{"id":76597,"date":"2016-05-31T15:41:54","date_gmt":"2016-05-31T15:41:54","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/05\/31\/verdun-ou-la-java-du-diable\/"},"modified":"2016-05-31T15:41:54","modified_gmt":"2016-05-31T15:41:54","slug":"verdun-ou-la-java-du-diable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/05\/31\/verdun-ou-la-java-du-diable\/","title":{"rendered":"Verdun, ou <em>La java du Diable<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Verdun, ou <em>La java du Diable<\/em><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>31 mai 2016 &ndash; J&rsquo;ai, comme cela, des instincts enfouis qui me prot\u00e8gent, qui me privent de mes sens, de la force de l&rsquo;attention, qui me poussent \u00e0 repousser la chose ; le spectacle, l&rsquo;image que je ne veux pas voir parce que je la connais trop bien et n&rsquo;ai nul besoin d&rsquo;\u00eatre instruit l\u00e0-dessus au risque d&rsquo;une souffrance inutile ; cela va du compl\u00e8tement accessoire sinon presque ridicule (je ne peux supporter de voir une piqure m\u00eame si je supporte assez bien qu&rsquo;on m&rsquo;en fasse, d&rsquo;o&ugrave; mon regard lointain lors d&rsquo;une prise de sang) \u00e0 quelque chose, \u00e0 l&rsquo;inverse, de beaucoup plus essentiel pour moi (voir la souffrance brutale des animaux maltrait\u00e9s et tortur\u00e9s par les barbares, nous-m\u00eames, m&rsquo;est absolument insupportable). Et puis, il y a les occurrences exceptionnelles, que je ne peux ni ne veux voir \u00e9galement, toujours pour m&rsquo;\u00e9pargner cette souffrance&#8230; Il y a la souffrance-bouffe, qui est de ne pouvoir supporter BHL, quoique je c\u00e8de parfois je l&rsquo;avoue, emport\u00e9 par son v\u00e9ritable g\u00e9nie comique qui transcende la souffrance en plaisir des dieux-morts-de-rire ; et puis il y a la souffrance-tragique que je veux \u00e9viter, celle qui touche \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;essentiel lors d&rsquo;une occurrence, lors d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement. Ce fut le cas, avant-hier, avec <strong>leur c\u00e9r\u00e9monie<\/strong> \u00e0 Verdun qui ne pouvait \u00eatre que catastrophique. Je ne me doutais pas qu&rsquo;elle constituerait un de ces sommets du sacril\u00e8ge qui vous dit, bien plus qu&rsquo;une longue analyse, combien l&rsquo;effondrement dans les abysses est complet, achev\u00e9, pli\u00e9 comme ils disent ; le sommet au tr\u00e9fonds des abysses, voil\u00e0 quelque prodige bien remarquable de l&rsquo;inversion&#8230; Le Diable est bien parmi eux, mais, pour eux pr\u00e9cis\u00e9ment, c&rsquo;est bien celui de Charles Trenet (<em>La Java du diable<\/em>), diabolique comme il se doit mais aussi et surtout plein de d\u00e9rision pour eux, pour ses serviteurs z\u00e9l\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi vais-je vous parler de ce que je n&rsquo;ai pas vu, sinon entrevu ici et l\u00e0, quelques images \u00e0 un JT et un reportage sur les randonn\u00e9es <em>fun<\/em> sur le champ de la bataille, et aussi les sacr\u00e9ment chouettes retomb\u00e9s \u00e9conomiques des comm\u00e9morations sur cette ville \u00ab\u00a0qui change de visage\u00a0\u00bb, qui \u00ab\u00a0modernise la tradition\u00a0\u00bb, qui \u00ab\u00a0songe \u00e0 son futur gr\u00e2ce \u00e0 son pass\u00e9\u00a0\u00bb, qui \u00ab\u00a0se tourne r\u00e9solument vers l&rsquo;avenir\u00a0\u00bb, et autres remarques d&rsquo;une profondeur vertigineuse par les artistes du glauque cloaque caract\u00e9risant le balbutiement qui nous sert d\u00e9sormais de langage, &ndash; mais qui veille, toujours et encore, \u00e0 cette m\u00eame tendance : d\u00e9truire le pass\u00e9, et qu&rsquo;il