{"id":76195,"date":"2015-10-27T06:19:52","date_gmt":"2015-10-27T06:19:52","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/27\/un-ex-president-pour-toutes-les-tempetes\/"},"modified":"2015-10-27T06:19:52","modified_gmt":"2015-10-27T06:19:52","slug":"un-ex-president-pour-toutes-les-tempetes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/10\/27\/un-ex-president-pour-toutes-les-tempetes\/","title":{"rendered":"Un ex-pr\u00e9sident pour toutes les temp\u00eates"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Un ex-pr\u00e9sident pour toutes les temp\u00eates<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Tout bien consid\u00e9r\u00e9, on finirait par se demander si, dans les pays du bloc BAO et parmi eux au c&oelig;ur m\u00eame de l&rsquo;Empire-washingtonien, l&rsquo;homme politique le plus utile et le plus efficace, mais aussi le plus subtil et le plus tol\u00e9rant, ne serait pas l&rsquo;ancien pr\u00e9sident des &Eacute;tats-Unis <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jimmy_Carter\">Jimmy Carter<\/a>. Il est vieux (tout de m\u00eame 91 ans) mais il garde bon pied bon &oelig;il et para&icirc;t infatigable. Intellectuellement, il reste vif et d&rsquo;excellent jugement, d&rsquo;une sinc\u00e9rit\u00e9 et d&rsquo;une justesse inhabituelles ; politiquement, il joue toujours un r\u00f4le d&rsquo;interm\u00e9diaire entre des parties en apparence irr\u00e9conciliables avec un brio qu&rsquo;on ne trouve plus gu\u00e8re dans les hautes sph\u00e8res de la politique du monde occidental-BAO. Il a publi\u00e9 le 23 octobre un <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2015\/10\/26\/opinion\/jimmy-carter-a-five-nation-plan-to-end-the-syrian-crisis.html?_r=2\">tr\u00e8s int\u00e9ressant article<\/a> dans le New York <em>Times<\/em>, sur la question de la crise syrienne.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Carter r\u00e9v\u00e8le dans cet article qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, certainement depuis 2011-2012, le principal trait d&rsquo;union entre Washington et Bachar al-Assad ; en effet, malgr\u00e9 qu&rsquo;officiellement l&rsquo;on se d\u00e9teste et on s&rsquo;ignore jusqu&rsquo;\u00e0 ce que mort s&rsquo;ensuive, &ndash; dans tous les cas, dans le sens des vertueuses d\u00e9mocraties vers le pr\u00e9sident Assad, &ndash; il est n\u00e9cessaire de se parler tout de m\u00eame. Carter, qui conna&icirc;t bien Assad (depuis le temps o&ugrave; Assad \u00e9tait \u00e9tudiant \u00e0 Londres), a donc servi de <em>missi dominici<\/em> entre le pr\u00e9sident syrien et Washington, \u00e0 la demande de Washington qui n&rsquo;a plus d&rsquo;ambassadeur \u00e0 Damas depuis 2011. Jimmy Carter d\u00e9crit Assad comme un homme d&rsquo;un ent\u00eatement peu commun, \u00e0 qui il semble extr\u00eamement difficile de changer d&rsquo;avis, &ndash; et qui n&rsquo;en change certainement pas sous la pression, la menace et l&rsquo;invective ; et tout cela est dit sans la moindre trace, bien au contraire, de l&rsquo;animosit\u00e9 grossi\u00e8re et haineuse contre le personnage comme on en trouve dans la plupart des jugements sur Assad dans nos pays-Syst\u00e8me. (&laquo; <em>His most persistent characteristic was stubbornness; it was almost psychologically impossible for him to change his mind &mdash; and certainly not when under pressure<\/em>. &raquo;) De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, du c\u00f4t\u00e9 des USA, de l&rsquo;administration Obama, c&rsquo;\u00e9tait (et c&rsquo;est toujours mais enfin les choses sont en flux acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e en ce moment) \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame chose mais au nom d&rsquo;une rigidit\u00e9 bureaucratique aveugle qui oublie toutes les r\u00e8gles de la diplomatie, une position compl\u00e8tement bloqu\u00e9e et arr\u00eat\u00e9e, fermant toute possibilit\u00e9 \u00e0 un compromis ou \u00e0 un arrangement : &laquo; <em>Despite our persistent but confidential protests, the early American position was that the first step in resolving the dispute had to be the removal of Mr. Assad from office. Those who knew him saw this