{"id":76667,"date":"2016-07-13T11:48:56","date_gmt":"2016-07-13T11:48:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/07\/13\/lelection-de-toutes-les-terreurs\/"},"modified":"2016-07-13T11:48:56","modified_gmt":"2016-07-13T11:48:56","slug":"lelection-de-toutes-les-terreurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/07\/13\/lelection-de-toutes-les-terreurs\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9lection de toutes les terreurs"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">L&rsquo;\u00e9lection de toutes les terreurs<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il nous est arriv\u00e9 de citer Wesley Pruden, vieux briscard du commentaire politique et <em>editor-in-chief emeritus<\/em> du Washington <em>Times<\/em>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un homme, vieux journaliste \u00e0 l&rsquo;ancienne mani\u00e8re, qui en conna&icirc;t un rayon \u00e0 propos de la vilenie et des combines de Washington D.C., qui fait n\u00e9cessairement partie du Syst\u00e8me mais qui n&rsquo;a pas laiss\u00e9 sa plume dans sa poche, qui manie le sarcasme comme Mark Twain et m\u00eame irait-on jusqu&rsquo;\u00e0 dire, comme H.L Mencken&#8230; Ainsi Pruden se permet d&rsquo;entretenir vis-\u00e0-vis du <em>Circus Politicus<\/em> de D.C. un regard \u00e0 la fois per\u00e7ant, d\u00e9sabus\u00e9 et sans illusions, mais aussi et le plus souvent, sans concession en plus d&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s bien inform\u00e9. Un homme qui, parce qu&rsquo;il est du Syst\u00e8me, n&rsquo;est pas comme l&rsquo;on dit de nos \u00ab\u00a0amis politiques\u00a0\u00bb, &ndash; <strong>si cette expression a un sens dans ces circonstances terribles o&ugrave; tous les \u00eatres sont doubles, \u00e0 la fois plus ou moins soumis et plus ou moins r\u00e9volt\u00e9s<\/strong>, &ndash; mais qui m\u00e9rite \u00e0 la fois le respect et l&rsquo;attention qui sont dues \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience et \u00e0 une certaine honn\u00eatet\u00e9 vis-\u00e0-vis de lui-m\u00eame. Cette chronique, ou \u00e9dito si l&rsquo;on veut, sur les pr\u00e9sidentielles-2016, est une belle &oelig;uvre de finesse et de lucidit\u00e9 sur l&rsquo;essentiel, \u00e9crit dans un style pol\u00e9mique et ricanant comme \u00e0 l&rsquo;habitude, mais exsudant une v\u00e9rit\u00e9-de-situation exceptionnelle et tragique sur le caract\u00e8re de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement : <strong>il s&rsquo;agit de rien moins que &laquo; [l]<em>&lsquo;\u00e9lection qui nous terrifie tous <\/em>&raquo; (\u00ab\u00a0<em>The election to terrify us all<\/em>\u00ab\u00a0)<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De son texte, nous extrayons aussit\u00f4t ce paragraphe, toujours marqu\u00e9 par le ton pol\u00e9mique et l&rsquo;image ricanante, mais qui effectivement dit tout du sens de la chose, et qui justement le dit avec en arri\u00e8re-plan ce cas exceptionnel et tragique dont nous parlons :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9lection qui va pousser \u00e0 son terme la th\u00e9orie si longtemps r\u00e9p\u00e9t\u00e9e par les observateurs selon laquelle Dieu prend soin des petits enfants, des alcooliques et des &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique. Les petits enfants grandissent, les alcooliques deviennent sobres, mais cette ann\u00e9e il semble bien que les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique aient pouss\u00e9 le bouchon un peu trop loin. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on d\u00e9fiait la fortune du destin et si l&rsquo;on jouait inconsid\u00e9r\u00e9ment avec la gr\u00e2ce de Dieu<\/em>. &raquo; (&laquo; <em>This is the election to test the theory, long held by the observant that God looks out for little boys, drunks and the United States of America. Little boys grow up and drunks sober up, but this year the United States of America may be pushing its luck. It&rsquo;s certainly challenging fortune and trifling with the grace of God<\/em>. &raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela nous rappelle deux choses en formes de citations significatives : la phrase finale de <em>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Seconde_Guerre_de_S%C3%A9cession\">La seconde Guerre de S\u00e9cession<\/a>\u00ab\u00a0<\/em>, de Joe Dante, film \u00e0 peine fictionnel tourn\u00e9 en 1997, o&ugrave; l&rsquo;on voit, \u00e0 partir d&rsquo;un grand studio TV qui suit l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, une situation rocambolesque o&ugrave; r\u00e8gnent la tyrannie de la communication, le \u00ab\u00a0politiquement correct\u00a0\u00bb de l&rsquo;humanitaire, l&rsquo;incons\u00e9quence des machinations souvent grotesques et pu\u00e9riles des \u00ab\u00a0communicants\u00a0\u00bb et des politicards (le pr\u00e9sident d\u00e9cide d&rsquo;un ultimatum de 72 heures au lieu de 48 heures sous la pression de son \u00ab\u00a0communicant\u00a0\u00bb [James Coburn] qui lui signale que dans 48 heures passe un \u00e9pisode d&rsquo;un feuilleton t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 tr\u00e8s populaire et que tout le monde se fichera bien de son ultimatum) ; o&ugrave; r\u00e8gnent encore l&rsquo;incompr\u00e9hension et l&rsquo;incommunication dues surtout \u00e0 l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;inattention, les humeurs accessoires, les circonstances vaudevillesques (un gouverneur [de l&rsquo;Idaho] qui s&rsquo;entiche d&rsquo;une journaliste de la cha&icirc;ne TV du studio d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9) ; tout cela aboutissant \u00e0 un affrontement arm\u00e9 entre le centre f\u00e9d\u00e9ral et les Gardes Nationales de plusieurs &Eacute;tats de l&rsquo;Union, dont l&rsquo;Idaho en premier, marquant les d\u00e9buts de la \u00ab\u00a0<em>Second Civil War<\/em>\u00a0\u00bb (titre anglo-am\u00e9ricain o&ugrave;, contrairement \u00e0 la premi\u00e8re, la description de \u00ab\u00a0guerre civile\u00a0\u00bb va mieux que celle de \u00ab\u00a0Guerre de S\u00e9cession\u00a0\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lorsque nous en sommes l\u00e0, au d\u00e9clenchement de la \u00ab\u00a0seconde guerre civile\u00a0\u00bb, l&rsquo;un des journalistes du studio qui a suivi jusqu&rsquo;ici l&rsquo;action comme un professionnel, jonglant avec le <em>prime time<\/em> et le direct, s&rsquo;exclamant \u00e0 propos de tel ou tel <em>scoop<\/em>, jonglant avec l&rsquo;audience, r\u00e9alise soudain comme s&rsquo;il ouvrait les yeux la gravit\u00e9 de la chose en voyant les combats qui se d\u00e9veloppent et s&rsquo;exclame \u00e0 voix basse (bel exercice) mais comme pour tous ceux qui sont l\u00e0, justement, <strong>comme s&rsquo;il s&rsquo;\u00e9veillait d&rsquo;un long sommeil hallucin\u00e9 : &laquo; <em>Mais comment en sommes-nous arriv\u00e9s l\u00e0 ?<\/em> &raquo;<\/strong> La deuxi\u00e8me chose, c&rsquo;est la citation terrible de Lincoln de 1838, faite <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-psyche-de-gi-joe\">au d\u00e9part<\/a> pour magnifier la vertu et la puissance des USA, et qui aujourd&rsquo;hui prend l&rsquo;accent effectivement terrible et terrifiant d&rsquo;une proph\u00e9tie ; &laquo; <em>Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en \u00eatre nous-m\u00eames les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d&rsquo;hommes libres, nous devons \u00e9ternellement survivre, <strong>ou mourir en nous suicidant<\/strong><\/em>. &raquo; (Trop arrogante et assur\u00e9e de son <em>hybris <\/em>destructeur,<strong> l&rsquo;Am\u00e9rique pr\u00e9f\u00e9rant le suicide \u00e0 l&rsquo;humiliation de n&rsquo;\u00eatre plus la nation choisie par Dieu et assurant en Son nom son empire sur le monde<\/strong>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pruden synth\u00e9tise les situations courantes, autour et au c&oelig;ur de cette \u00e9lection, sans s&rsquo;attarder aux arguments : les deux candidats \u00e9galement d\u00e9test\u00e9s, charg\u00e9s de