{"id":76640,"date":"2016-06-24T16:36:21","date_gmt":"2016-06-24T16:36:21","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/06\/24\/le-grand-large-a-front-renverse\/"},"modified":"2016-06-24T16:36:21","modified_gmt":"2016-06-24T16:36:21","slug":"le-grand-large-a-front-renverse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/06\/24\/le-grand-large-a-front-renverse\/","title":{"rendered":"Le \u201cgrand large\u201d \u00e0 front-renvers\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb \u00e0 front-renvers\u00e9<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;anecdote est c\u00e9l\u00e8bre et elle est toujours rapport\u00e9e selon un contre-sens : Churchill se dressant devant de Gaulle et lui d\u00e9clarant qu&rsquo;entre l&rsquo;Europe et le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb (les USA), le Royaume-Uni choisirait toujours le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb, et cette anecdote cit\u00e9e pour signifier une attitude fondamentalement britannique li\u00e9e aux USA selon la perception de l&rsquo;\u00e9poque qui faisait des USA l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb du monde dans un monde soumis \u00e0 l&rsquo;anglosaxonisme. Rapport\u00e9e par de Gaulle dans ses <em>M\u00e9moires de guerre<\/em>, elle n&rsquo;est pas loin de dire en fait le contraire, en singularisant Churchill et sa \u00ab\u00a0passion am\u00e9ricaniste\u00a0\u00bb, bien peu soutenue par les autres (Britanniques). Voici le passage (p.487-488 de l&rsquo;\u00e9dition de <em>La Pl\u00e9iade<\/em>), qui se passe le 4 juin 1944, dans le train o&ugrave; le Premier ministre s&rsquo;est install\u00e9 (&laquo; <em>id\u00e9e originale !<\/em> &raquo; remarque ironiquement de Gaulle), pr\u00e8s de Portsmouth, pour superviser le d\u00e9barquement. Churchill n&rsquo;est pas seul : il y a avec lui plusieurs membres de son cabinet, dont le vice-Premier et ministre du Travail Bevin (travailliste) et le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res Eden. On discute sur les relations ex\u00e9crables entre de Gaulle et Roosevelt et les arrangements \u00e0 venir pour la France lib\u00e9r\u00e9e, o&ugrave; les positions de De Gaulle et de Roosevelt sont diam\u00e9tralement oppos\u00e9es. Soudain Churchill s&#8217;emporte&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &mdash; <em>Et vous ! s&rsquo;\u00e9crie Churchill, comment voulez-vous que nous, Britanniques, prenions une position s\u00e9par\u00e9e de celles des &Eacute;tats-Unis ?\u00a0\u00bb Puis, avec une passion dont je sens qu&rsquo;elle est destin\u00e9e \u00e0 impressionner ses auditeurs anglais plut\u00f4t que moi-m\u00eame : \u00ab\u00a0Nous allons lib\u00e9rer l&rsquo;Europe, mais c&rsquo;est parce que les Am\u00e9ricains sont avec nous pour le faire. Car, sachez-le ! Chaque fois qu&rsquo;il nous faudra choisir entre l&rsquo;Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. Chaque fois qu&rsquo;il me faudra choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt.\u00a0\u00bb Apr\u00e8s cette sortie, Eden, hochant la t\u00eate, ne me para&icirc;t gu\u00e8re convaincu. Quant \u00e0 Bevin, ministre travailliste du Travail, il vient \u00e0 moi et me d\u00e9clare assez haut pour que chacun l&rsquo;entend : \u00ab\u00a0Le Premier ministre vous a dit que, dans tous les cas, il prendrait le parti du pr\u00e9sident des &Eacute;tats-Unis. Sachez qu&rsquo;il a parl\u00e9 pour son compte et nullement au nom du cabinet britannique<\/em>.<em>\u00a0\u00bb <\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cet \u00e9change r\u00e9sume pr\u00e8s d&rsquo;un demi-si\u00e8cle d&rsquo;une situation o&ugrave; le Royaume-Uni et les USA furent per\u00e7us comme les complices d&rsquo;un mouvement d&rsquo;investissement de l&rsquo;Europe, o&ugrave; l&rsquo;Europe perdrait son \u00e2me, et contre lequel seule une Europe forte pouvait s&rsquo;opposer. De Gaulle adh\u00e9rait plus ou moins \u00e0 cette id\u00e9e, en ronchonnant, et \u00e0 condition que l&rsquo;Europe fut d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 ses conditions et selon ses conceptions, ce qui ne fut absolument pas fait jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;abandon indiff\u00e9rent de toutes ses conditions et la trahison syst\u00e9matique de toutes ses conceptions&#8230; <strong>Que dirait aujourd&rsquo;hui de Gaulle ? De quel parti serait-il ? De celui de l&rsquo;Europe ou de celui du \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb, l&rsquo;image n&rsquo;\u00e9tant cette fois qu&rsquo;op\u00e9rationnelle et rien d&rsquo;autre ?