{"id":76162,"date":"2015-10-11T17:34:27","date_gmt":"2015-10-11T17:34:27","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/11\/republique-republicains\/"},"modified":"2015-10-11T17:34:27","modified_gmt":"2015-10-11T17:34:27","slug":"republique-republicains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/11\/republique-republicains\/","title":{"rendered":"R\u00e9publique\u00a0? R\u00e9publicains\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">R\u00e9publique ? R\u00e9publicains ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Pas de jour sans que le mot R\u00e9publique ne sorte de la bouche d&rsquo;un politicien. Tout d\u00e9saccord, tout diff\u00e9rent entre celui de gauche, de droite ou du centre, s&rsquo;estompe d\u00e8s que s&rsquo;entend le Mot!&#8230; &laquo; Je suis r\u00e9publicain, monsieur &raquo;, &laquo; Nous les r\u00e9publicains &raquo;, &laquo; Votre parti n&rsquo;est pas r\u00e9publicain &raquo;, etc&hellip; En 2006, parait le <em>M\u00e9mento du r\u00e9publicain<\/em>, ISBN-13:978-2842059439, l&rsquo;\u00e9diteur le pr\u00e9sente ainsi: &laquo; Tous les hommes politiques se disent r\u00e9publicains. Mais dans le m\u00eame temps, ils vident la R\u00e9publique de tout contenu politique au nom d&rsquo;une pr\u00e9tendue modernit\u00e9. On caricature le mod\u00e8le r\u00e9publicain, le rendant responsable de tous les maux pass\u00e9s et pr\u00e9sents. Les Principes r\u00e9publicains sont-ils responsables des injustices sociales d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ou des crimes d&rsquo;hier tels que la colonisation? Non, c&rsquo;est bien plut\u00f4t la trahison syst\u00e9matique de ces principes qui explique ces drames. La mondialisation remet-elle en cause la citoyennet\u00e9, la souverainet\u00e9 populaire? Non c&rsquo;est, \u00e0 l&rsquo;inverse, un projet politique de disparition de toute souverainet\u00e9 populaire qui tire pr\u00e9texte de la mondialisation pour se l\u00e9gitimer. R\u00e9affirmer les principes r\u00e9publicains est un instrument de lutte contre la mondialisation qui restreint les libert\u00e9s, contre les in\u00e9galit\u00e9s qui s&rsquo;accroissent &raquo;. Ce qui revient \u00e0 dire, si je comprends bien, que la R\u00e9publique est le R\u00e9gime Excellent dont la non-application est la mission de la France! Dans une veine semblable, R\u00e9gis Debray, r\u00e9publicain lui aussi, \u00e9crit en 1995: <em>Comme l&rsquo;Homo sapiens est un mammif\u00e8re plus, la r\u00e9publique est la d\u00e9mocratie plus. Plus pr\u00e9cieuse et plus pr\u00e9caire. Plus ingrate, plus gratifiante. La r\u00e9publique, c&rsquo;est la libert\u00e9, plus la raison. L&rsquo;Etat de droit, plus la justice. La tol\u00e9rance, plus la volont\u00e9.<\/em> La r\u00e9publique, cette fois, n&rsquo;est plus d\u00e9finie comme un r\u00e9gime ayant d&ucirc; s&rsquo;accomplir mais ne l&rsquo;ayant pu pour une raison inconnue, elle nous est pr\u00e9sent\u00e9e sous les auspices du myst\u00e9rieux &laquo; plus &raquo;, superlatif dont l&rsquo;explication attendra. En quoi &laquo; la tol\u00e9rance plus la volont\u00e9 &raquo; d\u00e9finit-elle la r\u00e9publique? La r\u00e9publique debray on le voit, se situe elle aussi dans un Empyr\u00e9e dont le &laquo; <strong><em>plus &raquo;,<\/em><\/strong> invisible sur terre, ne fait qu&#8217;empirer. Que cache donc ce mot dont tout le monde jouit, et \u00e0 coup s&ucirc;r m\u00e9suse? Cache-t-il autre chose qu&rsquo;une<em> chose <\/em>pour le<em> populo? <\/em>Et cette chose populiste est-elle si <em>pudique <\/em>qu&rsquo;il ne faille la mentionner qu&rsquo;\u00e0 bout d&rsquo;argument? Est-elle au contraire si <em>impudique<\/em> qu&rsquo;elle se plie aux caprices du client? De quoi cette R\u00e9publique, \u00e0 la fin est-elle le nom?