d\u00e9fauts, &ndash; Trump et ses insultes, son insupportabilit\u00e9 de quelque mise en cause de lui-m\u00eame que ce soit, m\u00eame les plus d\u00e9risoires ; Hillary avec ses mensonges, sa corruption, sa cupidit\u00e9 extraordinaire (belle image : &laquo; <em>Si elle se trouvait devant un agonisant avec une tenaille, elle lui arracherait les dents pour r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;or qu&rsquo;on y trouverait \u00e9ventuellement<\/em> &raquo;). Mais surtout, il s&rsquo;attache au cas du directeur du FBI, Comey, avec sa fa\u00e7on de clore l&rsquo;enqu\u00eate sur l&rsquo;<em>emailgate<\/em> de Clinton. Il exp\u00e9die rondement l&rsquo;affaire : apr\u00e8s l&rsquo;expos\u00e9 du comportement de Clinton que donna le directeur du FBI, pendant 14 minutes, le reste allait de soi : il ne pouvait que recommander son inculpation, tous les experts de droit criminel et autres constitutionnalistes vous le diront. L&rsquo;on sait qu&rsquo;il ne le fit pas : &laquo; <em>Quand il annon\u00e7a qu&rsquo;il la lib\u00e9rait de toute facture \u00e0 honorer, vous auriez pu entendre, de le c\u00f4te Est \u00e0 la c\u00f4te Ouest, les bouches b\u00e9er et les yeux rouler dans leurs orbites <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pruden rappelle que Comey est un homme connu pour sa grande int\u00e9grit\u00e9, ce que nous croyons bien volontiers malgr\u00e9 tout ; Pruden n&rsquo;\u00e9voque m\u00eame pas l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une pression sp\u00e9ciale ou de menaces pour le contraindre \u00e0 cette d\u00e9cision, encore moins d&rsquo;un \u00ab\u00a0complot\u00a0\u00bb certes, ce que nous croyons \u00e9galement&#8230; (Tout cela, ces convictions, <strong>parce que les choses vont tr\u00e8s vite et trop loin aujourd&rsquo;hui, distan\u00e7ant d\u00e9cisivement toute capacit\u00e9 d&rsquo;organisation humaine comme en t\u00e9moigne l&rsquo;incapacit\u00e9 du Syst\u00e8me de bloquer Trump : les \u00e9v\u00e8nements ont toujours un, deux coups d&rsquo;avance sur les possibles manigances humaines<\/strong>.) Il nous semble que l&rsquo;intervention de Comey du 7 juillet, qui suivait de quelques jours la rencontre entre Bill Clinton et la secr\u00e9taire \u00e0 la Justice Lynch sur l&rsquo;a\u00e9roport de Phoenix, d\u00e9coule d&rsquo;un vent de panique qui s&rsquo;est lev\u00e9 \u00e0 la suite de cette rencontre, et dont on sent le souffle toujours aussi fort avec l&rsquo;audition extraterrestre de cette m\u00eame secr\u00e9taire \u00e0 la Justice au Congr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.washingtonexaminer.com\/gop-to-lynch-dodging-questions-abdication-of-your-responsibility\/article\/2596240\">ce lundi<\/a>, audition au cours de laquelle elle refusa de donner son avis, ou bien affirma qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas d&rsquo;avis c&rsquo;est selon, \u00e0 propos de la d\u00e9cision de Comey qui est sous son autorit\u00e9 de ne pas inculper. Au reste, l&rsquo;on voit bien le caract\u00e8re impr\u00e9par\u00e9, catastrophique, etc., de l&rsquo;intervention de Comey, &ndash; et au d\u00e9triment du Syst\u00e8me, certes, &ndash; puisqu&rsquo;il ne fait qu&rsquo;exacerber la vindicte furieuse contre Clinton, y compris chez les partisans de Sanders, de plus en plus nombreux \u00e0 faire n&rsquo;importe quoi sauf voter pour elle, et par l\u00e0 m\u00eame gravement compromettre ses chances de l&#8217;emporter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pruden envisage simplement la th\u00e9orie selon laquelle, simplement, Comey a d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il ne pouvait aller jusqu&rsquo;\u00e0 \u00ab\u00a0faire \u00e7a\u00a0\u00bb au Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire inculper, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e9liminer la seule candidate-Syst\u00e8me ayant quelque chance dans cette \u00e9lection ; parce que, simplement, <strong>il avait peur des cons\u00e9quences pour le Syst\u00e8me s&rsquo;il