n&rsquo;en reste plus rien fa\u00e7on-Hiroshima, et tenter jusqu&rsquo;\u00e0 perdre haleine que <strong>leur futur singulier devienne l&rsquo;avenir de tous<\/strong>. Il y eut \u00e9galement un ami qui m&rsquo;en parla, qui avait vu, qui s&rsquo;\u00e9tait forc\u00e9 \u00e0 voir toute la c\u00e9r\u00e9monie, qui en avait des larmes dans la voix. Il y a aussi ce texte de Robert Redeker, <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/vox\/societe\/2016\/05\/30\/31003-20160530ARTFIG00136-robert-redeker-nous-n-etions-plus-a-douamont-mais-a-la-verdun-pride.php\">sur <em>Figaro-Vox<\/em>, ce 30 mai<\/a>, qui nous dit tout de je ce que n&rsquo;ai pas vu ni entendu, et qui le dit exactement comme il fallait, en nous restituant l&rsquo;intensit\u00e9 du souvenir autant que la banalit\u00e9 absolument orduri\u00e8re du sacril\u00e8ge comm\u00e9moratif : au silence m\u00e9ditatif et recueilli d&rsquo;une cath\u00e9drale r\u00e9sonnant des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/chronique-du-19-courant-jai-rendez-vous-avec\">vers de P\u00e9guy<\/a> (&laquo; <em>M\u00e8re, voici vos fils qui se sont tant battus&#8230;<\/em> &raquo;) qui honorent votre \u00e2me po\u00e9tique ont succ\u00e9d\u00e9 les flons-flons, les tambours noirs et les sauts de cabri des \u00ab\u00a0jeunes\u00a0\u00bb par\u00e9s de fluo entre les tombes du grand cimeti\u00e8re sous la lune \u00e9clips\u00e9e. Mais tout cela, je l&rsquo;ai devin\u00e9 si ais\u00e9ment. Je n&rsquo;ai rien vu, rien entendu, par cons\u00e9quent je vais vous en parler magnifiquement parce que je sais exactement ce qu&rsquo;ils valent et ce qu&rsquo;ils font.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces gens, les zombies-Syst\u00e8me, ont leurs \u00e2mes fragiles et leurs psychologies si basses qu&rsquo;elles sont toutes ouvertes sinon offertes au sortil\u00e8ge qui les transforment eux-m\u00eames en sacril\u00e8ge. Dans tout cela, qu&rsquo;on m&rsquo;entende bien, rien de la religion, aucun argument religieux ; je parle de l&rsquo;Esprit et de la Mati\u00e8re, du sacr\u00e9 et de ce qui ne l&rsquo;est pas, selon un entendement qui n&rsquo;a besoin d&rsquo;aucun apparat, d&rsquo;aucune construction th\u00e9ologique, selon la simple description que d\u00e9ploie Pierre Boutang lorsqu&rsquo;il nous restitue cette foi si simple et si puissante, dans ses <em>Abeilles de Delphes<\/em>, si joliment, si d\u00e9cisivement :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Il y a une pi\u00e9t\u00e9 naturelle, ni chr\u00e9tienne ni pa\u00efenne exclusivement, li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;homme et \u00e0 sa croyance que tout finalement est divin, qui refl\u00e8te une transcendance et quelque influence plus qu&rsquo;humaine&#8230;<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&#8230; C&rsquo;est \u00e0 cela qu&rsquo;on revient finalement, lorsqu&rsquo;on observe Verdun avec le regard de son \u00e2me po\u00e9tique ; de leur c\u00f4t\u00e9 comme ils \u00e9taient ce dimanche, compl\u00e8tement aveugles bien entendu, ou plut\u00f4t, par entrain moqueur pour leur jargon, des \u00ab\u00a0non-voyants\u00a0\u00bb dirait-on plut\u00f4t&#8230; Le sacril\u00e8ge, ils l&rsquo;ont foutu \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame de l&rsquo;art d\u00e9mocratique par essence, &ndash; s&rsquo;il est question seulement d&rsquo;essence comme un combustible dans l&rsquo;Art Contemporain (AC), &ndash;pour qu&rsquo;il soit exactement et absolument l&rsquo;attentat contre le sacr\u00e9. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils commirent, ce dimanche \u00e0 Verdun, avec un s\u00e9rieux imp\u00e9rissable, Hollande-Merkel r\u00e9unis comme un couple de b&oelig;ufs, veau-vache \u00e0 l&rsquo;&oelig;il triste, quoique cela soit dit dans le sens du symbolique pour ne pas d\u00e9nigrer et abaisser ces nobles animaux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On sait <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/2016-notre-verdun-et-ma-nostalgie-infinie-1\">ce qui me lie<\/a> \u00e0 Verdun. Je n&rsquo;ai que faire, bien entendu, de ces clich\u00e9s cent et mille fois rab\u00e2ch\u00e9s, &ndash; \u00ab\u00a0la bataille qui ne sert \u00e0 rien\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Verdun qui a englouti une g\u00e9n\u00e9ration\u00a0\u00bb, &ndash; toutes ces images distordues compl\u00e8tement par l&rsquo;inversion de la manufacture m\u00e9morielle. Sans aller jusqu&rsquo;\u00e0 leur cirque grotesque de dimanche dernier, ou bien m\u00eame en allant au-del\u00e0, j&rsquo;en ai entendu ces temps-ci de ces historiens-Syst\u00e8me \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb \u00e9grener les innombrables canards des interpr\u00e9tations modernistes et postmodernistes de Verdun, qui n&rsquo;ont qu&rsquo;un seul but : \u00e9vacuer la trag\u00e9die, le sacrifice, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme et le sens du sacr\u00e9, comme on tire la chasse. Ils fabriquent de l&rsquo;histoire comme Monsanto des OGM, pour exactement ajuster le pass\u00e9 recompos\u00e9 \u00e0 leur pr\u00e9sent qui n&rsquo;a pas d&rsquo;avenir et qui pr\u00e9tend avoir un futur. Je ne les aime pas beaucoup et s&rsquo;ils me connaissaient ils me d\u00e9testeraient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais je laisse Verdun puisque le proc\u00e8s est si vite fait, et le verdict exp\u00e9di\u00e9 par l&rsquo;\u00e9vidence des choses hautes, pour en venir au constat de leur extraordinaire capacit\u00e9 \u00e0 exercer la bave du sacril\u00e8ge, exactement comme on exerce un pouvoir. Ces dirigeants-Syst\u00e8me tels que nous les observons sont des couards, des poules mouill\u00e9es, des \u00e9v\u00e8nements flasques et des regards fuyants ; ils ont toutes les postures et tous les conformismes des bourgeois de province lorsqu&rsquo;ils se croient parisiens ; ils parlent comme ils bavent et transpirent ; bref, ils n&rsquo;ont rien de glorieux, ni d&rsquo;effrayant ni d&rsquo;\u00e9pouvantable, et pourtant ils font sacril\u00e8ge comme par un secret de nature, comme on fait dans sa culotte. Tout ce qu&rsquo;ils touchent, \u00e0 quelque hauteur que ce soit, devient d&rsquo;une bassesse extr\u00eame, et plus c&rsquo;est haut plus c&rsquo;est bas, et la formule affecte directement le sacr\u00e9 ; ils sont sacril\u00e8ges comme l&rsquo;on va tirer son coup au bordel, en douce, mais sans qu&rsquo;on ne leur oppose la moindre r\u00e9sistance puisqu&rsquo;ils payent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au moindre contact venu d&rsquo;eux, la chose ou l&rsquo;\u00eatre touch\u00e9 se d\u00e9compose, se dissout, et pourtant on les \u00e9carterait d&rsquo;une pichenette si besoin \u00e9tait et si l&rsquo;on r\u00e9alisait qu&rsquo;ils valent bien, par le mal qu&rsquo;ils suscitent, une pichenette ou l&rsquo;autre. Leur inexistence fait leur force puisqu&rsquo;on ne s&rsquo;attache m\u00eame pas \u00e0 les chasser comme une mouche aga\u00e7ante, ils sont transparents, non comme la v\u00e9rit\u00e9 (qui n&rsquo;est jamais transparente, je vous rassure) mais comme une m\u00e9duse ; et bien entendu, leur capacit\u00e9 de dissolution de l&rsquo;autre qu&rsquo;il touche, avec cette sorte de <em>sapiens<\/em>-gast\u00e9ropode, s&rsquo;adresse directement au sacr\u00e9. En cela, ils sont d&rsquo;une cat\u00e9gorie proche du diabolique nullement parce