{"id":76587,"date":"2016-05-25T18:42:56","date_gmt":"2016-05-25T18:42:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/05\/25\/le-systeme-et-les-forces-de-lesprit\/"},"modified":"2016-05-25T18:42:56","modified_gmt":"2016-05-25T18:42:56","slug":"le-systeme-et-les-forces-de-lesprit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/05\/25\/le-systeme-et-les-forces-de-lesprit\/","title":{"rendered":"Le Syst\u00e8me et \u00ab\u00a0<em>les forces de l&rsquo;Esprit<\/em>\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le Syst\u00e8me et &laquo; <em>les forces de l&rsquo;Esprit<\/em> &raquo;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>25 mai 2016 &ndash; Maintenant que l&rsquo;ouragan dans notre petit monde (celui des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/humeur-de-crise-12\">commentaires<\/a> sur ce <em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/humeur-de-crise-13\">Forum<\/a><\/em>) est apais\u00e9, maintenant qu&rsquo;il appara&icirc;t fix\u00e9 que le rythme et le style des commentaires sur <em>dedefensa.org<\/em> tels qu&rsquo;ils sont constituent plus un signe de bonne sant\u00e9 qu&rsquo;une sorte de repliement, je peux revenir (on dirait : paradoxalement ?) \u00e0 un de ces commentaires qui m&rsquo;avait arr\u00eat\u00e9 dans la mesure o&ugrave; il ouvre la voie sur un sujet mille rab\u00e2ch\u00e9 mais dont je crois qu&rsquo;il est bon de l&rsquo;aborder dans le cadre du <em>Journal-dde.crisis<\/em>, &ndash; ce qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 fait jusqu&rsquo;ici, en tant que tel, aussi pr\u00e9cis\u00e9ment. Le commentaire est celui de Mr. Bryan Carreyron, que je reprends compl\u00e8tement, qui pose une question \u00e0 laquelle il me demande donc d&rsquo;apporter une r\u00e9ponse qui recoupe tant de textes de <em>dedefensa.org<\/em>, mais qui ajoute cette dimension d&rsquo;\u00eatre personnelle :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Vous voulez des commentaires ? En voil\u00e0 un ! Qu&rsquo;en ferez-vous ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Le Syst\u00e8me est<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Mais, qui fait fonctionner le syst\u00e8me, l&rsquo;utilise et dans quel but ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Voil\u00e0 qui va vous faire sortir de votre paradigme rotatif<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>R\u00e9ponse, donc, parce qu&rsquo;il m&rsquo;int\u00e9resse diablement de pr\u00e9ciser, pour mon compte personnel et plus seulement dans la forme plus impersonnelle courante des textes de <em>dedefensa.org<\/em>, le sujet qu&rsquo;aborde la question&#8230; Donc, le Syst\u00e8me, &ndash; ou plut\u00f4t, \u00ab\u00a0toi, le Syst\u00e8me\u00a0\u00bb, comme disait le titre du film (<em>Toi, le venin<\/em>). On en parle tant, on utilise tant le mot, on reconna&icirc;t tellement son existence (\u00ab\u00a0<em>Le Syst\u00e8me est<\/em>\u00a0\u00bb coupe p\u00e9remptoirement notre lecteur) que jamais une explication suppl\u00e9mentaire \u00e0 son propos n&rsquo;est inutile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour faire court sur son historique selon ma conception et mon rangement : le Syst\u00e8me est l&rsquo;organisation technologique et de communication du monde \u00e0 partir du noyau supr\u00e9maciste BAO, mais surtout anglo-saxon, qui est une sorte d&rsquo;op\u00e9rationnalisation de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement nomm\u00e9 \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, constituant pour ma conception une rupture aussi nette que la