{"id":76314,"date":"2015-12-22T14:03:31","date_gmt":"2015-12-22T14:03:31","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/12\/22\/notes-sur-le-pouvoir-systeme-bloque\/"},"modified":"2015-12-22T14:03:31","modified_gmt":"2015-12-22T14:03:31","slug":"notes-sur-le-pouvoir-systeme-bloque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/12\/22\/notes-sur-le-pouvoir-systeme-bloque\/","title":{"rendered":"Notes sur le pouvoir-Syst\u00e8me bloqu\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Notes sur le pouvoir-Syst\u00e8me bloqu\u00e9<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>22 d\u00e9cembre 2015 &ndash; Nous allons commencer par une confidence : \u00ab\u00a0Nous-n&rsquo;y-com-pre-nons-rien\u00a0\u00bb&#8230; Nous voulons parler de l'\u00a0\u00bbhyper(im)puissance\u00a0\u00bb, les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, et pr\u00e9cis\u00e9ment de sa politique dans la si importante crise syrienne, dite Syrie-II ; rien, rien du tout, entre les \u00ab\u00a0<em>Assad Must Go<\/em>\u00ab\u00a0, les \u00ab\u00a0<em>Yes, We Can <\/em>[<em>Change<\/em>]\u00a0\u00bb, les <em>regime change<\/em>, les d\u00e9clarations de Kerry, les sombres et aust\u00e8res conf\u00e9rences de presse d&rsquo;Obama maudissant Assad, les \u00ab\u00a0sources autoris\u00e9es\u00a0\u00bb exposant le contraire de ce qui se dit officiellement, les menaces de McCain \u00e0 la t\u00eate de sa commission s\u00e9natoriale, les \u00e9ditos du Washington <em>Post<\/em>, les positions toutes en nuances extr\u00e9mistes et contradictoires des uns et des autres, les interpr\u00e9tations qui se colorent de toutes les couleurs de l&rsquo;arc-en-ciel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; \u00ab\u00a0Nous-n&rsquo;y-com-pre-nons-rien\u00a0\u00bb et pourtant pleins d&rsquo;entrain et d&rsquo;ardeur, et d&rsquo;un entrain roboratif car un tel bordel, il faut dire le mot, rel\u00e8ve de l&rsquo;Oeuvre d&rsquo;Art Absolu, quelque chose d&rsquo;indescriptible et d&rsquo;indicible \u00e0 la fois. D&rsquo;autre part, le susdit bordel, bien plus qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement anecdotique ou d\u00e9risoire comme semblerait le sugg\u00e9rer le mot employ\u00e9, constitue au contraire un fait d&rsquo;une force psychologique et intellectuelle consid\u00e9rable, et donc force politique consid\u00e9rable par cons\u00e9quent ; c&rsquo;est-\u00e0-dire une d\u00e9monstration dans ce cas fortement document\u00e9e du naufrage de l&rsquo;hyperpuissance-hyperimpuissance am\u00e9ricaniste, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la perversit\u00e9 et de l&rsquo;inversion de la surpuissance du Syst\u00e8me ; c&rsquo;est-\u00e0-dire enfin, une confirmation de plus mais presque sublime \u00e0 force d&rsquo;universalit\u00e9 du lien incestueux, tr\u00e8s fort, effectivement m\u00e9taphysiquement pervers comme l&rsquo;est l&rsquo;inceste quand il est impos\u00e9 par une fatalit\u00e9, entre cette surpuissance et son autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il y a deux \u00e9l\u00e9ments principaux dans cette analyse : d&rsquo;une part, ce qu&rsquo;on pourrait nommer \u00ab\u00a0les m\u00e9moires de Chuck Hagel\u00a0\u00bb avec <a href=\"http:\/\/foreignpolicy.com\/2015\/12\/18\/hagel-the-white-house-tried-to-destroy-me\/\">la premi\u00e8re interview<\/a> particuli\u00e8rement d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;ancien secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Chuck Hagel, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-systeme-a-vire-hagel\">depuis sa d\u00e9mission de novembre 2014<\/a> (mais effective en f\u00e9vrier 2015), dans <em>ForeignPolicy.com<\/em> le 18 d\u00e9cembre, qui nous fait le r\u00e9cit du calvaire cruel et impuissant de son service public pendant deux ans. D&rsquo;autre part, il y a l&rsquo;actualit\u00e9 de l&rsquo;extraordinaire d\u00e9sordre, non seulement interne (on s&rsquo;en doutait) mais bien au niveau de la communication publique de l&rsquo;expos\u00e9 de la non-politique syrienne des USA, en \u00e9tat permanent de dissolution et comme fig\u00e9e en une sorte de d\u00e9composition paradoxale puisque ne progressant en rien au contraire du processus de d\u00e9composition qui est n\u00e9cessairement dynamique. Le gouvernement des USA, puissance exceptionnaliste et indispensable \u00e0 la tr\u00e8s-bonne marche du monde selon la <em>narrative<\/em> universelle qui a presque un caract\u00e8re sacr\u00e9 dans le chef de ceux qui l&rsquo;\u00e9noncent, <strong>est constitu\u00e9 d&rsquo;un magmas de d\u00e9sordre