{"id":76217,"date":"2015-11-06T06:18:31","date_gmt":"2015-11-06T06:18:31","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/11\/06\/la-puissance-bienveillante-du-monde\/"},"modified":"2015-11-06T06:18:31","modified_gmt":"2015-11-06T06:18:31","slug":"la-puissance-bienveillante-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/11\/06\/la-puissance-bienveillante-du-monde\/","title":{"rendered":"La puissance bienveillante du monde"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La puissance bienveillante du monde<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>6 novembre 2015 &ndash; Apr\u00e8s une journ\u00e9e de r\u00e9flexion, je me suis d\u00e9cid\u00e9 dans le sens qu&rsquo;on va lire. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne digne d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9, l&rsquo;intrusion de la crise du monde dans l&rsquo;inconscient, ou la surconscience d&rsquo;un \u00eatre, de fa\u00e7on si aigue, si insistante, comme si la crise du monde nous pressait et annon\u00e7ait ainsi sa compl\u00e8te r\u00e9alisation &#8230; (Car ma conviction est que je ne suis pas le seul dans ce cas, qu&rsquo;on le sache ou pas, qu&rsquo;on le dise [ou l&rsquo;\u00e9crive] ou non.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je ne suis pas du tout coutumier des r\u00eaves, et non plus des cauchemars. C&rsquo;est-\u00e0-dire que je ne me souviens que tr\u00e8s rarement des r\u00eaves, dont les cauchemars, que je fais n\u00e9cessairement puisque le r\u00eave est une activit\u00e9 coutumi\u00e8re du sommeil. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es et plus, &ndash; je parle du temps pass\u00e9 depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle, et m\u00eame avant, m\u00eame plus longtemps avant, je ne sais, &ndash; je n&rsquo;avais aucun souvenir de mes r\u00eaves \u00e0 mon r\u00e9veil ou apr\u00e8s ; parfois quelques bribes, la sensation d&rsquo;avoir r\u00eav\u00e9, mais rien de plus ;  je n&rsquo;ai pas, au-del\u00e0 de ces tr\u00e8s r\u00e9centes exp\u00e9riences dont je parle ici, le souvenir de m&rsquo;en \u00eatre souvenu&#8230; Et puis, voil\u00e0 que tout change. Le ph\u00e9nom\u00e8ne me para&icirc;t remarquable dans la mesure o&ugrave; <strong>en moins d&rsquo;un mois, deux r\u00eaves-devenus-cauchemars s&rsquo;inscrivent dans ma m\u00e9moire de r\u00e9veil<\/strong> avec une force, une minutie dans le d\u00e9tail, une puissance telle que le ph\u00e9nom\u00e8ne influe radicalement sur mon humeur \u00e0 ce r\u00e9veil, que j&rsquo;identifie pr\u00e9cis\u00e9ment la chose, que je dois me battre pied \u00e0 pied contre cette humeur en en sachant parfaitement la cause comme si elle existait vraiment, bien vivante et r\u00e9elle, et encore devant moi, l\u00e0, avec moi, en d\u00e9taillant mon cauchemar, en l&rsquo;assumant, en le comprenant selon mon interpr\u00e9tation&#8230; Je vous dirais comment j&rsquo;en ai triomph\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On se souvient bien s&ucirc;r que le premier de ces deux cauchemars successifs fit l&rsquo;objet <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/cauchemar-nostalgie-dempire\">d&rsquo;une chronique du <em>Journal dde.crisis<\/em><\/a> le 12 octobre, il y a moins d&rsquo;un mois, d&rsquo;ailleurs avec des r\u00e9actions extr\u00eamement passionnantes des lecteurs de la chronique. Le destin r\u00e9cidive dans cette nuit du 4 au 5 novembre, et j&rsquo;esp\u00e8re ne pas lasser