{"id":76754,"date":"2016-09-01T09:35:03","date_gmt":"2016-09-01T09:35:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/09\/01\/comment-les-burkinibees-nous-ont-burkinique\/"},"modified":"2016-09-01T09:35:03","modified_gmt":"2016-09-01T09:35:03","slug":"comment-les-burkinibees-nous-ont-burkinique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/09\/01\/comment-les-burkinibees-nous-ont-burkinique\/","title":{"rendered":"Comment les burkinib\u00e9es nous ont burkiniqu\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Comment les burkinib\u00e9es nous ont burkiniqu\u00e9<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Depuis mai 68 les Fran\u00e7aises estiment que montrer fesses, fente et seins sur les plages et puis partout ailleurs, rel\u00e8ve du progressisme, qu&rsquo;attiser le d\u00e9sir urbi et orbi est le devoir de la <em>meuf<\/em> r\u00e9publicaine, conforme en cela au lib\u00e9ralisme qui pense la m\u00eame chose, sauf que lui il sait que le fameux d\u00e9sir on peut le faire mousser pour bien d&rsquo;autres choses que du sexe. Attiser le d\u00e9sir g\u00e9n\u00e8re de la frustration puisque le d\u00e9sir est insatiable et ne peut donc \u00eatre satisfait par ceux qui ont de moins en moins de moyens financiers, psychologiques ou intellectuels, pour le faire. Si bien que la violence de ceux qui ne peuvent se satisfaire autant que la soci\u00e9t\u00e9 de consommation leur en intime l&rsquo;ordre, augmente n\u00e9cessairement. Avis donc aux &quot;femens&quot; qui voyagent de nuit dans les rues mal \u00e9clair\u00e9es, les stations de m\u00e9tro, voire les parkings pour montrer combien elles sont &quot;libres&quot;. Personne n&rsquo;est libre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En ce bas monde rien d&rsquo;existe qui ne connaisse un jour sa contradiction, son retour de flamme. Trente ou quarante ans de culs montr\u00e9s a fini par d\u00e9gouter nombre de nos concitoyens qui aspirent d\u00e9sormais &ndash; mais n&rsquo;osent le dire vu la domination de la bien pensance pornographico-la\u00efco-bourgeoise &ndash; \u00e0 des robes longues qui inviteraient le &quot;voyeur&quot; \u00e0 regarder plut\u00f4t le visage et, qui sait, peut-\u00eatre y trouver quelque chose d&rsquo;int\u00e9ressant, voire d&rsquo;\u00e9rotique. Mais non, porter une robe longue est <em>islamiste<\/em>, cacher des cheveux qui peuvent g\u00eaner par leur longueur, leur poids, leur chaleur, est <em>islamiste<\/em>, etc, etc&hellip; Les burkinib\u00e9es qui nous irritent portent peut-\u00eatre sous le voile le string auto-chatouilleur? Ou savent l&rsquo;effet d&rsquo;un tissu mouill\u00e9 sur un corps? Faudrait proposer \u00e0 Marie Claire une enqu\u00eate sur ces hypocrites muslims qui hantent nos plages!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il fallait bien qu&rsquo;un jour des &quot;musulmanes&quot;, pas n\u00e9cessairement extr\u00e9mistes, pas forc\u00e9ment \u00e9rudites du coran, des femmes tout simplement, aient fini par estimer que montrer son sexe en public eh bien, c&rsquo;\u00e9tait ringard! Et elles ont pris le contre-pied de la soci\u00e9t\u00e9, comme quarante ans plus t\u00f4t d&rsquo;autres femmes avaient pris le contre-pied de la soci\u00e9t\u00e9 un peu trop rigide \u00e0 leur go&ucirc;t&#8230; Temps b\u00e9nis pour les puceaux, la mini-jupe laissait voir le slip, les panties brod\u00e9s \u00e9moustillaient et puis&hellip; et puis, plus grand-chose puisque les tissus transparents et collants montrent encore mieux les fentes des demoiselles sans m\u00eame qu&rsquo;elles aient m\u00eame besoin de baisser culotte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout le monde \u00e9tait content jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; des femmes plus fines que d&rsquo;autres ont su que ce qui est cach\u00e9 est finalement plus attirant que ce qui est expos\u00e9. Et ces &quot;musulmanes qui cachent tout&quot;, sont peut-\u00eatre en train de devenir les femmes qu&rsquo;on d\u00e9sire et&hellip; comme elles sont interdites par le &quot;barbu fanatique&quot; qui veille, la frustration grandit chez le bon peuple fran\u00e7ois, qui, gr\u00e2ce \u00e0 la pornographie tout azimut avait fini par croire que pouvoir baiser tout son saoul \u00e9tait inscrit dans la d\u00e9claration des droits de 1789. De leur c\u00f4t\u00e9, les femmes rigolent du bon tour qu&rsquo;elles ont jou\u00e9 aux hommes. Encore une fois, on les a bien eu les pauvres, pensent-elles! Le d\u00e9sir continue de les tarauder mais ils peuvent encore moins le satisfaire car nous les &quot;musulmanes&quot; sommes intouchables et les autres petites d\u00e9vergond\u00e9es en montrent trop pour \u00eatre de vraies libertines. Allez-y voir si vous ne me croyez pas?!