{"id":76336,"date":"2016-01-03T16:24:30","date_gmt":"2016-01-03T16:24:30","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/01\/03\/reveillons-perdus-carillons-sans-joie\/"},"modified":"2016-01-03T16:24:30","modified_gmt":"2016-01-03T16:24:30","slug":"reveillons-perdus-carillons-sans-joie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/01\/03\/reveillons-perdus-carillons-sans-joie\/","title":{"rendered":"R\u00e9veillons perdus, carillons sans joie"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">R\u00e9veillons perdus, carillons sans joie<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>3 janvier 2016 &ndash; Les \u00ab\u00a0f\u00eates\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;on dit pour d\u00e9signer cette p\u00e9riode du No\u00ebl au Jour de l&rsquo;An, sont termin\u00e9es. J&rsquo;en garde une impression dont l&rsquo;on trouvait d\u00e9j\u00e0 quelques \u00e9l\u00e9ments, sans aucun doute, dans le &laquo; <em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/noel-blanc-sombre\">No\u00ebl blanc-sombre<\/a><\/em> &raquo; du 25 d\u00e9cembre, dans ce <em>Journal dde.crisis<\/em> ; j&rsquo;en garde une impression \u00e9trange, cotonneuse, une impression d&rsquo;\u00eatre devant une chose extr\u00eamement faussaire dans tous les sens, dans ces manifestations qui m\u00e9langent une certaine volont\u00e9 officielle d&rsquo;afficher leur aspect festif et une certaine retenue couarde sinon terroris\u00e9e de n&rsquo;en pas faire trop ; une impression un peu douloureuse avec quelque m\u00e9pris, l&rsquo;impression de d\u00e9tachement de l&rsquo;observateur sans surprise et absolument d\u00e9tach\u00e9&#8230; \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas mon monde, ce n&rsquo;est pas mon \u00e9poque, je n&rsquo;ai rien de commun avec tout \u00e7a\u00a0\u00bb, me dis-je \u00e0 un moment ou l&rsquo;autre, \u00ab\u00a0et pourtant je m&rsquo;y trouve et je m&rsquo;en juge comptable\u00a0\u00bb ; m\u00e9lange d&rsquo;indiff\u00e9rence et d&rsquo;angoisse, avec ceci influant cela de fa\u00e7ons antinomiques selon les instants, c&rsquo;est-\u00e0-dire entre une indiff\u00e9rence angoiss\u00e9e et une angoisse indiff\u00e9rente. Je contemple tout cela et je me contemple en train de contempler tout cela, et je me dis : \u00ab\u00a0Alors, nous y sommes ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ai eu vent, durant ces derniers jours que l&rsquo;alarme institu\u00e9e depuis 11\/13 et Paris-attentats, continue \u00e0 avoir des cons\u00e9quences \u00e9conomiques, ce domaine qu&rsquo;ils affectionnent tant. Cela s&rsquo;est vu, c&rsquo;est-\u00e0-dire que cela s&rsquo;est confirm\u00e9, pendant ces \u00ab\u00a0f\u00eates\u00a0\u00bb, dans la tr\u00e8s grande faiblesse des activit\u00e9s festives organis\u00e9es, dans les restaurants qui d\u00e9cidaient de ne pas ouvrir pour le r\u00e9veillon du Jour de l&rsquo;An et dans les h\u00f4tels qui font le vide, et tous les autres \u00e9tablissements de ce genre. Comme signal\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, les p\u00e9tarades convenues de l&rsquo;activit\u00e9 festive officielle-populaire qui effraient tant <em>Klara<\/em> ont \u00e9t\u00e9 beaucoup moins nombreuses &hellip; Curieusement, le moment le plus assourdissant maintenant que je peux faire le bilan, et provoquant des tremblements incoercibles chez <em>Klara<\/em>, a eu lieu le soir de No\u00ebl, de 22H00 \u00e0 une heure du matin : comme si, brusquement, le mot d&rsquo;ordre enivrant \u00ab\u00a0Paix sur la terre&#8230;, etc.