immobile<\/strong>, exsudant la paralysie et l&rsquo;impuissance, l&rsquo;ensemble semblant constituer une exceptionnelle et grandiose cr\u00e9ation \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;univers de l&rsquo;Art Contemporain si cher \u00e0 la postmodernit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le calvaire de Hagel<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Question r\u00e9trospective : qu&rsquo;\u00e9tait donc aller faire Chuck Hagel dans cette gal\u00e8re ? Nous avons souvent et depuis longtemps donn\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/president-avec-1-des-voix\">une appr\u00e9ciation de l&rsquo;homme<\/a>, &ndash; sans aucun doute serviteur de l&rsquo;am\u00e9ricanisme et donc du Syst\u00e8me, mais tout de m\u00eame honorable, avec un caract\u00e8re mesur\u00e9 et plein de raison, avec des vertus telles que la patriotisme et le r\u00e9alisme d&rsquo;une politique mesur\u00e9e, d&rsquo;une r\u00e9elle probit\u00e9 dans le panier de crabes washingtonien, fid\u00e8le en amiti\u00e9 et ainsi de suite. Sa confirmation au d\u00e9but 2013 comme secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense devant le S\u00e9nat <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/une-tentative-de-coup-detat-dun-nouveau-type\">fut un martyre<\/a> o&ugrave; Hagel, s\u00e9nateur du Nebraska, put mesurer ce que valaient l&rsquo;amiti\u00e9 et l&rsquo;estime de ses pairs lorsqu&rsquo;on se trouve en s\u00e9ance publique, sous le regard de l&rsquo;AIPAC et des cha&icirc;nes de TV diverses ; l&rsquo;exercice de sa fonction de secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense fut un calvaire o&ugrave; Hagel dut essentiellement se d\u00e9fendre contre les attaque venues de toutes parts au sein de l&rsquo;administration, et d&rsquo;abord et essentiellement de la petite bande prolif\u00e9rant regroup\u00e9e autour du pr\u00e9sident, avec la s\u00e9millante Susan Rice (pass\u00e9e de l&rsquo;ambassade US \u00e0 l&rsquo;ONU \u00e0 la direction du National Security Council) en t\u00eate. Rarement sinon jamais dans de tels d\u00e9tails, \u00e0 lire l&rsquo;interview de Hagel et en sachant ce qu&rsquo;est cet homme, l&rsquo;administration d&rsquo;Obama ne parut autant pour ce qu&rsquo;elle est, masque tomb\u00e9 : une cage aux fauves uniquement pr\u00e9occup\u00e9e de destruction \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;elle-m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;autodestruction bien entendu.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&#8230; Car le plus remarquable dans ce que nous rapporte Hagel, surtout lorsqu&rsquo;il parle de Rice qui fait partie du bataillon des harpies (Samantha Powers, Victoria Nuland, Hillary Clinton avant qu&rsquo;elle soit remplac\u00e9e par Kerry) d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 appliquer une politique de d\u00e9sordre, de destruction, de <em>regime change<\/em>, disons type-<em>neocon<\/em> pour faire bref (m\u00eame si elles sont plut\u00f4t de la variante <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/hysteries-en-menage-neocons-et-r2p\">type-R2P<\/a>), c&rsquo;est que l&rsquo;activit\u00e9 bureaucratique suscit\u00e9e par cette tendance qu&rsquo;il d\u00e9crit, \u00e0 la fois \u00e9chevel\u00e9e et effr\u00e9n\u00e9e avec ses r\u00e9unions interminables, ses coups de poignard dans le dos, ses fuites vers la presse pour \u00ab\u00a0d\u00e9truire\u00a0\u00bb ses coll\u00e8gues, <strong>ne m\u00e8nent strictement nulle part comme si ce nulle part \u00e9tait finalement le but<\/strong>. On verrait de la logique dans toute cette agitation antagoniste, dans ces offensives bureaucratiques permanentes, si Rice qui est au centre du dispositif essayait d&rsquo;imposer lors de ces r\u00e9unions une politique-<em>neocon<\/em>, justement, mais il semble bien n&rsquo;en \u00eatre rien. Hagel ne se plaint pas qu&rsquo;on ait voulu imposer une politique donn\u00e9e, type-<em>neocon<\/em> certes, mais il se plaint de l&rsquo;inefficacit\u00e9, de l&rsquo;impuissance et de l&rsquo;agressivit\u00e9 gratuite ; il ne se plaint pas que ces divers guerriers de l&rsquo;extr\u00e9misme ait agi continuellement pour imposer leurs vues ; il constate simplement qu&rsquo;ils agissent sans intention particuli\u00e8re dans ce sens mais simplement en \u00e9tant ce qu&rsquo;ils sont, en sorte qu&rsquo;au bout de compte il n&rsquo;y a aucune d\u00e9cision prise, aucune politique ni aucune strat\u00e9gie, y compris celle qu&rsquo;ils pr\u00f4nent. L\u00e0 est tout l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de son