{"id":76848,"date":"2016-10-19T16:46:21","date_gmt":"2016-10-19T16:46:21","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/10\/19\/le-pentagone-prend-le-s300-en-syrie-tres-au-serieux\/"},"modified":"2016-10-19T16:46:21","modified_gmt":"2016-10-19T16:46:21","slug":"le-pentagone-prend-le-s300-en-syrie-tres-au-serieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/10\/19\/le-pentagone-prend-le-s300-en-syrie-tres-au-serieux\/","title":{"rendered":"Le Pentagone prend le S300-en-Syrie tr\u00e8s au s\u00e9rieux"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:2em;\">Le Pentagone prend le S300-en-Syrie tr\u00e8s au s\u00e9rieux<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il semble bien que nous sortions de la zone du d\u00e9clenchement imminent sinon en cours de la Troisi\u00e8me Guerre mondiale pour une sorte de sas interm\u00e9diaires o&ugrave; les r\u00e9flexions se font beaucoup plus prudentes, nuanc\u00e9es, presque irr\u00e9elles par rapport \u00e0 ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 ; les oibservations g\u00e9n\u00e9rales de source militaire sont dans tous les cas extr\u00eamement secptiques lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;envisager une frappe en Syrie, d&rsquo;\u00e9tablir une <em>No-Fly-Zone<\/em> (NFZ), d&rsquo;intervenir d\u00e9cisivement pour chasser les Russes, pour faire tomber Assad, pour faire triompher <em>manu-militari<\/em> la d\u00e9mocratie. Cela doit faire la troisi\u00e8me ou quatri\u00e8me fois cette ann\u00e9e que nous semblons nous \u00e9loigner du commencement d\u00e9j\u00e0 en cours de la Troisi\u00e8me derni\u00e8re, et bien la quinzi\u00e8me ou vingti\u00e8me fois que l&rsquo;on laisse officiellement un peu de c\u00f4t\u00e9 l&rsquo;in\u00e9luctable chute de Assad.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Ces consid\u00e9rations ne sont pas faites pour ridiculiser les craintes de guerre mondiale ou les tentatives contre Assad, <strong>mais plut\u00f4t pour montrer l&rsquo;extraordinaire vitesse et la non moins extraordinaire versatilit\u00e9 du syst\u00e8me de la communication, qui pousse effectivement \u00e0 ces variations tr\u00e8s rapides d&rsquo;attitudes<\/strong>. Nous attribuerions ces variations, en effet, <strong>\u00e0 la m\u00e9canique de ce syst\u00e8me beaucoup plus qu&rsquo;\u00e0 des intrigues ou des projets et changements de projet de tel ou tel groupe, &ndash; dont notamment les militaires US<\/strong>&#8230; Le recul de la communication belliciste dans ce domaine pour une zone d&rsquo;apaisement indirectement \u00e0 dominante tr\u00e8s bureaycratique et d&rsquo;inspiration technologique explique \u00e9galement que cette \u00e9volution se fasse tr\u00e8s discr\u00e8tement, sans publicit\u00e9 tapageuse ni d\u00e9bats innombrables, et bien entendu sans l&rsquo;hyst\u00e9rie bien connue et tr\u00e8s stridente qui marque la situation belliciste.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>(Bien entendu, sur le terrain les affrontements se poursuivent, avec des incidents significatifs et la poursuite des combats \u00e0 Alep. Mais l&rsquo;attention est d\u00e9sormais concentr\u00e9e sur Mossoul, en Irak, avec diff\u00e9rentes hypoth\u00e8ses concernant <a href=\"http:\/\/www.moonofalabama.org\/2016\/10\/isis-moves-to-syria-where-erdogan-still-aims-for-aleppo.html#more\">les arri\u00e8re-pens\u00e9es<\/a> des diverses puissances engag\u00e9es dans la bataille. La pol\u00e9mique devrait devenir \u00e9galement tr\u00e8s forte \u00e0 mesure que les op\u00e9rations vont s&rsquo;intensifier, notamment sur la question des pertes civiles qui seront occasionn\u00e9es par les combats : les pertes civiles \u00e0 Mossoul seront-elles, elles aussi, d\u00e9nonc\u00e9es comme des \u00ab\u00a0crimes de guerre\u00a0\u00bb avec le bloc-BAO et autres amis en accusation comme elles le furent \u00e0 Alep, avec les Russes en accusation ? Les Russes comptent bien <a href=\"https:\/\/sputniknews.com\/middleeast\/201610191046496613-iraq-mosul-operation\/\">suivre avec attention<\/a> la bataille de Mossoul&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;article que nous reproduisons ci-dessous du Washington <em>Post<\/em> (source absolument insoup\u00e7onnable puisque voix directe des <em>neocons<\/em>) via l&rsquo;Albuquerque <em>Journal <\/em><a href=\"https:\/\/www.abqjournal.com\/869249\/russian-air-defense-raises-stakes-of-u-s-confrontation-in-syria.html\">du 18 octobre<\/a> est extr\u00eamement significatif du changement d&rsquo;atmosph\u00e8re qui s&rsquo;est op\u00e9r\u00e9 \u00e0 Washington concernant la Syrie, par rapport \u00e0 la p\u00e9riode entre la mi-septembre et le d\u00e9but-octobre. On n&rsquo;est plus inclin\u00e9s notamment \u00e0 parler de \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/moby-dick-mutinerie-a-bord\">mutinerie du Pentagone<\/a>\u00ab\u00a0, simplement parce que le Pentagone n&rsquo;a plus gu\u00e8re de raison de se mutiner. Les r\u00e9flexions qui d\u00e9butent l&rsquo;article, sur les capacit\u00e9s russes en mati\u00e8re de d\u00e9fense a\u00e9rienne et la cr\u00e9ation d&rsquo;une quasi-zone de contr\u00f4le de l&rsquo;espace a\u00e9rien (dite <em>Anti-Access\/Area Denial<\/em> [A2\/AD]) dans ce pays, signifient que la bureaucratie de la planification du Pentagone, devant l&rsquo;\u00e9volution de la situation avec les hypoth\u00e8ses d&rsquo;attaque US, a travaill\u00e9 ces trois-quatre derni\u00e8res semaines sur la situation en Syrie en mati\u00e8re de d\u00e9fense a\u00e9rienne, en int\u00e9grant l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 tr\u00e8s forte visibilit\u00e9 de communication des syst\u00e8mes russes <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-diplomatie-du-s300v4-antey-2500\">S300V4 Antey-2500<\/a> aux nouvelles capacit\u00e9s tr\u00e8s avanc\u00e9es, et d&rsquo;autres syst\u00e8mes compl\u00e9mentaires de surveillance et de contr\u00f4le \u00e9lectroniques. (Effectivement, les Russes n&rsquo;ont pas cach\u00e9 leur renforcement et m\u00eame au contraire, comme dans le cas du d\u00e9ploiement des missiles sol-sol<em> Iskander-M<\/em> dans l&rsquo;enclave de Kaliningrad. Des indications signalent que, <strong>dans les deux cas, ils ont choisi des moments o&ugrave; des satellites d&rsquo;observation US se trouvaient en position parfaite pour observer et identifier ces d\u00e9ploiements<\/strong>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme c&rsquo;est souvent le cas, les r\u00e9sultats de ce travail de planification bureaucratique dont le Pentagone est coutumier et o&ugrave; il excelle pond\u00e8rent notablement le brouhaha belliciste de communication. Ils font remonter au premier plan une pr\u00e9occupation op\u00e9rationnelle qui n&rsquo;a jamais cess\u00e9 d&rsquo;exister devant ces capacit\u00e9s de d\u00e9fense anti-a\u00e9riennes russes en Syrie, &ndash; comme on le vit notamment avec les d\u00e9clarations au Congr\u00e8s des g\u00e9n\u00e9raux Mattis et Dempsey <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-pentagone-realise-les-limites-de-sa-puissance\">en mars 2013<\/a> ; il y a donc une continuit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard, au niveau de la planification, et ce que disaient Mattis-Dempsey en mars 2013 <strong>se retrouve aujourd&rsquo;hui, en plus aggrav\u00e9, en plus approfondi du fait de l&rsquo;organisation et de l&rsquo;int\u00e9gration grandissante des forces russes en Syrie, essentiellement dans ce domaine de la d\u00e9fense a\u00e9rienne et du contr\u00f4le de l&rsquo;espace a\u00e9rien<\/strong>. Le texte mis en ligne ci-dessous remarque notamment :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Le d\u00e9ploiement des batteries de missiles S400 et S300, avec toute une panoplie de syst\u00e8me de missiles anti-a\u00e9rien de courte port\u00e9e, donne d\u00e9sormais aux Russes la capacit\u00e9 d&rsquo;abattre des avions et des missiles de croisi\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 400 kilom\u00e8tres dans toutes les directions \u00e0 partir de la Syrie occidentale, couvrant ainsi virtuellement tout le pays et des portions non n\u00e9gligeables de la Turquie, d&rsquo;Isra\u00ebl, de la Jordanie et de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale<\/em>. &raquo; Ce constat op\u00e9rationnel est largement renforc\u00e9 par les d\u00e9clarations politiques des dirigeants russes, et surtout celles des chefs militaires russes parlant des performances de leurs syst\u00e8mes et affirmant leur intention d&rsquo;utiliser cette puissance anti-a\u00e9rienne dans la plupart des circonstances qui risqueraient d&rsquo;impliquer des avions et des missiles US.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>On aurait tort de r\u00e9duire ces d\u00e9clarations \u00e0 une tactique de communication du Pe,tagone vis-\u00e0-vis de l&rsquo;ext\u00e9rieur (pour justifier une abstention des forces US), ou bien de fa\u00e7on tr\u00e8s diff\u00e9rente \u00e0 des man&oelig;uvres aupr\u00e8s du Congr\u00e8s pour obtenir des fonds suppl\u00e9mentaires. Ce sont des arguments datant d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, du temps de la Guerre froide. Ce que disent ces informations venues des planificateurs <strong>constituent les v\u00e9ritables et solides arguments destin\u00e9s \u00e0 la bataille interne \u00e0 Washington<\/strong>, autour de la pol\u00e9mique et du d\u00e9bat sur une frappe a\u00e9rienne en Syrie, sur l&rsquo;instauration d&rsquo;une NFZ, etc. ; et cette pol\u00e9mique