qu&rsquo;ils ont le Mal comme essence, mais \u00e0 cause de leur proximit\u00e9 extr\u00eame de la chose, permise par la substance g\u00e9latineuse et d\u00e9vorante qui les caract\u00e9rise. (&laquo; <em>Mais les autres, ceux qui participeraient de lui<\/em> [du Mal] <em>et s&rsquo;y assimileraient, deviennent mauvais, n&rsquo;\u00e9tant pas mauvais en soi<\/em> &raquo;, dit Plotin l&rsquo;aveugle : ils sont mauvais nullement parce qu&rsquo;ils sont forts, mais parce qu&rsquo;ils sont infiniment faibles, mous, visqueux, et ainsi capables d&rsquo;\u00eatre plus proches encore que n&rsquo;importe qui d&rsquo;autre du Mal et de sa source diabolique fondamentale&#8230;) Ainsi crachent-ils sur le soldat inconnu et sur les morts de Verdun comme on pisse en catimini, au coin d&rsquo;une rue \u00e0 lanternes rouges, rougissant de peur d&rsquo;\u00eatre pris la main \u00e0 la braguette.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Verdun, laissez faire, laissez aller&#8230; Ils sont repartis et le silence est retomb\u00e9 sur les grands cimeti\u00e8res sous la lune retrouv\u00e9e. Il est possible qu&rsquo;une nuit ou l&rsquo;autre, on verra ces soldats perdus dans l&rsquo;immense bataille, le visage ravag\u00e9, le corps d\u00e9chiquet\u00e9, se lever et marcher comme des ombres et comme des g\u00e9ants, comme dans le film de Gance, comme dans son <em>J&rsquo;accuse<\/em> qui identifiait bien mal l&rsquo;accus\u00e9 dans son box, qui n&rsquo;osait aller au terme de son r\u00e9quisitoire ; et ces ombres contempleront les grands champs d\u00e9sert\u00e9s, purifi\u00e9s de leur sinistre verroterie, de leur gambille festive, de leurs larmes fabriqu\u00e9es sur mesure et parfois trop ajust\u00e9es, de leur piti\u00e9 d\u00e9goulinante parce qu&rsquo;il y a trop de rimmel, de leurs joies faussaires et forc\u00e9es qui se bercent du prurit de la bienpensance universelle, de leur culture sloganique us\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la corde et toujours pr\u00eate \u00e0 resservir, selon laquelle c&rsquo;est d\u00e9cid\u00e9 il n&rsquo;y aura \u00ab\u00a0plus jamais \u00e7a\u00a0\u00bb, alors que ce qu&rsquo;ils font est, bien entendu et sans h\u00e9siter, bien pire que \u00ab\u00a0\u00e7a\u00a0\u00bb et promis \u00e0 \u00eatre de pire en pire. Ainsi d\u00e9barrass\u00e9s de leur grotesque incursion, les champs de la bataille retrouveront-ils leur grandeur et leur dignit\u00e9, et seront-ils \u00e0 nouveau sacr\u00e9s. Je ne peux souffrir de croire un instant que je suis de la m\u00eame esp\u00e8ce qu&rsquo;eux, je veux dire par l&rsquo;esprit ; moi, je suis du c\u00f4t\u00e9 des ombres de Verdun, et de ce promontoire je les contemple comme si j&rsquo;avais bien plus de quarante si\u00e8cles, comme si j&rsquo;avais l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s&#8230; Laissez passer les limousines vertueusement luxueuses qui regagnent les palais usurp\u00e9s de Paris-sur-Seine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi laisserais-je le mot de la fin, sans aucun rapport avec le sacril\u00e8ge qu&rsquo;ils commirent \u00e0 Verdun pour ne pas donner \u00e0 ces personnages l&rsquo;impression de l&rsquo;importance de leurs personnes, je le donnerais bien, en vers et en refrain, \u00e0 Trenet, ce sacr\u00e9 Trenet, cet homo si fameux que d&rsquo;aucuns en font un martyr de \u00ab\u00a0la cause\u00a0\u00bb avant l&rsquo;heure ; Trenet, qui fut pourtant si amoureux de Corinne Luchaire, la fille du futur collabo qu&rsquo;on enverrait au poteau, qu&rsquo;on dit m\u00eame qu&rsquo;il voulut l&rsquo;\u00e9pouser jusque presque \u00e0 en devenir fou mais qu&rsquo;elle refusa simplement parce que, \u00e0 cette \u00e9poque, autour