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le mot fait son apparition \u00e0 Rome en 509 a.c (<em>ante Christus<\/em>). Un mot embellit toujours la chose qu&rsquo;il d\u00e9signe, lui donne des vertus qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas. C&rsquo;est ce qui a d&ucirc; se passer pour la<em> publique<\/em>. Qui l&rsquo;a &quot;invent\u00e9&quot; ? Le public, ou ceux qui le dirigent? Comment les dirig\u00e9s l&rsquo;ont-ils pris <em>la chose<\/em>? La prennent-ils seulement? Ne la laissent-ils pas au bord du chemin, laissant les <em>r\u00e9publicains<\/em> s&rsquo;en charger? La R\u00e9publique en g\u00e9n\u00e9ral, la n\u00f4tre en particulier, ovni linguistique traversant les si\u00e8cles et venant se loger dans l&rsquo;esprit fran\u00e7ais un jour de 1789, vaut-il qu&rsquo;on s&rsquo;y arr\u00eate? Depuis cette date, son cadavre d\u00e9compos\u00e9 n&rsquo;a-t-il pas nourri tous ses amants de <em>gauche<\/em> et de <em>droite<\/em>? Surtout le dernier, l&rsquo;incestueux, qui s&rsquo;abouche \u00e0 la matrie r\u00e9publicaine et en force le nom : <em>les R\u00e9publicains<\/em>?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour savoir qui est quoi, il faut un survol historique minimum, un cadre chronologique pour saisir pourquoi nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 appeler notre r\u00e9gime <em>R\u00e9publique, <\/em>et qu&rsquo;assez vite il fallut lui ajouter<em> indivisible, la\u00efque, d\u00e9mocratique et sociale<\/em> pour le rendre cr\u00e9dible. Sans cette l\u00e9gion d&rsquo;adjectifs n&rsquo;aurait-elle pas \u00e9t\u00e9 assez r\u00e9publicaine la R\u00e9publique? Notre propos ne sera pas donc seulement <em>historique<\/em> mais politique, religieux, ethnologique, philosophique, m\u00e9taphysique m\u00eame, afin de le rendre Historique. Il est une r\u00e9flexion globale sur ce que savoir et intuition humaines actuels offrent de convaincant, invite le lecteur non \u00e0 &laquo; jeter la pierre &raquo; mais \u00e0 apporter la sienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les cit\u00e9s antiques, grecques ou romaines, contemporaines dans le temps, l&rsquo;ont-elles \u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;<em>essence<\/em>? Ath\u00e8nes c&rsquo;est la d\u00e9mocratie, mais Sparte, mais Th\u00e8bes? Rome c&rsquo;est la R\u00e9publique, mais surtout, apr\u00e8s sa R\u00e9publique, c&rsquo;est son Empire, son Droit de Cit\u00e9 et son<strong> katholik&oacute;s<\/strong>, son ambition universelle <em>catholique<\/em>, stimul\u00e9e par le Nouveau Dieu. Pourquoi apr\u00e8s l&rsquo;avoir honni lui vient cette certitude d&rsquo;en convaincre <em>son peuple<\/em> par l&rsquo;alpha et l&rsquo;om\u00e9ga, son d\u00e9but et sa fin, sa <em>la\u00efcit\u00e9<\/em> au sein de son <em>eccl\u00e9sia<\/em>, son \u00e9glise? Le <em>la\u00efc<\/em> de l&rsquo;eccl\u00e9sia c&rsquo;est l&rsquo;homme qui appartient au peuple des fid\u00e8les (<em>laos, <\/em>peuple). Il n&rsquo;est pas <em>klerikos<\/em><em>,<\/em> pas clerc, pas cadre. Le laos c&rsquo;est, cette fois, le peuple qu&rsquo;unit non pas le territoire, l&rsquo;origine ethnique ou l&rsquo;humble condition, ni <em>demos<\/em>, ni <em>genos<\/em>, ni <em>plebs<\/em>, mais un engagement commun sur les pas d&rsquo;un dieu fait homme, une assembl\u00e9e convaincue du Ressuscit\u00e9. Ainsi le voit le philosophe-th\u00e9ologien. Il n&rsquo;est pas le seul. C&rsquo;est aussi la d\u00e9finition du &laquo; citoyen r\u00e9publicain &raquo; tel qu&rsquo;il appara&icirc;t dans les discours &laquo; <em>la\u00efques &raquo;<\/em> de Jean Luc M\u00e9lenchon. C&rsquo;est donc une chose tr\u00e8s essentielle et tr\u00e8s actuelle de savoir qui est ce peuple de la chose publique, ce <em>res publicain<\/em> auquel on fait tant honneur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La c&oelig;ur du probl\u00e8me n&rsquo;est pas sa date dans l&rsquo;histoire horizontale il est dans sa verticalit\u00e9, dans le t\u00e9lescopage de facteurs humains et non humains, de facteurs historiques et a-historiques, du temps immobile et du temps qui se d\u00e9roule, de &Alpha;&nu; (ai\u00f4n) et de &Chi;&rho;&nu;&omicron;&sigmaf;, (chronos). La cit\u00e9 grecque connaissait le citoyen ethnique, membre du demos, diff\u00e9rent du m\u00e9t\u00e8que et de l&rsquo;esclave. La romaine connaissait cela mais discernait d&rsquo;autres composantes : la <em>pl\u00e8be<\/em> dont les membres sont <em>clients<\/em> des patriciens, des <em>p\u00e9r\u00e9grins<\/em>, tous ceux au fond consid\u00e9r\u00e9s comme moins bons, hors de la <em>gens<\/em>, hors du <em>clan<\/em>, hors du patriciat mais membre de <em>curies<\/em>, puis de <em>centuries<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire de territoires appartenant \u00e0 la cit\u00e9. Quelques 700 ans plus tard, en 212 p.c (post Christus), l&rsquo;\u00e9dit de l&#8217;empereur Caracalla fait de tous les habitants libres de l&rsquo;Empire des Citoyens, c&rsquo;est-\u00e0-dire des hommes non plus seulement reconnus parce qu&rsquo;ils appartiennent \u00e0 un groupe, \u00e0 un lieu, mais par leur seule <em>Personne<\/em>. Entre temps sto\u00efcisme et \u00e9picurisme avaient ouvert \u00e0 une acceptation de la condition humaine marqu\u00e9e par sa beaut\u00e9 mais son ambig\u00fcit\u00e9. Par ailleurs, si la vie individuelle \u00e9tait confort\u00e9e, elle \u00e9tait \u00e0 la fois ni\u00e9e puisque par le testament d&rsquo;un mort elle \u00e9tendait la loi des morts sur les vivants, faisant d&rsquo;eux des vivants-soumis aux morts, des morts-vivants. Les dieux pa\u00efens, r\u00e9serv\u00e9s, gardaient le silence. Bien avant l&rsquo;\u00e9dit, Pilate, \u00e0 qui J\u00e9sus explique qu&rsquo;il &laquo; rend t\u00e9moignage \u00e0 la V\u00e9rit\u00e9 &raquo;, r\u00e9pond : <em>Qu&rsquo;est-ce que la v\u00e9rit\u00e9<\/em> (Jean 18-38). Cette r\u00e9ponse montre combien \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque les esprits sont ferm\u00e9s \u00e0 toute certitude spirituelle, que le doute est g\u00e9n\u00e9ral. Et c&rsquo;est pourtant dans cette coquille vide de la citoyennet\u00e9 romaine que va se loger la certitude que &laquo; Dieu est au-dedans de nous &raquo;, que &laquo; la pauvret\u00e9 en esprit &raquo; n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;on croit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il n&rsquo;est pas facile de dire avec les mots ce qui se passa dans les esprits au cours des si\u00e8cles qui suivirent. Si une nouvelle certitude habita peu \u00e0 peu les hommes, si la notion juridique de citoyen put, par la pr\u00e9dication, l&rsquo;exemple et les sacrifices, ne pas rester un contenant mais acqu\u00e9rir un contenu et combien la nouvelle religion impuls\u00e9e en Palestine et r\u00e9pandue par des hommes au d\u00e9part peu nombreux, devint ce contenu et fut comprise par un nombre sans cesse croissant d&rsquo;individus dont les pens\u00e9es n&rsquo;avaient plus les contours clairs et convaincants des concepts d&rsquo;Aristote. Ce qu&rsquo;on peut dire, ou plut\u00f4t ce qu&rsquo;on peut <em>faire<\/em>, c&rsquo;est le constat que la &laquo; <strong><em>romanit\u00e9 devint chr\u00e9tienne<\/em><\/strong> &raquo; et nourrit