chute du couteau de la guillotine dans l&rsquo;histoire-tout-court (ou histoire-Syst\u00e8me) contempl\u00e9e par la m\u00e9taphysique (c&rsquo;est-\u00e0-dire m\u00e9tahistoire) ; qui est le moment o&ugrave; tout bascule, de ce qui \u00e9tait une civilisation, en une contre-civilisation. Vous trouvez tout cela dans une kyrielle de textes sur les pr\u00e8s de 12.000 (11.837 exactement non compris celui-ci) figurant dans la biblioth\u00e8que-documentaire virtuelle du site ; et, bien s&ucirc;r, vous trouvez tout cela dans <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> (Tome I).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans mon esprit \u00e9galement, et toujours pour faire court, <strong>le Syst\u00e8me c&rsquo;est le Mal, et le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb c&rsquo;est la prise du pouvoir par le Mal, avec tous les pouvoirs bient\u00f4t d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s au Syst\u00e8me, souverain absolu et totalitaire.<\/strong> Disant \u00ab\u00a0le Mal\u00a0\u00bb, je parle \u00e9videmment du point de vue de la m\u00e9taphysique. Ma repr\u00e9sentation des effets et de l&rsquo;action du Mal n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la morale, la justice, etc., mais avec les valeurs m\u00e9taphysiques inverties que constitue la trilogie chronologique d\u00e9structuration-dissolution-entropisation (le \u00ab\u00a0fameux\u00a0\u00bb <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-dde-definition-et-usage-1\"><em>dd&#038;e<\/em><\/a>). Si l&rsquo;on veut repr\u00e9senter cela d&rsquo;une fa\u00e7on extr\u00eamement concr\u00e8te, presque palpable, je dirais que le Mal a pour but de d\u00e9structurer, de dissoudre les d\u00e9bris n\u00e9s de la d\u00e9structuration, et de r\u00e9duire le tout \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;entropie con\u00e7u \u00e9galement d&rsquo;un point de vue m\u00e9taphysique, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire le Rien, le N\u00e9ant (ce pourquoi je parle \u00e9galement de n\u00e9antisation). Cela implique que je per\u00e7ois tout ce qui n&rsquo;est pas le Mal, c&rsquo;est-\u00e0-dire le monde tel qu&rsquo;il est lorsque le Mal ne se manifeste pas, nullement en termes de morale ni de justice, mais en termes de formes qui r\u00e9unissent ce que l&rsquo;esprit humain traduit par des vertus telles qu&rsquo;amour, bont\u00e9, esth\u00e9tique, etc&#8230; Ces formes sont \u00e9galement une triade : harmonie-\u00e9quilibre-ordre. On doit retrouver cette triade partout, comme constitutive de l&rsquo;univers, et pour notre existence et notre histoire, notamment dans les plus grandes &oelig;uvres d&rsquo;art, que ce soit une cath\u00e9drale, une Messe de Bach ou m\u00eame le <em>Balzac<\/em> de Rodin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Du travail de Rodin, Daniel-Rops disait : &laquo; <em>Dans cette lutte prodigieuse entre la <strong>mati\u00e8re r\u00e9tive<\/strong> et la volont\u00e9 cr\u00e9atrice&#8230;<\/em> &raquo; Cela permet d&rsquo;introduire une nuance vitale que je ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter dans <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>, Tome II. Lorsque je parle du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb identifi\u00e9 au Mal, je ne parle pas de toute la mati\u00e8re. Toute la mati\u00e8re n&rsquo;est pas du Mal, mais une partie d&rsquo;elle-m\u00eame est saisie par le Mal et devient dans mon langage \u00ab\u00a0Mati\u00e8re\u00a0\u00bb majuscul\u00e9e. Il est \u00e9vident que la mati\u00e8re transform\u00e9e