ces m\u00eames lecteurs en m&rsquo;y attachant. L\u00e0 aussi, puissance du r\u00eave, minutie du d\u00e9tail, images grav\u00e9e tr\u00e8s profond\u00e9ment, logique-onirique du d\u00e9veloppement avec ses contrepieds, ses dissimulations et ses ruptures d&rsquo;apparence illogique, sa symbolique \u00e0 fleur de conscience, etc. ; puis humeur extraordinaire, particuli\u00e8rement active et puissante au r\u00e9veil, je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit, \u00e0 croire que la chose noire comme de l&rsquo;encre et comme une nuit sans fin reste pr\u00e9sente, bien vivante, elle aussi sortie de sa nuit pour me poursuivre&#8230; Tout y est.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 ? Nous roulons en voiture sur une autoroute d&rsquo;une beaut\u00e9 somptueuse, d&rsquo;abord \u00e0 cause du lieu et des environs o&ugrave; il se d\u00e9roule : un paysage d&rsquo;une puissance inou\u00efe, et pourtant comme d&rsquo;une douce beaut\u00e9 \u00e9galement tr\u00e8s grande, entre deux cha&icirc;nes de montagne \u00e9lanc\u00e9es, ac\u00e9r\u00e9s et tr\u00e8s hautes, qui proclament leur puissance de granit, avec \u00e0 leur hauteur habituelle dans ces paysages alpins des for\u00eats de sapins sur le flanc, avec une vall\u00e9e tr\u00e8s large entre les deux cha&icirc;nes, presque une plaine, pour les rassembler mais dans un mouvement tr\u00e8s ample et tr\u00e8s large, donnant ainsi \u00e0 l&rsquo;ensemble un m\u00e9lange de grandeur, de sublimit\u00e9, mais aussi d&rsquo;ouverture et d&rsquo;apaisement, et je dirais, par-dessus tout, <strong>de bienveillance, comme peut le montrer un g\u00e9ant s&ucirc;r de sa force et de sa grandeur, et attentif au reste<\/strong>. (En v\u00e9rit\u00e9, rien \u00e0 voir, \u00e0 aucun moment, avec l&rsquo;impression d&rsquo;\u00e9crasement qu&rsquo;on peut parfois \u00e9prouver dans les vall\u00e9e plus encaiss\u00e9s ; domin\u00e9s par l&rsquo;immense hauteur presque inaccessible et pourtant qui vous domine directement, comme certains l&rsquo;\u00e9prouvent parfois \u00e0 Chamonix.) L&rsquo;autoroute est \u00e0 flanc de la pente tr\u00e8s forte, au milieu des sapins, parfaitement int\u00e9gr\u00e9e dans l&rsquo;ensemble, dans la structure de ce monde jusqu&rsquo;\u00e0 ne plus s&rsquo;en distinguer par son incongruit\u00e9 moderniste, et pourtant sans aucune trace de la p\u00e9nombre qui baignent souvent ces grandes for\u00eats d&rsquo;arbres sombres qui ne se d\u00e9partissent jamais de leur ombre puissante avec leur feuillage persistant. En un mot, ce paysage a quelque chose d&rsquo;unique dans l&rsquo;\u00e9quilibre de ses vertus et la force de la proximit\u00e9 qu&rsquo;il arrive \u00e0 \u00e9tablir : sublimit\u00e9, puissance, sombritude irradiant une lumi\u00e8re ind\u00e9finissable (il n&rsquo;est question ni du ciel, ni du soleil, ni du temps qu&rsquo;il fait dans mon r\u00eave), <strong>enfin, toujours et encore, cette omnipr\u00e9sente bienveillance tremp\u00e9e dans l&rsquo;harmonie et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, comme une musique universelle<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans la voiture, ma femme et moi sur les si\u00e8ges de devant, et deux personnes \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re. Je suppose, sans aucune certitude \u00e0 aucun moment, que ce sont les deux filles de ma femme, d&rsquo;un premier mariage, deux jeunes femmes presqu&rsquo;\u00e0 la maturit\u00e9 aujourd&rsquo;hui, dans