{"id":76157,"date":"2015-10-09T07:05:15","date_gmt":"2015-10-09T07:05:15","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/09\/ah-ah-said-the-clown\/"},"modified":"2015-10-09T07:05:15","modified_gmt":"2015-10-09T07:05:15","slug":"ah-ah-said-the-clown","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/09\/ah-ah-said-the-clown\/","title":{"rendered":"\u201c<em>Ah Ah ! Said the Clown<\/em>\u201d &#8230;"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">\u00ab\u00a0<em>Ah Ah ! Said the Clown<\/em>\u00a0\u00bb &#8230;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>9 octobre 2015 &ndash; J&rsquo;avoue que, d\u00e8s le premier jour o&ugrave; je lui pr\u00eatai attention en tant qu'\u00a0\u00bb\u00e9v\u00e9nement politique\u00a0\u00bb d&rsquo;importance (si l&rsquo;on peut dire pour un <em>sapiens<\/em>), Obama m&rsquo;apparut comme une \u00e9nigme \u00e0 la fois fascinante, irritante, et pour tout dire d&rsquo;une fa\u00e7on redondante si l&rsquo;on veut, &ndash; une \u00ab\u00a0\u00e9nigme \u00e9nigmatique\u00a0\u00bb, de la sorte qu&rsquo;on sent bien qu&rsquo;elle serait faite comme telle par le Ciel, destin\u00e9e \u00e0 n&rsquo;\u00eatre jamais d\u00e9chiffr\u00e9e. Depuis, cette impression ne m&rsquo;a plus quitt\u00e9, et la \u00ab\u00a0formidable &lsquo;<em>cool<\/em>titude'\u00a0\u00bb d&rsquo;Obama, comme disait le pr\u00e9sentateur-clown (Antoine de Caunes) du <em>Grand Journal<\/em>-qui-n&rsquo;est-plus, ce calme \u00e9tonnant de ma&icirc;trise de soi, m&rsquo;a tr\u00e8s vite sembl\u00e9, \u00e0 mesure de ma d\u00e9ception pour sa politique, une formidable d\u00e9fense pour ne pas trop se d\u00e9couvrir plut\u00f4t qu&rsquo;un exceptionnel outil offensif. Sans aucun autre argument que l&rsquo;intuition, fausse ou vraie, je n&rsquo;ai jamais dout\u00e9 de la grande intelligence, de la finesse incontestable de jugement d&rsquo;Obama, malheureusement desservies par une certaine arrogance nonchalante, et presque comme de l&rsquo;indiff\u00e9rence quant \u00e0 la v\u00e9ritable signification de sa fonction ; comme s&rsquo;il \u00e9tait un formidable acteur de la fonction mais qu&rsquo;il se d\u00e9sint\u00e9ressait de la v\u00e9ritable signification de cette fonction, &ndash; \u00ab\u00a0Pr\u00e9sident en passant\u00a0\u00bb, si vous voulez.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est pour ces raisons, je veux dire l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que j&rsquo;ai port\u00e9 au personnage, que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9 par le tr\u00e8s r\u00e9cent article de Robert Parry \u00e0 son propos (voir <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/obama-carence-de-caractere-et-narrative\">hier<\/a> sur le site), et c&rsquo;est bien s&ucirc;r la raison que cet article fut trait\u00e9 notamment de ce point de vue du caract\u00e8re d&rsquo;Obama. L&rsquo;interpr\u00e9tation qu&rsquo;on en fait ici, sur ce site, est que, dans le comportement d&rsquo;Obama par rapport au monde politique qui l&rsquo;entoure et aux d\u00e9cisions qu&rsquo;il a \u00e0 prendre, il souffre de deux faiblesses qui se correspondent : une faiblesse psychologique qui alimente une carence du caract\u00e8re. Par \u00ab\u00a0carence du caract\u00e8re\u00a0\u00bb, il faut comprendre une incompl\u00e9tude du caract\u00e8re qui rend vuln\u00e9rable ce caract\u00e8re et, du coup, met l&rsquo;homme en \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de faiblesse, avec toutes ses qualit\u00e9s mobilis\u00e9es d&rsquo;abord pour tenter de compenser ces faiblesses et pour chercher \u00e0 les dissimuler &#8230; Le caract\u00e8re, je me rappelle l&rsquo;avoir dit