par Rodin en un <em>Balzac<\/em> sublime a \u00e9chapp\u00e9 au Mal, tant elle exprime presque m\u00e9taphysiquement \u00e0 force de s&rsquo;exprimer esth\u00e9tiquement, harmonie-\u00e9quilibre-ordre. Je traite cette question de la m\u00eame fa\u00e7on que je traite la question du Mal par rapport \u00e0 l&rsquo;homme, jugeant que c&rsquo;est sa faiblesse psychologique, et donc sa faiblesse de caract\u00e8re, qui le conduit \u00e0 se rapprocher du Mal jusqu&rsquo;\u00e0 sembler l&rsquo;\u00eatre mais ne l&rsquo;\u00e9tant pas. [voir Plotin, tant de fois cit\u00e9 : &laquo; <em>Car on pourrait d\u00e8s lors arriver \u00e0 une notion du mal comme ce qui est non-mesure par rapport \u00e0 la mesure, sans limite par rapport \u00e0 la limite, absence de forme par rapport \u00e0 ce qui produit la forme et d\u00e9ficience permanente par rapport \u00e0 ce qui est suffisant en soi, toujours ind\u00e9termin\u00e9, stable en aucun fa\u00e7on, affect\u00e9 de toutes mani\u00e8res, insatiable, indigence totale. Et ces choses ne sont pas des accidents qui lui adviennent, mais elles constituent son essence en quelque sorte, et quelle que soit la partie de lui que tu pourrais voir, il est toutes ces choses. Mais les autres, ceux qui participeraient de lui et s&rsquo;y assimileraient, deviennent mauvais, n&rsquo;\u00e9tant pas mauvais en soi<\/em><em>. <\/em>&raquo;])<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Pardonnez-moi de vous avoir entra&icirc;n\u00e9 sur ces chemins de traverse et revenons-en \u00e0 notre Syst\u00e8me. Cette digression n&rsquo;est pourtant pas inutile : tout ce que je vous ai dit plus haut implique que, pour moi, bien \u00e9videmment, le Syst\u00e8me-en-soi n&rsquo;est pas de nature humaine, qu&rsquo;il appartient en Mal en tant que le Mal est, par logique contradictoire, une notion de m\u00e9taphysique. Il est par cons\u00e9quent \u00e9vident qu&rsquo;on ne peut d\u00e9signer d&rsquo;une fa\u00e7on rationnelle et pr\u00e9cise son cr\u00e9ateur, son manipulateur, son utilisateur, <strong>qui ne peut ou ne peuvent en aucun cas \u00eatre de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine ni de tout ce qui fait partie de notre monde tel que nous l&#8217;embrassons rationnellement, &ndash; en aucun cas, dis-je en insistant absolument. \u00ab\u00a0Le Syst\u00e8me est\u00a0\u00bb, certes, et commence ici le Myst\u00e8re&#8230;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Maintenant, il est temps de passer \u00e0 celui qui utilise cette construction (celui qui \u00e9crit ces lignes) : pourquoi il l&rsquo;a fait, comment il y est venu, etc. ; en effet, cette construction-l\u00e0 l&rsquo;engage personnellement, et si cela n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 lui, elle serait diff\u00e9rente. On verra qu&rsquo;en abordant cet angle de ce probl\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral, on en vient \u00e0 explorer les approches de ce qui pourrait \u00eatre une r\u00e9ponse aux questions pos\u00e9es par notre lecteur, <strong>c&rsquo;est-\u00e0-dire, &ndash; d\u00e9voilons le pot-aux-roses, &ndash; l&rsquo;impossibilit\u00e9 finalement d&rsquo;y r\u00e9pondre<\/strong>. Je ne sais s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00ab\u00a0paradigme\u00a0\u00bb et s&rsquo;il est \u00ab\u00a0rotatif\u00a0\u00bb parce que j&rsquo;ignore en v\u00e9rit\u00e9 la signification de cette expression sinon vaguement le constat du \u00ab\u00a0tourner en rond\u00a0\u00bb, mais je sais que la chose a l&rsquo;utilit\u00e9 de donner une colonne vert\u00e9brale solide \u00e0 mon jugement et \u00e0 mon caract\u00e8re. Il est vrai qu&rsquo;au bout d&rsquo;assez nombreuses ann\u00e9es de travail, alors que je ne m&rsquo;\u00e9tais jamais attard\u00e9 \u00e0 ce probl\u00e8me, me vint la question de savoir qui pr\u00e9cis\u00e9ment animait ce mouvement \u00e9tonnant des affaires de l&rsquo;univers&#8230; (Vous savez, le truc, cette \u00ab\u00a0histoire pleine de bruit et de fureur, \u00e9crite par un idiot et qui ne signifie rien\u00a0\u00bb, comme dit <em>sapiens<\/em> lorsque sa faiblesse et sa vanit\u00e9 ont rencontr\u00e9 un obstacle impr\u00e9vu et qui semble infranchissable&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je crois que, pour moi, la question s&rsquo;est \u00e9labor\u00e9e au long des ann\u00e9es1980 o&ugrave; avaient lieu les \u00e9v\u00e8nements qu&rsquo;on sait \u00e0 l&rsquo;Est, et o&ugrave; \u00e9clatait la stupidit\u00e9 occidentale enfin mise \u00e0 nu dans la fa\u00e7on dont on accueillait ces \u00e9v\u00e8nements et dont on les interpr\u00e9tait. (Peut-\u00eatre comprendra-t-on ce que je veux dire en relisant par exemple <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/memoires-du-dehors-dia-phg-a-bruxelles-1987-1988\">un extrait<\/a> des <em>M\u00e9moires du dehors<\/em>, immense saga jamais publi\u00e9e, sur mes aventures d&rsquo;espion-novice \u00e0 Bruxelles dans ce temps-l\u00e0.) Il est possible, sans certitude cela, que j&rsquo;ai attendu beaucoup de la dissolution de l&rsquo;URSS en fait de changement g\u00e9n\u00e9ral, et que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait, &ndash; cela, c&rsquo;est certain, &ndash; de ce que nous parvenions\/ce qu&rsquo;ils parvenaient \u00e0 en faire. C&rsquo;est \u00e0 partir de l\u00e0, je crois, que j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0croire\u00a0\u00bb au concept de Syst\u00e8me en attendant d&rsquo;en d\u00e9terminer hypoth\u00e9tiquement la nature, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir du temps des \u00e9meutes de Los Angeles de la fin du printemps 1992. (Je m&rsquo;en expliquerai plus avant \u00e0 une autre occasion, mais en gros je dirais que c&rsquo;est \u00e0 cette occasion que j&rsquo;ai, sans en avoir vraiment conscience certes, enterr\u00e9 d\u00e9finitivement ce qu&rsquo;il me restait de mon propre <em>American Dream<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire la croyance en la toute-puissance de l&rsquo;humain, \u00e0 laquelle tout \u00eatre de ces temps de la modernit\u00e9 doit se coltiner rudement, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que c\u00e8de cette croyance, et qu&rsquo;elle br&ucirc;le et disparaisse dans les flammes d&rsquo;une pens\u00e9e incandescente.) N&rsquo;est-ce pas Mitterrand qui, au soir de sa vieillesse et \u00e0 la veille de sa mort, dans sa derni\u00e8re adresse pr\u00e9sidentielle qui \u00e9tait un adieu bien plus qu&rsquo;un message de v&oelig;ux, le 31 d\u00e9cembre 1994, <strong>commen\u00e7a par cet \u00e9nigmatique &laquo; <em>Je crois aux forces de l&rsquo;Esprit<\/em> &raquo;. (Je mets d&rsquo;office un \u00ab\u00a0E\u00a0\u00bb majuscule, quoi qu&rsquo;il en soit.)<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ai r\u00e9cemment visionn\u00e9 une longue interview du paysan-po\u00e8te-philosophe-m\u00e9taphysicien Gustave Thibon intitul\u00e9 &laquo; <em><a href=\"http:\/\/www.hommenouveau.fr\/843\/culture\/gustave-thibon--il-etait-une-foi.htm\">Il \u00e9tait une foi<\/a><\/em> &raquo;. Thibon explique comment il est venu \u00e0 la foi, essentiellement par une approche rationnelle, nous dirions pascalienne, de la question. A ce point, je ne parle pas de religion (Thibon, lui, en parle) et n&rsquo;en parlerai pas un seul instant. <strong>J&rsquo;observe simplement qu&rsquo;il m&rsquo;a paru rationnellement plus logique de croire en l&rsquo;existence de forces sup\u00e9rieures (\u00ab\u00a0les forces de l&rsquo;Esprit ?