<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les temps ont bien chang\u00e9, et il y aurait beaucoup de logique \u00e0 imaginer qu&rsquo;il (de Gaulle) aurait applaudi le <em>Brexit<\/em> de la rupture, du \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb, comme un \u00ab\u00a0premier pas\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0mod\u00e8le\u00a0\u00bb, pour les nations europ\u00e9ennes, pour retrouver leur souverainet\u00e9. Quant aux dirigeants US du cru, c&rsquo;est-\u00e0-dire ceux de ce temps qui sont dans la succession de la plupart de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs \u00e0 commencer par le Roosevelt de Yalta et de l&rsquo;accord avec le roi Saoud de f\u00e9vrier 1945, <strong>ils n&rsquo;ont eu de cesse de pousser les Britanniques \u00e0 rester au sein de l&rsquo;Europe, jusqu&rsquo;\u00e0 commettre pour cela des actes assez ahurissants d&rsquo;ing\u00e9rences dans les affaires souveraines du Royaume-Uni<\/strong>. On esp\u00e8re que l&rsquo;intervention d&rsquo;Obama, venu au Royaume-Uni en tant qu&rsquo;\u00e9missaire de Goldman-Sachs et promoteur du TTIP, aura jou\u00e9 un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans le d\u00e9go&ucirc;t des Britanniques pour l&rsquo;Europe-UE qu&rsquo;on leur propose aujourd&rsquo;hui. (Au reste et en passant, on attend avec un int\u00e9r\u00eat compatissant les effets du <em>Brexit <\/em>sur le TTIP, et surtout sur l&rsquo;opposition aussi bien europ\u00e9enne qu&rsquo;am\u00e9ricaine au TTIP.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>On comprend bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les USA \u00e9tant un acteur-Syst\u00e8me comme l&rsquo;UE, l&rsquo;essentiel pour eux \u00e9taient que les Britanniques restassent au sein de l&rsquo;UE, renfor\u00e7ant par ailleurs les liens d&rsquo;amiti\u00e9 (espionnage, corruption, coordination des politiques de mise \u00e0 sac, etc.) entre l&rsquo;UE et les USA. <strong>Le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb tournant le dos \u00e0 l&rsquo;Europe est, aujourd&rsquo;hui, en pleine situation d&rsquo;un jeu \u00ab\u00a0\u00e0 front-renvers\u00e9\u00a0\u00bb, la route de la lib\u00e9ration<\/strong> puisque l&rsquo;Europe s&rsquo;est r\u00e9duite \u00e0 l&rsquo;UE et la France souveraine \u00e0 un roi-sans-divertissement, incapable de distinguer la forme m\u00eame du principe, et par cons\u00e9quent la substance de la souverainet\u00e9 elle-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les uns et les autres jouent donc effectivement \u00e0 front-renvers\u00e9. Le soutien enthousiaste de Trump au <em>Brexit<\/em>, alors qu&rsquo;Obama-Clinton l&rsquo;avaient \u00e9videmment combattu avec la fougue de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 leurs employeurs, fait qu&rsquo;<strong>aujourd&rsquo;hui ce monde anglo-saxon-l\u00e0 (<em>Brexit <\/em>+ Trump) tient selon les circonstances \u00e9poustouflantes que nous connaissons un r\u00f4le si inattendu de <em>leader<\/em> dans l&rsquo;insurrection contre le Syst\u00e8me<\/strong>. Ainsi Trump, en visite en Ecosse, s&rsquo;est-il exclam\u00e9 de plaisir en f\u00e9licitant le Royaume-Uni d&rsquo;avoir repris sa souverainet\u00e9, comme lui-m\u00eame veut rendre aux USA la souverainet\u00e9 que la globalisation leur a \u00f4t\u00e9e. L&rsquo;interpr\u00e9tation des \u00ab\u00a0trumpistes\u00a0\u00bb devient alors que le <em>Brexit<\/em> est une insurrection populiste comme Trump lui-m\u00eame est une insurrection populiste, et tout cela rencontrant l&rsquo;analyse des eurosceptiques en mal d&rsquo;insurrection anti-UE (antiSyst\u00e8me) et qui tiennent d\u00e9sormais leur \u00ab\u00a0mod\u00e8le\u00a0\u00bb, comme de Gaulle aurait effectivement d\u00e9signe le <em>Brexit<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ainsi a-t-on un exemple de ce raisonnement dans l&rsquo;explication de Paul Joseph Watson, <em>d&rsquo;Infowars.com<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.infowars.com\/brexit-victory-makes-trump-presidency-more-likely\/\">ce 24 juin<\/a>, de la victoire du <em>Brexit<\/em>, d&rsquo;ailleurs renforc\u00e9 par l&rsquo;avis sur Trump d&rsquo;un Farage, chef de l&rsquo;UKIP et