en citant ce personnage pour lequel j&rsquo;\u00e9prouve tant d&rsquo;estime et de fascination comme s&rsquo;il \u00e9tait proche de moi, comme un fr\u00e8re ain\u00e9 dans la fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre par le canal de l&rsquo;Histoire, par la forme de l&rsquo;esprit, ou plut\u00f4t, justement, <strong>proche par la forme et la conformation du caract\u00e8re<\/strong>. Bien s&ucirc;r, c&rsquo;est de Talleyrand dont je parle, dont je parlai dans les <em>Chroniques du 19 courant&#8230;<\/em> d&rsquo;ao&ucirc;t 2014, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/chronique-du-19-courant-lhorreur-fascination\">o&ugrave; il \u00e9tait \u00e9crit ceci<\/a>,&ndash;  et on me pardonnera de me citer en partie, puisque c&rsquo;est la bonne cause qui est celle de citer Talleyrand.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>On reviendra l\u00e0-dessus, donc, sur cette \u00ab\u00a0question de caract\u00e8re\u00a0\u00bb, lequel, seul, permet de porter tout ensemble l&rsquo;horreur et la fascination. Le mot (le \u00ab\u00a0caract\u00e8re\u00a0\u00bb), la puissance de la chose telle qu&rsquo;elle m&rsquo;est apparue dans toute son \u00e9vidence, m&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9s par une citation du Diable boiteux, ce diable de Talleyrand qui disait ceci en 1813&#8230; (D\u00e9cembre 1813 pr\u00e9cis\u00e9ment, sc\u00e8ne rapport\u00e9e par Charlotte de Laborie, fille d&rsquo;Antoine-Athanase Roux de Laborie, ami de Talleyrand.)  :<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; \u00ab\u00a0<em>&hellip;Il dit alors une de ces choses qui ne sortent jamais de la m\u00e9moire quand on les a entendues ; &lsquo;Je suis bien aise de vous communiquer une pens\u00e9e qui est venue dans beaucoup de t\u00eates mais que je n&rsquo;ai vu bien nettement d\u00e9velopp\u00e9e nulle part. Il y a trois choses n\u00e9cessaires pour former un grand homme, d&rsquo;abord la position sociale, une haute position ; ensuite la capacit\u00e9 et les qualit\u00e9s ; mais surtout et avant tout le caract\u00e8re. C&rsquo;est le caract\u00e8re qui fait l&rsquo;homme.&rsquo; Et il citait, poursuit-elle, \u00e0 l&rsquo;appui de son dire, tous les demi-dieux de l&rsquo;histoire : Alexandre, C\u00e9sar, Fr\u00e9d\u00e9ric, et ajoutait : &lsquo;Si un des pieds de ce tr\u00e9pied qui doit se maintenir par l&rsquo;\u00e9quilibre doit \u00eatre plus faible que les deux autres, que ce ne soit pas le caract\u00e8re&hellip; que ce ne soit pas le caract\u00e8re !'\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&#8230; Ainsi Obama serait-il, par une faiblesse de sa psychologie, dot\u00e9 d&rsquo;une carence de caract\u00e8re qui le conduit \u00e0 l&rsquo;intimidation de lui-m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire sa propre attitude de c\u00e9der \u00e0 la pression de la repr\u00e9sentation ext\u00e9rieure, contre la force de son caract\u00e8re qu&rsquo;il devrait opposer \u00e0 cette repr\u00e9sentation comme une cuirasse lui permettant de mieux partir \u00e0 la bataille qu&rsquo;il devait livrer. Le r\u00e9sultat est que la ma&icirc;trise exceptionnelle de soi d&rsquo;Obama, cette fa\u00e7on de se contr\u00f4ler, n&rsquo;aboutit nullement \u00e0 prot\u00e9ger son caract\u00e8re pour l&rsquo;aider \u00e0 r\u00e9sorber la carence de cette fonction vitale, pour pouvoir se tenir libre de cette repr\u00e9sentation que lui imposent son entourage et le monde washingtonien avec ses <em>narrative<\/em>, pour pouvoir lancer la contre-offensive une fois l&rsquo;outil du caract\u00e8re assur\u00e9 de sa belle qualit\u00e9 ; elle lui sert plut\u00f4t, fonction purement