pendant plus de mille ans des certitudes qui furent davantage comprises par le c&oelig;ur des hommes que par leur intellect. Elle fut la foi du Moyen-\u00e2ge qui couvrit l&rsquo;Occident d&rsquo;une &laquo; blanche robe d&rsquo;\u00e9glises &raquo;. La Renaissance, r\u00e9incarnation de l&rsquo;esprit grec, suit. Elle s&rsquo;abreuve de nouvelles nourritures puis\u00e9es dans la math\u00e9matique, l&rsquo;astronomie, la physique, aussi bien que dans kabbale juive. La vieille <em>foi<\/em> du c&oelig;ur commen\u00e7a sa mont\u00e9e vers l&rsquo;esprit sans pour autant avoir toutes les armes pour le conqu\u00e9rir. La romanit\u00e9 finissait, l&rsquo;\u00e2ge Moderne commen\u00e7ait. Il voit la personne humaine s&rsquo;avancer plus loin encore dans sa certitude qu&rsquo;elle est \u00e0 la fois une assembl\u00e9e et une collection d&rsquo;individus uniques et, pour cette raison, plus pr\u00e9cieux que tout. En m\u00eame temps, progr\u00e8s technique aidant, se d\u00e9veloppe la conviction que l&rsquo;homme va se faire &laquo; maitre et possesseur de la nature &raquo;, que cette nature bien qu&rsquo;ingrate doit profiter \u00e0 tous et que chacun doit en avoir sa part. C&rsquo;est la naissance de l&rsquo;esprit d\u00e9mocratique individualiste qui, \u00e0 travers des \u00eatres exceptionnels incarn\u00e9s aussi bien dans le corps d&rsquo;un Pascal, un Louis XIV ou un Rousseau, se fraye un passage jusqu&rsquo;\u00e0 nous. C&rsquo;est la lente arriv\u00e9e du peuple sur la sc\u00e8ne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au d\u00e9but il n&rsquo;est qu&rsquo;un Tiers. Un tiers du reste que sont les deux autres Tiers -nobles et clerg\u00e9- qui sont souvent les m\u00eames et forment une caste, une minorit\u00e9 convaincue que sans elle le monde s&rsquo;effondrerait sur lui-m\u00eame puisque Dieu ne le soutiendrait plus! Le roi est de &laquo; Droit divin &raquo;, est droit parce qu&rsquo;il est divin, tandis que le peuple est courb\u00e9 sous le fardeau voulu par Dieu. Les nobles sont aussi de droit divin \u00e0 peine moins que le roi et les clercs font semblant de croire -et sont en m\u00eame temps persuad\u00e9s- qu&rsquo;ils dictent leur loi au prince, la Loi, la grande \u00e9crite dans le livre des Juifs qu&rsquo;un autre Juif, rebelle celui-l\u00e0, est venu <em>accomplir<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire en souligner l&rsquo;insuffisance dans le cadre de sa r\u00e9alisation puisque le ciel et la terre dureront jusqu&rsquo;\u00e0 ce que tous les iota soient accomplis (Matt.4.17) et que donc, &laquo; quand tu fais l&rsquo;aum\u00f4ne que ta main droite (qui est la Loi), ignore ce que fait ta main gauche &raquo; qui est hors-de-la-Loi, ni au dessus, ni en dessous, mais ailleurs, dans la solitude de ta Nouvelle Libert\u00e9, de ta Personne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce Tiers vit de grands espoirs et de grands esprits le soutiennent mais le vers est dans le fruit car ce <em>tiers<\/em> monde n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un <em>quart<\/em> monde, pas en nombre certes, mais en voix, en influence, en culture. Alors, d\u00e9\u00e7u, souvent d\u00e9muni et sans loi qui autrefois le prot\u00e9geait (ignoble Le Chapelier), parfois d\u00e9s&oelig;uvr\u00e9, il se fait d&rsquo;abord chair \u00e0 canon pour les arm\u00e9es imp\u00e9riales puis chair \u00e0 machine pour les maitres de forges du Creusot et d&rsquo;ailleurs, devient <strong><em>prol\u00e9taire<\/em><\/strong>. Et Rome revient! Un prol\u00e9taire est un citoyen romain qui n&rsquo;a que ses enfants (proles) comme richesse. Il appartient \u00e0 la classe la plus basse de la civitas, de