{"id":76980,"date":"2016-12-18T15:40:47","date_gmt":"2016-12-18T15:40:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/12\/18\/californie-elegant-modele-de-secession\/"},"modified":"2016-12-18T15:40:47","modified_gmt":"2016-12-18T15:40:47","slug":"californie-elegant-modele-de-secession","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2016\/12\/18\/californie-elegant-modele-de-secession\/","title":{"rendered":"Californie, \u00e9l\u00e9gant mod\u00e8le de s\u00e9cession"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Californie, \u00e9l\u00e9gant mod\u00e8le de s\u00e9cession<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>18 d\u00e9cembre 2016 &ndash; La Californie fait-elle encore partie des USA ? Poser la question, c&rsquo;est y r\u00e9pondre a-t-on coutume justement de dire, &ndash; dans tous les cas c&rsquo;est sugg\u00e9rer d&rsquo;\u00eatre pr\u00eat \u00e0 r\u00e9pondre dans le sens qu&rsquo;on devine, &ndash; n\u00e9gatif, naturellement. On sait que le sort de la Californie nous importe particuli\u00e8rement, dans la mesure o&ugrave; ce puissant &Eacute;tat de l&rsquo;Union (38,8 millions d&rsquo;habitants, PNB de $2.488 milliards) pr\u00e9sente \u00e0 notre sens tous les caract\u00e8re d&rsquo;un &Eacute;tat potentiellement extr\u00eamement proche de la s\u00e9cession, ce qui constituerait un \u00e9v\u00e9nement catastrophique pour la coh\u00e9sion, l&rsquo;unit\u00e9, et tr\u00e8s rapidement, pour l&rsquo;existence m\u00eame des &Eacute;tats-Unis par l&rsquo;effet symbolique, psychologique, g\u00e9ostrat\u00e9gique voire m\u00e9tahistorique ; on doit m\u00eame conclure cette prospective par l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;effet d&rsquo;entra&icirc;nement par la mise en miettes d&rsquo;un tabou et du symbole imp\u00e9ratif constituant depuis la violente victoire du Nord en 1865 le frein principal, sinon exclusif de la logique centrifuge qui hante cette f\u00e9d\u00e9ration depuis ses origines de 1776-1788.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une analyse tr\u00e8s r\u00e9cente, plus pr\u00e9cise et mieux document\u00e9e, montre comment le vote de la Californie est le seul vote responsable de la sup\u00e9riorit\u00e9 de Clinton sur Trump dans le vote populaire national. Par cons\u00e9quent il annule compl\u00e8tement par l&rsquo;\u00e9vidence du fait cette affirmation d&rsquo;un vote national sup\u00e9rieur de Clinton sur Trump puisque l&rsquo;avantage entier lui est donn\u00e9 par un seul point local extr\u00eamement sp\u00e9cifique, un seul &Eacute;tat de l&rsquo;Union dont tant de signes montrent qu&rsquo;il est en rupture de ban avec l&rsquo;ensemble national. (Alors que Clinton d\u00e9passe Trump de 1.322.095 votes au niveau national, la diff\u00e9rence des votes populaires en Californie est de 5.589.936 votes pour Clinton contre 3.021.095 votes pour Trump, soit plus de 2,5 millions.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au contraire, <strong>le vote de la Californie exclusivement responsable de cette sup\u00e9riorit\u00e9 statistique de Clinton cr\u00e9e un d\u00e9s\u00e9quilibre politique extr\u00eamement dommageable pour les USA<\/strong>, d&rsquo;une part nourrissant la volont\u00e9 d&rsquo;ind\u00e9pendance de la Californie en accentuant la rupture entre la Californie anti-Trump et le reste des USA pro-Trump ; d&rsquo;autre part en exacerbant tous les th\u00e8mes progressistes-soci\u00e9taux qui ont \u00e9t\u00e9 oppos\u00e9s avec violence \u00e0 Trump sans justifier politiquement en v\u00e9rit\u00e9 cette exacerbation parce que l&rsquo;aspect progressiste-soci\u00e9tal de la position de la Californie est un trompe-l&rsquo;&oelig;il pour une r\u00e9alit\u00e9 compl\u00e8tement diff\u00e9rente et peut-\u00eatre oppos\u00e9e qui implique la marche vers une unit\u00e9 culturelle non-am\u00e9ricaniste selon des th\u00e8mes qui sont \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 du progressisme-soci\u00e9tal. (Les Latinos, devenus premi\u00e8re communaut\u00e9 sp\u00e9cifique de la Californie en 2014 avec <a