de 1938, cette jeune premi\u00e8re du cin\u00e9ma fran\u00e7ais qu&rsquo;on mettait \u00e0 l&rsquo;\u00e9gal de Mich\u00e8le Morgan, entrait dans une grave et profonde d\u00e9pression ; Trenet, donc, avec son \u00ab\u00a0Diable\u00a0\u00bb de sa <em><a href=\"file:\/\/localhost\/En%20savoir%20plus%20sur%20http\/::www.paroles.net:charles-trenet:paroles-la-java-du-diable#HO4OdfYKVVAzKflS.99\">Java du Diable<\/a><\/em>, a parfaitement d\u00e9fini comment tout cela se terminera, en d\u00e9comptes et m\u00e9comptes d&rsquo;\u00e9picier&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car finalement le Diable sera vaincu, exactement comme dans la chanson, par la m\u00e9diocrit\u00e9 m\u00eame de ceux dont il a fait ses instruments ; parce que les zombies-Syst\u00e8me qui sont \u00e0 son service, se seront montr\u00e9s si zombies, si corrompus dans le genre notaire, si \u00e2pres au gain et si oublieux de tout pass\u00e9 et de toute parole donn\u00e9e, si m\u00e9prisants de tous les talents possibles et si adeptes des lois du March\u00e9, que lui-m\u00eame, le Diable, aura brutalement l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre victime de leurs arnaques, et qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e9rera regagner le Royaume des Enfers&#8230; Ainsi parlait Charles Trenet :<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p>&laquo; <em>Puis un jour tout d&rsquo;vint tranquille<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>On n&rsquo;entendit plus d&rsquo;java<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Dans les champs et dans les villes<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Savez-vous pourquoi ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>[&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Parce que le Diable s&rsquo;aper\u00e7ut<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Qu&rsquo;il n&rsquo;touchait pas de droits d&rsquo;auteur<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Tout \u00e7a c&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;l&rsquo;argent d&rsquo;foutu<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Puisqu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait m\u00eame pas \u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Tout \u00e7a c&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;l&rsquo;argent d&rsquo;foutu<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Puisqu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait m\u00eame pas \u00e9diteur<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>[&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Allez, remportons notre musique<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Et retournons en enfer<\/em>. &raquo;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Verdun, ou La java du Diable 31 mai 2016 &ndash; J&rsquo;ai, comme cela, des instincts enfouis qui me prot\u00e8gent, qui me privent de mes sens, de la force de l&rsquo;attention, qui me poussent \u00e0 repousser la chose ; le spectacle, l&rsquo;image que je ne veux pas voir parce que je la connais trop bien et&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[3238,17542,8390,7912,3203,4633,4647,5858,17541,17293,6161],"class_list":["post-76597","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-charles","tag-cimetieres","tag-commemoration","tag-grands","tag-hollande","tag-merkel","tag-peguy","tag-sacrilege","tag-sortilege","tag-trenet","tag-verdun"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76597","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76597"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76597\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}