l&rsquo;ensemble des citoyens qui ne peuvent acheter une pi\u00e8ce d&rsquo;armure et ne poss\u00e8dent le droit de vote qu&rsquo;en th\u00e9orie. Un <em>prolo<\/em> au 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle c&rsquo;est soit un ouvrier d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses outils et qui n&rsquo;a d&rsquo;autre possibilit\u00e9 que de vendre sa force de travail \u00e0 celui qui en a, soit un paysan chass\u00e9 de sa terre par l&rsquo;appropriation bourgeoise de la terre et qui est dans la m\u00eame situation. Chez eux, les clercs auront du mal \u00e0 faire revivre l&rsquo;<em>assembl\u00e9e<\/em>, l&rsquo;eccl\u00e9sia d&rsquo;autrefois o&ugrave; se c\u00f4toyaient les la\u00efcs, c&rsquo;est-\u00e0-dire <strong><em>tous<\/em><\/strong> les hommes, y compris les esclaves ou les serfs. La nouvelle eccl\u00e9sia va \u00eatre rassembl\u00e9e par un dr\u00f4le de clerc barbu et allemand et tentera de trouver une dignit\u00e9 que la r\u00e9volution bourgeoise lui avait \u00f4t\u00e9e. Par chance, chez nous Fran\u00e7ais, elle sera r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e in extremis par un autre habit, aussi militaire que celui des soldats de l&#8217;empire, et aussi noir que celui des clercs: les hussards de la r\u00e9publique. Si bien que l&rsquo;instituteur \u00e9vitera aux gouvernants bourgeois le traumatisme d&rsquo;une autre Commune qui celle-l\u00e0 e&ucirc;t d\u00e9bord\u00e9 Paris. Cette r\u00e9forme \u00e0 la hussarde n&#8217;emp\u00eacha pas qu&rsquo;il fallut un &laquo; cimeti\u00e8re sous la lune &raquo; pour calmer les ardeurs de ce prol\u00e9tariat encore trop remuant malgr\u00e9 l&rsquo;hussard: ce fut la merveilleuse Grande Guerre o&ugrave; les ranc&oelig;urs, les frustrations, les peurs et les mis\u00e8res de la France <em>la\u00efque<\/em> purent saigner et suppurer pendant quatre longues ann\u00e9es. A l&rsquo;est, elle r\u00e9ussit et de Commune fit <strong><em>Communisme<\/em><\/strong>, mot puissant charg\u00e9 de passion de justice, et qui comme le mot r\u00e9publique, se r\u00e9v\u00e8lera trop beau pour la chose. La vie est d\u00e9cid\u00e9ment une le\u00e7on de Chose, chose publique ou chose priv\u00e9e mais toujours chose, chosifiante, chosifi\u00e9e, <em>r\u00e9ifi\u00e9e<\/em> si vous pr\u00e9f\u00e9rez le vocabulaire de Marx. A l&rsquo;oppos\u00e9 du peuple russe, un peuple non moins dou\u00e9 que le prolo, le serf ou le koulak mena une r\u00e9volution plus individualiste, plus \u00e9go\u00efque, face cach\u00e9e de la m\u00e9daille prol\u00e9tarienne, qui s&rsquo;appellera <em>western<\/em>. Et c&rsquo;est ainsi que la formule dr\u00f4le d&rsquo;Armand Farrachi dans son <em>Petit lexique d&rsquo;optimisme officiel,<\/em> p.176, nous fait rire et nous enseigne qu&rsquo;&laquo; elle se mit \u00e0 remplacer le sauvage par le domestique, l&rsquo;herbe par le ma\u00efs, les bisons par les vaches, les Indiens par des esclaves noirs ou des ouvriers chinois, pour mieux r\u00e9gner sur un nouveau monde, tel est le mot d&rsquo;ordre du western mais aussi de notre civilisation tout enti\u00e8re : place au b\u00e9tail &raquo;. Mais l&rsquo;espoir n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e9touff\u00e9, le Fran\u00e7ais fit son Front Populiste tandis que le Boche donnait sa pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un Socialisme seulement National. Certains ont cru que c&rsquo;\u00e9tait la m\u00eame chose, d&rsquo;autres non. C&rsquo;est alors que les descendants de Thiers (le mot allemand Thier se prononce [ti:r], s&rsquo;\u00e9crit aujourd&rsquo;hui sans <strong><em>h<\/em><\/strong> mais veut quand m\u00eame dire animal), pr\u00e9par\u00e8rent un complot dont le 9\/11 2001 fut jaloux par anticipation. Ce complot fut baptis\u00e9 par la bouche d&rsquo;un Juif historien de talent : &laquo; Une \u00e9trange d\u00e9faite &raquo;. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une <em>perc\u00e9e,<\/em> programm\u00e9e par les <em>perc\u00e9s<\/em> eux-m\u00eames si bien que les <em>perceurs<\/em> perc\u00e8rent en effet de leurs panzers la ligne mal imagin\u00e9e mais s&rsquo;\u00e9tonn\u00e8rent quand m\u00eame que la premi\u00e8re arm\u00e9e d&rsquo;Europe alli\u00e9e \u00e0 l&rsquo;anglaise et \u00e0 la belge succomb\u00e2t aussi vite. La premi\u00e8re surprise pass\u00e9e, les la\u00efcs de France et de Navarre, cette assembl\u00e9 g\u00e9n\u00e9reuse qui n&rsquo;avait jamais cess\u00e9 de croitre sous les ors corrompus de la r\u00e9publique, per\u00e7a elle aussi et alliant rose et r\u00e9s\u00e9da, ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n&rsquo;y croyaient pas, emb\u00eata s\u00e9rieusement le boche et ses complices de l&rsquo;Union Nationale qui si\u00e9geait soit rue Lauriston, soit \u00e0 Vichy pour se refaire une sant\u00e9 compromise par le 3<sup>e<\/sup> Reich. Staline et ses hordes de bolch\u00e9viks aidant, les FTP s&rsquo;excitant plus que n\u00e9cessaire, Western se d\u00e9cida \u00e0 un d\u00e9barquement massif afin d&rsquo;\u00e9viter que cette France impr\u00e9visible ne succomba \u00e0 son <em>\u00e9glise<\/em> qui avait d\u00e9j\u00e0 tenu un concile CNR, le Conseil National de la R\u00e9sistance, qui pr\u00e9voyait S\u00e9curit\u00e9 Sociale, Nationalisations, Statuts des fonctionnaires, principes pas vraiment go&ucirc;t\u00e9s de ceux qui avaient appel\u00e9 de leurs v&oelig;ux l&rsquo;<em>\u00e9trange d\u00e9faite<\/em> et <em>la victoire de l&rsquo;Allemagne<\/em>. La paix revenue, Western Union Business s&rsquo;abattit sur la France et l&rsquo;Europe habill\u00e9 en Marshall mais n&#8217;emp\u00eacha pas CNR de r\u00e9aliser le c&oelig;ur de son programme. A peine plus tard, un pr\u00eatre-soldat voyant la France s&rsquo;user dans une guerre perdue bouta le Socialo hors l&rsquo;Etat et, convaincu depuis longtemps des m\u00e9faits de ceux qui ignorent l&rsquo;<em>assembl\u00e9e la\u00efque<\/em> pronon\u00e7a cette sentence qui r\u00e9concilia Moscou et Western: &laquo; <em>Je n&rsquo;aime pas les communistes parce qu&rsquo;ils sont communistes, je n&rsquo;aime pas les socialistes parce qu&rsquo;ils ne sont pas socialistes et je n&rsquo;aime pas les miens car ils aiment trop l&rsquo;argent.<\/em>&raquo; Comment r\u00e9sumer mieux l&rsquo;\u00e9conomie politique? Hors la rh\u00e9torique typique de l&rsquo;homme qui se voulut, et qui fut, au dessus des partis, il faut s&rsquo;incliner devant l&rsquo;art de dire en une phrase la <strong><em>diabolique tripartition malfaisante du monde<\/em><\/strong>: On eut des communistes qui furent et sont encore des intello-utopistes (tout dans la t\u00eate, mais une t\u00eate trop pleine et mal faite), on a h\u00e9las encore des socialistes, sentimentaux malhonn\u00eates (tout dans le c&oelig;ur mais le c&oelig;ur est faux), et enfin on a des bourgeois grippe-sous qui ne sont qu&rsquo;intestins qui se goinfrent car ils n&rsquo;ont ni t\u00eate ni c&oelig;ur. Lucifer habite leur haut, Satan leur bas. Le c&oelig;ur, pris entre ces feux est d\u00e9truit. Au dessus de ces infirmes on a un homme qui assure que &laquo;<em>Tout peut un jour arriver, m\u00eame ceci qu&rsquo;un acte conforme \u00e0 l&rsquo;honneur et \u00e0 l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 apparaisse, en fin de compte, comme un bon placement politique<\/em> &raquo;. Phrase que