{"id":76489,"date":"2016-03-26T12:56:11","date_gmt":"2016-03-26T12:56:11","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/03\/26\/et-sils-etaient-4-en-novembre-2016\/"},"modified":"2016-03-26T12:56:11","modified_gmt":"2016-03-26T12:56:11","slug":"et-sils-etaient-4-en-novembre-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/03\/26\/et-sils-etaient-4-en-novembre-2016\/","title":{"rendered":"Et s&rsquo;ils \u00e9taient 4 en novembre 2016 ?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Et s&rsquo;ils \u00e9taient 4 en novembre 2016 ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9t\u00e9rioration de la structure-Syst\u00e8me du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme est en phase d&rsquo;\u00e9rosion correspondant \u00e0 notre \u00ab\u00a0d\u00e9structuration\u00a0\u00bb dans ses effets, qui <strong>pourrait rapidement conduire \u00e0 un processus de dissolution, avant l&rsquo;\u00e9lection de novembre 2016, introduisant un facteur r\u00e9volutionnaire de la plus grave crise qu&rsquo;ait affront\u00e9 le Syst\u00e8me depuis le d\u00e9but de la phase crisique g\u00e9n\u00e9rale en cours<\/strong>. C&rsquo;est l&rsquo;hypoth\u00e8se que d\u00e9veloppe <a href=\"http:\/\/orientalreview.org\/2016\/03\/24\/the-slow-inevitable-collapse-of-the-two-party-system\/\">Russell Whitehouse<\/a>, de <em>OrientalReview.org<\/em>, repris par <em><a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2016-03-25\/slow-inevitable-collapse-two-party-system\">ZeroHedge.com le 26 mars<\/a><\/em>. Le r\u00e9sultat concret pourrait \u00eatre celui de <strong>quatre campagnes pr\u00e9sidentielles parall\u00e8les pour l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, entre Clinton, Cruz (s&rsquo;il est le candidat retenu par l&rsquo;<em>establishment<\/em> r\u00e9publicain), Sanders et Trump<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une hypoth\u00e8se extr\u00eamement int\u00e9ressante, et surtout intellectuellement tr\u00e8s excitante pour un esprit et un caract\u00e8re antiSyst\u00e8me. Pour autant, nous ne croyons pas une seconde qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une lubie ou d&rsquo;une utopie, <strong>tant le climat se d\u00e9grade aux USA entre les diff\u00e9rents candidats, tant les deux antiSyst\u00e8me r\u00e9sistent ou font plus que r\u00e9sister, tant les <em>establishment<\/em> respectifs des deux partis sont pr\u00eats \u00e0 des mesures extr\u00eames, arbitraires et ill\u00e9gales pour contrer les antiSyst\u00e8me jusqu&rsquo;\u00e0 susciter paradoxalement chez les deux candidats, avec le soutien qu&rsquo;ils ont, leur maintien dans la course pr\u00e9sidentielle jusqu&rsquo;au terme<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Pour Trump, cette perspective est \u00e9vidente en cas de blocage de l&rsquo;<em>establishment<\/em> dans son antagonisme contre lui, lequel se dessine de plus en plus nettement. Pour aller dans ce sens, il y a eu l&rsquo;annonce de sources proches de la direction du parti r\u00e9publicain que Trump ne serait pas d\u00e9sign\u00e9, m\u00eame s&rsquo;il avait la majorit\u00e9 relative en-dessous des 1237 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 formant la majorit\u00e9 absolue. (Aucune pr\u00e9cision de la m\u00eame source au cas o&ugrave; Trump aurait la  majorit\u00e9 absolue de 1237 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s.)  Pour Sanders, un nouveau sondage le place \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec Clinton au sein du parti d\u00e9mocrate. Dans cette situation l&rsquo;on comprend \u00e9videmment que les bruits de fraude manipul\u00e9es par l&rsquo;<em>establishment<\/em> et la fraction <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/hillary-soros-le-ticket-du-diable\">Clinton-Soros<\/a> exasp\u00e8rent de plus en plus la partie anti-Clinton du parti d\u00e9mocrate, et la poussent \u00e0 faire pression sur son candidat pour qu&rsquo;il se lance dans la derni\u00e8re phase de l&rsquo;\u00e9lection, \u00e9ventuellement comme ind\u00e9pendant, si Clinton est d\u00e9sign\u00e9e comme candidate d\u00e9mocrate.