t\u00e9moignage : ils ne produisent pas une politique de d\u00e9sordre selon la fameuse rengaine-<em>neocon<\/em> bien connue des analystes antiSyst\u00e8me qui ne cessent de lui donner un cr\u00e9dit compl\u00e8tement injustifi\u00e9 (produire un \u00ab\u00a0d\u00e9sordre contr\u00f4l\u00e9\u00a0\u00bb), mais ils sont eux-m\u00eames pur d\u00e9sordre qui n&rsquo;arrive \u00e0 rien produire que du d\u00e9sordre incontr\u00f4l\u00e9, comme s&rsquo;ils \u00e9taient autod\u00e9truits avant m\u00eame d&rsquo;affirmer la surpuissance qui conduit \u00e0 l&rsquo;autodestruction. Si l&rsquo;effet produit semble celui d&rsquo;une \u00ab\u00a0politique de d\u00e9sordre\u00a0\u00bb, c&rsquo;est simplement parce que leur impuissance, compte tenu des verrous et des positions qui tiennent encore les USA, produit naturellement et m\u00e9caniquement du d\u00e9sordre que nul ne peut contr\u00f4ler, dont nul ne sait ce qu&rsquo;il en adviendra sinon encore plus de d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Les confidences du martyr-Hagel<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Voici donc quelques extraits des confidences de Chuck Hagel \u00e0 <a href=\"http:\/\/foreignpolicy.com\/2015\/12\/18\/hagel-the-white-house-tried-to-destroy-me\/\"><em>ForeignPolicy.com<\/em><\/a>, un peu en vrac, sans souci n\u00e9cessaire de la chronologie et qui sont d&rsquo;abord donn\u00e9es pour illustrer ce qu&rsquo;on a dit plus haut du \u00ab\u00a0climat\u00a0\u00bb, mais aussi et \u00e9ventuellement pour dispenser quelques informations et observations. L&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale se r\u00e9sume par quelques constats sans surprise : d\u00e9sordre int\u00e9rieur (dans  l&rsquo;administration, avec des conflits constants et des tentatives constantes de diffamation) et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur (du fait de la non-politique de d\u00e9sordre, r\u00e9pandant aveugl\u00e9ment le d\u00e9sordre) ; perte constante de confiance et d&rsquo;influence dans le chef du gouvernement US, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur (du gouvernement) comme \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur (dans les pays amis et \u00ab\u00a0alli\u00e9s\u00a0\u00bb) ; sentiment g\u00e9n\u00e9ral dominant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;administration, et surtout \u00e0 la Maison-Blanche, d&rsquo;une arrogance extr\u00eame et d&rsquo;une certitude du savoir (ph\u00e9nom\u00e8ne fameux de la \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-globalisation-qui-fait-pschitt\">bulle<\/a>\u00ab\u00a0, ou la \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lhyperimpuissance-us-en-mode-turbo\"><em>narrative<\/em> imp\u00e9n\u00e9trable<\/a>\u00a0\u00bb autour d&rsquo;Obama). Il faut \u00e9galement noter avec insistance, pour que le cas soit nettement identifi\u00e9, que nous n&rsquo;avons pas \u00e0 faire ni \u00e0 un antiguerre syst\u00e9matique, ni \u00e0 un \u00ab\u00a0dissident\u00a0\u00bb : Hagel reste un homme du Syst\u00e8me, pr\u00eat \u00e0 appliquer certains aspects de la politique militariste et belliciste, acceptant comme du comptant certains montages \u00e9vidents du Syst\u00e8me (comme l&rsquo;attaque au gaz sarin en Syrie le 21 ao&ucirc;t 2013 mise sur le compte de la tr\u00e8s-connue monstruosit\u00e9 d&rsquo;Assad alors que les pr\u00e9somptions les plus fortes, et de loin, vont vers un montage-provocation conjoint de l&rsquo;Arabie et de la Turquie, par groupe djihadiste comme ex\u00e9cutant)&#8230; On admettra ais\u00e9ment que cela n&rsquo;en rend que plus instructif, \u00e9difiant et exemplaire son t\u00e9moignage. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &laquo; <em>It was Aug. 30, 2013, and the U.S. military was poised for war. Obama had publicly warned Syrian strongman Bashar al-Assad that his regime would face consequences if it crossed a \u00ab\u00a0red line\u00a0\u00bb by employing chemical weapons against its own people. Assad did it anyway, and Hagel had spent the day approving final plans for a barrage of Tomahawk cruise missile strikes against Damascus. U.S. naval destroyers were in the Mediterranean, awaiting orders to fire. Instead, Obama told a stunned Hagel to stand down. Assad&rsquo;s Aug. 21 chemical attack in a Damascus suburb had killed hundreds of civilians, but the president said the United States wasn&rsquo;t going to take any military action against the Syrian government. The president had decided to ignore his own red line &mdash; a decision, Hagel believes, that dealt a severe blow to the credibility