as a fruitless demand, but it has been maintained for more than four years. In effect, our prerequisite for peace efforts has been an impossibility<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Carter ne manque pas de rappeler, contrairement \u00e0 la <em>narrative<\/em> de nos salons, que la Syrie d&rsquo;avant l&rsquo;actuel d\u00e9sordre sanglant, \u00e9tait un exemple int\u00e9ressant et louable de r\u00e9ussite de cohabitation de groupes confessionnels et ethniques d&rsquo;habitude antagonistes dans cette r\u00e9gion, c&rsquo;est-\u00e0-dire un de ces mod\u00e8les que nombre de pays au Moyen-Orient aussi bien que nombre de pays du bloc BAO tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment d&rsquo;appliquer : &laquo; <em>Before the revolution began in March 2011, Syria set a good example of harmonious relations among its many different ethnic and religious groups, including Arabs, Kurds, Greeks, Armenians and Assyrians who were Christians, Jews, Sunnis, Alawites and Shiites. The Assad family had ruled the country since 1970, and was very proud of this relative harmony among these diverse groups<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Carter a une appr\u00e9ciation de l&rsquo;origine des troubles en Syrie sans doute trop partielle, que tout le monde ne partage pas chez ses amis syriens et russes, puisqu&rsquo;il s&rsquo;av\u00e8re que l&rsquo;ex-pr\u00e9sident entretient beaucoup d&rsquo;amiti\u00e9s dans ces pays. Quoi qu&rsquo;il en soit de cet historique, il reste que le plan qu&rsquo;il expose et qu&rsquo;il appuie sans r\u00e9serve est celui que proposent les Russe, et qu&rsquo;il l&rsquo;a lui-m\u00eame (Carter) fait suivre \u00e0 l&rsquo;administration Obama au nom de Poutine : lancer des n\u00e9gociations entre 5 pays, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;Arabie, l&rsquo;Iran, la Russie la Turquie et les USA, \u00e0 charge pour ces cinq de proposer un plan global de r\u00e8glement aux diff\u00e9rentes parties syriennes, dont Assad bien entendu. Carter estime la pr\u00e9sence russe et iranienne absolument capitale dans ce processus, car seuls ces deux pays ont assez d&rsquo;influence sur Assad pour le faire entrer dans la n\u00e9gociation avec l&rsquo;esprit ouvert.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour l&rsquo;instant, ce plan reste th\u00e9orique \u00e0 cause des divergences existant entre les 5, notamment sur la question de la position d&rsquo;Assad mais il mesure les positions des uns et des autres, &ndash; et, en passant, on notera l&rsquo;absence de l&rsquo;Europe (et de la France) dans ces projections th\u00e9oriques. Carter consid\u00e8re dans tous les cas que l&rsquo;entr\u00e9e en action des Russes en Syrie, si elle a amen\u00e9 un surcroit de violence et introduit des armements suppl\u00e9mentaires dans la Syrie plong\u00e9 dans le d\u00e9sastreux d\u00e9sordre qu&rsquo;on sait, a eu l&rsquo;avantage inestimable de \u00ab\u00a0clarifier la situation\u00a0\u00bb pour permettre aux uns et aux autres de fixer leurs positions. En quelque sorte, les Russes, en intervenant, mettent toutes les cartes du jeu sur la table, et cela devrait permettre aux uns et aux autres \u00ab\u00a0de se compter\u00a0\u00bb mais aussi les forcer \u00e0 prendre leurs responsabilit\u00e9s, et ainsi de mettre un peu d&rsquo;ordre dans cette situation de compl\u00e8te confusion et de d\u00e9sordre&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>The recent decision by Russia to support the Assad regime with airstrikes and other military forces has intensified the fighting, raised the level of armaments and may increase the flow of refugees to neighboring countries and Europe. At the same time, it has helped to clarify the choice between a political process in which the Assad regime assumes a role and more war in which the Islamic State becomes an even greater threat to world peace. With these clear alternatives, the five nations mentioned above could formulate a unanimous proposal. Unfortunately, differences among them persist<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Toutes ces appr\u00e9ciations et ces prises de position