{"id":76078,"date":"2015-08-26T15:39:51","date_gmt":"2015-08-26T15:39:51","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/08\/26\/le-theoreme-irresolu-de-pier-paolo-pasolini\/"},"modified":"2015-08-26T15:39:51","modified_gmt":"2015-08-26T15:39:51","slug":"le-theoreme-irresolu-de-pier-paolo-pasolini","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/08\/26\/le-theoreme-irresolu-de-pier-paolo-pasolini\/","title":{"rendered":"Le th\u00e9or\u00e8me irr\u00e9solu de Pier Paolo Pasolini"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Le th\u00e9or\u00e8me irr\u00e9solu de Pier Paolo Pasolini<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>La figure iconoclaste du cin\u00e9aste italien nous interpelle en cette \u00e9poque de soumission et de trahisons multiples. Nous avons d\u00e9cortiqu\u00e9 les derniers \u00e9crits pol\u00e9miques de Pasolini publi\u00e9s sous le titre d&rsquo;\u00ab \u00c9crits corsaires \u00bb (*). D\u00e9j\u00e0, au beau milieu des ann\u00e9es 1960, ce dernier avait compris que la Soci\u00e9t\u00e9 de consommation \u00e9tait un fascisme en \u00e9tat de gestation. Nous nous d\u00e9battons, quarante ann\u00e9es apr\u00e8s son assassinat, dans les m\u00e9andres d&rsquo;un v\u00e9ritable L\u00e9viathan qui ach\u00e8ve de consommer ce que nous avions de plus pr\u00e9cieux : notre innocence.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t__________________<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tFascin\u00e9, tr\u00e8s t\u00f4t, par la culture populaire des bidonvilles et des banlieues ouvri\u00e8res de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, le cin\u00e9aste Pier Paolo Pasolini prendra la rel\u00e8ve du n\u00e9or\u00e9alisme italien en travaillant la pellicule sur un mode \u00e0 mi-chemin entre le documentaire et la fable surr\u00e9aliste. Reprenant les canons esth\u00e9tiques du n\u00e9or\u00e9alisme, Pasolini termine en 1962 un film poignant intitul\u00e9 <em>Mamma Roma<\/em>. Mettant en sc\u00e8ne une Anna Magnani qui deviendra son \u00e9g\u00e9rie, et une source d&rsquo;inspiration pour d&rsquo;autres cin\u00e9astes prometteurs, le metteur en sc\u00e8ne brosse un tableau saisissant des faubourgs de la <em>Ville \u00e9ternelle<\/em>. Jeune quarantenaire, Pasolini aborde, finalement, le cin\u00e9ma \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un \u00e9crivain et d&rsquo;un sociologue qui a v\u00e9cu \u00ab pour de vrai \u00bb aupr\u00e8s des classes d\u00e9favoris\u00e9es de l&rsquo;Italie de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPraticien d&rsquo;un \u00ab cin\u00e9ma-v\u00e9rit\u00e9 \u00bb proche de la tradition documentaire, Pasolini capte l&rsquo;ambiance extraordinaire des bas-fonds romains en faisant d\u00e9ambuler son personnage principal  une prostitu\u00e9e qui tente de fuir son inhumaine condition  dans les alentours du Parc des aqueducs et de l&rsquo;aqueduc de l&rsquo;Aqua Claudia. Cet opus cin\u00e9matographique inaugure une pratique qui deviendra sa v\u00e9ritable signature : filmer le plus possible les d\u00e9cors naturels de la cit\u00e9 et mettre en sc\u00e8ne des figurants qui ne sont pas des professionnels du septi\u00e8me art. Tourn\u00e9 en noir et blanc, <em>Mamma Roma<\/em> ressemble \u00e0 une v\u00e9ritable plong\u00e9e au plus profond de l&rsquo;existence quotidienne de ce \u00ab petit peuple \u00bb qui n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 plus qu&rsquo;un lointain souvenir.