of both Obama and the United States<\/em>. [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Hagel, now that time has passed and he&rsquo;s willing to discuss his tenure in office, cited the episode as an example of a White House that has struggled to formulate a coherent policy on Syria, holding interminable meetings that would often end without a decision, even as conditions on the ground worsened and the death toll grew steadily higher<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &laquo; &#8230;<em>The White House&rsquo;s policy deliberations on Syria and other issues run by Rice and her deputies seemed to lead nowhere, according to Hagel. \u00ab\u00a0For one thing, there were way too many meetings. The meetings were not productive,\u00a0\u00bb Hagel said. \u00ab\u00a0I don&rsquo;t think many times we ever actually got to where we needed to be. We kept kind of deferring the tough decisions. And there were always too many people in the room.\u00a0\u00bb At larger White House meetings, with some staffers in the room he did not even know, Hagel was reluctant to speak at length, fearing his stance would find its way into media reports. \u00ab\u00a0The more people you have in a room, the more possibilities there are for self-serving leaks to shape and influence decisions in the press,\u00a0\u00bb he said<\/em>. [&#8230;] <em>\u00ab\u00a0I eventually got to the point where I told Susan Rice that I wasn&rsquo;t going to spend more than two hours in these meetings. Some of them would go four hours.\u00a0\u00bb<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>After clashing repeatedly with the White House, Hagel said it was probably inevitable that he would have to step down as Pentagon chief, given the friction that had developed. But he was not prepared for the <\/em><a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2014\/10\/30\/world\/middleeast\/mounting-crises-raise-questions-on-capacity-of-obamas-team.html\"><em>humiliating way<\/em><\/a><em> in which he was let go, \u00ab\u00a0with certain people just really vilifying me in a gutless, off-the-record kind of way.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>The White House asked Hagel if he would stay on until a successor was found, and he accepted. But even after he agreed to leave, Hagel said, some White House officials trashed him in anonymous <\/em><a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2014\/11\/25\/us\/hagel-said-to-be-stepping-down-as-defense-chief-under-pressure.html\"><em>comments<\/em><\/a><em> to newspapers, claiming he rarely spoke at Situation Room meetings and deferred to Dempsey, the chairman of the Joint Chiefs.  \u00ab\u00a0They already had my resignation, so what was the point of just continuing to try to destroy me?\u00a0\u00bb he said<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &laquo; <em>A month later<\/em> [<em>October 2014<\/em>]<em>, with his concerns mounting about the absence of an overarching policy on Syria and the fight against the Islamic State, Hagel wrote a two-page memo to Rice and Kerry &mdash; and copied the president &mdash; saying the administration needed to decide on its approach to the conflict in Syria and its stance toward the Assad regime. The memo argued that \u00ab\u00a0we don&rsquo;t have a policy,\u00a0\u00bb Hagel told FP. \u00ab\u00a0I was saying, &lsquo;We&rsquo;re not getting to where we need to be,'\u00a0\u00bb he said, \u00ab\u00a0because I&rsquo;m getting this from all of my colleagues around the world. All of my counterparts are coming up to me at NATO meetings and everywhere, saying, &lsquo;What are you doing? Where is this going?'\u00a0\u00bb But Hagel said the memo &mdash; which was not well-received by the White House &mdash; was meant only as an appeal to come up with a coherent way forward and did not attempt to dictate policy. \u00ab\u00a0In the memo, I wasn&rsquo;t blaming anybody. Hell, I was part of the National Security Council,\u00a0\u00bb Hagel said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Since leaving office last February, Hagel said he has not seen a full strategy on Syria materialize. \u00ab\u00a0The administration is still struggling with a political strategy, but Secretary Kerry is making some progress toward the right strategy,\u00a0\u00bb Hagel said, citing recent talks with Russia, Iran, and several Arab governments<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La situation actuelle : d\u00e9sordre <em>as usual<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>On voit que Hagel termine ses d\u00e9clarations par une