\u00a0\u00bb), que de n&rsquo;y pas croire, notamment pour lib\u00e9rer la pens\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans mon cas, pour lib\u00e9rer ma pens\u00e9e<\/strong>. (En effet, il ne peut \u00eatre question que \u00ab\u00a0de croire\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0de ne pas croire\u00a0\u00bb car rien, dans ce domaine, de l&rsquo;existence ou de la non-existence de ces choses, ne peut \u00eatre rationnellement rencontr\u00e9, et moins encore prouv\u00e9 certes.) C&rsquo;est ce qui est exprim\u00e9 dans des passages du tome II de <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>, qui ont d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 repris \u00e0 une occasion ou l&rsquo;autre sur ce site (ici le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-en-plus-sur-le-systeme\">16 janvier 2016<\/a>), chaque fois pour s&rsquo;expliquer de la \u00ab\u00a0m\u00e9thodologie\u00a0\u00bb du travail accompli sur ce site, et qui doit \u00eatre d\u00e8s lors que je le cite ici, l&rsquo;explication de ma conviction et de ma fa\u00e7on de penser&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Sans nous d\u00e9voiler nous-m\u00eames en aucune fa\u00e7on, dans un sens ou dans l&rsquo;autre, de notre croyance ou de notre absence ou refus de croyance, pour aller d&rsquo;un extr\u00eame \u00e0 l&rsquo;autre, nous voulons avancer ceci d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement objective : sans \u00eatre religieux (Chr\u00e9tien) de quelque fa\u00e7on que ce soit, ni \u00ab\u00a0pratiquant\u00a0\u00bb d&rsquo;une foi religieuse, ni ardent illumin\u00e9 ou m\u00eame raisonnable croyant de cette m\u00e9thode de la foi, sans m\u00eame rien de tout cela, nous voulons qu&rsquo;on puisse penser, que tel sujet puisse penser, <strong>presqu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;esprit d&rsquo;un ath\u00e9e s&rsquo;il le faut<\/strong> et pour nous faire bien entendre jusqu&rsquo;aux plus sourds \u00e0 cet \u00e9gard, avec comme centralit\u00e9 du dispositif l&rsquo;id\u00e9e si puissante, si enrichissante, de l&rsquo;existence de l&rsquo;Unique, du Principe \u00e9ternel, de l&rsquo;Ineffable, &ndash; ou bien celle de \u00ab\u00a0l&rsquo;existence de Dieu\u00a0\u00bb, si vous voulez, pour faire bref selon le langage convenu&hellip; Nous pr\u00e9f\u00e9rons cette voie royale de l&rsquo;intelligence et de l&rsquo;intuition haute \u00e0 la fausse libert\u00e9 et au soup\u00e7on policier impliqu\u00e9s par la surveillance vigilante de la sauvegarde de l&rsquo;hypoth\u00e8se de Sa non-existence. Nous croyons que l&rsquo;esprit s&rsquo;en porte bien mieux, qu&rsquo;il hume haut, qu&rsquo;il ne craint pas les cimes, qu&rsquo;il n&rsquo;a nul besoin de se contempler dans un miroir pour s&rsquo;\u00e9talonner et mesurer sa propre gloire, et continuellement arguer de sa propre grandeur acquise sans l&rsquo;aide de quiconque<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Enfin, apr\u00e8s toutes ces consid\u00e9rations de conviction, il nous appara&icirc;t qu&rsquo;il y a dans tous les cas, dans la voie que nous proposons, la nature m\u00eame ; nous voulons dire que la nature m\u00eame de la pens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine, par le fait de son