d\u00e9fensive, \u00e0 dissimuler cette carence pour pouvoir mieux figurer, je veux dire \u00e0 son avantage, dans la repr\u00e9sentation qui l&#8217;emprisonne et dans le r\u00f4le qui lui est attribu\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e0-dessus sa situation de premier pr\u00e9sident Africain-Am\u00e9ricain l&rsquo;a \u00e9cras\u00e9, parce qu&rsquo;il l&rsquo;a v\u00e9cue \u00e9galement comme une sp\u00e9cificit\u00e9 qui l&rsquo;enfermait dans un r\u00f4le dont le script \u00e9tait n\u00e9cessairement artificiel, puisqu&rsquo;impos\u00e9 par le Syst\u00e8me. Il l&rsquo;a bien jou\u00e9, ce r\u00f4le, qui \u00e9tait d&rsquo;\u00eatre Africain-Am\u00e9ricain tout en paraissant ne pas l&rsquo;\u00eatre du tout, et il a obtenu le r\u00e9sultat in\u00e9vitable : approfondir la frustration des Noirs, qui croyait venu le temps de la fin du racisme structurel du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, cr\u00e9er une ranc&oelig;ur nouvelle chez les Blancs (les WASP &#038; consorts) qui ont d\u00e9couvert ce qu&rsquo;ils estiment \u00eatre un \u00ab\u00a0racisme anti-blanc\u00a0\u00bb. Je me rappelle, lors de son inauguration de janvier 2009, les derniers feux de l&rsquo;ivresse qui avait soulev\u00e9 les esprits et surtout les c&oelig;urs lors de l&rsquo;\u00e9lection de novembre 2008. (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lenthousiasme-fou-du-desespoir\">M\u00eame un Tom Engelhardt<\/a>, pourtant si mesur\u00e9, avouait y avoir succomb\u00e9.) Je me rappelle la gentille et jolie Rama Yade, alors encore sous-ministre de circonstances machin\u00e9es par le si-habile Sarko, convi\u00e9e comme commentatrice type-multiculturel par TF1, qui s&rsquo;exclamait, joyeuse, quelque chose comme ceci : \u00ab\u00a0Vous verrez, dans 3 ou 4 g\u00e9n\u00e9rations, on ne s&rsquo;apercevra m\u00eame plus qu&rsquo;un pr\u00e9sident est blanc, noir ou jaune &#8230;\u00a0\u00bb Brave petiote, touchante dans ses contes de f\u00e9e postmoderniste sur le bonheur m\u00e9tiss\u00e9 du monde ; ah, si les choses \u00e9taient si simples et s belles. En fait, le premier pr\u00e9sident Africain-Am\u00e9ricain a \u00e9t\u00e9 une catastrophe sans pr\u00e9c\u00e9dent pour le multiculturalisme, l&rsquo;antiracisme, la cause soci\u00e9tale de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des races, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la disparition du facteur racial &#8230; L\u00e0 aussi, sa \u00ab\u00a0carence de caract\u00e8re\u00a0\u00bb tint un grand r\u00f4le, \u00e0 vouloir trop ostensiblement \u00eatre un mod\u00e8le : il avait tellement peur, le si-<em>cool<\/em> Obama, qu&rsquo;on l&rsquo;accus\u00e2t d&rsquo;\u00eatre le \u00ab\u00a0<em>angry Black man<\/em>\u00a0\u00bb dont parle Parry qu&rsquo;il en oublia d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sident.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>Parry : &laquo; <em>It is, after all, how he rose through the ranks as first an extremely bright academic and later a talented orator and politician. Without family connections or personal wealth, he needed the approval of various influential individuals. If he offended them in some way, he risked being pigeonholed as \u00ab\u00a0an angry black man.