\u00a0\u00bb lib\u00e9rait <strong>une bouff\u00e9e d&rsquo;audace un peu col\u00e9reuse, presque de r\u00e9volte, et parvenait \u00e0 r\u00e9duire un instant l&rsquo;inhibition qui les a tous engourdis<\/strong>. (J&rsquo;ai eu la surprise significative d&rsquo;un r\u00e9veillon du Jour de l&rsquo;An beaucoup moins bruyant que celui de No\u00ebl \u00e0 cet \u00e9gard.) J&rsquo;ai eu la sensation que les grands momentshabituels d&rsquo;enthousiasme collectif, les rassemblements pour le passage \u00e0 l&rsquo;An Neuf qui font office aujourd&rsquo;hui de Messe de minuit postmoderne, constituaient effectivement une r\u00e9volte dont le sens profond est interpr\u00e9t\u00e9 par moi dans un mode terrifiant et accablant ; comme si l&rsquo;on se r\u00e9voltait du sort commun et que l&rsquo;on reprenait un instant pour s&rsquo;attacher soi-m\u00eame aux cha&icirc;nes du comportement conforme, &ndash; la fameuse \u00ab\u00a0philosophie de l&rsquo;optimisme\u00a0\u00bb h\u00e9rit\u00e9e des USA des ann\u00e9es 1920, &ndash; pour proclamer : \u00ab\u00a0Oui oui, nous sommes encha&icirc;n\u00e9s et heureux de l&rsquo;\u00eatre, All\u00e9luia !\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au reste, et cela pour mesurer notre situation o&ugrave; triomphe la contradiction continuelle, l&rsquo;inhibition g\u00e9n\u00e9rale qui a pr\u00e9sid\u00e9 aux \u00ab\u00a0f\u00eates\u00a0\u00bb vient \u00e9galement d&rsquo;un encha&icirc;nement. Notre contre-civilisation au stade o&ugrave; elle en est devrait \u00eatre d\u00e9sign\u00e9e comme \u00ab\u00a0la civilisation des cha&icirc;nes\u00a0\u00bb, avec ces moments tr\u00e8s r\u00e9ussis d&rsquo;encha&icirc;nement volontaire (La Bo\u00e9tie) v\u00e9cus comme temporairement lib\u00e9rateur, au c&oelig;ur du milieu ambiant d&rsquo;une autre sorte d&rsquo;encha&icirc;nement, dominant celui-l\u00e0, l&rsquo;encha&icirc;nement par inhibition. La Bo\u00e9tie disait asservissement (et \u00ab\u00a0asservissement volontaire\u00a0\u00bb pour son compte), mais je pr\u00e9f\u00e8re parler des cha&icirc;nes qui emprisonnent car la psychologie, compl\u00e8tement affol\u00e9e, aux abois, n&rsquo;est plus du tout adapt\u00e9e \u00e0 cette situation ; le qualificatif \u00ab\u00a0volontaire\u00a0\u00bb devient inappropri\u00e9, et je mettrais plut\u00f4t, \u00e0 sa place, \u00ab\u00a0erratique\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0encha&icirc;nement erratique\u00a0\u00bb, tant\u00f4t volontaire tant\u00f4t pas, tout cela dans le plus complet d\u00e9sordre qui renvoie \u00e0 la psychologie). Cela vaut encore plus pour nos dirigeants-Syst\u00e8me et nos \u00e9lites-Syst\u00e8me que pour le reste, le <em>vulgum pecus<\/em>, car tout le monde est encha&icirc;n\u00e9 l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre. Pour les premiers, nos \u00e9lites-Syst\u00e8me, je me demande m\u00eame si la <em>coke<\/em> et les divers produits \u00e0 base d&rsquo;amph\u00e9tamine font encore leur effet.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi suis-je conduit \u00e0 ma remarque g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 la lumi\u00e8re des ann\u00e9es de guerre-terrorisme que j&rsquo;ai v\u00e9cues dans ma jeunesse adolescente (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/je-veux-rentrer-en-syrie\">j&rsquo;en ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9<\/a> et certainement j&rsquo;y reviendrai \u00e9pisodiquement). La persistance de l&rsquo;effet produit par 13\/11, <strong>autant dans les directions-Syst\u00e8me que dans le public unis dans la m\u00eame attente angoiss\u00e9e<\/strong>, est pour moi un sujet de stup\u00e9faction sans fin devant la disproportion absurde entre les effets qui ne se produisent pas et les causes qu&rsquo;on ne cesse de d\u00e9crire de plus en plus d&rsquo;une couleur catastrophique. Il nous manque d\u00e9sormais le sens du tragique et la