et ce d\u00e9bat constituent la seule bataille politique s\u00e9rieuse entre les factions et les pouvoirs en place concern\u00e9s directement par ces probl\u00e8mes. L&rsquo;on retrouve le sch\u00e9ma habituel de la machinerie militaro-strat\u00e9gique US, <strong>avec la planification bureaucratique agissant syst\u00e9matiquement comme un frein impos\u00e9 \u00e0 une avanc\u00e9e politique et de communication de type belliciste de la m\u00eame machinerie militaro-strat\u00e9gique<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Il est \u00e9galement significatif, surtout pour le tr\u00e8s-belliciste (et tr\u00e8s sensible \u00e0 l&rsquo;influence et au pressions des militaires) Washington <em>Post<\/em>, que l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une NFZ soit d\u00e9sormais pr\u00e9sent\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on telle qu&rsquo;on en viendrait \u00e0 croire qu&rsquo;elle est essentiellement l&rsquo;id\u00e9e des deux candidats \u00e0 la pr\u00e9sidentielle, Clinton et Trump, pour cette fois tr\u00e8s curieusement rassembl\u00e9s en une m\u00eame responsabilit\u00e9, avec celle de Trump largement renforc\u00e9e et d\u00e9form\u00e9e. (En effet, il y a des nuances de taille et une sollicitation \u00e9vidente de la v\u00e9rit\u00e9. Certes, Pence, le colistier de Trump, recommande une NFZ mais Trump nullement, comme il l&rsquo;a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 lors du deuxi\u00e8me d\u00e9bat du 9 octobre [&laquo; <em>When Raddatz pointed out that Trump&rsquo;s running mate, Indiana Governor Mike Pence, last week also advocated for a \u00ab\u00a0no-fly zone,\u00a0\u00bb Trump responded, \u00ab\u00a0He and I haven&rsquo;t spoken and we don&rsquo;t agree.\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;])<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce nouvel \u00e9pisode ne cl\u00f4t \u00e9videmment aucunement le d\u00e9bat sur l&rsquo;engagement ou pas des USA en Syrie, et \u00e0 quel degr\u00e9, etc. Il est une indication et un \u00e9pisode de plus de l&rsquo;\u00e9volution du rapport des forces dans un pouvoir extraordinairement fragment\u00e9, o&ugrave; aucune faction n&rsquo;arrive \u00e0 prendre d\u00e9cisivement le dessus (y compris le pr\u00e9sident lui-m\u00eame, qui doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 dans ce cas comme \u00ab\u00a0une faction\u00a0\u00bb). <strong>Il constitue une illustration de l&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 de la politique US, dont se plaignent tant les dirigeants russes<\/strong>, et qui font pr\u00e9f\u00e9rer \u00e0 certains d&rsquo;entre eux une Clinton et \u00e0 un Trump, malgr\u00e9 l&rsquo;hostilit\u00e9 antirusse de la premi\u00e8re et \u00e0 cause de ce qu&rsquo;on conna&icirc;t d&rsquo;elle en tant que femme politique ayant exerc\u00e9 des fonctions tr\u00e8s importantes. Le processus d\u00e9crit ici montre d&rsquo;ailleurs de fa\u00e7on paradoxale que cet argument a lui-m\u00eame ses limites dans la mesure o&ugrave; m\u00eame une autorit\u00e9 comme la pr\u00e9sidence n&rsquo;a pas toujours suffisamment de pouvoir pour bousculer de fa\u00e7on d\u00e9cisive tous les processus. Cet aspect de la situation participe \u00e9videmment du m\u00e9lange de d\u00e9sordre d&rsquo;une part, d&rsquo;impuissance-paralysie d&rsquo;autre part, marquant la politique ext\u00e9rieure US dont la puissance repose essentiellement sur la statiticit\u00e9 par opposition \u00e0 la dynamique, sur le poids \u00e9tabli, les positions acquises, la capacit\u00e9s d&rsquo;influence par corruption, etc. Il est \u00e9videmment manifeste, au vu de l'\u00a0\u00bb\u00e9volution\u00a0\u00bb de la politique US en Syrie depuis 2012 que <strong>cette situation a empir\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on exponentielle depuis 9\/11<\/strong>, notamment par comparaison \u00e0 l&rsquo;intervention en Irak, &ndash; ses pr\u00e9paratifs, les d\u00e9bats autour de cet engagement, la d\u00e9cision, &lsquo;intervention, etc. &#8230; Mais l&rsquo;on sait bien, par ailleurs, que justement cette intervention en Irak et tout ce qui a imm\u00e9diatement suivi, puis l&rsquo;encha&icirc;nement, constituent <strong>les \u00e9tapes de l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration extraordinaire de la d\u00e9cadence de l&rsquo;appareil politico-militaire qui est la base de la politique ext\u00e9rieure US<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>______________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Russian air defense raises stakes of U.S. confrontation in Syria<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Russia&rsquo;s completion this month of an integrated air defense system in Syria has made an Obama administration decision to strike Syrian government installations from the air even less likely than it has been for years, and has created a substantial obstacle to the Syrian safe zones both Hillary Clinton and Donald Trump have advocated.