{"id":76961,"date":"2016-12-08T05:07:09","date_gmt":"2016-12-08T05:07:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/12\/08\/le-grand-remplacement-a-travers-les-ages\/"},"modified":"2016-12-08T05:07:09","modified_gmt":"2016-12-08T05:07:09","slug":"le-grand-remplacement-a-travers-les-ages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/12\/08\/le-grand-remplacement-a-travers-les-ages\/","title":{"rendered":"Le grand remplacement \u00e0 travers les \u00e2ges"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le grand remplacement \u00e0 travers les \u00e2ges<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>On va en f\u00e2cher quelques-uns. Mais cela ne fera pas de mal de distinguer le bon grain de l&rsquo;ivraie et de cesser de fantasmer inutilement, \u00e0 coups de Fran\u00e7ais de souche, de beaufs du dimanche ou de S\u00e9raphin Lampion ; car la r\u00e9alit\u00e9 ordinaire du Fran\u00e7ais est celle-l\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On va expliquer pourquoi maintenant ce culte du Fran\u00e7ais de souche nous gave, avec quelques auteurs un peu plus s&ucirc;rs que Renaud Camus et les geignards de Fdesouche.com .<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>S<\/strong>ur la question de l&rsquo;immigration, Benjamin Stora a certainement plus raison que tous les experts fascisants r\u00e9unis. On savait tous au lyc\u00e9e, bien avant la propagande socialiste et mondialiste, qu&rsquo;un tiers des Fran\u00e7ais avait d\u00e9j\u00e0 des origines m\u00e9t\u00e8ques dans les ann\u00e9es 70, avant la nouvelle vague migratoire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes m\u00e9tiss\u00e9s de grecs, d&rsquo;arabes, de polonais, d&rsquo;italiens &#8211; eux-m\u00eame m\u00e9tiss\u00e9s depuis des mill\u00e9naires avec tout ce qui tra&icirc;nait dans la M\u00e9diterran\u00e9e ! Juv\u00e9nal d\u00e9crit d\u00e9j\u00e0 une invasion syrienne, accusant dans la satire III &laquo; l&rsquo;Oronte syrien de se d\u00e9verser dans le doux Tibre &raquo; (<em>Jam pridem Syrus in Tiberim defluxit Orontes,  Et linguam, et mores&#8230;<\/em>) !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le dix-neuvi\u00e8me pr\u00e9cipitant le d\u00e9clin fran\u00e7ais, surtout d\u00e9mographique, le grand remplacement commence d\u00e8s Louis-Philippe. L&rsquo;industrialisation du Second Empire acc\u00e9l\u00e8re le processus, et les guerres de Napol\u00e9on III et de la R\u00e9publique d\u00e9peuplent la France de son \u00e9lite physique et nordique.  Madison Grant souligne que la taille des appel\u00e9s a baiss\u00e9 de quatre pouces apr\u00e8s les guerres napol\u00e9oniennes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je cite cet auteur immortel, seulement concurrenc\u00e9 \u00e0 mes yeux par C\u00e9line sur cette question. Je cite en anglais son passage d&rsquo;une grande race :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>The survivors of the aristocracy, being stripped of political power and to a large extent of wealth, quickly lost their caste pride and committed class suicide by mixing their blood with inferior breeds. One of the most conspicuous features of many of the French nobility of to-day is the strength of the Levantine and Mediterranean strain in them. Being, for political reasons, ardently clerical, the nobility welcomes recruits of any racial origin, as long as they bring with them money and devotion to the Church. The loss in war of the best breeding stock through death, wounds, or absence from home has been clearly shown in France.