par cons\u00e9quent grand vainqueur du <em>Brexit<\/em>, tout cela \u00e9tablissant un lien transatlantique, &ndash; un \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb vertueux qui est le contraire de celui de Churchill, &ndash; dans la lutte antiSyst\u00e8me&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>The surprise Brexit vote result in the United Kingdom represents a sensational victory for populist politics and makes a Donald Trump presidency more likely. Brits stunned the world yesterday by choosing to ditch the European Union and reclaim their own sovereignty, a result that has rocked the global order. It&rsquo;s also an outcome that could help blaze a trail for Trump all the way to the Oval Office. \u00ab\u00a0If there&rsquo;s one conclusion to draw from the Brexit result, it&rsquo;s that nationalist sentiments may not necessarily be visible to political elites but the right person, with the right cause, can easily bring them out,\u00a0\u00bb writes Brett LoGiurato.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>According to Republican pollster Frank Luntz, the result represents a massive populist uprising. \u00ab\u00a0Populism is rising everywhere as people decide that government does not listen and does not care,\u00a0\u00bb said Luntz. \u00ab\u00a0But this is even more significant, because Britain has never been the source of populist uprisings like this. If Britain can vote itself out of Europe, America can vote itself in for Trump.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Nigel Farage also commented on the issue during an appearance on Good Morning Britain. \u00ab\u00a0There is something happening in American politics that is perhaps a bit of a mirror of what&rsquo;s happening here, a feeling in much of America, that what happens in Washington is too detached and too remote and Trump is cashing in on some of it,\u00a0\u00bb said Farage, adding, \u00ab\u00a0He must have a chance of winning.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>As the BBC reports, a Brexit win signifies that anti-globalist sentiment is stronger than the political class had bargained for. \u00ab\u00a0The forces of globalisation are causing havoc for European workers as they are for American workers,\u00a0\u00bb writes Katty Kay. \u00ab\u00a0If you are a white working class man (in particular) the combined effects of immigration, free trade and technology have made your job and your wages less secure. Policy makers in the UK and the US have singularly failed to address these issues in any meaningful way.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>The Brexit victory also underscores the fact that the electorate is angry and feels a deep sense of concern about issues such as immigration and lost national identity. \u00ab\u00a0If the forces of disgruntlement, nationalism, populism and anti-globalisation are strong enough to force a radical move in the UK, they may be strong enough to force a radical election in America too,\u00a0\u00bb according to Kay.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Trump himself wasted little time in drawing attention to the monumental significance of the Brexit vote as he arrived in Scotland, telling reporters that he saw a big \u00ab\u00a0parallel\u00a0\u00bb between Brexit and what&rsquo;s happening with his own political movement.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0People want to take their country back, and they want to have independence in a sense,\u00a0\u00bb said Trump, adding, \u00ab\u00a0People want to see borders, they don&rsquo;t necessarily want people pouring into their country that they don&rsquo;t know who they are and where they come from.\u00a0\u00bb The presumptive Republican nominee also commented on the outcome in a Facebook post, writing, \u00ab\u00a0The people of the United Kingdom have exercised the sacred right of all free peoples. They have declared their independence from the European Union, and have voted to reassert control over their own politics, borders and economy.