{"id":76744,"date":"2016-08-27T10:20:19","date_gmt":"2016-08-27T10:20:19","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/08\/27\/faiblesse-de-poutine\/"},"modified":"2016-08-27T10:20:19","modified_gmt":"2016-08-27T10:20:19","slug":"faiblesse-de-poutine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/08\/27\/faiblesse-de-poutine\/","title":{"rendered":"\u201cFaiblesse\u201d de Poutine\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">\u00ab\u00a0Faiblesse\u00a0\u00bb de Poutine ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Un de nos lecteurs (MG) nous communiquait, le 22 ao&ucirc;t, un texte de Paul Craig Roberts (CGR) du m\u00eame <a href=\"file:\/\/localhost\/Putin%20weakness%20http\/::www.informationclearinghouse.info:article45333.htm\">22 ao&ucirc;t<\/a> sur <em>Information Clearing House<\/em>. Depuis, ce texte a \u00e9t\u00e9 largement diffus\u00e9, CRG disposant d&rsquo;un vaste r\u00e9seau \u00e0 cet \u00e9gard. Le texte fait une critique de Poutine qui se veut mesur\u00e9e, mais qui n&rsquo;en est pas moins fondamentale, de la part d&rsquo;un homme (CRG) qui n&rsquo;est certes pas antirusse ni antipoutinien ; en un mot, il irait plut\u00f4t dans ce cas dans le sens de reprocher \u00e0 Poutine de n&rsquo;\u00eatre pas assez \u00ab\u00a0poutinien\u00a0\u00bb au sens o&ugrave; on l&rsquo;entend g\u00e9n\u00e9ralement, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans le sens d&rsquo;une politique de fermet\u00e9 vis-\u00e0-vis des USA. C&rsquo;est une critique g\u00e9n\u00e9rale de toute la politique russe de la part de CRG mais elle s&rsquo;exerce dans ce cas \u00e0 propos de la Syrie et de l&rsquo;attitude la Russie vis-\u00e0-vis de la Turquie depuis le putsch, et par cons\u00e9quent en fonction du comportement de la Turquie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous \u00e9viterons la discussion sur le fond et nous en expliqueront dans un autre texte o&ugrave; nous aborderons un probl\u00e8me plus vaste. Cette analyse engloberait ce texte de CRG, et d&rsquo;autres adressant des critiques \u00e0 Poutine d&rsquo;une part, et d&rsquo;autre part le fait m\u00eame de se r\u00e9f\u00e9rer dans le chef de ces critiques (ce qui est indirectement le cas de PCG) \u00e0 des analyses sur l&rsquo;actuelle attitude de la Turquie (<a href=\"http:\/\/lesakerfrancophone.fr\/une-invasion-turque-de-la-syrie-peut-etre-pas-wait-and-see\">l'\u00a0\u00bbinvasion\u00a0\u00bb en Syrie<\/a>, para&icirc;t-il avec l&rsquo;aide d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments US et donc en coordination et avec l&rsquo;accord avec les USA) selon l&rsquo;id\u00e9e que \u00ab\u00a0Poutine s&rsquo;est fait rouler par Erdogan\u00a0\u00bb. Ensuite, nous \u00e9largirons le d\u00e9bat vers le th\u00e8me qui nous importe.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>D&rsquo;ores et d\u00e9bat, et pour ne pas laisser cette rapide entr\u00e9e en mati\u00e8re sans quelques \u00e9l\u00e9ments concrets, nous ferons au moins quelques remarques, qui ont trait \u00e0 la \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb US vis-\u00e0-vis de la Turquie (et du reste dans la zone Syrie-Irak, etc.), laquelle \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb US fonde en g\u00e9n\u00e9ral les accusations de \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb port\u00e9es contre Poutine. (Poutine ne riposte pas assez fermement aux entreprises US.) On notera que <strong>nous ne prenons pas position sur le cas  de cette \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb mais montrons simplement l&rsquo;extraordinaire difficult\u00e9 de d\u00e9finir le principal facteur (la \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb US) qui serait d\u00e9terminant dans le fait de cette \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&bull; Il est de notori\u00e9t\u00e9 publique, nous l&rsquo;esp\u00e9rons, qu&rsquo;il est extr\u00eamement aventureux de parler d&rsquo;une politique US engendrant une \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb biern coordonn\u00e9e. Par exemple, sans aucun doute parmi beaucoup d&rsquo;autres, on a eu de nombreux \u00e9chos, depuis le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, de deux organisations \u00ab\u00a0rebelles\u00a0\u00bb qui se sont affront\u00e9es (s&rsquo;affrontent-elles toujours ? Myst\u00e8re) en Syrie, l&rsquo;une \u00e9tant arm\u00e9e, financ\u00e9e et parrain\u00e9e par la CIA, l&rsquo;autre \u00e9tant arm\u00e9e, financ\u00e9e et parrain\u00e9e par le Pentagone. (<em>Sputnik.News<\/em> le 21 f\u00e9vrier 2016 : &laquo; <em>This week Furqa al-Sultan Murad, the CIA-backed rebel battalion, was under attack by Kurdish militants or YPG, supported by the Pentagon in Syria&rsquo;s Aleppo<\/em>. &raquo;) &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Imaginez cette sorte de situation transpos\u00e9e dans le cadre de la base d&rsquo;Incirlik, d&rsquo;o&ugrave; les USA coordonnent para&icirc;t-il leur action contre para&icirc;t-il <em>Daesh<\/em>, et leur coop\u00e9ration avec la Turquie, ou leur putsch contre la Turquie c&rsquo;est selon. Cette base turque conc\u00e8de une partie d&rsquo;elle-m\u00eame, non pas \u00e0 l&rsquo;OTAN, mais aux USA ; et, dans ce cas, Incirlik Air Base est utilis\u00e9e <em>de facto<\/em> par trois commandements US : European Command \u00e0 Bruxelles et Mons (qui dirige les forces US de l&rsquo;OTAN, le commandement des forces alli\u00e9es de l&rsquo;OTAN, etc.), qui a dans ce cas le commandement officiel ; African Command, qui est situ\u00e9 \u00e0 Ramstein, en Allemagne, et utilise un relais important avec Incirlik ; enfin, Central Command, qui est bas\u00e9 \u00e0 Tampa, en Floride, et couvre la zone Moyenne-Orientale. Il va de soi que ces trois commandements structurellement int\u00e9gr\u00e9s par nature ne d\u00e9pendent organiquement d&rsquo;aucune arme quelconque (il y a rotation de g\u00e9n\u00e9raux des quatre armes, dont le Corps des Marines), qu&rsquo;ils n&rsquo;ont donc aucune sp\u00e9cification de coordination ni m\u00eame de coop\u00e9ration, en renvoyant tous trois directement au Pentagone. Ajoutez-y les forces et agences autonomes qui ont \u00e9videmment leurs antennes \u00e0 Incirlik et qui ont tendance \u00e0 op\u00e9rer d&rsquo;une fa\u00e7on \u00e9videmment ind\u00e9pendante (les forces sp\u00e9ciales, d\u00e9pendant d&rsquo;un commandement int\u00e9gr\u00e9 propre, le JSOC, la CIA, etc.). <strong>Bonne chance \u00e0 celui qui, consid\u00e9rant les forces US de toutes natures (a\u00e9riennes, logistiques, terrestres, etc.) transitant \u00e0 Incirlik, saura dire qui fait quoi et avec qui \u00e0 partir d&rsquo;Incirlik, selon l&rsquo;unit\u00e9, le commandement, voire la \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb dont il d\u00e9pend<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On ajoutera \u00e0 ces consid\u00e9rations le constat, d&rsquo;ailleurs d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 un autre propos ci-dessous, de la totale inexistence du pr\u00e9sident Obama en tant que tel, ce qui ach\u00e8ve d&rsquo;annuler la notion de politique US par rapport \u00e0 une autorit\u00e9 centrale. Ce que veut Obama, aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est un legs pour l&rsquo;histoire : appara&icirc;tre comme un grand pr\u00e9sident, c&rsquo;est-\u00e0-dire si l&rsquo;on veut \u00ab\u00a0para&icirc;tre \u00eatre\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0para&icirc;tre avoir \u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, du point de vue historique). Pour cela, il ne veut pas de vagues, rien qui soit apparemment incontr\u00f4lable de son chef et qui paraisse mettre en cause, soit sa politique affich\u00e9e (\u00ab\u00a0homme de paix\u00a0\u00bb, ce serait assez chic pour les salons), soit son autorit\u00e9 (indispensable pour les sorties en ville et les terrains de golf). Le fait que les USA puisse \u00eatre, selon une hypoth\u00e8se parmi d&rsquo;autres, avec les Turcs dans leur \u00ab\u00a0invasion\u00a0\u00bb, et m\u00eame si cela est le fait d&rsquo;un des \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/su-24-etat-parallele\">&Eacute;tats parall\u00e8les<\/a>\u00a0\u00bb US ou l&rsquo;autre, sera aussit\u00f4t pris \u00e0 son compte par Obama du moment que le risque