sont notablement originales et rel\u00e8vent dans tous les cas d&rsquo;un franc-parler tr\u00e8s inhabituel : ainsi en est-il de Jimmy Carter, qui reste donc, plus que jamais malgr\u00e9 son \u00e2ge, ce personnage tr\u00e8s actif et tr\u00e8s original qu&rsquo;on a signal\u00e9. Il fut un pr\u00e9sident (de 1977 \u00e01981) souvent d\u00e9cri\u00e9 comme un amateur, un na\u00eff confiant dans les \u00ab\u00a0valeurs\u00a0\u00bb aujourd&rsquo;hui qualifi\u00e9es d&rsquo;humanitaristes (politique des droits de l&rsquo;homme, moralisation de la politique, etc.), et \u00e0 vrai dire sa pr\u00e9sidence ne fut pas une r\u00e9ussite. Bien que plut\u00f4t \u00ab\u00a0lib\u00e9ral\u00a0\u00bb (au sens US et politique du terme, signifiant \u00ab\u00a0progressiste\u00a0\u00bb et sans rapport direct avec la doctrine \u00e9conomique), il fut incapable de ma&icirc;triser l&#8217;emportement antirusse de son conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale Brzezinski alors qu&rsquo;il avait r\u00e9uni au d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat (Cyrus Vance et Paul Warnke) une \u00e9quipe capable d&rsquo;arrangements importants avec l&rsquo;URSS.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Il n&#8217;emp\u00eache, cet homme fut l&rsquo;un des seuls pr\u00e9sidents \u00e0 tenter \u00ab\u00a0s\u00e9rieusement\u00a0\u00bb de dompter le Pentagone et le Complexe Militaro-Industriel, ce qui l&rsquo;entra&icirc;na dans des crises internes sinon personnelles consid\u00e9rables, et tout cela fut indirectement la cause de sa non-r\u00e9\u00e9lection. (De fa\u00e7on tr\u00e8s paradoxale par rapport aux r\u00e9putations respectives, l&rsquo;autre pr\u00e9sident qui a affront\u00e9 directement le CMI fut Nixon, et lui aussi fut victime du CMI, encore plus directement. Il est en g\u00e9n\u00e9ral admis, &ndash; m\u00eame si le chose n&rsquo;est pas dans la <em>narrative<\/em> officielle, &ndash; que ce fut un \u00ab\u00a0complot\u00a0\u00bb bureaucratique du bureau du pr\u00e9sident des comit\u00e9s des chefs d&rsquo;\u00e9tat-major [l&rsquo;amiral Thomas Moorer], parfaitement document\u00e9 dans le livre <em>The Silent Coup<\/em> de 1992, qui fut <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-president-et-quelques-generaux\">\u00e0 la base<\/a> de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/bho-nixon-une-analogie-feconde\">l&rsquo;affaire du Watergate<\/a>, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Bob Woodward, officier du renseignement naval [US Navy] avant de passer au Washington <em>Post<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lib\u00e9r\u00e9 de sa charge et de ses \u00e9checs, Carter a d\u00e9velopp\u00e9 une activit\u00e9 politique internationale extr\u00eamement utile et productive. Le plus remarquable est que cet homme, qui avait permis l&rsquo;intrusion de l&rsquo;humanitaire dans a politique, ne s&rsquo;est absolument pas laiss\u00e9 submerg\u00e9 par le \u00ab\u00a0droitdel&rsquo;hommisme\u00a0\u00bb <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/deluge-biblique-et-affectivisme-postmoderne\">et l&rsquo;affectivisme<\/a> qui caract\u00e9risent les politiques ext\u00e9rieures, souvent bellicistes, des pays du bloc BAO. Il est devenu un tr\u00e8s honn\u00eate conciliateur l\u00e0 o&ugrave; il peut l&rsquo;\u00eatre, et il est l&rsquo;un des tr\u00e8s rares hommes politiques US \u00e0 \u00eatre admis et respect\u00e9 dans tous les pays d\u00e9sign\u00e9s comme ennemis des USA ; on pourrait faire un parall\u00e8le entre lui et Gorbatchev pour l&rsquo;\u00e9volution de sa carri\u00e8re politique et pour son caract\u00e8re, et d&rsquo;ailleurs les deux hommes travaillent souvent ensemble. Comme on le lit dans son article, Carter est capable de parler pos\u00e9ment d&rsquo;Assad et de Poutine, c&rsquo;est-\u00e0-dire comme l&rsquo;on parle d&rsquo;\u00eatres humains, qui plus est chacun pr\u00e9sident dans son pays, tournure extr\u00eamement rare dans la presse-Syst\u00e8me de nos pays. Carter est souvent intervenu contre les courants-Syst\u00e8me pour d\u00e9fendre les conditions de la vie politique et d\u00e9mocratique dans divers pays diabolis\u00e9s \u00e0 cet \u00e9gard, comme la Russie de Poutine justement, ou bien encore le Venezuela de Chavez.