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Deployment of mobile and interchangeable S-400 and S-300 missile batteries, along with other short-range systems, now gives Russia the ability to shoot down planes and cruise missiles over at least 250 miles in all directions from western Syria, covering virtually all of that country as well as significant portions of Turkey, Israel, Jordan and the eastern Mediterranean. By placing the missiles as a threat \u00ab\u00a0against military action\u00a0\u00bb by other countries in Syria, Russia has raised \u00ab\u00a0the stakes of confrontation,\u00a0\u00bb Secretary of State John F. Kerry said Sunday.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>While there is some disagreement among military experts as to the capability of the Russian systems, particularly the newly deployed S-300, \u00ab\u00a0the reality is, we&rsquo;re very concerned anytime those are emplaced,\u00a0\u00bb a U.S. Defense official said. Neither its touted ability to counter U.S. stealth technology, or to target low-flying aircraft, has ever been tested by the United States. \u00ab\u00a0It&rsquo;s not like we&rsquo;ve had any shoot at an F-35,\u00a0\u00bb the official said of the next-generation U.S. fighter jet. \u00ab\u00a0We&rsquo;re not sure if any of our aircraft can defeat the S-300.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>For more than two years, Syria has tacitly accepted U.S. and coalition airstrikes against the Islamic State, in areas relatively far afield from where the civil war is being fought. An agreement signed by Moscow and Washington last fall, after Russia sent its own air force to join that of Syrian President Bashar al-Assad, is designed to ensure that U.S. and Russian planes stay well away from each other. But the ongoing Russian-Syrian siege of Aleppo, and the failure of diplomatic negotiations to stop it, has forced the administration to reconsider its options, including the use of American air power to ground Assad&rsquo;s air force.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The possibility of using U.S. air power in the civil war, even to patrol a safe zone for civilians, has never been favored by the Pentagon, which has argued that it would involve pre-emptory strikes on Syria&rsquo;s fixed air defenses. Now, with the installation of a comprehensive, potent Russian air defense system, many military officials see it as risking a great power game of chicken, and possible war, according to senior administration officials.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Several officials spoke on the condition of anonymity to discuss Russian capabilities and recent high-level White House meetings on Syria, Iraq and the Islamic State, including a Friday gathering of the National Security Council chaired by President Barack Obama. The NSC session largely focused on the Mosul offensive begun against the Islamic State this week, and an upcoming operation against the militants in the city of Raqqa, their Syrian headquarters.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Consideration of other alternatives, including the shipment of arms to U.S.-allied Kurdish forces in Syria, and an increase in the quantity and quality of weapons supplied to opposition fighters in Aleppo and elsewhere, were deferred until later, officials said. U.S. military action to stop Syrian and Russian bombing of civilians was even further down the list of possibilities.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Another senior official dismissed what he called Moscow&rsquo;s \u00ab\u00a0yard sale approach\u00a0\u00bb of displaying all available systems to attract potential purchasers, and said last month&rsquo;s S-300 deployment did not much change Russian capabilities from where they have been over the past year. Russian arms sellers have repeatedly hailed the performance of their weaponry in Syria and claimed heightened sales abroad.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>U.S. strikes in heavily populated western Syria, despite the presence there of al-Qaida-affiliated forces of the Front for the Conquest of Syria, formerly known as Jabhat al-Nusra, have been few and far between, precisely to avoid the risk of civil war involvement and, more recently, confrontation with Russia. An attack early this month that eliminated a senior Front official in Idlib province, in northwestern Syria, was carried out by an unmanned U.S. drone, with notice provided to Russia.