imperfection \u00e9vidente, fait que l&rsquo;esprit, pour chercher, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve et suppose l&rsquo;existence d&rsquo;une puissance sup\u00e9rieure ; choisir comme m\u00e9thodologie de la pens\u00e9e l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;existence de cette puissance sup\u00e9rieure (de notre point de vue humain) est la nature m\u00eame. Cela signifie que nous refusons de consid\u00e9rer le th\u00e9isme et l&rsquo;ath\u00e9isme, &ndash; selon les termes employ\u00e9s dans cette sorte de d\u00e9bat, &ndash; comme des doctrines, des id\u00e9ologies, etc., &ndash; des \u00ab\u00a0choix\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0engagements\u00a0\u00bb, etc. Nous tenons ces deux attitudes intellectuelles <strong>d&rsquo;abord<\/strong>, et exclusivement \u00e0 moins de l&rsquo;indication expresse qu&rsquo;elles sont consid\u00e9r\u00e9es et \u00e9tudi\u00e9es pour leurs contenus, comme des cadres de la pens\u00e9e, des r\u00e9f\u00e9rences essentielles et, pourrait-on dire, principielles, envisag\u00e9e avec une sorte de neutralit\u00e9. Dans ce cas, il va de soi que le cadre infini du th\u00e9isme est un territoire infiniment f\u00e9cond, la libert\u00e9 m\u00eame de l&rsquo;esprit, avec l&rsquo;absence de ces bornes et de ces contraintes que l&rsquo;on trouve n\u00e9cessairement dans le cadre de l&rsquo;ath\u00e9isme, qui vous obligent \u00e0 une r\u00e9v\u00e9rence sans fin devant l&rsquo;imparfait humain, avec les contorsions sans fin pour se convaincre qu&rsquo;un de ces jours, un de ces \u00ab\u00a0lendemains qui chantent\u00a0\u00bb, sa perfection jaillira enfin&hellip; Vous choisissez le cadre r\u00e9f\u00e9rentiel de votre r\u00e9flexion, th\u00e9iste avec l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un monde qui est cr\u00e9ation divine, d&rsquo;une puissance sup\u00e9rieure et d&rsquo;une Unit\u00e9 fondamentale, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ath\u00e9isme \u00e0 l&rsquo;inverse. Cela doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s objective ; cela pourrait aller jusqu&rsquo;\u00e0 une sorte de sophisme d&rsquo;apparence absurde mais qui devrait pouvoir \u00eatre soutenu : s&rsquo;affirmer non-croyant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cadre de r\u00e9flexion qu&rsquo;on a choisi th\u00e9iste. Si l&rsquo;on se place de ce point de vue compl\u00e8tement objectif, hors de toute opinion, croyance ou non-croyance, le cadre th\u00e9iste appara&icirc;t alors pr\u00e9f\u00e9rable pour sa plus grande richesse, indubitablement selon mon appr\u00e9ciation que je d\u00e9pouille \u00e0 cet instant de toute intuition pour n&rsquo;en garder que la raison<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Certes, je suis rien moins que cultiv\u00e9, j&rsquo;ai fait peu d&rsquo;\u00e9tudes, plus autodidacte que b&ucirc;cheur, hors des c\u00e9nacles et des r\u00e9seaux, manquant cruellement des lectures essentielles qui forment le jugement et qui, parfois, leur permet de se d\u00e9fausser de leur conformisme. Tout cela pour dire que je n&rsquo;ai pas lu grand&rsquo;chose de Marx, que je ne le connais pas du tout. Jugez donc de ma stup\u00e9faction absolument sans limites lorsque je lis cette interpr\u00e9tation, par ailleurs appuy\u00e9e par une lecture de Marx par un Derrida plut\u00f4t ironique, de Jean Birnbaum dans <em>Un silence religieux<\/em>, page 132 : &laquo; <em>Si la religion est la grande affaire de Marx, c&rsquo;est que sa pens\u00e9e est d&rsquo;abord une pens\u00e9e de l&rsquo;ali\u00e9nation et