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale et sans qu&rsquo;il faille chercher chez lui l&rsquo;\u00e9tincelle du g\u00e9nie, Carter est effectivement un homme de caract\u00e8re. Moins talentueux par exemple qu&rsquo;un Kissinger, il est par contre beaucoup plus courageux et n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 exposer ses pens\u00e9es les plus profondes et les plus iconoclastes sur l&rsquo;\u00e9tat de son pays (\u00ab\u00a0l&rsquo;Am\u00e9rique n&rsquo;est plus une d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb a-t-il d\u00e9clar\u00e9 publiquement il y a quelques mois). Nous faisons cette comparaison avec Kissinger parce qu&rsquo;il est assur\u00e9 que Kissinger a le m\u00eame jugement que Carter sur l&rsquo;actuelle politique \u00e9trang\u00e8re absurde et chaotique des USA ; mais il le chuchote \u00e0 peine et se garde bien de l&rsquo;\u00e9crire alors que Carter le clame sans aucune compromission de sa pens\u00e9e. Il y a chez lui, chez Carter, une extr\u00eame tol\u00e9rance sans pourtant c\u00e9der \u00e0 la complaisance, et comme une fra&icirc;cheur d&rsquo;esprit remarquable ;  l&rsquo;on peut se prendre \u00e0 r\u00eaver \u00e0 ce qu&rsquo;il aurait pu faire comme Pr\u00e9sident si le Syst\u00e8me n&rsquo;avait pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 en place pour le d\u00e9truire.(1)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans l&rsquo;affaire syrienne, il pourrait \u00eatre un homme-clef dans la partie diplomatique qui s&rsquo;annonce, notamment \u00e0 cause de la confiance dont il dispose chez Assad et chez Poutine. Sa derni\u00e8re incartade (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/negationniste-traitre-leurs-folies-bouffes\">\u00ab\u00a0don\u00a0\u00bb fait \u00e0 la Russie<\/a> de la carte \u00e9tablie par le renseignement US des points o&ugrave; <em>Daesh<\/em> se trouve d\u00e9ploy\u00e9 en Syrie) montre qu&rsquo;il y a chez lui un solide non-conformisme et une absence compl\u00e8te de pr\u00e9jug\u00e9s de type-Syst\u00e8me. Selon cette m\u00eame logique prise \u00e0 l&rsquo;envers, le fait que le New York <em>Times <\/em>lui ait ouvert ses colonnes sur cette question syrienne, &ndash; lire le nom d&rsquo;Assad dans le NYT sans l&rsquo;\u00e9pith\u00e8te de \u00ab\u00a0boucher\u00a0\u00bb qui l&rsquo;accompagne en g\u00e9n\u00e9ral ! &ndash; tend \u00e0 montrer que l&rsquo;<em>establishment<\/em> am\u00e9ricaniste est dans le plus profond d\u00e9sarroi par rapport \u00e0 sa politique, ou plut\u00f4t sa non-politique syrienne, par rapport aux \u00e9v\u00e8nements qui se d\u00e9roulent en Syrie, l&rsquo;affirmation militaire, diplomatique et d&rsquo;influence de la Russie qui est en train de se d\u00e9velopper, non pas au Moyen&ndash;Orient seul mais dans le monde. On trouve ci-apr\u00e8s l&rsquo;article de l&rsquo;ex-pr\u00e9sident Carter dans le New York <em>Times<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2015\/10\/26\/opinion\/jimmy-carter-a-five-nation-plan-to-end-the-syrian-crisis.html?_r=2\">23 octobre 2015<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>Note<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(1) &#8230;Et l&rsquo;on ajoutera, pour compl\u00e9ter ce texte <a href=\"http:\/\/www.strategic-culture.org\/news\/2015\/10\/27\/bring-back-jimmy-carter.html\">par une appr\u00e9ciation<\/a> venue apr\u00e8s sa publication, de Paul Craig Roberts le 27 octobre dans <em>Strategic-Culture.org<\/em>, sous le titre <em>Bring Back Jimmy Carter!  <\/em>(On se rappellera que Roberts fut le sous-secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor de Reagan, lequel Reagan battit Carter en 1980, en mettant gravement en doute ses qualit\u00e9s de d\u00e9fenseur de la s\u00e9curit\u00e9 des USA [tandis que son \u00e9quipe montait une machination anti-Carter avec les ayatollahs iraniens et les otages US]. Les temps changent, ce dont personne ne doute.) :<em> &laquo; As former President Jimmy Carter recently said, America is no longer a democracy. America is an oligarchy. Like so many things Carter was right about, but never given credit for by the corrupt American Establishment, Carter is again correct.  