\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p> J&rsquo;ai longuement plaid\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 pour lui d&rsquo;\u00eatre ce que ce site nomma avant m\u00eame son \u00e9lection un \u00ab\u00a0<em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/american-gorbatchev\">American <\/a><\/em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/american-gorbatchev\">Gorbatchev<\/a>\u00ab\u00a0, \u00e9cartant toutes les questions qu&rsquo;il devait r\u00e9duire \u00e0 une fonction annexe (pr\u00e9sident Africain-Am\u00e9ricain, vuln\u00e9rabilit\u00e9 du caract\u00e8re aux courants dominants de la politique US, etc.), pour devenir l&rsquo;homme de la rupture. Obama devait \u00eatre l'\u00a0\u00bbhomme r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb contre le Syst\u00e8me devenu Pr\u00e9sident et nullement le \u00ab\u00a0premier pr\u00e9sident Africain-Am\u00e9ricain\u00a0\u00bb. Il a compl\u00e8tement rat\u00e9 ce destin qui demandait un caract\u00e8re de fer et un esprit ferme, avec un c&oelig;ur plein de feu, m\u00eame <strong>et surtout<\/strong> derri\u00e8re l&rsquo;apparence du contr\u00f4le de soi. Il ne fut en rien, d\u00e9cidai-je, un \u00ab\u00a0<em>American<\/em> Gorbatchev\u00a0\u00bb, sinon sa caricature piteuse au talent oratoire exceptionnel mais vide de la substance de la sinc\u00e9rit\u00e9&#8230; Encore un r\u00f4le et il le sait si bien apr\u00e8s tout qu&rsquo;il a l&rsquo;esprit d&rsquo;accepter et de favoriser la caricature de lui-m\u00eame, comme lors du r\u00e9cent d&icirc;ner de gala pour les correspondants de presse aupr\u00e8s de la Maison-Blanche, o&ugrave; l&rsquo;on se demande si la col\u00e8re qu&rsquo;il exprime \u00e0 la fin du \u00ab\u00a0sketch\u00a0\u00bb irr\u00e9sistible de dr\u00f4lerie profonde est r\u00e9elle ou fait partie du sc\u00e9nario.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p> &laquo; <em>Indeed, the comedy duo Key &#038; Peele developed a series of funny skits with Jordan Peele playing the always proper and controlled Obama and Keegan-Michael Key as \u00ab\u00a0anger translator Luther.\u00a0\u00bb Obama even invited \u00ab\u00a0Luther\u00a0\u00bb to translate Obama&rsquo;s <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=xImPwjdvw8U\">speech<\/a> to the 2015 White House Correspondents Dinner, except that by the end of that talk Obama was expressing his own anger and Luther peeled away.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>D\u00e8s lors, sa pr\u00e9sidence est perdue, elle n&rsquo;a aucune utilit\u00e9 politique et devient au contraire, dans cette \u00e9poque terrible que nous vivons o&ugrave; <strong>la com\u00e9die de la communication repr\u00e9sente la force politique m\u00eame<\/strong>, un poison mortel qui p\u00e9n\u00e8tre la fonction, la d\u00e9structure, la dissout, parce que l&rsquo;homme devient une \u00e9tiquette, un hochet, un symbole fabriqu\u00e9 en plastoc pour une consommation en s\u00e9rie selon les r\u00e8gles du Syst\u00e8me. Litt\u00e9ralement, il n&rsquo;existe plus ; avec lui, avec son brio, sa \u00ab\u00a0<em>cool<\/em>titude\u00a0\u00bb, la fonction pr\u00e9sidentielle s&rsquo;entropise dans le marais washingtonien et la com\u00e9die t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e et parisianiste de la globalisation, et dispara&icirc;t peu \u00e0 peu comme dans des sables mouvants. Obama a port\u00e9, avec toutes ses qualit\u00e9s retourn\u00e9es contre lui-en-tant-que-Pr\u00e9sident, un coup mortel \u00e0 la fonction pr\u00e9sidentielle telle qu&rsquo;elle existait au moins depuis Franklin Delano Roosevelt. Apr\u00e8s lui, rien ne sera plus pareil, et c&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;un clown surgit au-dessus de tous, <em>The Donald<\/em>, pour \u00eatre le grand favori \u00e0 la succession ; et tout le monde de s&rsquo;exclamer en-dedans soi en prenant garde de n&rsquo;\u00eatre pas entendu par les vigiles du Syst\u00e8me, les adeptes d\u00e9mocratiques et lib\u00e9raux des \u00ab\u00a0listes noires\u00a0\u00bb o&ugrave; il ne