lueur d&rsquo;espoir, notamment en se r\u00e9f\u00e9rant aux derniers entretiens de Kerry avec les Russes \u00e0 Moscou (voir notre texte <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/rendez-vous-a-moscou-interpretations-et-aveuglements\">du 17 d\u00e9cembre<\/a>) : &laquo; [B]<em>ut Secretary Kerry is making some progress toward the right strategy. <\/em>&raquo; On observera malheureusement, pour lui dans tous les cas, qu&rsquo;il semble y avoir une grande part de supputation optimiste, peut-\u00eatre un peu trop optimiste dans ce constat d&rsquo;une ouverture conduisant \u00e0 une vraie politique et \u00e0 une vraie strat\u00e9gie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la crise Syrie-II. En fait, les r\u00e9sultats de la rencontre de Moscou ont \u00e9t\u00e9 assez diversement interpr\u00e9t\u00e9es. L&rsquo;observation selon laquelle les USA ont capitul\u00e9 devant les Russes (<a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2015-12-16\/humiliation-complete-assad-can-stay-kerry-concedes-after-meeting-putin\">voir <em>ZeroHedge.com<\/em><\/a> le 16 d\u00e9cembre : &laquo; <em>The Humiliation Is Complete: Assad Can Stay, Kerry Concedes After Meeting With Putin<\/em> &raquo;) est partag\u00e9e par divers commentateurs <em>neocons<\/em> soucieux d&rsquo;affaiblir Obama, mais d&rsquo;autres ont des interpr\u00e9tations diff\u00e9rentes. Les Russes eux-m\u00eames sont beaucoup moins enthousiastes et jugent qu&rsquo;il reste des probl\u00e8mes importants \u00e0 r\u00e9soudre. Quant au gouvernement \u00e0 son sommet, soit BHO soi-m\u00eame,  il y a, par exemple, ces remarques de Daniel McAdams, du Ron Paul Institute for Peace, <a href=\"http:\/\/www.ronpaulinstitute.org\/archives\/peace-and-prosperity\/2015\/december\/18\/white-house-schizophrenia-kerry-assad-can-stay-obama-assad-must-go\/\">du 18 d\u00e9cembre<\/a>&#8230; Apr\u00e8s avoir d\u00e9taill\u00e9 les bonnes nouvelles de Moscou et notamment le fait que Kerry semblait avoir assur\u00e9 que la politique du AMG (\u00ab\u00a0<em>Assad Must Go<\/em>\u00ab\u00a0) \u00e9tait abandonn\u00e9e, enterr\u00e9e, oubli\u00e9e, McAdams poursuit, non pas du point de vue de la supputation mais du point de vue des faits :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>But then President Obama opened his mouth at his end-of-year press conference this afternoon and hung his Secretary of State and entire foreign policy apparatus out to dry. <strong>No, Obama decided this afternoon, Assad cannot stay. Assad must go.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>While some alternative news outlets have gloated over the seeming US shift away from a policy of regime change for Syria &ndash; \u00ab\u00a0The Humiliation is Complete: Assad Can Stay, Says Kerry After Meeting Putin,\u00a0\u00bb one of them <a href=\"http:\/\/russia-insider.com\/en\/politics\/humiliation-complete-assad-can-stay-says-kerry-after-meeting-putin\/ri11889\">wrote<\/a> &ndash; we have been <a href=\"https:\/\/www.rt.com\/op-edge\/326112-kerry-visit-moscow-talks\/\">far more suspicious<\/a> of claims that the US had backed away from the demand. It looks like our suspicion has been justified<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bri\u00e8vement dit, nous ne savons toujours pas vraiment o&ugrave; nous en sommes. Mais, consid\u00e9rant ce que Hagel nous dit du travail du gouvernement, et admettant qu&rsquo;il n&rsquo;y ait aucune raison pour qu&rsquo;on le consid\u00e8re comme un cas particulier mais qu&rsquo;il s&rsquo;agit plut\u00f4t, comme cela est \u00e9vident, d&rsquo;une \u00ab\u00a0m\u00e9thode de travail\u00a0\u00bb propre au gouvernement de l&rsquo;am\u00e9ricanisme en g\u00e9n\u00e9ral qui doit \u00e9galement affecter Kerry, la surprise serait bien que nous sachions o&ugrave; nous en sommes. Par cons\u00e9quent, la description que nous donne Hagel ne doit pas \u00eatre prise comme l&rsquo;expos\u00e9 d&rsquo;une exp\u00e9rience personnelle mais l&rsquo;extrapolation personnelle d&rsquo;une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-verite-de-situation-verite\">puissante v\u00e9rit\u00e9-de-situation<\/a>, v\u00e9ritablement structurelle, caract\u00e9risant le pouvoir ex\u00e9cutif des &Eacute;tats-Unis. Par ailleurs les m\u00eames hypoth\u00e8ses sur l&rsquo;impuissance-paralysie que nous sugg\u00e8rent, depuis des ann\u00e9es, les constantes attitudes, initiatives, interventions, etc., de ce pouvoir ex\u00e9cutif comme du pouvoir washingtonien dans le sens le plus large, renforcent ce jugement en se trouvant parfaitement v\u00e9rifi\u00e9es dans ce cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Vision-Syst\u00e8me de l&rsquo;\u00e9tat du pouvoir<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Les deux cas \u00e9voqu\u00e9s et d\u00e9taill\u00e9s ci-dessus, &ndash; celui de Hagel et celui de l&rsquo;\u00e9tat actuel de la politique syrienne des USA, &ndash; \u00e9tablissent \u00e0 la fois une description pr\u00e9cise et une continuit\u00e9 de la chose d\u00e9crite hors des incidents de personne qui doivent permettre de d\u00e9gager un enseignement g\u00e9n\u00e9ral constituant une exp\u00e9rimentation de nombre de propositions et d&rsquo;hypoth\u00e8ses que nous d\u00e9fendons depuis plusieurs ann\u00e9es. Ces propositions et hypoth\u00e8ses sont expos\u00e9es en \u00e9cartant d&rsquo;une fa\u00e7on imp\u00e9rative la tentation qu&rsquo;on aurait da faire de cette situation politique une sp\u00e9cificit\u00e9 am\u00e9ricaniste, mais bien en la pr\u00e9sentant comme l&rsquo;expression de l&rsquo;activit\u00e9 m\u00eame, surpuissante \u00e9videmment, du Syst\u00e8me. Il ne fait en effet aucun doute que ce fonctionnement du gouvernement de l&rsquo;am\u00e9ricanisme se retrouve partout dans ce que nous nommons le bloc-BAO, et singuli\u00e8rement dans les organismes ex\u00e9cutifs de l&rsquo;UE qui fonctionnent exactement de la m\u00eame mani\u00e8re, ne produisant rien qui puisse \u00eatre envisag\u00e9e comme une politique, mais qui ne font qu&rsquo;agir en courroies de transmission des impulsions du Syst\u00e8me pour produire elles-m\u00eames des impulsions (laborieusement qualifi\u00e9es de \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb) productrices partout, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur comme \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, d&rsquo;un d\u00e9sordre sans aucune limite, sans aucun contr\u00f4le, sans aucun but rationnel qu&rsquo;on puisse distinguer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On proposera alors plusieurs points.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; La paralysie et l&rsquo;impuissance sont les deux caract\u00e8res fondamentaux des organes de contr\u00f4le et de direction politique. La politique, <strong>y compris l&rsquo;id\u00e9ologie la plus extr\u00eame qu&rsquo;on supposerait irr\u00e9sistible par son dynamisme<\/strong>, sont totalement incapables d&rsquo;\u00e9chapper aux rets de la bureaucratie, et plus particuli\u00e8rement de cette bureaucratie qui exige pour son fonctionnement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-virtualisme-analyse-et-active\">le <em>groupthinking<\/em><\/a> (ou consensus selon les r\u00e8gles postmodernes, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-virtualisme-narrative\">ou virtualisme<\/a>). Les id\u00e9ologues extr\u00e9mistes se pr\u00e9sentant n\u00e9cessairement, par leur psychologie qui r\u00e9clame toujours plus d&rsquo;extr\u00e9misme, en position implicite de surench\u00e8re, ils deviennent alors les adversaires de l&rsquo;esprit bureaucratique, <strong>m\u00eame si cette bureaucratie est pr\u00eate \u00e0 produire une politique proche de ce qu&rsquo;ils veulent<\/strong>. Ils s&rsquo;enlisent dans d&rsquo;interminables d\u00e9bats o&ugrave; l&rsquo;essentiel le c\u00e8de vite \u00e0 des d\u00e9tails et, finalement, conduisent les r\u00e9unions \u00e0 une sorte d&rsquo;impasse qu&rsquo;ils ont eux-m\u00eames inconsciemment suscit\u00e9e. Le r\u00e9sultat est qu&rsquo;on ne d\u00e9cide rien et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de politique ni de strat\u00e9gie, alors qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucune opposition v\u00e9ritable \u00e0 leur projet fondamental.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&bull; Il r\u00e9sulte de ces impasses permanentes pour mettre au point une politique et une strat\u00e9gie coh\u00e9rentes un vide politique et strat\u00e9gique dont la production exclusive ne peut \u00eatre que le d\u00e9sordre. (Les USA, ayant des positions et des influences un peu partout dans le monde, et surtout au Moyen-Orient, sont oblig\u00e9s de \u00ab\u00a0produire quelque chose\u00a0\u00bb en fait de politique et de strat\u00e9gie, et comme il n&rsquo;y a nulle politique et nulle strat\u00e9gique, c&rsquo;est le d\u00e9sordre qui est ainsi produit sous forme de contradictions, d&rsquo;incoh\u00e9rences, de d\u00e9cisions sans suite, d&rsquo;initiatives contradictoires de divers centres de pouvoir, etc.