I say bring back Jimmy Carter. The man is moral and intelligent. He is a million times better than any presidential candidate in the running. At 90 years of age in a losing war with cancer, Jimmy Carter is out best bet<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">&laquo; A Five-Nation Plan to End the Syrian Crisis<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; I have known Bashar al-Assad, the president of Syria, since he was a college student in London, and have spent many hours negotiating with him since he has been in office. This has often been at the request of the United States government during those many times when our ambassadors have been withdrawn from Damascus because of diplomatic disputes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Bashar and his father, Hafez, had a policy of not speaking to anyone at the American Embassy during those periods of estrangement, but they would talk to me. I noticed that Bashar never referred to a subordinate for advice or information. His most persistent characteristic was stubbornness; it was almost psychologically impossible for him to change his mind &mdash; and certainly not when under pressure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Before the revolution began in March 2011, Syria set a good example of harmonious relations among its many different ethnic and religious groups, including Arabs, Kurds, Greeks, Armenians and Assyrians who were Christians, Jews, Sunnis, Alawites and Shiites. The Assad family had ruled the country since 1970, and was very proud of this relative harmony among these diverse groups.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; When protesters in Syria demanded long overdue reforms in the political system, President Assad saw this as an illegal revolutionary effort to overthrow his \u00ab\u00a0legitimate\u00a0\u00bb regime and erroneously decided to stamp it out by using unnecessary force. Because of many complex reasons, he was supported by his military forces, most Christians, Jews, Shiite Muslims, Alawites and others who feared a takeover by radical Sunni Muslims. The prospect for his overthrow was remote.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; The Carter Center had been deeply involved in Syria since the early 1980s, and we shared our insights with top officials in Washington, seeking to preserve an opportunity for a political solution to the rapidly growing conflict. Despite our persistent but confidential protests, the early American position was that the first step in resolving the dispute had to be the removal of Mr. Assad from office. Those who knew him saw this as a fruitless demand, but it has been maintained for more than four years. In effect, our prerequisite for peace efforts has been an impossibility.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Kofi Annan, the former United Nations secretary general, and Lakhdar Brahimi, a former Algerian foreign minister, tried to end the conflict as special representatives of the United Nations, but abandoned the effort as fruitless because of incompatibilities among America, Russia and other nations regarding the status of Mr. Assad during a peace process.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; In May 2015, a group of global leaders known as the Elders visited Moscow, where we had detailed discussions with the American ambassador, former President Mikhail S. Gorbachev, former Prime Minister Yevgeny M. Primakov, Foreign Minister Sergey V. Lavrov and representatives of international think tanks, including the Moscow branch of the Carnegie Center.