<\/p>\n<h3>Le t\u00e9moin oculaire d&rsquo;une \u00e9poque de transition<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab  la soci\u00e9t\u00e9 de consommation de masse, en recouvrant artificiellement le tissu vivant de l&rsquo;Italie par un ensemble insipide et uniforme de valeurs pragmatiques propres \u00e0 l&rsquo;id\u00e9ologies du \u00ab bien-\u00eatre \u00bb, a litt\u00e9ralement \u00e9touff\u00e9 l&rsquo;identit\u00e9 du pays, a broy\u00e9 dans une m\u00eame machine imb\u00e9cile de normalisation tous les particularismes culturels, les \u00ab petites patries \u00bb et les mondes dialectaux de la campagne italienne, jusqu&rsquo;\u00e0 modifier moralement et m\u00eame physiquement le paysan pauvre  \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPier Paolo Pasolini, in \u00ab \u00c9crits corsaires  Scritti Corsari \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tArtiste manifestement en porte-\u00e0-faux face aux \u00e9lites de son \u00e9poque, Pasolini tente de t\u00e9moigner du d\u00e9litement des anciennes cultures populaires au profit de l&rsquo;imp\u00e9rialisme de cette soci\u00e9t\u00e9 de la consommation qui ne tol\u00e8re plus aucune forme de dissidence. Militant communiste de la premi\u00e8re heure, pourfendant les nostalgiques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime fasciste, le bouillant pol\u00e9miste refuse de basculer dans le \u00ab camp du bien \u00bb repr\u00e9sent\u00e9 par un gauchisme \u00e0 la mode qui fera, de plus en plus, le jeu du grand capitalisme international. R\u00e9alisant que la d\u00e9mocratie-chr\u00e9tienne d&rsquo;apr\u00e8s-guerre sert toujours les m\u00eames int\u00e9r\u00eats qui contr\u00f4laient les fascistes de l&rsquo;\u00e8re mussolinienne, Pasolini tente de cerner avec une pr\u00e9cision sans faille la transition qui s&rsquo;est amorc\u00e9e durant les \u00ab trente glorieuses \u00bb (1945  1975). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe portrait de cette p\u00e9riode de transition est loin d&rsquo;\u00eatre reluisant. Pendant que la masse des anciens prol\u00e9taires, compar\u00e9s \u00e0 des \u00ab n\u00e9o-bourgeois \u00bb, se laisse embrigader par la soci\u00e9t\u00e9 de consommation, un v\u00e9ritable pouvoir occulte tisse sa toile et provoque des crises artificielles qui auront pour effet d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la transformation en profondeur de la soci\u00e9t\u00e9 italienne. Les \u00e9lites aux manettes utiliseront une \u00ab strat\u00e9gie de la tension \u00bb, savamment dos\u00e9e, afin de mettre en sc\u00e8ne ses troupes de choc. Cette mont\u00e9e en crescendo de la tension atteindra son point culminant avec l&rsquo;attentat terroriste de la gare de Bologne en 1980. Ce qui constitue un des attentats terroristes les plus meurtriers du XXe si\u00e8cle aura des cons\u00e9quences consid\u00e9rables sur les futures orientations de la vie politique en Italie. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPier Paolo Pasolini sera, envers et contre tous ses d\u00e9tracteurs, l&rsquo;observateur lucide et proph\u00e9tique d&rsquo;une \u00e9poque charni\u00e8re qui peut se comparer \u00e0 celle qui fut le th\u00e9\u00e2tre de la dissolution du gaullisme en France. Pasolini d\u00e9crypte, avec plusieurs coups d&rsquo;avance, la mutation de l&rsquo;ancien monde paysan et patriarcal vers une soci\u00e9t\u00e9 de consommation qui permet d&rsquo;agr\u00e9ger les citoyens au sein d&rsquo;une \u00ab internationale \u00bb n\u00e9olib\u00e9rale qui ne dit pas son nom. Parlant de la d\u00e9mocratie-chr\u00e9tienne, il souligne que \u00ab bien que ce r\u00e9gime ait fond\u00e9 son pouvoir sur des principes essentiellement oppos\u00e9s \u00e0 ceux du fascisme classique (en renon\u00e7ant, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, \u00e0 la contribution d&rsquo;une \u00c9glise r\u00e9duite \u00e0 n&rsquo;\u00eatre plus qu&rsquo;un fant\u00f4me d&rsquo;elle-m\u00eame), on peut encore tr\u00e8s justement le qualifier de fasciste. Pourquoi ? Avant tout parce que l&rsquo;organisation de l&rsquo;\u00c9tat, \u00e0 savoir le sous-\u00c9tat, est demeur\u00e9e pratiquement la m\u00eame; et plus, \u00e0 travers, par exemple, l&rsquo;intervention de la Mafia. La gravit\u00e9 des formes de sous-gouvernement a beaucoup augment\u00e9 \u00bb. Faisant allusion aux lobbys de l&rsquo;ombre qui poussent leurs pions, Pasolini se rapprochait des conceptions actuelles qui ont trait \u00e0 l&rsquo;\u00ab \u00c9tat profond \u00bb et autres r\u00e9seaux de gouvernance \u00ab occulte \u00bb ayant fini par court-circuiter l&rsquo;appareil d&rsquo;\u00e9tat.<\/p>\n<h3>Quand le discours des politiques sonne faux <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tProfond\u00e9ment influenc\u00e9 par la pens\u00e9e critique d&rsquo;Antonio Gramsci  un th\u00e9oricien marxiste qui mettra de l&rsquo;avant le primat de l&rsquo; \u00ab h\u00e9g\u00e9monie culturelle \u00bb comme moyen central de maintien et de consolidation de l&rsquo;appareil d&rsquo;\u00e9tat dans un monde capitaliste , Pasolini r\u00e9alise que les \u00e9lites italiennes aux commandes utilisent un discours politique caduc. Manipulant des concepts qui avaient leur raison d&rsquo;\u00eatre avant la Deuxi\u00e8me guerre mondiale, la classe politique italienne se comporte en v\u00e9ritable somnambule, incapable de comprendre ce qui se trame derri\u00e8re la sc\u00e8ne. La dislocation des anciens lieux de reproduction des habitus socioculturels et religieux semble avec \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9e par la mutation d&rsquo;un capitalisme qui ne se contente plus d&rsquo;exploiter les masses. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit de transformer les citoyens en consommateurs dociles, sortes de citadins d\u00e9cervel\u00e9s qui ont perdu la m\u00e9moire. Chass\u00e9s de leurs anciens faubourgs, relocalis\u00e9s dans des banlieues uniformes et grises, les nouveaux citoyens de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation ne poss\u00e8dent plus de culture en propre. Il s&rsquo;insurge contre le fait qu&rsquo;\u00abune telle absence de culture devient [devienne], elle aussi, une offense \u00e0 la dignit\u00e9 humaine quand elle se manifeste explicitement comme m\u00e9pris de la culture moderne et, par ailleurs, n&rsquo;exprime que la violence et l&rsquo;ignorance d&rsquo;un monde r\u00e9pressif comme totalit\u00e9\u00bb.<\/p>\n<h3>Le d\u00e9litement de l&rsquo;ancienne soci\u00e9t\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPasolini s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 cette perte des rep\u00e8res identitaires qui finit par gruger les fondations d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9shumanis\u00e9e par le passage en force du nouveau capitalisme apatride des ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 parler de \u00ab r\u00e9volution anthropologique \u00bb et va jusqu&rsquo;\u00e0 affirmer \u00ab que l&rsquo;Italie paysanne et pal\u00e9o-industrielle s&rsquo;est d\u00e9faite, effondr\u00e9e, qu&rsquo;elle n&rsquo;existe plus, et qu&rsquo;\u00e0 sa place il y a un vide qui attend sans doute d&rsquo;\u00eatre rempli par un embourgeoisement g\u00e9n\u00e9ral, du type que j&rsquo;ai \u00e9voqu\u00e9  (modernisant, faussement tol\u00e9rant, am\u00e9ricanisant, etc.) \u00bb.   \u00c0 la mani\u00e8re des pr\u00e9curseurs du cin\u00e9ma-v\u00e9rit\u00e9 et documentaire qu\u00e9b\u00e9cois, Pier Paolo Pasolini filme, enregistre et consigne les derniers s\u00e9diments d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 archa\u00efque en voie de dissolution. Pris \u00e0 parti, dans un premier temps, par les t\u00e9nors de la droite, ce cr\u00e9ateur iconoclaste finira par s&rsquo;attirer les foudres de l&rsquo;intelligentsia au grand complet.  <\/p>\n<h3>Un humaniste d\u00e9gout\u00e9 par la violence ordinaire <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est imp\u00e9ratif de lire (ou de relire) ses \u00ab \u00c9crits corsaires \u00bb qui rassemblent un floril\u00e8ge de ses meilleurs pamphlets et autres \u00e9crits pol\u00e9miques. D\u00e9montrant une intelligence critique sans pareil, Pasolini demeure un v\u00e9ritable h\u00e9r\u00e9tique qui n&rsquo;a jamais baiss\u00e9 la garde face aux trop nombreuses impostures d&rsquo;une intelligentsia, de droite comme de gauche, corrompues jusqu&rsquo;\u00e0 la moelle. Militant communiste, non-croyant et anticonformiste, il se d\u00e9sole, n\u00e9anmoins, de la disparition de cette foi catholique qui repr\u00e9sentait un des \u00ab relais \u00bb de l&rsquo;authentique culture populaire. S&rsquo;il s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 contre le pouvoir d\u00e9magogique des autorit\u00e9s eccl\u00e9siastiques et politiques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime, il admet que celui de la nouvelle classe technocratique est encore plus effrayant. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl tente d&rsquo;esquisser le profil de cette hyper-classe mondiale qui s&rsquo;est install\u00e9e \u00e0 demeure depuis : \u00ab Le portrait-robot de ce visage encore vide du nouveau Pouvoir lui attribue des traits \u00ab modernes \u00bb dus \u00e0 une tol\u00e9rance et \u00e0 une id\u00e9ologie h\u00e9doniste qui se suffit pleinement \u00e0 elle-m\u00eame, mais \u00e9galement des traits f\u00e9roces et essentiellement r\u00e9pressifs : car sa tol\u00e9rance est fausse et, en r\u00e9alit\u00e9, jamais aucun homme n&rsquo;a d\u00fb \u00eatre aussi normal et conformiste que le consommateur; quand \u00e0 l&rsquo;h\u00e9donisme, il cache \u00e9videmment une d\u00e9cision de tout pr\u00e9-ordonner avec une cruaut\u00e9 que l&rsquo;histoire n&rsquo;a jamais connue. Ce nouveau Pouvoir, que personne ne repr\u00e9sente encore et qui est le r\u00e9sultat d&rsquo;une \u00ab mutation \u00bb de la classe dominante, est donc en r\u00e9alit\u00e9  si nous voulons conserver la vieille terminologie  une forme \u00ab totale \u00bb de fascisme \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus que jamais d&rsquo;actualit\u00e9, le vibrant t\u00e9moignage de Pier Paolo Pasolini interpelle ceux et celles qui ont \u00e0 cur de refonder les agoras de nos cit\u00e9s prises en otage. Ses \u00e9crits pol\u00e9miques, ses films et sa truculente po\u00e9sie sont encore accessibles. Mais, pour combien de temps encore ?<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Patrice-Hans Perrier<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h4>Notes<\/h4>\n<p>(*) <em>\u00c9crits corsaires  Scritti corsari<\/em>, une compilation de lettres brulantes mise en forme en 1975. \u00c9crit par Pier Paolo Pasolini, 281 pages  ISBN : 978-2-0812-2662-3. \u00c9dit\u00e9 par Flammarion, 1976.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le th\u00e9or\u00e8me irr\u00e9solu de Pier Paolo Pasolini La figure iconoclaste du cin\u00e9aste italien nous interpelle en cette \u00e9poque de soumission et de trahisons multiples. Nous avons d\u00e9cortiqu\u00e9 les derniers \u00e9crits pol\u00e9miques de Pasolini publi\u00e9s sous le titre d&rsquo;\u00ab \u00c9crits corsaires \u00bb (*). 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