d&rsquo;engagement US est limit\u00e9. Dans ce cas, l&rsquo;apparence de l&rsquo;autorit\u00e9 sur l&rsquo;apparence de l'\u00a0\u00bbhomme de paix\u00a0\u00bb prime : voil\u00e0 la \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb US, la Grande, la vraie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Encore ne parlons-nous pas de la paralysie ontologique, sinon de l&rsquo;inexistence totale de cette \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb US dans sa <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-verite-de-situation-verite\">v\u00e9rit\u00e9-de-situation<\/a>, &ndash; hors de la stature historique d&rsquo;Obama, &ndash;  <strong>avec la dictature inflexible d&rsquo;une <em>narrative <\/em>g\u00e9n\u00e9rale concernant l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie formidable, sinon plus forte que jamais des USA, avec chaque \u00ab\u00a0&Eacute;tat parall\u00e8le\u00a0\u00bb interpr\u00e9tant cette <em>narrative<\/em> selon sa partition, ses int\u00e9r\u00eats, ses distorsions propres<\/strong>. (Nous avons document\u00e9 et nous documentons ce ph\u00e9nom\u00e8ne tr\u00e8s largement.) Cette \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb-<em>narrative<\/em> est r\u00e9alis\u00e9e, \u00ab\u00a0op\u00e9rationnalis\u00e9e\u00a0\u00bb, sous le soi-disant empire de ce m\u00eame pr\u00e9sident dont on sait qu&rsquo;il vit dans <a href=\"http:\/\/www.vox.com\/2016\/8\/18\/12387600\/susan-rice-vox\">une forteresse<\/a> d&rsquo;une \u00ab\u00a0<em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lhyperimpuissance-us-en-mode-turbo\">narrative <\/a><\/em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lhyperimpuissance-us-en-mode-turbo\">imp\u00e9n\u00e9trable<\/a>\u00ab\u00a0, y compris vis-\u00e0-vis des services qui sont les plus n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Pour l&rsquo;anecdote, mais combien significative pour le constat de la puissance et de la durabilit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne de la <em>narrative<\/em>, nous observerons combien il est extraordinaire d&rsquo;entendre le pr\u00e9sident Obama, qui pose \u00e0 l&rsquo;homme d&rsquo;&Eacute;tat, dire que le moment de son mandat dont il est le plus fier est la p\u00e9riode o&ugrave; il r\u00e9sista, \u00ab\u00a0seul\u00a0\u00bb et  h\u00e9ro\u00efquement certes, guid\u00e9 par sa vision historique, aux pressions des faucons et de leurs relais innombrables, et refusa l&rsquo;intervention en Syrie en ao&ucirc;t septembre 2013, apr\u00e8s l&rsquo;attaque chimique du 21 ao&ucirc;t, montage essentiellement saoudien imm\u00e9diatement attribu\u00e9 \u00e0 Assad pour justifier une attaque : &laquo; [<em>Obama&rsquo;s<\/em>] <em>decision to avoid sliding into Syria, in his mind, isn&rsquo;t just about one conflict: It was prioritizing the maintenance of a key global institution over trying to ameliorate a crisis, even though it made him look bad. \u00ab\u00a0I&rsquo;m very proud of this moment,\u00a0\u00bb <\/em><a href=\"http:\/\/www.theatlantic.com\/magazine\/archive\/2016\/04\/the-obama-doctrine\/471525\/\"><em>he told Goldberg<\/em><\/a><em>. \u00ab\u00a0The fact that I was able to pull back from the immediate pressures and think through in my own mind what was in America&rsquo;s interest, not only with respect to Syria but also with respect to our democracy, was as tough a decision as I&rsquo;ve made &mdash; and I believe ultimately it was the right decision to make.\u00a0\u00bb<\/em> &raquo; Obama retourne totalement la v\u00e9rit\u00e9 historique, en deux occurrences, pour complaire \u00e0 sa <em>narrative<\/em> d&rsquo;une arrogance extr\u00eame et dissimuler sa couardise et son absence totale de la conscience des enjeux. Il omet de dire qu&rsquo;il s&rsquo;engagea d&rsquo;une mani\u00e8re pr\u00e9cipit\u00e9e dans cette affaire, non pour \u00e9viter une attaque mais pour obtenir un soutien massif \u00e0 l&rsquo;attaque qu&rsquo;il avait d\u00e9cid\u00e9e d&rsquo;effectuer<strong> <\/strong>; qu&rsquo;il se retrouva \u00ab\u00a0pi\u00e9g\u00e9\u00a0\u00bb entre sa d\u00e9cision d&rsquo;attaquer qu&rsquo;il soumit au Congr\u00e8s pour avis