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; They pointed out the longstanding partnership between Russia and the Assad regime and the great threat of the Islamic State to Russia, where an estimated 14 percent of its population are Sunni Muslims. Later, I questioned President Putin about his support for Mr. Assad, and about his two sessions that year with representatives of factions from Syria. He replied that little progress had been made, and he thought that the only real chance of ending the conflict was for the United States and Russia to be joined by Iran, Turkey and Saudi Arabia in preparing a comprehensive peace proposal. He believed that all factions in Syria, except the Islamic State, would accept almost any plan endorsed strongly by these five, with Iran and Russia supporting Mr. Assad and the other three backing the opposition. With his approval, I relayed this suggestion to Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; For the past three years, the Carter Center has been working with Syrians across political divides, armed opposition group leaders and diplomats from the United Nations and Europe to find a political path for ending the conflict. This effort has been based on data-driven research about the Syrian catastrophe that the center has conducted, which reveals the location of different factions and clearly shows that neither side in Syria can prevail militarily.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; The recent decision by Russia to support the Assad regime with airstrikes and other military forces has intensified the fighting, raised the level of armaments and may increase the flow of refugees to neighboring countries and Europe. At the same time, it has helped to clarify the choice between a political process in which the Assad regime assumes a role and more war in which the Islamic State ,becomes an even greater threat to world peace. With these clear alternatives, the five nations mentioned above could formulate a unanimous proposal. Unfortunately, differences among them persist.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Iran outlined a general four-point sequence several months ago, consisting of a cease-fire, formation of a unity government, constitutional reforms and elections. Working through the United Nations Security Council and utilizing a five-nation proposal, some mechanism could be found to implement these goals.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; The involvement of Russia and Iran is essential. Mr. Assad&rsquo;s only concession in four years of war was giving up chemical weapons, and he did so only under pressure from Russia and Iran. Similarly, he will not end the war by accepting concessions imposed by the West, but is likely to do so if urged by his allies.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Mr. Assad&rsquo;s governing authority could then be ended in an orderly process, an acceptable government established in Syria, and a concerted effort could then be made to stamp out the threat of the Islamic State.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; The needed concessions are not from the combatants in Syria, but from the proud nations that claim to want peace but refuse to cooperate with one another. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Jimmy Carter<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un ex-pr\u00e9sident pour toutes les temp\u00eates Tout bien consid\u00e9r\u00e9, on finirait par se demander si, dans les pays du bloc BAO et parmi eux au c&oelig;ur m\u00eame de l&rsquo;Empire-washingtonien, l&rsquo;homme politique le plus utile et le plus efficace, mais aussi le plus subtil et le plus tol\u00e9rant, ne serait pas l&rsquo;ancien pr\u00e9sident des &Eacute;tats-Unis Jimmy&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[4202,3643,12572,17065,17062,3308,17063,14051,17064,916,2730,3867],"class_list":["post-76195","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-assad","tag-carter","tag-daesh","tag-dominici","tag-ex-president","tag-humanitaire","tag-intermediaire","tag-jimmy","tag-missi","tag-poutine","tag-russie","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76195","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76195"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76195\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76195"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76195"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76195"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}