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Come November, the American people will have the chance to re-declare their independence. Americans will have a chance to vote for trade, immigration and foreign policies that put our citizens first. They will have the chance to reject today&rsquo;s rule by the global elite, and to embrace real change that delivers a government of, by and for the people,\u00a0\u00bb he added<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>La gloire de l&rsquo;antiSyst\u00e8me est une souplesse extr\u00eame de la pens\u00e9e, qui n&rsquo;a de cesse de se d\u00e9barrasser des vieilles lunes id\u00e9ologiques d&rsquo;un autre si\u00e8cle, ainsi que des clich\u00e9s qui eurent leur valeur mais qui sont aujourd&rsquo;hui totalement pervertis par l&rsquo;action du Syst\u00e8me et son outil de nivellement mondial qu&rsquo;est la globalisation. Il peut donc aller, l&rsquo;antiSyst\u00e8me, de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, <strong>sans souci des \u00e9tiquettes ni des accusations et soup\u00e7ons anciens, simplement en s&rsquo;adaptant tactiquement aux occasions et aux \u00e9volution du moment. Selon cette logique, le <em>Brexit <\/em>est n\u00e9cessairement un acte antiSyst\u00e8me<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le <em>Brexit<\/em> est n\u00e9cessairement un acte d&rsquo;insurrection antiSyst\u00e8me, <strong>comme il s&rsquo;en pr\u00e9pare dans divers pays europ\u00e9ens (en Hollande, en France, en Italie, en Autriche, en Espagne, etc.) sous des formes diverses ; comme il s&rsquo;en dessine un aux USA, avec la candidature Trump<\/strong> qui n&rsquo;est viable que si elle accentue constamment sa tournure antiSyst\u00e8me, loin de toutes les sornettes id\u00e9ologiques dont on nous rebat les oreilles et qui sont l&rsquo;ultime arme du Syst\u00e8me pour diviser l&rsquo;adversaire antiSyst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On peut compter sur le Syst\u00e8me, &ndash; l&rsquo;UE en l&rsquo;occurrence, dont on conna&icirc;t la sagesse et le sens tactique, &ndash; pour exacerber tout ce que contre quoi l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d&rsquo;hier s&rsquo;est dress\u00e9, toutes les tensions de l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9, toutes les revendications contre les abus d&rsquo;un pouvoir sans aucun socle, toutes les insurrections en devenir dans les pays qui restent sous sa coupe. On en rajoutera aussit\u00f4t sur les contraintes europ\u00e9ennes, sur cet imp\u00e9rialisme bureaucratique et intrusif qui met \u00e0 mal les souverainet\u00e9s et les identit\u00e9s, sur ce totalitarisme de l&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 et du viol des principes. <strong>Le meilleur alli\u00e9 de l&rsquo;antiSyst\u00e8me, c&rsquo;est la surpuissance du Syst\u00e8me s&rsquo;exprimant selon l&rsquo;impulsion de sa sottise cong\u00e9nitale<\/strong>. Il est donc temps de citer une fois encore Gu\u00e9non, en comprenant parfaitement de qui il veut parler lorsqu&rsquo;il parle de son diable et \u00e0 quelle th\u00e9ologie bureaucratique on pense lorsqu&rsquo;on propose cette citation : &laquo; <em>On dit m\u00eame que le diable, quand il veut, est fort bon th\u00e9ologien ; il est vrai, pourtant, qu&rsquo;il ne peut s&#8217;emp\u00eacher de laisser \u00e9chapper toujours quelque sottise, qui est comme sa signature<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 24 juin 2016 \u00e0 16H32<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb \u00e0 front-renvers\u00e9 L&rsquo;anecdote est c\u00e9l\u00e8bre et elle est toujours rapport\u00e9e selon un contre-sens : Churchill se dressant devant de Gaulle et lui d\u00e9clarant qu&rsquo;entre l&rsquo;Europe et le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb (les USA), le Royaume-Uni choisirait toujours le \u00ab\u00a0grand large\u00a0\u00bb, et cette anecdote cit\u00e9e pour signifier une attitude fondamentalement britannique li\u00e9e aux USA selon&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[4646,12496,707,2631,398,12136,2685,8698,5197,5303,2609],"class_list":["post-76640","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-antisysteme","tag-brexit","tag-churchill","tag-de","tag-europe","tag-farage","tag-gaulle","tag-insurrection","tag-modele","tag-populisme","tag-ue"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76640","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76640"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76640\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76640"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76640"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76640"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}