favorable, face au Congr\u00e8s et \u00e0 l&rsquo;opinion publique hostiles \u00e0 l&rsquo;attaque ; qu&rsquo;il \u00ab\u00a0r\u00e9ussit\u00a0\u00bb \u00e0 s&rsquo;en sortir \u00e0 100% gr\u00e2ce \u00e0 Poutine qui lui offrit une porte de sortie exceptionnelle en convainquant Assad de faire d\u00e9truire son stock d&rsquo;armements chimiques et donc en supprimant le motif de l&rsquo;attaque. [Voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-un-etrange-anniversaire\">12 septembre 2013<\/a> pour une analyse compl\u00e8te du \u00ab\u00a0triomphe de Poutine\u00a0\u00bb. sauvant Obama <em>in extremis<\/em>, mais surtout pour emp\u00eacher une intervention militaire susceptible de d\u00e9clencher un  cataclysme : &laquo; <em>La proposition russe <\/em>[aussit\u00f4t accept\u00e9e par Obama]<em> n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 faite pour marquer des points contre le bloc BAO mais pour stopper, &ndash; ou tenter de stopper, l&rsquo;avenir le dira, &ndash; la marche vers une intervention militaire catastrophique <strong>pour tous<\/strong><\/em>&#8230; &raquo;] &#8230; On voit l\u00e0 qu&rsquo;il est d\u00e9j\u00e0 question de la faiblesse ou pas de Poutine.) (*)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le plus remarquable, pour nous, <strong>c&rsquo;est de lire toutes les analyses disons \u00e0 moyen  terme de l&rsquo;\u00e9volution de la Turquie notamment en fonction de la \u00ab\u00a0politique US\u00a0\u00bb, celle-ci \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme suivant une \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb bien d\u00e9fini<\/strong>. On conna&icirc;t la situation interne aux USA en ce moment, en pleine fluidit\u00e9 peut-\u00eatre r\u00e9volutionnaire et l&rsquo;on a \u00e0 l&rsquo;esprit la structure (ou  la d\u00e9structuration) de son pouvoir ; n&rsquo;en pas tenir compte pour les analyses qu&rsquo;on signale ici conduit \u00e0 se fourvoyer compl\u00e8tement au b\u00e9n\u00e9fice suspect d&rsquo;une analyse qui se voudrait compl\u00e8te et imp\u00e9rative. On ne peut tout de m\u00eame pas ignorer qu&rsquo;il y a une possibilit\u00e9 importante que soit \u00e9lu le 8 novembre un homme dont le premier acte important probable de politique ext\u00e9rieure serait une rencontre avec Poutine pour tenter de normaliser la situation entre les deux pays, de coordonner la lutte contre le terrorisme, avec, dans l&rsquo;esprit de cet homme (l&rsquo;\u00e9lu potentiel dont nous parlons), une tendance \u00e0 laisser le plus de place \u00e0 la responsabilit\u00e9 russe et \u00e0 r\u00e9duire de plus en plus l&rsquo;engagement ext\u00e9rieur de la politique US et de ses moyens, notamment au Moyen-Orient ? Encore parlons-nous l\u00e0 d&rsquo;une possibilit\u00e9 dans une situation normale, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9lection accept\u00e9e par tous, car l&rsquo;on ne sait exactement comment tourneront les \u00e9v\u00e9nements apr\u00e8s le 8 novembre, quel que soit l&rsquo;\u00e9lu. (Nous ajouterions qu&rsquo;une \u00e9lection de la candidate, \u00e0 l&rsquo;inverse du candidat cit\u00e9 pour l&rsquo;orientation de la politique ext\u00e9rieure, ne serait pas plus la moindre garantie de la stabilit\u00e9 de la fantomatique \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb US, dans la r\u00e9gion consid\u00e9r\u00e9e comme ailleurs.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Cette \u00e9ch\u00e9ance tr\u00e8s proche (un peu plus de deux mois) <strong>ne peut pas ne pas \u00eatre prise en compte lorsqu&rsquo;on analyse aujourd&rsquo;hui les sujets qui sont abord\u00e9s ici, ne serait-ce que parce que les relations entre les USA et la Russie constituent le principal sujet de politique ext\u00e9rieure du d\u00e9bat de la campagne USA-2016<\/strong>, avec des positions maximalistes affirm\u00e9es dans les deux sens. Il est impossible de n&rsquo;en pas ternir compte, notamment pour notre cas envisag\u00e9, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de juger s&rsquo;il y a ou non des \u00ab\u00a0faiblesses\u00a0\u00bb dans la politique actuelle de Poutine. C&rsquo;est un facteur, cette consid\u00e9ration