fait pas bon \u00e9mettre quelque doute sur la vertu am\u00e9ricaniste et la grandeur multiculturaliste : \u00ab\u00a0Mais un clown, ce n&rsquo;est pas si b\u00eate\u00a0\u00bb &#8230; Bien vu, c&rsquo;est m\u00eame, dans les circonstance actuelles, une fa\u00e7on de repr\u00e9senter la sagesse retrouv\u00e9e par l&rsquo;exc\u00e8s qui d\u00e9truit la repr\u00e9sentation pompeuse du Syst\u00e8me o&ugrave; excelle le formidable Obama, cette esp\u00e8ce de boue collante, de colle boueuse o&ugrave; l\u00a0\u00bbhomme le plus puissant du monde\u00a0\u00bb s&rsquo;enfonce irr\u00e9m\u00e9diablement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ignore si un <em>The Donald<\/em> sera pr\u00e9sident, mais je sais qu&rsquo;Obama a liquid\u00e9 la pr\u00e9sidence des USA quasiment d&rsquo;une main de ma&icirc;tre &#8230; Et alors m&rsquo;appara&icirc;t l&rsquo;\u00e9vidence ! Car je finirais par croire qu&rsquo;aveugl\u00e9 par la pression de la raison antiSyst\u00e8me, celle qui m&rsquo;avait fait regretter qu&rsquo;Obama n&rsquo;ait pas \u00e9t\u00e9 l'\u00a0\u00bb<em>American<\/em> Gorbatchev\u00a0\u00bb que je croyais qu&rsquo;il serait, je ne serais pas, moi, en train de rater qu&rsquo;en d\u00e9truisant la fonction sacralis\u00e9e du POTUS (<em>President Of The United States<\/em>), Obama nous a discr\u00e8tement signal\u00e9 qu&rsquo;en fait, <strong>il a bien \u00e9t\u00e9 cet \u00ab\u00a0<em>American<\/em> Gorbatchev\u00a0\u00bb<\/strong> qu&rsquo;on attendait de lui. Finalement, ce Machiavel d\u00e9sign\u00e9 par le destin des forces du Ciel devenu antiSyst\u00e8me aurait-il jou\u00e9 sa faiblesse psychologique et sa carence de caract\u00e8re pour justifier cette destruction qu&rsquo;il a accomplie en douceur, \u00ab\u00a0<em>softly, as I leave you<\/em>\u00a0\u00bb ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et ainsi seraient ses derni\u00e8res paroles de Pr\u00e9sident, en passant les clefs de la Maison-Blanche \u00e0 un Trump qui s&rsquo;affublera aussit\u00f4t d&rsquo;un nez rouge en chantant la fameuse chanson des <em>Manfred Mann<\/em> de nos jeunes ann\u00e9es soixante :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=n7nVRGtUJEs\">\u00ab\u00a0<em>Ah Ah ! Said the Clown<\/em>\u00ab\u00a0<\/a> &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ah Ah ! Said the Clown\u00a0\u00bb &#8230; 9 octobre 2015 &ndash; J&rsquo;avoue que, d\u00e8s le premier jour o&ugrave; je lui pr\u00eatai attention en tant qu&rsquo;\u00a0\u00bb\u00e9v\u00e9nement politique\u00a0\u00bb d&rsquo;importance (si l&rsquo;on peut dire pour un sapiens), Obama m&rsquo;apparut comme une \u00e9nigme \u00e0 la fois fascinante, irritante, et pour tout dire d&rsquo;une fa\u00e7on redondante si l&rsquo;on veut, &ndash;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[3612,6536,17015,7258,6301,3483,17016,7150,4866,4464,5499,3741,3424,17017,3134,2699,3050,2639,6782],"class_list":["post-76157","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-american","tag-caractere","tag-cooltitude","tag-donald","tag-faiblesse","tag-gorbatchev","tag-manfred","tag-mann","tag-multiculturalisme","tag-parry","tag-potus","tag-psychologique","tag-racisme","tag-rama","tag-robert","tag-talleyrand","tag-the","tag-trump","tag-yade"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76157","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76157"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76157\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76157"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76157"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76157"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}