href=\"http:\/\/www.latimes.com\/local\/california\/la-me-census-latinos-20150708-story.html\">14,9% de la population<\/a> contre 14,02% pour les Blancs [les habitants d&rsquo;origine hispaniques pure et m\u00eal\u00e9es <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Californie#cite_note-68\">approchant 40%<\/a> de la population], sont \u00e9videmment li\u00e9s au Mexique et entretiennent des comportements traditionnels de leur culture originelle, plus ou moins dissimul\u00e9s, qui sont le contraire de la conception multiculturelle, anti-traditionnelle du progressisme-soci\u00e9tal : ils ont donc vot\u00e9 plus anti-Trump que pro-Hillary, dans la mesure o&ugrave; ils per\u00e7oivent Trump comme une menace am\u00e9ricaniste contre leur culture et leur tradition, alors que les d\u00e9mocrates baignent dans l&rsquo;illusion que ce vote est un renforcement des th\u00e8ses multiculturalistes et anti-traditionnelles de leur progressisme-soci\u00e9tal.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le site <em>Investors.com<\/em> <a href=\"http:\/\/www.investors.com\/politics\/commentary\/its-official-clintons-popular-vote-win-came-entirely-from-california\/\">du 16 d\u00e9cembre<\/a> offre un calcul pr\u00e9cis du vote de la Californie par rapport au vote national et observe que la Californie a encore plus vot\u00e9 d\u00e9mocrate qu&rsquo;en 2012, qu&rsquo;elle est le seul &Eacute;tat de l&rsquo;Union o&ugrave; la victoire de Clinton en vote populaire a \u00e9t\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 celle d&rsquo;Obama en 2012 \u00e9galement, et que si l&rsquo;on \u00f4te la Californie du vote national, Trump l&#8217;emporterait largement en votes populaires dans les USA moins la Californie. (Le vote populaire national, si l&rsquo;on d\u00e9compte les USA moins la Californie, donnerait 1.4 million de votes d&rsquo;avance pour Trump, renversant compl\u00e8tement, et m\u00eame d&rsquo;un peu plus, l&rsquo;avantage de Clinton sur lui, Californie comprise.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>California is the only state, in fact, where Clinton&rsquo;s margin of victory was bigger than President Obama&rsquo;s in 2012 &mdash; 61.5% vs. Obama&rsquo;s 60%.<\/em> [&#8230;] <em>If you take California out of the popular vote equation, then Trump wins the rest of the country by 1.4 million votes. And if California voted like every other Democratic state &mdash; where Clinton averaged 53.5% wins &mdash; Clinton and Trump end up in a virtual popular vote tie. (This was not the case in 2012. Obama beat Romney by 2 million votes that year, not counting California.)<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ces r\u00e9sultats sont tr\u00e8s significatifs, sinon d\u00e9cisifs du point de vue statistique, d&rsquo;autant qu&rsquo;ils s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une abstention de pr\u00e8s de 5 millions de personnes, beaucoup plus qu&rsquo;avec le vote Obama de 2012, beaucoup plus que la moyenne nationale et montrant en cela un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour la crise nationale sp\u00e9cifiquement am\u00e9ricaniste. Ils s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une situation politique qui voit une quasi-compl\u00e8te \u00e9limination des r\u00e9publicains conservateurs comme force politique, <strong>ce qui laisse la Californie quasiment dans les seules mains des d\u00e9mocrates, et cela dans la dynamique d&rsquo;une progression depuis 2008, en synchronisation avec le renforcement de la communaut\u00e9 latinos jusqu&rsquo;\u00e0 ce point symbolique de basculement de 2014 o&ugrave; cette communaut\u00e9 a d\u00e9pass\u00e9 les Blancs, ou Caucasiens-Am\u00e9ricains, devenant la premi\u00e8re communaut\u00e9 sp\u00e9cifique de Californie<\/strong>. (Encore ne d\u00e9compte-t-on pas les ill\u00e9gaux non-recens\u00e9s, dans un &Eacute;tats o&ugrave; le nombre absolu d&rsquo;ill\u00e9gaux latinos est de tr\u00e8s loin le premier de tous les &Eacute;tats de l&rsquo;Union ; les ill\u00e9gaux devraient approcher les trois millions en Californie, chiffre \u00e9videmment sans \u00e9quivalent dans aucun autre &Eacute;tat, et selon un pourcentage qui tendrait \u00e0 s&rsquo;approcher du premier pourcentage d&rsquo;ill\u00e9gaux par &Eacute;tat du Nevada de 7,2% de la population [autour de 7% pour la Californie].)