d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements qui semblent ext\u00e9rieurs au sujets trait\u00e9s mais qui les influencent indirectement mais massivement, que tout analyste doit absolument prendre en consid\u00e9ration comme base m\u00eame de sa r\u00e9flexion,<strong> y compris et m\u00eame surtout un analyste antiSyst\u00e8me<\/strong>. <\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Il existe ce que nous nommons un \u00ab\u00a0bruit de fond\u00a0\u00bb, qui est \u00e0 diff\u00e9rencier compl\u00e8tement du conformisme parce que c&rsquo;est une cr\u00e9ation m\u00e9canique tr\u00e8s active sans aucun devoir de contrainte apparente (contrairement au conformisme) de l&rsquo;hyperpuissance de la circulation de l&rsquo;information r\u00e9pondant \u00e0 l&rsquo;omnipr\u00e9sence, \u00e0 l&rsquo;omnipuissance et donc \u00e0 l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie du syst\u00e8me de la communication dans le registre des forces qui s&rsquo;exercent. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de \u00ab\u00a0brouhaha des opinions\u00a0\u00bb qui, <strong>sans se plagier ni m\u00eame s&rsquo;imiter, s&rsquo;influencent les unes les autres<\/strong>, le plus souvent d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement involontaire. Ce \u00ab\u00a0bruit de fond\u00a0\u00bb existe aussi bien d\u00e9sormais, de fa\u00e7on tr\u00e8s puissante, <strong>dans le cas de l&rsquo;antiSyst\u00e8me, ce qui mesure d&rsquo;ailleurs la force consid\u00e9rable et la quasi-institutionnalisation de l&rsquo;antiSyst\u00e8me, sa reconnaissance en un sens qu&rsquo;il constitue une r\u00e9elle force d&rsquo;influence, \u00e0 l&rsquo;\u00e9gal du Syst\u00e8me<\/strong>. Il serait bien que, dans ce cadre d&rsquo;influence puissant, l&rsquo;antiSyst\u00e8me ne succomb\u00e2t par \u00e0 certaines fascinations r\u00e9currentes et consid\u00e9r\u00e2t pour en juger des \u00e9v\u00e9nements dans le contexte qui leur sied ; la fascination, m\u00eame hostile dans les cas que nous \u00e9voquons, emp\u00eache, \u00e0 la fois par une sorte de sentiment de respect et d&rsquo;impuissance par rapport aux \u00e9v\u00e9nements fascinatoires, de tenir compte et d&rsquo;utiliser souplement pour l&rsquo;analyse ces ph\u00e9nom\u00e8nes qui sont la cause de cette fascination. Les antiSyst\u00e8me se battent contre la puissance tentaculaire et \u00e9clat\u00e9e du Syst\u00e8me et contre le globalisation impos\u00e9e par le Syst\u00e8me, qui sont des faits malheureusement bien r\u00e9els qui se renforcent l&rsquo;un l&rsquo;autre, et qui sont les faits essentiels de la situation du monde qui p\u00e8sent sur toutes les situations sectorielles : cette stature quasi-h\u00e9g\u00e9monique entra&icirc;ne souvent cette fascination dont nous parlons (n\u00e9gative r\u00e9p\u00e9tons-le mais fascination tout de m\u00eame : on peut tr\u00e8s bien, et m\u00eame tr\u00e8s souvent, \u00eatre \u00ab\u00a0fascin\u00e9 par son ennemi\u00a0\u00bb, et <strong>surtout \u00ab\u00a0fascin\u00e9 mortellement par son ennemi mortel\u00a0\u00bb<\/strong>). N&rsquo;en pas tenir compte dans des analyses sectorielles, comme dans ce cas de la \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb de Poutine de la Russie et des rapports de la Russie avec la Turquie en tenant compte de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment dit de la \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb am\u00e9ricaniste conduit \u00e0 des fourvoiements absolument regrettables. Cela ne signifie pas que nous consid\u00e9rons que Poutine n&rsquo;a pas de \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb, car cela serait succomber <em>a contrario<\/em> au \u00ab\u00a0bruit de fond\u00a0\u00bb, cela signifie qu&rsquo;il faut tenir compte de tous les facteurs, et surtout des plus importants, pour en juger ; et, pour les cas consid\u00e9r\u00e9s (Russie-Turquie), notablement  dans le contexte tr\u00e8s pr\u00e9cis d&rsquo;une op\u00e9ration lanc\u00e9e il y a deux jours par la Turquie en Syrie, nous admettons bien volontiers que nous ne nous sommes pas fait notre religion, en aucun cas. Pour paraphraser l&rsquo;enseignement, qui se discute peut-\u00eatre bien, d&rsquo;un de nos lecteurs qui <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/si-les-mots-ont-un-sens-surpuissance-autodestruction\">nous caract\u00e9risait<\/a> <em>a contrario<\/em> (&laquo; <em>La vision d&rsquo;un \u00eatre perdu qui essaie d&rsquo;exister mais, le para&icirc;tre ne sera jamais l&rsquo;\u00eatre<\/em>. \/ <em>L&rsquo;humilit\u00e9 qui vous fait d\u00e9faut se trouve sur le chemin de l&rsquo;\u00eatre.