seule la R\u00e9publique du La\u00efc peut faire sienne, c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00e9gime qui n&rsquo;a jamais exist\u00e9 nulle part sauf dans le c&oelig;ur des grands hommes qui se sont appliqu\u00e9s \u00e0 le faire d\u00e9sirer aux petits en laissant parler <em>au-dedans d&rsquo;eux<\/em> leur commune grandeur. Mais cela n&rsquo;a qu&rsquo;un temps, n&rsquo;est qu&rsquo;un temps de la vie des soci\u00e9t\u00e9s et des peuples. Apr\u00e8s l&rsquo;abaissement que P\u00e9tain assuma comme ange noir de l&rsquo;\u00e9trange d\u00e9faite, il fallait que renaisse la grande assembl\u00e9e de la France chr\u00e9tienne, pas chr\u00e9tienne au sens des cur\u00e9s, des salonards, des petits marquis ambitieux style Macron, mais \u00e0 celui de la pl\u00e8be selon Spinoza, pas selon C\u00e9sar, qui un jour aura sa &laquo; part &raquo;:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que la pl\u00e8be n&rsquo;ait ni v\u00e9rit\u00e9 ni jugement, puisque les affaires de l&rsquo;Etat sont trait\u00e9es \u00e0 son insu, et qu&rsquo;elle ne se forge un avis qu&rsquo;\u00e0 partir du peu qu&rsquo;il est impossible de lui dissimuler. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu&rsquo;\u00e0 partir de l\u00e0 ils ne portent pas de jugement, c&rsquo;est le comble de la stupidit\u00e9. Si la pl\u00e8be en effet pouvait se temp\u00e9rer, suspendre son jugement sur ce qu&rsquo;elle conna&icirc;t mal, et juger correctement \u00e0 partir du peu d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d&rsquo;\u00eatre gouvern\u00e9e<\/em>.&raquo; Ou encore ce discours d&rsquo;hier qui s&rsquo;applique parfaitement \u00e0 aujourd&rsquo;hui :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>En France m\u00eame, ces hommes qui n&rsquo;ont de foi qu&rsquo;en leurs billeves\u00e9es et de loi que leur int\u00e9r\u00eat, ces hommes que la d\u00e9cadence de notre r\u00e9gime avait fait foisonner dans la politique, les arm\u00e9es, la presse, le monde, les affaires, se sont ru\u00e9s \u00e0 la servitude. Enfin, une abominable propagande d&rsquo;humiliation et de renoncement a r\u00e9ussi \u00e0 influencer quelques esprits faibles et quelques c&oelig;urs mal accroch\u00e9s. Cet ensemble de malveillances, de l\u00e2chet\u00e9s, de m\u00e9diocrit\u00e9s, put faire supposer que la France, atteinte aux sources de sa vie, tomberait dans l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;asth\u00e9nie chronique o&ugrave; les nations perdent la volont\u00e9 et jusqu&rsquo;au go&ucirc;t de l&rsquo;ind\u00e9pendance, bref, qu&rsquo;elle ne serait plus autre chose qu&rsquo;un grand souvenir du pass\u00e9, une victime du pr\u00e9sent, un accessoire de l&rsquo;avenir<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Celui qui est aujourd&rsquo;hui conscient de ce nouvel abaissement de notre pays et qui aurait le courage de ne plus appeler R\u00e9publique ce r\u00e9gime vermoulu et de dire aux Fran\u00e7ais ce qu&rsquo;il en est de leur pr\u00e9sent et de leur futur s&rsquo;il le veulent vraiment, sait bien que toutes les qualit\u00e9s essentielles ne se retrouvent plus dans un seul homme, qu&rsquo;<strong><em>ils sont d\u00e9sormais plusieurs \u00e0 porter des bribes de v\u00e9rit\u00e9<\/em><\/strong> <strong><em>et qu&rsquo;il faudrait qu&rsquo;ils les mettent en commun<\/em><\/strong> pour qu&rsquo;un pas d\u00e9cisif s&rsquo;accomplisse dans le sens de l&rsquo;<em>Assembl\u00e9e<\/em>, dans le sens d&rsquo;un peuple la\u00efc guid\u00e9 par une foi qui, si elle ne peut plus \u00eatre aujourd&rsquo;hui &laquo; religieuse &raquo;, doit comprendre &laquo; <em>qu&rsquo;aucune modification structurelle de la