prenait une telle d\u00e9cision<\/strong>&#8230; Enfin, Pruden termine par ce paragraphe o&ugrave; nous rempla\u00e7ons le mot \u00ab\u00a0Cour\u00a0\u00bb par le mot \u00ab\u00a0Syst\u00e8me\u00a0\u00bb. (Pruden s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9f\u00e9r\u00e9, suivant Charles Krauthammer, au cas similaire du <em>Chief Justice<\/em> John Roberts lors de son jugement sur la loi dite <em>Obamacare<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>C&rsquo;est une th\u00e9orie int\u00e9ressante et il est vrai que la peur peut rendre faible un homme fort et lui faire oublier que sa fid\u00e9lit\u00e9 va d&rsquo;abord \u00e0 la Constitution, et non<\/em> [au Syst\u00e8me]. <em>La peur n&rsquo;est pas du tout ce qu&rsquo;une nation attend de son policier-en-chef, mais il semble bien que quelque chose a effray\u00e9 James Comey. C&rsquo;est une bien \u00e9trange ann\u00e9e. Personne n&rsquo;a envie de voter pour quiconque lorsque l&rsquo;espoir s&rsquo;\u00e9teint et dispara&icirc;t.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Effectivement, le mot est bien choisi : la peur&#8230; La peur et la terreur \u00e0 la fois<\/strong>, pour renvoyer au titre de l&rsquo;\u00e9ditorial : la peur qui renvoie \u00e0 la certitude que l&rsquo;on va vers des \u00e9v\u00e8nements terribles, et la terreur de l&rsquo;inconnu car l&rsquo;on ne sait rien de ces \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e8nements terribles\u00a0\u00bb. Wesley Pruden publie son article dans le Washington <em>Times<\/em> <a href=\"http:\/\/www.washingtontimes.com\/news\/2016\/jul\/11\/the-election-to-terrify-us-all\/?mkt_tok=eyJpIjoiWWpJelpEZzNObVl4T1RJeiIsInQiOiJnTzBERHJrU2tKZ3NuZUNRU3JreUpEQWxcL25ZYjdQVG1VdkRyRDM1THVFMnRpRU5VMjZaQ1hYWmlSQ1JKNFB6bG9Nc0taVTk4MGJaeVdGaWlRZk1vNGVFZmdZTm04eHQzZVhRS21wTHM2bUU9In0%3D\">du 12 juillet<\/a> 2016.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>____________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">The election to terrify us all<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>This might be remembered as the year when they gave an election and nobody came. The millions stayed home, the champagne went uncorked, and everybody lived in semi-misery ever after.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Partisans for neither party will defend their candidate. Hillary Clinton&rsquo;s supporters, except for the yellow-dog Democrats who would vote for a child-molester if he were running as a Democrat, will agree that she&rsquo;s a crook and a money-grubbing shrew who never misses an opportunity to enrich herself at the expense of God, country and everybody else. She would steal the teeth of a dying man if she had a pair of pliers to pull the gold fillings.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donald Trump&rsquo;s partisans, but for his true believers who mistake rant for reason, won&rsquo;t try to refute the ample evidence that the Donald is an uneducated lout with a gift for the insult, eager to throw brickbats at irrelevant targets who once offended him.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>But one of these worthies will take the oath to protect and defend us all next January. It&rsquo;s enough to make a saint sneeze, a cat bark and the dog choke on the cheese.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>This is the election to test the theory, long held by the observant that God looks out for little boys, drunks and the United States of America. Little boys grow up and drunks sober up, but this year the United States of America may be pushing its luck. It&rsquo;s certainly challenging fortune and trifling with the grace of God.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Good men will puzzle a long time over why and how James Comey, the director of the FBI charged with investigating Hillary Clinton&rsquo;s abuse of the nation&rsquo;s most important security secrets gave the lady the pass she doesn&rsquo;t deserve.