<\/em> &raquo;), nous dirions simplement que <strong>l&rsquo;humilit\u00e9 du jugement imm\u00e9diat (le para&icirc;tre) sugg\u00e8re la sagesse du jugement \u00e0 venir (l&rsquo;\u00eatre)<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voici donc le texte de Paul Craig Roberts (<a href=\"file:\/\/localhost\/Putin%20weakness%20http\/::www.informationclearinghouse.info:article45333.htm\">22 ao&ucirc;t<\/a> sur <em>Information Clearing House<\/em>). On verra qu&rsquo;il s&rsquo;attache d&rsquo;abord au probl\u00e8me sp\u00e9cifique des rapports de la Russie avec la Turquie dans la phase actuelle, en observant tr\u00e8s justement qu&rsquo;il ne peut se prononcer parce qu&rsquo;il ne dispose pas de tous les faits. Puis il fait des hypoth\u00e8ses et l&rsquo;on voit qu&rsquo;elles sont toutes influenc\u00e9es par ce qu&rsquo;il juge \u00eatre de la \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb de Poutine, qu&rsquo;il attribue de fa\u00e7on assez classique aux \u00ab\u00a0Int\u00e9grationnistes Atlanticistes\u00a0\u00bb qu&rsquo;on trouve dans certains milieux proches du pouvoir. Cela le conduit effectivement \u00e0 exposer de fa\u00e7on compl\u00e8te ce qu&rsquo;il juge \u00eatre la \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb de Poutine.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Note<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>(*) On rappellera dans cette note assez longue, hors du texte principal pour ne pas l&rsquo;alourdir, que la s\u00e9quence de cette crise montre dans le d\u00e9tail la d\u00e9route compl\u00e8te d&rsquo;Obama, et expose toutes ses faiblesses \u00e0 lui. Aussit\u00f4t convaincu par les rapports d&rsquo;authentification de l&rsquo;op\u00e9ration-faussaire de l&rsquo;attaque chimique du 21 ao&ucirc;t 2013 mont\u00e9e par les Saoudiens pour la mettre au compte d&rsquo;Assad, prisonnier de sa propre rh\u00e9torique de communication de la doctrine de \u00ab\u00a0la ligne rouge \u00e0 ne pas franchir\u00a0\u00bb (l&#8217;emploi du chimique), Obama avait effectivement d\u00e9cid\u00e9 l&rsquo;attaque. On rassembla les alli\u00e9s &hellip; Les Fran\u00e7ais piaffaient d&rsquo;impatience, le pr\u00e9sident-poire se voyant enfin en grand \u00ab\u00a0pr\u00e9sident de guerre\u00a0\u00bb, avec des vraies bombes largu\u00e9es sur une vraie ville, causant d\u00e9vastation, souffrances, ruines et pertes civiles, bref la distinction humanitaire m\u00eame pour un homme d&rsquo;&Eacute;tat-BAO de type postmoderne. (L&rsquo;attaque serait \u00ab\u00a0extr\u00eamement mod\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb affirma Kerry, jamais en mal d&rsquo;une volte-face mensong\u00e8re, \u00e0 la fin de la s\u00e9quence ; on sait aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle aurait \u00e9t\u00e9 massive et terriblement destructrice, les plans du Pentagone pr\u00e9voyant de tirer 164 <em>cruise missiles<\/em> sur Damas.) Les Britanniques \u00e9taient \u00e9videmment pour et sabre au clair, et Cameron, sans doute le Premier ministre britannique le plus nul des XX\u00e8me-XXI\u00e8me si\u00e8cles, eut l&rsquo;id\u00e9e brillante d&rsquo;aller qu\u00e9rir, fort d\u00e9mocratiquement, l&rsquo;accord acquis d&rsquo;avance des Communes. (Pr\u00e9figuration du <em>Brexit<\/em>.) Las ! Les travaillistes pass\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;ennemi pour une des tr\u00e8s rares fois de leur existence depuis Blair et permirent <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-une-vacillation-spasmodique\">un vote n\u00e9gatif<\/a>. Ce fut le d\u00e9but de la d\u00e9b\u00e2cle. Brusquement rendu incertain par un \u00e9v\u00e9nement de communication de cette