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Tout cela est domin\u00e9 par une absence compl\u00e8te de contr\u00f4le accompagn\u00e9 d&rsquo;une absence compl\u00e8te de sens de la politique et de la strat\u00e9gie, de la part de Washington, selon une logique \u00e9vidente qui d\u00e9coulent des points pr\u00e9c\u00e9dents. Il s&rsquo;agit ici de la perception ext\u00e9rieure de l&rsquo;action am\u00e9ricaniste, celle qui ne cesse de conduire \u00e0 une r\u00e9duction de l&rsquo;influence des USA, voire \u00e0 des man&oelig;uvres de manipulation des USA par certains \u00ab\u00a0alli\u00e9s\u00a0\u00bb des USA (comme la Turquie, par exemple). D&rsquo;une autre c\u00f4t\u00e9, comme on a pu le voir hier avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-hersh-a-flynn-une-revolte-des-generaux\">les r\u00e9v\u00e9lations de Seymour Hersh<\/a>, cette situation conduit \u00e0 des remous \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, notamment de la part des militaires qui comprennent ais\u00e9ment cette absence de contr\u00f4le et de sens de la direction politique, et tentent de rectifier ce qu&rsquo;ils jugent le plus dangereux dans les effets de d\u00e9sordre obtenus. Ce qui serait per\u00e7u en d&rsquo;autres circonstances comme une r\u00e9bellion avec des aspects frisant la trahison, devient dans cette situation une r\u00e9action de sauvegarde compl\u00e8tement compr\u00e9hensible. Le r\u00e9sultat g\u00e9n\u00e9ral de cette situation est une \u00e9rosion extr\u00eamement rapide de la l\u00e9gitimit\u00e9 et de l&rsquo;autorit\u00e9 du pouvoir civil, avec des cons\u00e9quences possibles importantes au niveau de la politique ext\u00e9rieure <strong>mais aussi et surtout au niveau de la situation int\u00e9rieure du r\u00e9gime<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L&rsquo;ombre du Syst\u00e8me recouvre tout<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Si l&rsquo;on adopte une vision plus large embrassant l&rsquo;\u00e9volution du pouvoir am\u00e9ricaniste depuis 9\/11, on est conduit \u00e0 observer une remarquable continuit\u00e9 dans l&rsquo;action de ce pouvoir. Cette remarque semble paradoxale alors que l&rsquo;on vient de montrer que le pouvoir actuel est en complet d\u00e9sarroi, qu&rsquo;il est paralys\u00e9 et impuissant. On remarquera \u00e9galement que cette situation rappelle celle de l&rsquo;administration GW Bush, particuli\u00e8rement avec les soubresauts de la situation en Irak \u00e0 partir de 2004-2005, avec l&rsquo;interminable crise iranienne ponctu\u00e9e tous les deux ou trois mois de bruits d&rsquo;attaque imminente qui ne se concr\u00e9tis\u00e8rent jamais, avec des remous au sein de la direction (d\u00e9part de Powell en 2005 et de Rumsfeld en 2006), avec des impasses avec le Congr\u00e8s \u00e0 partir de 2006 et une crise totale de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 partir de cette ann\u00e9e-l\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;administration Obama a suivi un peu le m\u00eame trac\u00e9, avec un d\u00e9part qui s&rsquo;est voulu constructif (discours du Caire, \u00ab\u00a0<em>reset<\/em>\u00a0\u00bb avec la Russie) puis s&rsquo;est rapidement d\u00e9structur\u00e9e et dissolue jusqu&rsquo;\u00e0 la situation actuelle. Durant les deux administrations (GW &#038; BHO) furent lanc\u00e9es un nombre consid\u00e9rable d&rsquo;actions clandestines de d\u00e9stabilisation, des \u00ab\u00a0r\u00e9volutions de couleur\u00a0\u00bb de 2002-2005 aux crises ukrainienne et syrienne, toutes aboutissant aux m\u00eames catastrophes, notamment et particuli\u00e8rement pour les int\u00e9r\u00eats US lorsqu&rsquo;on envisage les situations d&rsquo;une fa\u00e7on r\u00e9aliste, &ndash; mais catastrophes produisant au moins du d\u00e9sordre, encore du d\u00e9sordre, toujours du d\u00e9sordre. Parall\u00e8lement, les pouvoirs internes de la n\u00e9buleuse de s\u00e9curit\u00e9 nationale \u00e9volu\u00e8rent vers une autonomie grandissante tandis que se manifestaient de plus en plus ouvertement des comportements autonomes sinon hostiles au \u00ab\u00a0pouvoir central\u00a0\u00bb (notamment les diverses \u00ab\u00a0r\u00e9voltes de g\u00e9n\u00e9raux\u00a0\u00bb dont <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-hersh-a-flynn-une-revolte-des-generaux\">nous parlions hier<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>La m\u00e9thodologie fut le d\u00e9veloppement de l&rsquo;illusion d&rsquo;une action d&rsquo;expansion constante de l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb dont la promotion fut essentiellement le fait du syst\u00e8me de la communication et la corruption psychologique qui l&rsquo;accompagne, &ndash; sans compter les r\u00e9seaux