notion de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme quotidien qui existent naturellement dans l&rsquo;\u00eatre confront\u00e9 aux terribles embard\u00e9es de l&rsquo;Histoire, sauf s&rsquo;il se trouve comme il est aujourd&rsquo;hui corrompu par ce que je d\u00e9signerais, presque comme l&rsquo;on \u00e9voque un syndrome pour une maladie de l&rsquo;esprit, donc que je d\u00e9signerais comme \u00ab\u00a0le syndrome de la fascination du serpent qui siffle et persif[f]le\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Effectivement, la plupart des psychologies succombent \u00e0 la fascination d&rsquo;une <em>narrative<\/em> de la terreur-sans-fin, o&ugrave; l&rsquo;\u00eatre semble pr\u00eat \u00e0 se trouver dans l&rsquo;attente perp\u00e9tuelle de ce qu&rsquo;il imagine \u00eatre l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement catastrophique de l&rsquo;attentat terroriste. Il n&rsquo;existe plus aucun sens de la mesure dans l&rsquo;\u00e9valuation r\u00e9aliste de ces actes possibles par rapport aux autres catastrophes en cours o&ugrave; nous avons l&rsquo;essentiel des responsabilit\u00e9s (la destruction de pays entiers au nom d&rsquo;arguments que nous avons grand-peine \u00e0 identifier, et dans certains cas [l&rsquo;Irak depuis 1991], la destruction plusieurs fois recommenc\u00e9e) ; aucune \u00e9valuation r\u00e9aliste de ces actes possibles par rapport \u00e0 ce que l&rsquo;histoire courante, pour ceux qui consentent \u00e0 s&rsquo;y r\u00e9f\u00e9rer encore, nous montre en fait de v\u00e9ritables catastrophes. La fascination agit effectivement comme un venin, celui du \u00ab\u00a0serpent qui persif[f]le\u00a0\u00bb, qui semble nous paralyser dans cette attente catastrophique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous ne savons plus vivre dans la trag\u00e9die de l&rsquo;histoire selon sa r\u00e9alit\u00e9 \u00e9v\u00e8nementielle, avec notre univers r\u00e9duit aux \u00ab\u00a0bulles\u00a0\u00bb diverses constitu\u00e9es par les <em>narrative<\/em>. Cette situation extraordinaire n&rsquo;est \u00e9videmment pas, &ndash; cela va tellement de soi qu&rsquo;on me pardonnera l&rsquo;affirmation sans r\u00e9plique pour clore le d\u00e9bat, &ndash; l&rsquo;effet d&rsquo;un complot terrible ou d&rsquo;une man&oelig;uvre dissimul\u00e9e de forces humaines qui calculent l&rsquo;application d&rsquo;un plan g\u00e9n\u00e9ral de conqu\u00eate d&rsquo;elles-m\u00eames, comme si la machination supr\u00eame se constituait en un labyrinthe o&ugrave; les manipulateurs seraient les premiers \u00e0 se perdre, entra&icirc;nant leurs suppos\u00e9es-victimes dans une traque qui ajouteraient une autre dimension \u00e0 l&rsquo;errance g\u00e9n\u00e9rale du d\u00e9sordre. Cette situation extraordinaire faite de <em>narrative<\/em> et de \u00ab\u00a0bulles\u00a0\u00bb diverses de communication semble \u00eatre comme le produit naturel de cette contre-civilisation qui s&rsquo;effondre dans la dissolution d&rsquo;elle-m\u00eame bien plus que dans le fracas des grandes catastrophes, comme si elle \u00e9tait devenue sourde \u00e0 tout ce qui n&rsquo;est pas l&rsquo;illusion d&rsquo;elle-m\u00eame, dans l&rsquo;instant du pr\u00e9sent qu&rsquo;on croit \u00eatre fix\u00e9 dans le Temps ma&icirc;tris\u00e9, comme si elle <strong>ne parvenait plus \u00e0 faire entendre une structure sonore qui soit digne des grandes trag\u00e9dies de l&rsquo;Histoire<\/strong>. Cette situation engendre effectivement les migrations incertaines de la pens\u00e9e et des \u00e9motions d&rsquo;une population d&rsquo;une civilisation-zombie suivant leurs inspirateurs-zombies (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-zombie-et-la-porte-ouverte-toc-toc-toc\">les