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voil\u00e0 comment on s&rsquo;est fait burkinis\u00e9 l&rsquo;esprit et le sexe par quelques centaines de femmes plus intelligentes que la moyenne du troupeau. Et peut-\u00eatre&hellip; perverses. Pensez-vous que le conseil d&rsquo;\u00e9tat o&ugrave; si\u00e8gent maintes momies r\u00e9publicano-franc-ma\u00e7ono-d\u00e9mocratiques, ait pu \u00e9lever ses vues jusqu&rsquo;\u00e0 ce point br&ucirc;lant ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La rage qui prend les thurif\u00e9raires du bikini qui montre tout de la Femem, soi-disant au nom de sa lib\u00e9ration, ne fait que montrer la frustration de pauvres machistes chaque jour enivr\u00e9s par des femmes sans pudeur qui, avec le sourire, sont en train de leur creuser leur tombe. Tombe psychologique, spirituelle, financi\u00e8re et morale. Voil\u00e0 le v\u00e9ritable \u00e9tat de notre soci\u00e9t\u00e9 et voil\u00e0 ce que l&rsquo;intelligence de notre ennemi sait retourner contre nous en se servant l\u00e0 encore des femmes comme vecteur de mort. &quot;L\u00e0 o&ugrave; le diable ne r\u00e9ussit pas met une femme&quot;. Proverbe juif polonais. Les Juifs seraient-ils des <em>muslims<\/em> cach\u00e9s? Ou le contraire!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;homme a besoin de la femme, la femme n&rsquo;a pas besoin de lui. &Ccedil;a a toujours \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a mais \u00e7a ne se voyait pas. Maintenant \u00e7a se voit puisque la femme peut non seulement ouvrir un compte en banque mais aussi et surtout tirer de ce compte le sperme dont elle a besoin pour assouvir son instinct de reproductrice, instinct que bien s&ucirc;r elle pr\u00e9tend ne pas avoir puisque&hellip; elle est un homme, a les qualit\u00e9s et l&rsquo;intelligence d&rsquo;un homme&hellip; Homme que par ailleurs, dans le m\u00eame mouvement, elle m\u00e9prise puisque elle sait qu&rsquo;\u00e0 intervalles, h\u00e9las trop rapproch\u00e9s, il a besoin d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est <em>Celui-qui-veut-toujours-jouir-d&rsquo;elle<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On en est l\u00e0. Les quarante derni\u00e8res ann\u00e9es ont vu ce tremblement de terre de faible magnitude remodeler le relief de la relation homme-femme. L&rsquo;homme qui \u00e9tait la montagne est devenu la vall\u00e9e et l&rsquo;aval\u00e9&hellip; la femme qui \u00e9tait la vall\u00e9e s&rsquo;est trouv\u00e9e catapult\u00e9e sur les sommets. L&rsquo;air des sommets enivre, il faut un temps d&rsquo;acclimatation. Chez elle il a \u00e9t\u00e9 rapide quand elle a compris que l&rsquo;homme n&rsquo;attendait que \u00e7a: devenir l&rsquo;esclave de son d\u00e9sir, inverser la position du missionnaire et se laisser aspirer par l&rsquo;aspirante aux hautes fonctions. Le spectacle de ce renversement est sous nos yeux, du moins sous les yeux de qui en a encore. Le corps social est squatt\u00e9 par les femmes. Magistrature, m\u00e9decine, corps enseignant, journalisme, et bien sur pornographie puisque sans elles il ne resterait pas grand-chose du grand barnum sexuel de notre \u00e9poque. Les hommes ont laiss\u00e9 faire, ils ont cru que cette &quot;avanc\u00e9e&quot; soci\u00e9tale \u00e9tait le signe d&rsquo;une plus grande justice, d&rsquo;un plus grand \u00e9quilibre, et d&rsquo;un plus grand bonheur. Ils ont laiss\u00e9 faire car ils ont cru qu&rsquo;en lib\u00e9rant la femme d&rsquo;abord de la reproduction et ensuite des diff\u00e9rents tabous qui pesaient sur elle, ils allaient en profiter au premier chef, allaient \u00eatre les grand b\u00e9n\u00e9ficiaires. Toujours l&rsquo;histoire du sexe, de la jouissance sans laquelle le monde leur parait inhabitable. Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la plus haute v\u00e9rit\u00e9 que pour un homme, le monde est inhabitable sans le bonheur, la joie et le plaisir que procure la femme. En ce sens, la femme a toujours \u00e9t\u00e9 l&rsquo;indispensable de l&rsquo;homme, sa consolation ultime quand plus rien ne va. Que ce soit la m\u00e8re, l&rsquo;amante, la pute, voire la sainte s&oelig;ur, toujours l&rsquo;homme est all\u00e9 vers elle pour colmater ses peines, all\u00e9ger son c&oelig;ur, reprendre go&ucirc;t aux choses \u00e9ph\u00e9m\u00e8res puisque cet \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e9tait toujours compens\u00e9 par l&rsquo;effet m\u00e8re r\u00e9parateur. Toujours il a su que la grotte b\u00e9nie, depuis le commencement des temps, a \u00e9t\u00e9 le lieu o&ugrave; sont venus s&rsquo;\u00e9pancher les bip\u00e8des m\u00e2les porteur de ce membre sans cesse en d\u00e9sir coupl\u00e9 \u00e0 ce c&oelig;ur sans cesse en chagrin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tant que l&rsquo;homme a eu barre sur la femme du fait qu&rsquo;elle \u00e9tait la vie sans laquelle aucune vie n&rsquo;\u00e9tait possible, tant que la femme a su que ce ventre qu&rsquo;elle offrait au plaisir \u00e9tait aussi le lieu o&ugrave; allait se former un autre \u00eatre humain, ran\u00e7on peut-\u00eatre de ce plaisir, elle n&rsquo;a pu faire autrement que d&rsquo;organiser sa destin\u00e9e avec lui et jamais contre lui. Lorsqu&rsquo;elle a eu la certitude que ce membre violeur ne la rendrait pas forc\u00e9ment grosse, elle a commenc\u00e9 \u00e0 voir le monde autrement et \u00e0 se voir elle autrement dans ce monde. Elle a pris le temps de savoir ce que lui faisait entre ses jambes cet instrument brutal, s&rsquo;est ouverte d&rsquo;avantage, et a connu que cette invasion lui procurait un triple plaisir. Le premier qu&rsquo;elle avait fini par oublier qui est simplement d&rsquo;\u00eatre p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e, le second qui est de voir combien laisser l&rsquo;acc\u00e8s libre \u00e0 l&rsquo;homme lui d\u00e9montrait qu&rsquo;il en \u00e9tait esclave, qu&rsquo;il ne pouvait plus s&rsquo;en passer, et enfin que son corps longtemps silencieux car peu reconnu dans ses besoins et ses capacit\u00e9s pouvait librement d\u00e9montrer son efficacit\u00e9 dans un plaisir que rapidement elle sut sup\u00e9rieur \u00e0 celui de l&rsquo;homme. Elle avait gagn\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La chose est dat\u00e9e historiquement de 1956, lorsque le professeur Pincus met au point avec son \u00e9quipe, une combinaison de progest\u00e9rone et d&rsquo;&oelig;strog\u00e8ne de synth\u00e8se, hormones f\u00e9minines qui bloquent l&rsquo;ovulation. C&rsquo;est la premi\u00e8re pilule, baptis\u00e9e Enovid. Test\u00e9e \u00e0 Porto Rico, elle se r\u00e9v\u00e8le efficace, est commercialis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en Allemagne F\u00e9d\u00e9rale d\u00e8s 1956, avant m\u00eame que la vente ne soit autoris\u00e9e aux Usa, pays de son invention (1960). Elle ne sera autoris\u00e9e en France qu&rsquo;en 1967. C&rsquo;est donc un homme qui par humanisme, par amour des femmes, mit en route ce qui allait devenir leur d\u00e9testation: <em>Celui-qui-veut-toujours-jouir<\/em>. L&rsquo;interdiction du burkini n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec l&rsquo;Islam mais avec le D\u00e9sir.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>Virginie Delisle<\/em>, avec<em> l&rsquo;Abb\u00e9 Cassis<\/em><\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment les burkinib\u00e9es nous ont burkiniqu\u00e9 Depuis mai 68 les Fran\u00e7aises estiment que montrer fesses, fente et seins sur les plages et puis partout ailleurs, rel\u00e8ve du progressisme, qu&rsquo;attiser le d\u00e9sir urbi et orbi est le devoir de la meuf r\u00e9publicaine, conforme en cela au lib\u00e9ralisme qui pense la m\u00eame chose, sauf que lui il&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[17729,17698,17728,3837,12713,17730,6617],"class_list":["post-76754","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-abbe","tag-burkini","tag-delisle","tag-feminisme","tag-gibelin","tag-vassis","tag-virginie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76754"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76754\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}