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Le principal probl\u00e8me de l&rsquo;<em>establishment<\/em> est qu&rsquo;il n&rsquo;a, dans aucun des deux partis, <strong>aucun candidat \u00ab\u00a0rassembleur\u00a0\u00bb et suffisamment ripolin\u00e9 par le syst\u00e8me de la communication pour faire illusion, qui serait capable de donner au Syst\u00e8me une impulsion suffisante pour discr\u00e9diter dans le mode terroriste les candidats antiSyst\u00e8me<\/strong>. Il y a l\u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne remarquable, qui est pour bonne partie une cause de la d\u00e9gradation du climat, notamment par la d\u00e9monstration de l&rsquo;extraordinaire faiblesse du Syst\u00e8me qui n&rsquo;est plus capable de figurer dans les r\u00e8gles qu&rsquo;il s&rsquo;est lui-m\u00eame imposes. L&rsquo;effondrement de la r\u00e9putation de Clinton, qui se transforme de plus en en arch\u00e9type de la corruption et du mensonge, qui sont les principaux vices que la population reproche au Syst\u00e8me, est un exemple absolument remarquable de ce ph\u00e9nom\u00e8ne de psychologie collective.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On l&rsquo;a dit, Sanders reste en th\u00e9orie tr\u00e8s bien plac\u00e9, et si un d\u00e9mocrate peut tenter l&rsquo;aventure antiSyst\u00e8me c&rsquo;est bien lui d&rsquo;autant qu&rsquo;en plus des avantages qu&rsquo;on a d\u00e9taill\u00e9s dans son cas, le scandale <em>emailgate <\/em>continue \u00e0 tourner autour d&rsquo;Hillary Clinton comme un satellite-espions, sinon de la CIA dans tous les cas du FBI. A l&rsquo;effondrement de sa r\u00e9putation correspond naturellement, chez Hillary Clinton, une perte de cr\u00e9dibilit\u00e9 qui r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant le caract\u00e8re d&rsquo;irr\u00e9sistibilit\u00e9 qui caract\u00e9risait, il y a un an encore, sa position th\u00e9orique. Dans son cas, l&rsquo;exp\u00e9rience (comme secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat), qui \u00e9tait un de ses plus puissants atouts, devient un d\u00e9savantage parce que constituant la preuve vivante de la corruption et des mensonges que le public per\u00e7oit chez elle. Certes, Sanders n&rsquo;a pas d&rsquo;argent comme Hillary qui est aliment\u00e9e par le Syst\u00e8me, mais s&rsquo;il se lance dans une aventure personnelle, pouss\u00e9 par son \u00e9lectorat, il pourra se tourner vers lui (vers cet \u00e9lectorat) pour lui demander son soutien financier. Il l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 fait avec beaucoup de succ\u00e8s, et cette fois le r\u00e9sultat pourrait crever tous les plafonds d&rsquo;un financement populaire (populiste) d&rsquo;une candidature.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Du c\u00f4t\u00e9 des r\u00e9publicains, le concurrent le plus proche de Trump est beaucoup plus radical que lui dans nombre de mati\u00e8res culturelles et soci\u00e9tales, se rangeant ainsi plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 des extr\u00e9mismes ultra-conservateurs et religieux ; mais il a pour l&rsquo;<em>establishment<\/em> l&rsquo;inestimable vertu d&rsquo;avoir engag\u00e9 une \u00e9quipe de politique ext\u00e9rieure la plus fortement belliciste et \u00ab\u00a0n\u00e9oconis\u00e9e\u00a0\u00bb qu&rsquo;on puisse imaginer. En attendant, Ted Cruz, plus ou moins impliqu\u00e9 dans une premi\u00e8re attaque anti-Trump par \u00e9pouse interpos\u00e9e avec la diffusion de Melinda Trump (mannequin c\u00e9l\u00e8bre) posant nue pour un magazine, se retrouve emp\u00eatr\u00e9 dans une attaque venue d&rsquo;un tablo\u00efd \u00e0 scandale (Washington <em>Insider<\/em>) qui nous donne tous les d\u00e9tails <a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2016-03-25\/trump-spokeswoman-spills-beans-heidi-cruz-media-goes-crazy-over-cruzsexscandal\">sur ses cinq ma&icirc;tresses courantes<\/a>. Cruz, s\u00e9ducteur type-Rambo assez prompt au coup de poing, hyper-conservateur au puritanisme rocambolesque, menteur appoint\u00e9 et patent\u00e9, n&rsquo;est pas le candidat id\u00e9al pour envoyer Trump par le fond. L&rsquo;<em>establishment<\/em> pr\u00e9f\u00e8rerait-il alors un Kasic au motif qu&rsquo;il a obtenu le moins de votes populaires et de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, ou bien ressortirait-il de sa naphtaline mormone et monotone Mitt Romney, qui m\u00e8ne la charge des le\u00e7ons de morale anti-Trump, et s&rsquo;appuie pour d\u00e9monstration de sa sagesse et de sa popularit\u00e9 sur la gloire de sa d\u00e9faite de 2012 face \u00e0 Obama ?