Russes disent cela<\/a>, on l&rsquo;a vu), vivant dans un univers de carton-p\u00e2te et de papier-bouillie, comme dans une immense caverne-de-Platon ouverte \u00e0 tous les vents et \u00e0 toutes les illusions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La trag\u00e9die de l&rsquo;Histoire est r\u00e9duite aux alertes de terrorisme qu&rsquo;on ne peut imaginer que comme un \u00e9pisode de la catastrophe supr\u00eame. Elle nous r\u00e9duit, elle les r\u00e9duit \u00e0 des avortons path\u00e9tiques qu&rsquo;on ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 vraiment condamner tant ils sont victimes d&rsquo;eux-m\u00eames, et tant ils montrent de faiblesse et d&rsquo;abattement o&ugrave; nul ne peut trouver la moindre racine du Mal auquel ils succombent. Ils sont tous les architectes invertis de la destruction de tout ce qui est civilisateur, mais ils le sont trop sans la moindre conscience de l&rsquo;\u00eatre pour qu&rsquo;on puisse songer s\u00e9rieusement \u00e0 en faire des coupables, et encore moins des bourreaux. La plus grande catastrophe de l&rsquo;histoire du monde des humains s&rsquo;effectue sans que les humains aient le moindre de leur mot \u00e0 dire, s&rsquo;ex\u00e9cutant pour jouer le r\u00f4le inf\u00e2me du destructeur inconscient et irresponsable. La plus grande catastrophe de l&rsquo;histoire du monde des humains s&rsquo;effectuent alors que les humains ont perdu tout sens de ce qui est une catastrophe, toute perception de ce qui est historiquement catastrophique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi mesure-t-on l&rsquo;avancement irr\u00e9sistible de la Grande Crise de l&rsquo;Effondrement, &ndash; \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9 \u00e9conomique de la p\u00e9riode des f\u00eates de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2015, aux r\u00e9veillons perdus, aux carillons sans joie. \u00ab\u00a0Pour qui sonne le glas ?\u00a0\u00bb interrogeait-on avec angoisse <em>in illo tempore<\/em> ; \u00ab\u00a0Pourquoi le glas ne sonne-t-il si faux ?\u00a0\u00bb pourraient interroger aujourd&rsquo;hui ceux qui gardent quelque conscience des grandes choses du monde ; \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que cela, le glas ?\u00a0\u00bb interrogent sans \u00e9couter la r\u00e9ponse ceux de ces temps pr\u00e9sents qui n&rsquo;arrivent plus, qui n&rsquo;ont plus la force de justifier l&rsquo;angoisse qui les ronge.  <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9veillons perdus, carillons sans joie 3 janvier 2016 &ndash; Les \u00ab\u00a0f\u00eates\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;on dit pour d\u00e9signer cette p\u00e9riode du No\u00ebl au Jour de l&rsquo;An, sont termin\u00e9es. J&rsquo;en garde une impression dont l&rsquo;on trouvait d\u00e9j\u00e0 quelques \u00e9l\u00e9ments, sans aucun doute, dans le &laquo; No\u00ebl blanc-sombre &raquo; du 25 d\u00e9cembre, dans ce Journal dde.crisis ; j&rsquo;en garde&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[9077,8328,17251,17250,17248,2711,4673,3286,9731,17249,3744,1267],"class_list":["post-76336","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-alarme","tag-an","tag-fetes","tag-glas","tag-inhibition","tag-le","tag-nouvel","tag-pour","tag-qui","tag-sonne","tag-terreur","tag-terrorisme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76336","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76336"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76336\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76336"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76336"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76336"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}