qu&rsquo;\u00e0 ses yeux la \u00ab\u00a0d\u00e9tresse spirituelle\u00a0\u00bb constitue l&rsquo;ali\u00e9nation par excellence ; quand il tend les bras vers Dieu, quand il se sent d\u00e9pendant de lui, l&rsquo;\u00eatre humain est profond\u00e9ment cliv\u00e9, coup\u00e9 de sa propre nature, et tout l&rsquo;effort de Marx consistera \u00e0 surmonter cette scission intime afin de r\u00e9concilier l&rsquo;homme avec lui-m\u00eame<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette confusion, ou ce que je juge \u00eatre une confusion entre la spiritualit\u00e9 et la religion, entre la spiritualit\u00e9 et la \u00ab\u00a0d\u00e9tresse spirituelle\u00a0\u00bb, etc., passe tout ce que je peux envisager rationnellement, dans le sens de contredire absolument toute ma pens\u00e9e. [L&#8217;emploi du mot \u00ab\u00a0Dieu\u00a0\u00bb est d&rsquo;ailleurs un redoutable simulacre, de m\u00eame que l&rsquo;\u00e9quivalence de la religion avec le spirituel. Il faut s&rsquo;en garder le plus possible car cette sorte de \u00ab\u00a0mots\u00a0\u00bb constitue un formidable aliment de cette<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-notre-psychologie\"> force de persiflage<\/a> du Syst\u00e8me qui menace constamment nos psychologies.]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A ce point, le d\u00e9bat n&rsquo;a pas de sens pour moi. Il n&rsquo;y a pas de sens dans l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;entreprendre une qu\u00eate, lancer une interrogation, ouvrir l&rsquo;esprit vers le haut puisse constituer une ali\u00e9nation en quelque sorte que ce soit. Je crois que nos r\u00e9f\u00e9rences divergent trop pour qu&rsquo;il puisse y avoir d\u00e9bat. Quelle que soit l&rsquo;intelligence du propos [celui de Marx] et la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle il pr\u00e9tend s&rsquo;attacher, il reste qu&rsquo;il constitue pour ma perception une inversion insupportable, dans un sens que je ne peux comprendre, &ndash; \u00e0 un point, c&rsquo;est vrai, o&ugrave; je ne songe m\u00eame pas \u00e0 le condamner, voire \u00e0 le contester. Simplement, un tel propos est d&rsquo;un domaine de la pens\u00e9e qui m&rsquo;est \u00e9tranger, dont l&rsquo;effet est quasiment orwellien pour mon compte, o&ugrave; l&rsquo;on d\u00e9finit, pour ce que j&rsquo;en crois, la lib\u00e9ration fondamentale de l&rsquo;esprit comme son emprisonnement in\u00e9luctable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je crois que je ne pensais pas comme cela avant le changement que j&rsquo;ai d\u00e9crit. Depuis, je n&rsquo;ai rien trouv\u00e9 qui me fasse douter de ce changement, et encore moins le regretter, et j&rsquo;ai rencontr\u00e9 beaucoup de signes et de circonstances qui m&rsquo;ont renforc\u00e9 dans cette voie.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Pour r\u00e9pondre droitement \u00e0 notre lecteur et lui signaler que je dispose ainsi d&rsquo;une sortie par le haut du \u00ab\u00a0paradigme rotatif\u00a0\u00bb qu&rsquo;il signale, et dont je joue bien plus qu&rsquo;il ne m&rsquo;enferme, et dont je fais ainsi le meilleur usage possible, &ndash; pour lui r\u00e9pondre donc, je lui dirais que je ne sais parfaitement et rationnellement qu&rsquo;une chose : qui ne peut pas diriger le Syst\u00e8me, qui ne peut pas l&rsquo;utiliser, qui en ignore compl\u00e8tement les buts fondamentaux dans le sens de la cause (pourquoi vouloir d\u00e9truire ?). Rien d&rsquo;humain ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 cela, et cette n\u00e9gation s&rsquo;applique donc \u00e0 toute hypoth\u00e8se