<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>On ne voit rien d&rsquo;irr\u00e9sistible dans tout cela, rien qui r\u00e8gle d\u00e9cisivement la situation du point de vue de l&rsquo;establishment, par rapport \u00e0 ce que fut toujours sa position de force. Dans les deux cas, d\u00e9mocrate et r\u00e9publicain, <strong>il n&rsquo;y a gu\u00e8re de circonstance qui puisse pr\u00e9tendre signifier aux deux candidats antiSyst\u00e8me que leur aventure est termin\u00e9e et qu&rsquo;ils peuvent rentrer chez eux, et tout pour leur conseiller au contraire de poursuivre et qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;occasion ou jamais&#8230;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Voil\u00e0 donc quelques arguments de Whitehouse pour estimer qu&rsquo;on pourrait se retrouver en septembre avec la situation tiotalement in\u00e9dite quatre candidats et quatre partis pouvant chacun pr\u00e9tendre \u00e0 la victoire, hors de la dictature bipartisane qui a marqu\u00e9 le XX\u00e8me si\u00e8cle et au-del\u00e0. En effet, s&rsquo;il y a eu des cas de division, essentiellement du c\u00f4t\u00e9 conservateur ou r\u00e9publicain qui firent perdre ce parti (Roosevelt-Taft en 1912, faviorisant la victoire de Wilson ; Perot comme troisi\u00e8me candidat qui fit gagner Clinton en 1992) ; il n&rsquo;y eut jamais, comme dans l&rsquo;hypoth\u00e8se \u00e9voqu\u00e9e ici (et comme dans la v\u00e9rit\u00e9-de-situation d&rsquo;ailleurs) <strong>les deux principaux partis aussi profond\u00e9ment divis\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 envisager tous les deux une division rupturielle, et par cons\u00e9quent tous deux aussi compl\u00e8tement affaiblis<\/strong>. Pour Whitehouse, la convention r\u00e9publicaine sera \u00e9videmment d\u00e9cisive dans la mesure o&ugrave; elle montrera o&ugrave; en est le parti qui est le plus susceptible de se scinder en deux, avec le candidat antiSyst\u00e8me le mieux plac\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;hypoth\u00e8se envisage \u00e9videmment un cas extr\u00eame de la situation, mais dans une situation g\u00e9n\u00e9rale o&ugrave; le cas le plus extr\u00eame n&rsquo;est plus du tout le plus improbable&#8230; Le caract\u00e8re r\u00e9volutionnaire de cette situation hypoth\u00e9tique tient moins dans cette abondance de candidats, et m\u00eame moins dans cet \u00e9clatement potentiel des deux partis de l&rsquo;<em>establishment<\/em> qui est pourtant d\u00e9j\u00e0 un \u00e9v\u00e9nement extraordinaire, que dans la situation imm\u00e9diate qui en r\u00e9sultera. <strong>La tension est tellement vive, les oppositions tellement irr\u00e9ductibles qu&rsquo;on ne voit gu\u00e8re quelle possibilit\u00e9 d&rsquo;arrangement pourrait avoir lieu avant ou apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9lection, ni dans l&rsquo;intervalle entre l&rsquo;\u00e9lection et l&rsquo;inauguration,<\/strong> dans cette sorte d&rsquo;hypoth\u00e8se qui est \u00e9voqu\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le r\u00e9sultat net est alors la d\u00e9l\u00e9gitimation de la fonction pr\u00e9sidentielle avant m\u00eame qu&rsquo;un nouveau pr\u00e9sident (pr\u00e9sidente) soit install\u00e9(e) et le d\u00e9veloppement d&rsquo;une situation sans pr\u00e9c\u00e9dent <strong>o&ugrave; le processus de direction du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme est \u00e0 la fois dans une dynamique de blocage, et sur une voie qui est celle d&rsquo;une impasse<\/strong>. On ne peut encore, dans ce cas, envisager d&rsquo;\u00e9volution vers l&rsquo;issue habituelle