapulted himself to the top of the US political dung heap by hitting a raw nerve among disenchanted voters. Trump&rsquo;s stunning success in public opinion polls &#8211; he has about twice the likeability of his nearest rival &#8211; required no huge sums of money, no inordinate political flair or genius and no Karl Rove to launch him straight into the hearts and minds of Main Street, USA, which is still awaiting reimbursement for Obama&rsquo;s Hope &#038; Change Show that never premiered as promised.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>So how did Trump, who gave up hosting The Apprentice television program so he could, in his own words, \u00ab\u00a0save America,\u00a0\u00bb shake the US political system to its very rotting foundation? With nothing more sophisticated than child&rsquo;s play, that&rsquo;s how. Personal charisma and humungous ego notwithstanding, Trump simply tapped into an active volcano of anger and frustration many Americans are feeling over Washington&rsquo;s astounding failure to shut down the border with Mexico &#8211; kind of like children taking a principle-based stand when tough kids from another neighborhood invade their sandbox. It&rsquo;s really that simple.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>But not simple enough for the Obama administration, it seems. Once safely across the Rio Grande, millions of Mexican line-jumpers are being feted at hundreds of &lsquo;sanctuary cities&rsquo; across the country, all funded by Joe Taxpayer, of course. Not surprisingly, Americans have protested the nation&rsquo;s slow-motion crack-up, yet not a single wannabe presidential candidate from the Democrat-Republican business cartel has addressed the issue. Nor has the obsequious media pressured the powers-that-be over it. So &#8211; surprise-surprise &#8211; gross political negligence and media complicity opened up a yawning vacuum for somebody like &lsquo;The Donald&rsquo; to stand in as political midwife, delivering the baby of illegal immigration kicking and screaming into the public domain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Naturally this begs the asinine question: Why wasn&rsquo;t this glaring problem resolved before? What modern nation &#8211; to say nothing of a nuclear-armed superpower &#8211; would grant millions of illegals (11 million by Washington&rsquo;s conservative count) rite of passage into its territory? Why is it that US forces can patrol halfway around the world along the Afghan-Pakistan border with drones, satellites and Special Forces &#8211; even obliterate bin Laden one messy morning &#8211; yet the Mexican border is somehow mission impossible? So was anybody really surprised when the Obama administration&rsquo;s revolving-door border policy culminated in a series of deadly tragedies across the country involving illegal aliens with criminal records and innocent Americans?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Earlier this month, Kathryn Steinle, 31, was shot dead in San Francisco as she strolled with her father along the waterfront area, a popular tourist destination. Police arrested the suspected murderer, Juan Francisco Lopez-Sanchez, a Mexican native who had accumulated seven felony convictions since 1991 and had been deported from the United States on separate occasions (!).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>San Francisco authorities had just released Lopez-Sanchez from prison in April after failing to convict him on drug charges, and despite a request from the Department of Homeland Security, or DHS, that he be deported (a sixth time) to his native Mexico. Are the Feds spending so much time and energy hyperventilating about Islamic jihadists &#8211; more Americans die from lightning strikes each year by comparison &#8211; that they are ignoring a far more serious problem just over the horizon?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trump is now pointing gleefully to such tragedies as proof that Mexico is intentionally pushing its most dangerous outlaws towards the American prairie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>One American who certainly agrees with Trump is Jamiel Shaw, whose 17-year-old son was gunned down execution-style in 2008 on the way home from the mall by an illegal alien. Shaw has taken the podium alongside Trump at rallies across the country, where he describes how his son, a promising high school football player, was taken by \u00ab\u00a0invisibles\u00a0\u00bb &ndash; those who are in America illegally. Shaw tells crowds that he smiled for the \u00ab\u00a0first time in years\u00a0\u00bb after hearing Trump&rsquo;s pledge to close the border if elected.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\u00ab\u00a0I felt happy for the first time,\u00a0\u00bb Shaw said. \u00ab\u00a0When that happened, I felt good. I felt hope. This is the hope that Obama thought he was gonna get. That was false hope.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>So with the billionaire magnate performing the political equivalent of a smash the backboard slam-dunk, it may seem natural that every establishment lackey on the East Coast is lining up to throw a cheap shot at Trump.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The popular comedian Jon Stewart, for example, has been bashing &lsquo;Trumpizy&rsquo; regularly on his satirical political show, while giving the real estate mogul zero credit for dragging the immigration problem into the limelight. Instead, Stewart feigned shock when Trump said that many of the Mexican illegals were &quot;criminals and rapists.&quot;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\u00ab\u00a0Why is anyone acting surprised about Trump?\u00a0\u00bb Stewart asked. \u00ab\u00a0The only reason you liked this guy in the first place was because of the terrible things he was willing to say about Obama.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trump&rsquo;s meteoric rise amid a crowd of political has-beens comes as a surprise only for that out-of-touch breed of Washington insiders who have no idea what the American voter wants and needs. For example, Senator John McCain, who also found himself on the receiving end of one of Trump&rsquo;s no-holds-barred verbal barrages.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&quot;The reality is that John McCain the politician has made America less safe, sent our brave soldiers into wrong-headed foreign adventures, covered up for President Obama with the VA scandal and has spent most of his time in the Senate pushing amnesty,&quot; Trump wrote. &quot;He would rather protect the Iraqi border than Arizona&rsquo;s.&quot;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trump initially attracted the ire of Republicans after saying he could not qualify McCain &#8211; a fighter pilot in the Vietnam War who spent five years as a prisoner &#8211; a war hero \u00ab\u00a0because he was captured.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>If Trump can survive a steady onslaught of Stewart-style disparagement (my 50-cent prediction: he won&rsquo;t; the multi-pronged attack against him will be simply too overwhelming even for Trump to withstand), then America may emerge from its political paralysis and become great again. But like so many wealthy outsiders (Ross Perot, for example) who attempted to change the US political system beyond the fiefdom of corporate power, Trump will most likely come up short in the greatest gamble of his career.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The real loser, however, will be the American people, who desperately need a progressive outsider &#8211; far beyond the rusted Beltway and corporate America&rsquo;s corrupting purse &#8211; to put the country back on track.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Robert Bridge<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trump et la crise d&rsquo;identit\u00e9 des Am\u00e9ricains Il y a plus de vingt ans, en 1992, William Pfaff, retour d&rsquo;un long p\u00e9riple aux USA (il habitait Paris, o&ugrave; il est r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9), diagnostiquait le mal dont souffraient les USA depuis la chute du Mur et la fin du communisme : une terrible \u00ab\u00a0crise d&rsquo;identit\u00e9\u00a0\u00bb&#8230; Dans&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[8743,7715,14443,11896,6536,7258,4141,5217,3584,4169,11859,5216,7540,2943,1131,3134,2949,3050,3098,2639],"class_list":["post-76026","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-8743","tag-ame","tag-appomatox","tag-bridge","tag-caractere","tag-donald","tag-elections","tag-frontiere","tag-grant","tag-identite","tag-keyserling","tag-latinos","tag-lee","tag-mexique","tag-pfaff","tag-robert","tag-secession","tag-the","tag-tocqueville","tag-trump"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76026","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76026"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76026\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76026"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76026"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76026"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}