leurs trentaines. Tous ces personnages d&rsquo;habitude si proches de moi sont d\u00e9sincarn\u00e9s, comme d\u00e9j\u00e0 lointains, presque perdus. Bient\u00f4t s&rsquo;annonce une halte, qui doit \u00eatre, je le suppose l\u00e0 aussi, ce qu&rsquo;on nomme commun\u00e9ment et d&rsquo;une fa\u00e7on si incongrue dans ce paysage grandiose, une \u00ab\u00a0station-service\u00a0\u00bb. L&rsquo;accord g\u00e9n\u00e9ral se fait pour un arr\u00eat, pour faire quelques pas, peut-\u00eatre pour regarder, pour humer&#8230; On emprunte la bretelle montant vers une petite plate-forme (nous roulons sur le flanc haut de la montagne) o&ugrave; se trouve la chose. C&rsquo;est une bien \u00e9trange \u00ab\u00a0station-service\u00a0\u00bb : un tr\u00e8s grand b\u00e2timent de bois dans ce qui doit \u00eatre le style du pays, et de quel pays d&rsquo;ailleurs ; si l&rsquo;on veut un tr\u00e8s grand chalet plut\u00f4t \u00e9tal\u00e9 en surface qu&rsquo;en hauteur (pas plus d&rsquo;un \u00e9tage), sur le site qui est comme un rivage temporaire creus\u00e9 artificiellement pour l&rsquo;autoroute dans l&rsquo;oc\u00e9an des sapins qui grimpent ou qui d\u00e9valent la pente c&rsquo;est selon. Je n&rsquo;ai aucun souvenir : y a-t-il d&rsquo;autres v\u00e9hicules sur cet emplacement qui doit faire office de \u00ab\u00a0parking\u00a0\u00bb ou sommes-nous le seul ? Comme je l&rsquo;ai dit, la \u00ab\u00a0station-service\u00a0\u00bb est \u00e9trange, mais elle est aussi sublime dans son unicit\u00e9 ; non seulement la beaut\u00e9 indicible et comme d&rsquo;un autre temps de cette construction du chalet de bois, mais aucune enseigne, pas le moindre indice de ce qui serait un magasin comme c&rsquo;est la coutume des \u00ab\u00a0stations services\u00a0\u00bb, nulle part la moindre chose qui ressemblerait \u00e0 ces inf\u00e2mes choses, des pompes \u00e0 essence. Rien de tout cela ne nous \u00e9tonne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il y a un chemin qui s&rsquo;enfonce derri\u00e8re le chalet-station, adoss\u00e9 \u00e0 la pente de la montagne et sous les auspices des sombres sapins, et s&rsquo;ouvre plus loin sur une \u00e9chapp\u00e9e qui semble brusquement enrob\u00e9e de lumi\u00e8re. Nous d\u00e9cidons d&rsquo;aller faire quelques pas dans ce sens, ma femme est devant avec celle qui para&icirc;t \u00eatre sa fille ain\u00e9e, moi avec celle que je suppose \u00eatre la cadette, dont j&rsquo;ai l&rsquo;\u00e9trange sensation qu&rsquo;elle devient gar\u00e7on en gardant le caract\u00e8re de la fille, puis, situation compl\u00e8tement diff\u00e9rente, elle ou lui devenu peut-\u00eatre bien mon neveu lorsqu&rsquo;il approchait de ses vingt ans ; il avait toujours \u00e9t\u00e9 mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des gar\u00e7ons dans la famille et, pendant un temps, j&rsquo;aurais aim\u00e9 qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 mon fils. Mais soudain, tous deux ont disparu lorsqu&rsquo;on s&rsquo;aper\u00e7oit qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus personne devant nous. Ma femme et sa compagnie ont disparu de notre vue, bien que le chemin soit assez long pour qu&rsquo;on y voit loin, et lumineux comme j&rsquo;ai dit. Je d\u00e9cide de presser le pas pour les rattraper et conseille \u00e0 ma propre compagnie de retourner vers le chalet pour nous y attendre, pour tenir conseil lorsque nous serons revenus. Une impression rapide d&rsquo;un temps assez long d&rsquo;une