des hypoth\u00e8ses de crise ontologique de l&rsquo;Am\u00e9rique, &ndash; la tension politique se transformant en tension centrifuge, avec risque de s\u00e9cession, \u00e0 cause de la fragilit\u00e9 structurelle du pays, &ndash; parce que les antagonismes en jeu, tr\u00e8s nombreux et complexes, ne sont pas marqu\u00e9s g\u00e9ographiquement d&rsquo;une fa\u00e7on coh\u00e9rente (comme ce l&rsquo;\u00e9tait avec la Guerre de S\u00e9cession entre Nord et Sud). Par contre, le probl\u00e8me peut appara&icirc;tre indirectement, <strong>si certains &Eacute;tats de l&rsquo;Union (par exemple, les plus importants, comme le Texas ou la Californie) estimaient qu&rsquo;un \u00e9loignement constitutionnel du centre repr\u00e9sente la meilleure solution pour ne pas subir les cons\u00e9quences \u00e9conomiques et sociales de la crise du Syst\u00e8me<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rien n&rsquo;est dit et rien ne peut \u00eatre encore dit. Il n&#8217;emp\u00eache, le charme de la situation actuelle est qu&rsquo;on peut envisager sans trop passer pour des r\u00eaveurs, et m\u00eame d&rsquo;une fa\u00e7on assez \u00ab\u00a0r\u00e9aliste\u00a0\u00bb d\u00e9sormais, de telles possibilit\u00e9s. Cela est le cas alors qu&rsquo;il reste encore sept mois pour arriver \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection, et qu&rsquo;on ne voit pas un seul \u00e9l\u00e9ment capable d&rsquo;apaiser la situation alors qu&rsquo;on ne voit que des \u00e9l\u00e9ments ayant la capacit\u00e9 de l&rsquo;envenimer, &ndash; <strong>c&rsquo;est-\u00e0-dire sept mois pour monter de paroxysme en paroxysme<\/strong>&#8230; Voici donc le texte de <a href=\"http:\/\/orientalreview.org\/2016\/03\/24\/the-slow-inevitable-collapse-of-the-two-party-system\/\">Russell Whitehouse<\/a>, de <em>OrientalReview.org<\/em>, du 25 mars 2016.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>____________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">The Slow, Inevitable Collapse Of The Two-Party System<\/h2>\n<\/p>\n<p><p><strong>In this election year, it&rsquo;s clear that a seismic political shift is rumbling through America.  <\/strong>Widespread discontent for the status quo is surfacing from both the left and right.  A year ago, it would have been impossible to envision a card-carrying socialist and a pre-WWII style populist mounting legitimate presidential campaigns (much less without Super PACs).  <strong>Now, far-left and far-right sentiments are emerging from the underground as perfectly palatable options to Middle America. <\/strong> Establishment darlings like Hillary Clinton, Jeb Bush &#038; Marco Rubio have faced extreme pressure from the New Normal in their respective political tents.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>It has become clear that the traditional 2-party system in America is starting to erode. <\/strong> Sanders&rsquo; supporters view Clinton as too untrustworthy &#038; beholden to Big Business.   Meanwhile Trump&rsquo;s blue-collar base has rejected rank-and-file Republicans as being too unsympathetic to their economic concerns, while his surprising chunk of the evangelical contingent is refuting the Bush-flavored puritanism of Ted Cruz.  Conversely, Clinton&rsquo;s supporters reject Sander&rsquo;s bold platform as delusional and Cruz&rsquo;s base is increasingly being filled by #NeverTrump neocon purists and Romey-ite country club Republicans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>One can see political parallels across the pond, in the UK&rsquo;s 2015 Parliamentary elections<\/strong>.  The two main parties in Westminster Palace, Conservative and Labour (roughly equivalent to the GOP and Democrats), were shaken up by two popular insurgencies.  UKIP, the UK Independence Party, rose up from the rising flames of the relatively conservative British heartland&rsquo;s fears of free trade in the EU and immigration, winning an eighth of the popular vote in England. <strong>To the north, SNP, the Scottish National Party, won 95% of Scotland&rsquo;s seats by inspiring among other things, <a href=\"http:\/\/www.globalethicsnetwork.org\/m\/blogpost?id=6428686%3ABlogPost%3A59517\">record youth turnout<\/a> and social media support (<a href=\"http:\/\/www.heraldscotland.com\/news\/13719683.How_the_Yes_campaign_s_social_media_changed_Scottish_politics_forever\/\">sound familiar?