ampleur, Obama <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/sen-laver-les-mains-en-criant-victoire\">vacilla et annon\u00e7a<\/a> deux jours plus tard (le 31 ao&ucirc;t 2013) qu&rsquo;il consultait le Congr\u00e8s. Il ne donnait pas pouvoir au Congr\u00e8s, il demandait son avis au Congr\u00e8s, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire son aval c&rsquo;\u00e9tait \u00e9vident, \u00e9trange et m\u00eame erreur que celle de Cameron, &ndash; \u00e0 propos d&rsquo;une d\u00e9cision qu&rsquo;il avait prise d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0. En cinq jours, d\u00e8s les 3-4 septembre, il apparut qu&rsquo;Obama allait devant une d\u00e9faite parlementaire colossale et la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-une-dissolution-acceleree\">crise terrifiante du pouvoir US<\/a> apparut en pleine clart\u00e9 et commen\u00e7a \u00e0 envoyer des ondes de choc dans le monde. Obama \u00e9tait plac\u00e9 devant son alternative du diable, un pi\u00e8ge terible o&ugrave; il tomberait apr\u00e8s l&rsquo;avoir lui-m\u00eame mis en place si, comme cela devenait \u00e9vident, le Congr\u00e8s votait \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb : devait-il y aller tout de m\u00eame puisqu&rsquo;il avait d\u00e9cid\u00e9 l&rsquo;attaque, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait pour lui de la pr\u00e9rogative essentielle de l&rsquo;ex\u00e9cutif, mais avec le Congr\u00e8s et l&rsquo;opinion publique de plus en plus massivement contre l&rsquo;attaque, c&rsquo;est-\u00e0-dire contre Obama et le \u00ab\u00a0droit\u00a0\u00bb constitutionnellement ill\u00e9gal du pr\u00e9sident de d\u00e9clencher une guerre, la Constitution r\u00e9servant ce droit au Congr\u00e8s ? Devait-il c\u00e9der au Congr\u00e8s (et \u00e0 l&rsquo;opinion publique) et \u00e9tablir un pr\u00e9c\u00e9dent nucl\u00e9aire qui pulv\u00e9riserait le pouvoir du pr\u00e9sident ? La perspective \u00e9tait d&rsquo;une sorte de \u00ab\u00a0ni-oui, ni-non\u00a0\u00bb bien dans la mani\u00e8re d&rsquo;Obama, qui aurait du conduire en droite ligne \u00e0 une crise institutionnelle majeure. C&rsquo;est alors <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/une-amerique-antiguerre-une-amerique-en-revolte\">qu&rsquo;intervint Poutine<\/a>, et l&rsquo;on peut alors se demander si sa pr\u00e9tendue \u00ab\u00a0faiblesse\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas en fait une sagesse prudente qui p\u00eache parfois par exc\u00e8s et qui, dans ce cas, l&rsquo;engagea gr\u00e2ce \u00e0 une trouvaille brillante (l&rsquo;accord de Damas pour d\u00e9truire les armes chimiques syriennes) \u00e0 ne laisser aucun risque se d\u00e9velopper ; effectivement, ce serait une faiblesse d&rsquo;une politique en un sens trop intelligente, mais nullement une politique faible ; au prix d&rsquo;un coup d&rsquo;audace qui comportait des risques, il y avait effectivement l\u00e0, en laissant Obama se d\u00e9battre dans son propre pi\u00e8ge, l&rsquo;opportunit\u00e9 de d\u00e9stabiliser compl\u00e8tement la puissance US par l&rsquo;int\u00e9rieur, l\u00e0 o&ugrave; cela marche le mieux (surpuissance-autodestruction)&#8230; Enfin, aujourd&rsquo;hui il y a Trump.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>_____________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Can Russia Survive Washington&rsquo;s Challenge?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>News services abroad ask me if President Erdogan of Turkey will, as a result of the coup attempt, realign Turkey with Russia. At this time, there is not enough information for me to answer. Speculation in advance of information is not my forte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Moreover, I do not know if it is true that Moscow warned the President of Turkey of the coup, and I do not know if Washington was behind the coup. Therefore, I do not know how to weigh the scales. As I see it, whether Turkey stays with Washington or realigns with Moscow depends first of all on whether or not Moscow warned Turkey and whether or not Washington was behind the coup. If this is what Erdogan believes, whether true or false, Erdogan