Cit\u00e9 n&rsquo;est suffisante. On aura beau \u00e9tablir une Cit\u00e9 humaine o&ugrave; l&rsquo;exploitation sera sinon effac\u00e9e du moins consid\u00e9rablement diminu\u00e9e, \u00e9tablir un r\u00e9gime fiscal plus juste, resserrer la hi\u00e9rarchie des salaires, on n&rsquo;obtiendra rien s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une modification profonde du regard jet\u00e9 par les hommes sur le monde et sur la vie. Le malheur restera au fond de l&rsquo;individu humain si cet individu n&rsquo;a pas une vue du monde qui lui permette de d\u00e9passer le d\u00e9sespoir <\/em>&raquo; (H.Guillemin). C&rsquo;est quand m\u00eame autre chose que les pens\u00e9es du bouledogue surestim\u00e9 que fut Churchill qui ne voulut vaincre Hitler que pour tuer la Russie et par l\u00e0 m\u00eame toute justice sociale. En voici une des plus fortes :&laquo;<em>Le vice inh\u00e9rent au capitalisme consiste en une r\u00e9partition in\u00e9gale des richesses. La vertu inh\u00e9rente au socialisme consiste en une \u00e9gale r\u00e9partition de la mis\u00e8re<\/em> &raquo;<em>&hellip;<\/em> Pauvre pilpoul anglo-saxon d&rsquo;un homme finalement assez bas, qui se crut haut, et qui ne dut sa fortune qu&rsquo;au sang et aux larmes. L\u00e0, Marx a raison, c&rsquo;est bien l&rsquo;Histoire qui fait l&rsquo;homme, pas l&rsquo;inverse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laissons Baudelaire, ce tr\u00e8s grand \u00e9conomiste m\u00e9connu, r\u00e9pondre \u00e0 notre Lord boutiquier en se pla\u00e7ant \u00e0 une hauteur qu&rsquo;un aristocrate british ne soup\u00e7onne m\u00eame pas puisqu&rsquo;il place ses banques \u00e0 la hauteur d&rsquo;une Cit\u00e9 (city in english):<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; <em>Le commerce est, par son essence, satanique. Le commerce, c&rsquo;est le pr\u00eat\u00e9-rendu, c&rsquo;est le pr\u00eat avec le sous-entendu : Rends-moi plus que je ne te donne. L&rsquo;esprit de tout commer\u00e7ant est compl\u00e8tement vici\u00e9. Le commerce est naturel, donc il est inf\u00e2me. Le moins inf\u00e2me de tous les commer\u00e7ants, c&rsquo;est celui qui dit : &laquo; Soyons vertueux pour gagner beaucoup plus d&rsquo;argent que les sots qui sont vicieux &raquo;. Pour le commer\u00e7ant, l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 elle-m\u00eame est une sp\u00e9culation de lucre. Le commerce est satanique, parce qu&rsquo;il est une des formes de l&rsquo;\u00e9go\u00efsme, et la plus basse, et la plus vile <\/em>&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quel meilleur leitmotiv pour ceux qui ne veulent plus que tout soit marchandise et qui r\u00eavent de cette R\u00e9publique D\u00e9mocratique qui n&rsquo;a jamais exist\u00e9 et qui existera un jour si les citoyens de cette <em>Invisible Assembl\u00e9e<\/em>, cessent de se faire croire qu&rsquo;ils vivent d\u00e9j\u00e0 sous son r\u00e9gime. &laquo; Car l\u00e0 o&ugrave; deux ou trois sont r\u00e9unis en mon nom, je suis au milieu d&rsquo;eux &raquo; (Matt. 18.20). Imaginez-vous qu&rsquo;un jour, en France (peut-\u00eatre ailleurs), ils se d\u00e9cident \u00e0 \u00eatre des millions! A marier Alpha et om\u00e9ga avec le <em>Je Suis&hellip;<\/em> sans m\u00eame savoir qu&rsquo;ils sont r\u00e9unis par Lui. &Ccedil;a serait une belle r\u00e9ponse \u00e0 ceux qui voient de l&rsquo;Anti christ partout, non ?<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Marc G\u00e9belin<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9publique ? R\u00e9publicains ? Pas de jour sans que le mot R\u00e9publique ne sorte de la bouche d&rsquo;un politicien. 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