marche endiabl\u00e9e mais rien n&rsquo;y fait : personne. Je reviens sur mes pas, vers le chalet-station, et l\u00e0, quelle surprise ! Il n&rsquo;y a plus de chalet mais une de ces inf\u00e2mes b\u00e2tisses blanch\u00e2tres, carr\u00e9es et trapues, sans aucune structure r\u00e9fl\u00e9chie, efficace, esth\u00e9tique, comme on en faisait dans les ann\u00e9es soixante au d\u00e9but de mon \u00e9poque, dans leurs \u00ab\u00a0stations-service\u00a0\u00bb, les murs pleins de salissures, la peinture \u00e9caill\u00e9e, avec des fissures, puante de mati\u00e8re \u00e0 bon march\u00e9 et de conception artificielle et industrielle. J&rsquo;entre, je ne sais comment, ne retrouve pas ma compagnie, et d&rsquo;ailleurs il n&rsquo;y a personne, absolument personne, avec un silence de mort par an\u00e9antissement des choses, et dehors plus de voiture, plus de \u00ab\u00a0parking\u00a0\u00bb. Je suis \u00e0 nouveau en-dehors du b\u00e2timent inf\u00e2me et m&rsquo;aper\u00e7ois qu&rsquo;en fait il est compl\u00e8tement en ruines avec juste la structure intacte pour t\u00e9moigner de ce que fut cette chose, avec des poutres d&rsquo;acier abattus, des tiges de fer tordues et rouill\u00e9es, avec des plaques de contreplaqu\u00e9 bouff\u00e9es par l&rsquo;humidit\u00e9, une ruine de contrefa\u00e7on, de toc, dans laquelle on ne peut plus entrer depuis si longtemps puisque compl\u00e8tement informe, avec cette odeur caract\u00e9ristique de la ruine de toc vieillie dans les intemp\u00e9ries comme par une punition, envahie par des sortes de lianes hostiles, des ronces agressives et m\u00e9chantes. Je me tourne et regarde l&rsquo;autoroute ; qui parle d&rsquo;autoroute ? Un reste immonde de vielle route d&rsquo;un b\u00e9ton fissur\u00e9 et informe rappelant une vague direction et sugg\u00e9rant un usage incertain et sans aucune n\u00e9cessit\u00e9, avec son bitume craquel\u00e9 et us\u00e9, parcouru sinon recouvert bient\u00f4t de plantes sauvages, peut-\u00eatre quelques branches pourries, voire des pierres venues d&rsquo;un \u00e9boulis, tout cela d\u00e9potoir sans queue ni t\u00eate, sans avant ni apr\u00e8s&#8230; Une angoisse extraordinaire m&rsquo;\u00e9treint alors et je d\u00e9couvre, comme Hercule supportant le monde, le v\u00e9ritable sens, le poids, la force, la substance, l&rsquo;\u00e9crasante v\u00e9rit\u00e9 du mot lorsqu&rsquo;il s&rsquo;accompagne d&rsquo;une telle d\u00e9solation des &oelig;uvres humaines : <strong>solitude<\/strong>, comme l&rsquo;on dit d&rsquo;une ruine inf\u00e2me qui sollicite l&rsquo;oubli comme ultime faveur&#8230; Le \u00ab\u00a0r\u00e9veil\u00a0\u00bb sonne alors, quelques notes du pauvre Franz Liszt qui n&rsquo;aurait jamais oser s&rsquo;imaginer enferm\u00e9 dans un t\u00e9l\u00e9phone portable pour cette fonction d\u00e9gradante du r\u00e9veil, et je d\u00e9serte brusquement mon cauchemar. J&rsquo;ignore si je l&rsquo;ai interrompu, si l&rsquo;on \u00ab\u00a0interrompt\u00a0\u00bb un cauchemar, dans tous les cas je me suis lev\u00e9 aussit\u00f4t.