habituels de corruption v\u00e9nale, mais qui n&rsquo;ont pas tant d&rsquo;importance que l&rsquo;on peut croire. Le r\u00e9sultat fut parfaitement inverse, passant de l'\u00a0\u00bbhyperpuissance\u00a0\u00bb \u00e0 l'\u00a0\u00bbhyperimpuissance\u00a0\u00bb : l&rsquo;\u00e9rosion constante de l&rsquo;influence de l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb au profit (!) d&rsquo;une d\u00e9sordre en augmentation constante&#8230; Et c&rsquo;est bien l\u00e0 que se situe <strong>la continuit\u00e9 dont nous parlons : le r\u00e9sultat est bien l&rsquo;expansion continue du d\u00e9sordre<\/strong>, aussi bien sous l&rsquo;administration Bush que sous l&rsquo;administration Obama. Cette continuit\u00e9 se trouve parfaitement d\u00e9finie dans ce que nous nommons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-politique-systeme\">la politique-Syst\u00e8me<\/a>, qui est une \u00e9manation directe <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-systeme\">du Syst\u00e8me<\/a>. Consid\u00e9r\u00e9e de fa\u00e7on int\u00e9gr\u00e9e, le pouvoir du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme consid\u00e9r\u00e9 comme un attribut direct du Syst\u00e8me devient alors beaucoup plus compr\u00e9hensible, avec sa logique de d\u00e9sordre (d\u00e9structuration-dissolution) ainsi que sa dynamique de surpuissance qui s&rsquo;exprime \u00e9videmment par les extr\u00eames (<em>neocon<\/em>, R2P) et produit de l&rsquo;autodestruction en m\u00eame temps que du d\u00e9sordre \u00e0 mesure qu&rsquo;elle progresse. <strong>En quelque sorte, l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb a vendu son \u00e2me au Syst\u00e8me<\/strong>, croyant y trouver la recette de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie \u00e9ternelle et y rencontrant en fait l&rsquo;exact contraire, &ndash; le destin fatal de sa d\u00e9ch\u00e9ance finale, &ndash; le Syst\u00e8me emportant l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb devenu \u00ab\u00a0idiot utile\u00a0\u00bb dans sa course folle et surpuissante vers l&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>De ce point de vue, on a une appr\u00e9ciation beaucoup plus coh\u00e9rente et compr\u00e9hensible de la p\u00e9riode depuis 9\/11, qui s&rsquo;identifie alors de fa\u00e7on \u00e9vidente comme la Grande Crise du Syst\u00e8me avec son d\u00e9cha&icirc;nement de surpuissance, et \u00e9ventuellement (sans aucun doute, de notre point de vue) la Grande Crise d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-leffondrement-du-systeme\">Effondrement du Syst\u00e8me<\/a> op\u00e9rationnalisant l&rsquo;encha&icirc;nement surpuissance-autodestruction. Reste alors, comme nous le faisons \u00e9pisodiquement et comme nous devons y penser constamment, \u00e0 se pencher sur la question fondamentale de l&rsquo;identification du Syst\u00e8me. Pour nous, il reste plus que jamais le prolongement op\u00e9rationnel du \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-dechainement-de-la-matiere\">d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re<\/a>\u00ab\u00a0, et par cons\u00e9quent la matrice de forces mal\u00e9fiques extrahumaines dont l&rsquo;effet recherch\u00e9 est bien la formule <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-dde-definition-et-usage-1\">dd&#038;e<\/a> (d\u00e9structuration, dissolution &#038; entropisation).<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur le pouvoir-Syst\u00e8me bloqu\u00e9 22 d\u00e9cembre 2015 &ndash; Nous allons commencer par une confidence : \u00ab\u00a0Nous-n&rsquo;y-com-pre-nons-rien\u00a0\u00bb&#8230; Nous voulons parler de l&rsquo;\u00a0\u00bbhyper(im)puissance\u00a0\u00bb, les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, et pr\u00e9cis\u00e9ment de sa politique dans la si importante crise syrienne, dite Syrie-II ; rien, rien du tout, entre les \u00ab\u00a0Assad Must Go\u00ab\u00a0, les \u00ab\u00a0Yes, We Can [Change]\u00a0\u00bb, les regime&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4270,3162,3356,2651,17222,4841,17110,855,9933,5944,3194,6342,11131,10986,3014],"class_list":["post-76314","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-autodestruction","tag-dde","tag-desordre","tag-du","tag-effondre","tag-hagel","tag-hyperimpuissance","tag-kerry","tag-martyre","tag-nihilisme","tag-pentagone","tag-rise","tag-surpuissance","tag-susan","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76314"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76314\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76314"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}