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sur la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence via le catholicisme, C\u00e9line \u00e9crira :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Propag\u00e9e aux races viriles, aux races aryennes d\u00e9test\u00e9es, la religion de \u00ab\u00a0Pierre et Paul\u00a0\u00bb fit admirablement son &oelig;uvre, elle d\u00e9catit en mendigots, en sous-hommes d\u00e8s le berceau, les peuples soumis, les hordes enivr\u00e9es de litt\u00e9rature christianique, lanc\u00e9es \u00e9perdues imb\u00e9ciles, \u00e0 la conqu\u00eate du Saint Suaire, des hosties magiques, d\u00e9laissant \u00e0 jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et puis, regardant le peu rago&ucirc;tant bilan tiers-mondiste de ces missions catholiques sans les favelas latinos, africaines ou philippines, (on aime le pauvre, alors on le fabrique), C\u00e9line ajoute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Crime des crimes, la religion catholique fut \u00e0 travers toute notre histoire, la grande prox\u00e9n\u00e8te, la grande m\u00e9tisseuse des races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l&rsquo;enrag\u00e9e contaminatrice. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et il ponctue, notre grand philosophe &ndash; au marteau nietzsch\u00e9en ou presque :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> <em>&laquo; La religion catholique aura fi\u00e8rement jou\u00e9 tout son r\u00f4le lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l&rsquo;\u00e9norme tourbe, du g\u00e9ant lupanar afro-asiate qui se pr\u00e9pare \u00e0 l&rsquo;horizon. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela  bien avant Bergoglio, que certains cathos hypocrites font mine de d\u00e9noncer, alors que ce simple ph\u00e9nom\u00e8ne de foire n&rsquo;est que la juste r\u00e9sultante d&rsquo;une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence assassine, \u00e9ternelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il a donc fallu remplacer tout cela. On l&rsquo;a fait sans effort, avec d\u00e9j\u00e0 des migrants ; voici ce que dit Maupassant de notre bonne ville de Marseille :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Marseille est la ville n\u00e9cessaire sur cette c\u00f4te aride, qu&rsquo;on dirait rong\u00e9e par une l\u00e8pre. Des Arabes, des n\u00e8gres, des Turcs, des Grecs, des Italiens, d&rsquo;autres encore, presque nus, drap\u00e9s en des loques bizarres, mangeant des nourritures sans nom, accroupis, couch\u00e9s, vautr\u00e9s sous la chaleur de ce ciel br&ucirc;lant, rebuts de toutes les races, marqu\u00e9s de tous les vices, \u00eatres errants sans famille, sans attaches au monde, sans lois, vivant au hasard du jour dans ce port immense, pr\u00eats \u00e0 toutes les besognes, acceptant tous les salaires, grouillant sur le sol comme sur eux grouille la vermine, font de cette ville une sorte de fumier humain o&ugrave; fermente \u00e9chou\u00e9e l\u00e0 toute la pourriture de l&rsquo;Orient. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ils votent FN aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On continue ? Notre meilleur Rebatet sur la question des \u00e9trangers en 1935:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; On comptait en France, aux derni\u00e8res statistiques, plus de 3 millions d&rsquo;\u00e9trangers. Il y en a 420.000 environ, soit un dixi\u00e8me de la population, dans Paris et sa banlieue. Nous avions, il y a quelques semaines, pr\u00e8s de cinq cent mille ch\u00f4meurs, mais aussi plus de huit cent mille travailleurs \u00e9trangers, dont le nombre ne cesse d&rsquo;augmenter, malgr\u00e9 toutes les promesses officielles. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Comme Franco, Rebatet respecte plus les maghr\u00e9bins combattants (les <em>sidis<\/em>), que les italiens.<\/strong> Voici ce qu&rsquo;il dit des italiens, alors d\u00e9test\u00e9s en Am\u00e9rique du Nord (lisez Grant, Ed bRoss) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;est pourquoi nous devons confondre avec les plus insupportables m\u00e9t\u00e8ques certains Italiens dont nous aurions aim\u00e9 dire qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas des \u00e9trangers chez nous. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et Rebatet ajoute sur la mis\u00e8re du monde qui se d\u00e9verse d\u00e9j\u00e0 en France :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les Champs-&Eacute;lys\u00e9es, les boulevards de Paris sont priv\u00e9s de ce remue-m\u00e9nage cosmopolite indispensable \u00e0 leur \u00e9clat, mais dans les f\u00eates foraines des faubourgs grouillent n\u00e8gres et mul\u00e2tres de toutes teintes, Kabyles \u00e0 demi vagabonds, rouquins Juifs de Pologne, Levantins de races ind\u00e9chiffrables, terrassiers italiens qui portent la faucille et le marteau \u00e0 leur cravate des dimanches. <em>Nous \u00e9tions le jardin de l&rsquo;Europe. Voil\u00e0 que nous en devenons le d\u00e9potoir<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et nous sommes en 1935 ; c&rsquo;est dire que le <em>d\u00e9potoir<\/em> a cr&ucirc; depuis, et ce bien longtemps avant le regroupement familial. C&rsquo;est toujours le m\u00e9t\u00e8que d&rsquo;hier qui feint d&rsquo;\u00eatre le pur race du lendemain. Les gens le savent confus\u00e9ment, c&rsquo;est pour cela que tout le monde se laisse envahir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On laisse Rebatet conclure, toujours avec entrain :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Comme <strong>dans tous les cas o&ugrave; l&rsquo;immigration n&rsquo;est plus filtr\u00e9e, elle nous apporte les \u00e9l\u00e9ments les plus d\u00e9biles, les moins d\u00e9sirables, qui ne s&rsquo;assimileront pas, ou dont l&rsquo;assimilation serait d\u00e9plorable pour notre sang : une horde d&rsquo;indig\u00e8nes livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame, malgr\u00e9 tous les avert<\/strong>issements des grands colonisateurs, sous un climat, dans des villes o&ugrave; elle s&rsquo;avachit, tourne rapidement \u00e0 la pire racaille. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quant \u00e0 ceux qui pensent que le bobo va se r\u00e9veiller, on leur citera Drumont. Il ne se faisait pas d&rsquo;illusions, en 1885, sur notre r\u00e9activit\u00e9 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;\u00eatre qui est l\u00e0 est un moderne, un nihiliste, il ne tient \u00e0 rien ; il n&rsquo;est gu\u00e8re plus patriote que les trois cent mille \u00e9trangers, que l&rsquo;aveuglement de nos gouvernants a laiss\u00e9s s&rsquo;entasser dans ce Paris dont ils seront les ma&icirc;tres quand ils voudront &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;histoire de France est une mort qui dure depuis Louis XIV environ. M\u00eame au niveau des id\u00e9es nous avons \u00e9t\u00e9 d\u00e9capit\u00e9s au si\u00e8cle des lumi\u00e8res et du philosophe cosmopolite. La race domin\u00e9e a pris sa revanche avec la r\u00e9publique (Grant encore).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vite avort\u00e9e, une renaissance romantique bien s&ucirc;r insult\u00e9e par les Gaston Lagaffe de l&rsquo;Action Fran\u00e7aise, r\u00e9action de haute dimension aristocratique (Chateaubriand, Tocqueville, Fustel, Gautier). Quant au Fran\u00e7ais de souche, il est une fiction na\u00efve. Relisez mon texte sur Jules C\u00e9sar et le grand d\u00e9peuplement de la Gaule par les Germains pour voir : car il valait mieux les envahisseurs arabes, on le sait tous gr\u00e2ce \u00e0 Nietzsche ou Gustave Le Bon !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On laisse Borges conclure, en espagnol cette fois :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Con alivio (soulagement), con humillaci&oacute;n, con terror, comprendi&oacute; que \u00e9l tambi\u00e9n era una apariencia, que otro estaba so&ntilde;&aacute;ndolo.<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le grand remplacement \u00e0 travers les \u00e2ges On va en f\u00e2cher quelques-uns. 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