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donald Trump called the Comey decision proof that the investigation was \u00ab\u00a0rigged,\u00a0\u00bb and the \u00ab\u00a0nation of laws\u00a0\u00bb actually has two sets of laws, like an accountant&rsquo;s double-entry books, with one set of laws for you and me and another set of laws for the high and mighty. Bill and Hillary Clinton write their own. They always have.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The law that Hillary flouted is on the books as \u00ab\u00a018 U.S.C. section 793 (f),\u00a0\u00bb and it&rsquo;s so simple that even a dropout from a mail-order law school can understand it. This law makes it a felony to mishandle classified information either intentionally or \u00ab\u00a0through gross negligence.\u00a0\u00bb Mr. Comey&rsquo;s evidence is nothing short of devastating.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Anyone listening to Mr. Comey&rsquo;s 14-minute recital of Hillary&rsquo;s official misbehavior, describing her \u00ab\u00a0gross negligence,\u00a0\u00bb thought the FBI director was building to an announcement that he would recommend to Attorney General Loretta Lynch that she seek a criminal indictment of a woman he had just described as a wanton criminal. When he freed her with a soiled bill of health you could hear jaws drop and eyes roll from coast to coast.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Why had James Comey, who had steadily built a reputation for integrity and legal skill, first as a lawyer and then as a U.S. attorney, deputy attorney general and finally as the director of the FBI, so sacrificed his reputation in behalf of a woman that he clearly holds in such contempt? Lawyers and judges and learned pundits went quickly to work to figure it out.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Some, like Michael Mukasey, the former U.S. attorney general and before that the chief judge of the U.S. District Court for the Southern District of New York, were puzzled. \u00ab\u00a0What is supposed to happen in a matter like this,\u00a0\u00bb Mr. Mukasey wrote in an essay in The Wall Street Journal, \u00ab\u00a0is, as the director mentioned, a &lsquo;prosecutive&rsquo; decision &mdash; i.e., a decision made by prosecutors. It is not an investigative decision. Investigators are supposed principally to gather facts.\u00a0\u00bb Mr. Comey, in other words, forgot his place.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pundits raised the questions on every reader&rsquo;s mind. Charles Krauthammer, the syndicated columnist for The Washington Post, observed that Mr. Comey summed up Hillary&rsquo;s misbehavior as \u00ab\u00a0extremely careless,\u00a0\u00bb and asked the question obvious to everybody but Mr. Comey, \u00ab\u00a0how is that not gross negligence?\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>He suggested a plausible explanation for what Mr. Comey was trying to do. He reckoned the FBI director was taking as precedent Chief Justice John Roberts&rsquo; \u00ab\u00a0tortured, logic-defying argument upholding Obamacare.\u00a0\u00bb The chief justice imagined that his responsibility was to be faithful to the Supreme Court&rsquo;s public standing, and thought the issue was too momentous for the court to resolve.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>It&rsquo;s an interesting theory, and it&rsquo;s true that fear can make a strong man weak and forget that his faithfulness should be to the Constitution, not the court. Fear is not what anyone wants in the nation&rsquo;s top cop, but something frightened James Comey. It&rsquo;s a strange year. There&rsquo;s nobody to vote for when hope dies.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Wesley Pruden<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9lection de toutes les terreurs Il nous est arriv\u00e9 de citer Wesley Pruden, vieux briscard du commentaire politique et editor-in-chief emeritus du Washington Times. 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