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;angoisse me paralysa pendant presque une demi-heure. La bataille fut ardue ensuite, pour m&rsquo;en d\u00e9faire d\u00e9cisivement. Je finis par y parvenir, en plus du <em>Xanax<\/em> insuffisant, en relisant une derni\u00e8re fois les <em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-linconnaissance-remise-a-jour\">Notes d&rsquo;analyse concernant l&rsquo;inconnaissance<\/a><\/em>, sur lesquelles j&rsquo;avais beaucoup travaill\u00e9, dont j&rsquo;avais beaucoup  dout\u00e9, et qui soudain me parurent satisfaisantes. Un grand soulagement m&rsquo;envahit. C&rsquo;est alors que je commen\u00e7ai \u00e0 croire que le v\u00e9ritable h\u00e9ros de mon cauchemar, le <em>deus ex machina<\/em>, celui-l\u00e0 qui m&rsquo;avait permis de tenir malgr\u00e9 tout, c&rsquo;\u00e9tait ce \u00ab\u00a0paysage d&rsquo;une puissance inou\u00efe, et pourtant comme d&rsquo;une douce beaut\u00e9 \u00e9galement tr\u00e8s grande, entre deux cha&icirc;ne de montagne \u00e9lanc\u00e9es, ac\u00e9r\u00e9s et tr\u00e8s hautes, qui proclament leur puissance de granit&#8230; donnant ainsi \u00e0 l&rsquo;ensemble un m\u00e9lange de grandeur, de sublimit\u00e9, mais aussi d&rsquo;ouverture et d&rsquo;apaisement, et je dirais, par-dessus tout, <strong>de bienveillance, comme peut le montrer un g\u00e9ant s&ucirc;r de sa force et de sa grandeur, et attentif au reste<\/strong>&#8230; quelque chose d&rsquo;unique dans l&rsquo;\u00e9quilibre de ses vertus et la force de la proximit\u00e9 qu&rsquo;il arrive \u00e0 \u00e9tablir : sublimit\u00e9, puissance, sombritude irradiant une lumi\u00e8re ind\u00e9finissable&#8230; <strong>enfin, toujours et encore, cette omnipr\u00e9sente bienveillance tremp\u00e9e dans l&rsquo;harmonie et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, comme une musique universelle<\/strong>.\u00a0\u00bb C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a d\u00e9livr\u00e9 de mon cauchemar et, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que j&rsquo;\u00e9crive ces lignes, il n&rsquo;a cess\u00e9 de s&rsquo;affirmer et de montrer sa splendeur dans mon souvenir ; il m&rsquo;a rendu gai, plein d&rsquo;ardeur et d&rsquo;allant pour tout un jour et au-del\u00e0, ce paysage du monde qui semblait exister hors de tous les avatars que j&rsquo;ai rencontr\u00e9s, comme un autre monde autour de cette aventure terrible et affreuse o&ugrave; je m&rsquo;\u00e9tais enfonc\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme je l&rsquo;\u00e9crivais au d\u00e9but, et je le r\u00e9p\u00e8te : \u00ab\u00a0&#8230;l&rsquo;intrusion de la crise du monde dans l&rsquo;inconscient, ou la surconscience d&rsquo;un \u00eatre, de fa\u00e7on si aigue, si insistante, comme si la crise du monde nous pressait et annon\u00e7ait ainsi sa compl\u00e8te r\u00e9alisation\u00a0\u00bb.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La puissance bienveillante du monde 6 novembre 2015 &ndash; Apr\u00e8s une journ\u00e9e de r\u00e9flexion, je me suis d\u00e9cid\u00e9 dans le sens qu&rsquo;on va lire. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne digne d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9, l&rsquo;intrusion de la crise du monde dans l&rsquo;inconscient, ou la surconscience d&rsquo;un \u00eatre, de fa\u00e7on si aigue, si insistante, comme si la crise du monde&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[11098,4554,17096,3228,17095,9436,17098,17097,17100,17099,17101],"class_list":["post-76217","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-bienveillance","tag-cauchemar","tag-chalet","tag-crise","tag-montagnes","tag-reve","tag-sapins","tag-station-service","tag-subconscient","tag-sublimite","tag-surconscience"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76217"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76217\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}