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Moscow has denied that Russian and Syrian attacks have intentionally struck civilians, saying they are directed toward the Front, some of whose forces are mixed with the rebels in Aleppo and elsewhere. In early September, Kerry said the United States would join with Russia in attacking the al-Qaida forces, in exchange for a Russian and Syrian cease-fire and the delivery of humanitarian aid to besieged civilians.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>It was when that agreement fell apart &ndash; and the United States suspended contacts with Russia over Syria as hundreds of civilians have been killed in the brutal bombing of Aleppo &ndash; that the Russians moved to install S-300 missiles. They formed the final component of an integrated air defense system, along with S-400 and other surface-to-air systems previously deployed in and around Russia&rsquo;s Hmeimen air base in Latakia province along the Syrian coast.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Amid widespread talk of U.S. \u00ab\u00a0kinetic\u00a0\u00bb action to stop the Aleppo slaughter, the Russian Defense Ministry warned of the \u00ab\u00a0possible consequences,\u00a0\u00bb noting that \u00ab\u00a0the range (of the defense systems) may come as a surprise to any unidentified flying objects.\u00a0\u00bb Russian soldiers and officers, it said, were working on the ground throughout territory controlled by the Syrian government and \u00ab\u00a0any missile or airstrikes &hellip; will create a clear threat to Russian servicemen.\u00a0\u00bb In addition, the ministry said, following the Sept. 17 U.S. airstrike that inadvertently killed dozens of Syrian soldiers in eastern Syria, \u00ab\u00a0we have taken all necessary measures to avoid any such &lsquo;mistakes&rsquo; against Russian troops and military installations in Syria.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Neither the administration, nor either of the presidential nominees, has ever favored using U.S. combat forces in Syria&rsquo;s civil war. But the use of air power to create a zone inside the country where civilians could be safe from relentless airstrikes by Syria and Russia has long been advocated by regional allies and domestic critics of what is seen as a weak administration policy. Both Clinton and Trump have favored such a strategy &ndash; in Clinton&rsquo;s case, since she was secretary of state. Trump has advocated establishing a safe zone inside Syria as a way to stem the flow of Syrian refugees to Europe and this country. But while such zones &ndash; protected by U.S. air power &ndash; were established during years past in Iraq, Libya and Bosnia, all were against relatively weak opponents and conducted under United Nations authorization. Neither presidential nominee has addressed the question of comprehensive Russian air defenses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Although Kerry has continued to try to revive the cease-fire, U.S. leverage against Russia appears minimal. Following talks with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov and U.S. European and regional allies last weekend, Kerry said that increased sanctions against both Russia and Syria were under consideration. Meanwhile, Russia on Monday offered an eight-hour pause to the Aleppo bombing this week to allow Front militants and civilians to leave the city.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Karen DeYoung<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Pentagone prend le S300-en-Syrie tr\u00e8s au s\u00e9rieux Il semble bien que nous sortions de la zone du d\u00e9clenchement imminent sinon en cours de la Troisi\u00e8me Guerre mondiale pour une sorte de sas interm\u00e9diaires o&ugrave; les r\u00e9flexions se font beaucoup plus prudentes, nuanc\u00e9es, presque irr\u00e9elles par rapport \u00e0 ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 ; les oibservations&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[14],"tags":[14441,3020,17837,17838,7698,17836,11165,5947,3605,3607,3430,17835,3867,3248],"class_list":["post-76848","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-a2","tag-aerienne","tag-anti-access","tag-area","tag-bellicisme","tag-d2","tag-dempsey","tag-denial","tag-frappe","tag-planification","tag-post","tag-s300","tag-syrie","tag-washington"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76848","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76848"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76848\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76848"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76848"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76848"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}