d&rsquo;un r\u00f4le d&rsquo;influence, de manipulation et de direction du <em>sapiens <\/em>dans le chef du Syst\u00e8me. <strong>Le contraire (la question initiale : savoir qui dirige le Syst\u00e8me, qui l&rsquo;utilise, etc.) n&rsquo;a pour moi aucun sens rationnel, donc c&rsquo;est une question inutile d\u00e8s lors que je suis assur\u00e9 pour mon compte par une intuition irr\u00e9futable que c&rsquo;est le Mal qui l&rsquo;inspire<\/strong> dans les circonstances pr\u00e9sentes et que cet \u00ab\u00a0accident catastrophique\u00a0\u00bb auquel nous avons acquiesc\u00e9 et aveugl\u00e9ment contribu\u00e9 entre dans un domaine dont les formes m&rsquo;\u00e9chappent et dont les forces qui sont leur champ d&rsquo;action sont effectivement au-del\u00e0 et au-dessus de ma raison. <strong>Peut-\u00eatre l&rsquo;intuition haute m&rsquo;a-t-elle instruit ou m&rsquo;instruira-t-elle plus ou moins \u00e0 cet \u00e9gard, je l&rsquo;ignore rationnellement m\u00eame si ma position est intuitivement d&rsquo;une force in\u00e9galable<\/strong>. C&rsquo;est \u00e0 cet \u00e9gard, &ndash; du point de vue rationnel, &ndash; que la question n&rsquo;a aucun sens pour moi ; c&rsquo;est dans ce domaine, &ndash; celui de l&rsquo;Esprit, du sacr\u00e9 et de l&rsquo;intuition, &ndash; que j&rsquo;\u00e9volue lorsque j&rsquo;\u00e9voque le Syst\u00e8me dans toute sa pseudo-majest\u00e9 majuscul\u00e9e. Cette position extr\u00eamement claire correspond \u00e0 la lib\u00e9ration de l&rsquo;esprit dont je parle plus haut. Je n&rsquo;ai ni \u00e0 m&rsquo;en expliquer, ni \u00e0 m&rsquo;en justifier : l&rsquo;on jugera sur pi\u00e8ces, sur le r\u00e9sultat obtenu, ou l&rsquo;on passera outre, &ndash; peu m&rsquo;importe.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Je terminerai par une remarque que je me fais souvent : l&rsquo;extraordinaire r\u00e9ticence qu&rsquo;ont les esprits, aujourd&rsquo;hui, \u00e0 aborder <strong>cette question hors du terrain bien d\u00e9limit\u00e9 et born\u00e9 de la religion<\/strong>. C&rsquo;est l\u00e0, et non pas dans la preuve de l&rsquo;existence ou de la non-existence de Dieu, et non pas dans la condition d&rsquo;antipape ou de pape-<em>rock&rsquo;n&rsquo;roll<\/em> de Fran\u00e7ois, que se trouve le n&oelig;ud fondamental de notre affaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire de notre \u00e9poque, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la crise de notre contre-civilisation. <strong>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;est le n&oelig;ud gordien de la lib\u00e9ration ou de l&#8217;emprisonnement de notre pens\u00e9e<\/strong>. M\u00eame la guillotine des vertueux r\u00e9volutionnaires n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 le trancher.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Syst\u00e8me et &laquo; les forces de l&rsquo;Esprit &raquo; 25 mai 2016 &ndash; Maintenant que l&rsquo;ouragan dans notre petit monde (celui des commentaires sur ce Forum) est apais\u00e9, maintenant qu&rsquo;il appara&icirc;t fix\u00e9 que le rythme et le style des commentaires sur dedefensa.org tels qu&rsquo;ils sont constituent plus un signe de bonne sant\u00e9 qu&rsquo;une sorte de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[2631,8854,7364,2622,3041,8855,6717,3990,3014],"class_list":["post-76587","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-de","tag-dechainement","tag-esprit","tag-la","tag-mal","tag-matiere","tag-mitterrand","tag-rodin","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76587\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}