<\/a>), with a message of social democracy and defiance against the British status quo.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong><u>Intra-party schisms are also forming in the two Anglophone democracies. <\/u><\/strong> The Tories are tearing themselves apart over the Brexit, austerity and jockeying to succeed Cameron as Party Leader, while the American neocons are assessing the fallout of Trump&rsquo;s ascendance while in free fall.  Labour officials are debating whether to follow their insurgent leader Jeremy Corbyn to the far Left after 20 years of Tony Blair&rsquo;s New Labour movement, which moved the party to the center to win back the support of big business and blue-collar voters.  <strong>The New Labour centrist putsch coincided with Bill Clinton (and later Obama&rsquo;s) similar efforts as the face of the Democrats.   Now, Democratic voters are beginning to second-guess this political realignment, spearheaded by the presumptive Democratic nominee&rsquo;s husband.<\/strong>  Her opponent Bernie Sanders is siphoning away the youth vote and blue-collar moderates from the Democratic establishment, two of the Party&rsquo;s traditional constituencies, by railing against neoliberal policies like free trade and social welfare cuts.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Given the rise of social-democratic populism and nativist-protectionist populism to either flank of American politics, it would make sense to look at the formation of entirely new parties. <\/strong> Bernie Sanders can form a Stars-and-Pinstripes version of SNP; he too has the momentum of a more secular, progressive generation reaching political maturity as the more religious, conservative Baby Boomers begin to die out.  <strong><em>Assuming Trump completes his takeover of the Grand Old Party at July&rsquo;s convention, the neocon brain trust can form a new conservative movement; this is already <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2016\/03\/20\/us\/politics\/donald-trump-republican-party.html\">being planned<\/a> by members of the #NeverTrump triad<\/em><\/strong>. Evangelical and free market diehards can unite to mount a serious challenge to Trump&rsquo;s right by fielding a Texas crusader like Ted Cruz or Rick Perry, or Mormon elder statesman Mitt Romney.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Regardless of how Trump and Sanders fare in their respective conventions, they could still operate a serious race for the White House. <\/strong> Both New York loudmouths boast a gigantic wave of rabid new voters, as well as a wellspring of working-class Americans desperate to reverse Wall Street&rsquo;s increasingly oligarchical dominance, mass layoffs\/underemployment, stagnant wages, crumbling infrastructure &#038; the other byproducts of the neoliberal-neoconservative economic policy alliance. <strong> Sanders could march into November as the nominee of the new Democratic Socialist Party, with a trail of young, idealistic future leaders tweeting and live-streaming behind him. <\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong><em>Depending on July&rsquo;s RNC, we could see a Make America Great Again Party (MAGAP, for short) trumpeting Trump&rsquo;s message of putting power back in the hands of the American working class or a Romney-Cruz True Conservatives Party ticket touting Christian piety and Wall St fiscal policy.<\/em><\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong><em><u>Get used to Sanders, Clinton, Trump &#038; Cruz.  You may see all 4 of them, come November&#8230;<\/u><\/em><\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Russell Whitehouse<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et s&rsquo;ils \u00e9taient 4 en novembre 2016 ? 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