is likely to align with Russia. However, other factors will also influence Erdogan&rsquo;s decision. For example, Erdogan&rsquo;s belief about how resolute Putin is to standing up to Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Erdogan will not want to align with Russia if he thinks Russia is not up to Washington&rsquo;s challenge. Erdogan sees Putin endlessly asking for Washington&rsquo;s cooperation, and Erdogan understands that Washington sees this as a sign of Russian weakness. Washington slaps Putin in the face, and Putin replies by asking for cooperation against ISIS. I understand why Putin responds this way. He wants to avoid a war between US\/NATO and Russia that neither side can win. Putin is a man of peace and accepts affronts in order to save life. This is admirable. But that might not be the way Erdogan sees it. Erdogan might see it like Washington sees it: weakness.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The second consideration is whether Washington or Moscow offers Erdogan the best deal. Washington most certainly does not want the breakup of NATO and will strive to keep Turkey in NATO at all costs. Washington, for example, might deliver Gulen to Erdogan, and Washington might put one billion dollars in a bank account for Erdogan. This is easy for Washington to do, as Washington can print all of the world&rsquo;s reserve currency it wishes to print. It is impossible for Moscow to deliver Gulen, and because Yeltsin accepted US advice conveyed through the IMF, the Russian ruble is not a substitute for the US dollar.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The world is accustomed to seeing Washington prevail, because Washington relies on force. Except for Putin&rsquo;s response to the Georgian attack on South Ossetia, the world is accustomed to seeing Putin rely on diplomacy. As Mao said, power comes out of the barrel of a gun, and so the world believes. Putin seemed to be decisive when he accepted the Crimean vote and reunited the Crimea with Russia, But Putin turned down the requests of the breakaway republics of Donetsk and Luhansk to rejoin Russia, and this made Russia look weak. It also prolonged the conflict and the death and destruction continues.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>In my opinion this strategic failure by Putin is the result of advice from the Russian \u00ab\u00a0Atlanticist Integrationists\u00a0\u00bb&mdash;the people who think that Russia does not count unless it is part of the West. In every sense, these pro-Western members of the Russian government are de facto members of the Treason Party. Yet they serve as a constraint on Russian decisiveness. The absence of Russian decisiveness provokes more pressure from Washington. It is a losing game for the Russian government to invite pressure from the West.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Washington sees that Putin is unable to break away from the influence of the Atlanticist Integrationists, which includes the Russian economic establishment led by the independent central bank. Therefore, Washington continues to make Washington&rsquo;s cooperation with Russia in Syria dependent on Putin&rsquo;s agreement that \u00ab\u00a0Assad must go.\u00a0\u00bb Putin wants to get rid of ISIS, because ISIS can infect Muslim areas of the Russian Federation. But if he agrees to get rid of Assad, chaos will prevail in Syria just as chaos prevails in Iraq and Libya, and Russia will have accepted Washington&rsquo;s overlordship. Russia will become another vassal country added to Washington&rsquo;s collection.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The real danger for Russia lies in Russia&rsquo;s desire for Western acceptance. As long as Russians have this desire, they are a doomed people.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Paul Craig Roberts<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Faiblesse\u00a0\u00bb de Poutine ? Un de nos lecteurs (MG) nous communiquait, le 22 ao&ucirc;t, un texte de Paul Craig Roberts (CGR) du m\u00eame 22 ao&ucirc;t sur Information Clearing House. 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