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>In recent years, California has been turning into what amounts to a one-party state. Between 2008 and 2016, the number of Californian&rsquo;s who registered as Democrats climbed by 1.1 million, while the number of registered Republicans dropped by almost 400,000. What&rsquo;s more, many Republicans in the state had nobody to vote for in November.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>There were two Democrats &mdash; and zero Republicans &mdash; running to replace Sen. Barbara Boxer. There were no Republicans on the ballot for House seats in nine of California&rsquo;s congressional districts. At the state level, six districts had no Republicans running for the state senate, and 16 districts had no Republicans running for state assembly seats.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Plus, since Republicans knew Clinton was going to win the state &mdash; and its entire 55 electoral votes &mdash; casting a ballot for Trump was virtually meaningless, since no matter what her margin of victory, Clinton was getting all 55 votes. Is it any wonder then, that Trump got 11% fewer California votes than John McCain did in 2008? (Clinton got 6% more votes than Obama did eight years ago, but the number of registered Democrats in the state climbed by 13% over those years.)<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ces diverses conditions, et selon nous la pression implicite de la \u00ab\u00a0majorit\u00e9\u00a0\u00bb latinos qui se fait sentir indirectement et qui est interpr\u00e9t\u00e9e de fa\u00e7on souvent invertie mais qui existe dans son intensit\u00e9, font que la direction d\u00e9mocrate de la Californie est , \u00e0 la fois par opportunisme et par sectarisme mal compris, d&rsquo;un extr\u00e9misme remarquable et d&rsquo;une extr\u00eame arrogance par rapport au \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb f\u00e9d\u00e9ral d\u00e8s lors que celui-ci est devenu \u00ab\u00a0trumpiste\u00a0\u00bb. Ce fait est totalement ignor\u00e9, par exemple, des autorit\u00e9s europ\u00e9ennes, qui continuent \u00e0 voir les USA comme un bloc et en sont encore \u00e0 se demander s&rsquo;il faut prendre un contact officiel avec l&rsquo;\u00e9quipe Trump, &ndash; en retard non pas d&rsquo;un m\u00e9tro, mais d&rsquo;un train sans fin de m\u00e9tros qui se succ\u00e8dent&#8230; Nous devons ici rappeler les manifestations de cet extr\u00e9misme et de cette arrogance qui portent en v\u00e9rit\u00e9, lorsqu&rsquo;on les analyse en profondeur, <strong>beaucoup plus la marque d&rsquo;un parti d\u00e9mocrate compl\u00e8tement pris dans un r\u00f4le d'\u00a0\u00bbidiot utile\u00a0\u00bb dans la mesure o&ugrave; il tient aucun compte de la pression souterraine et promise \u00e0 devenir rapidement et naturellement s\u00e9cessionniste des Latinos<\/strong>. (On ajoutera, cerise sur le g\u00e2teau de stupidit\u00e9 des progressistes-soci\u00e9taux que deux des grands centres de pouvoir et d&rsquo;influence californien, &ndash; les \u00ab\u00a0babieslliardaires\u00a0\u00bb de Silicon Valley et les <em>stars <\/em>ultra-\u00ab\u00a0<em>politically correct<\/em>\u00a0\u00bb d&rsquo;Hollywood, &ndash; sont des ultras du progressisme-soci\u00e9tal de l&rsquo;hypergauche.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Voici l&rsquo;extrait de notre texte <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/redaction\/articles\/editer\/12257\">du 9 d\u00e9cembre<\/a> qu&rsquo;il faut garder \u00e0 l&rsquo;esprit : &laquo; <\/em><em>Nombre de ces r\u00e9sultats et de ces comportements tendent ainsi \u00e0 montrer combien la Californie a \u00e9t\u00e9 une exception dans ce vote des pr\u00e9sidentielles, et une exception qui implique <strong>un \u00e9tat d&rsquo;esprit diff\u00e9rent du reste des USA, un \u00e9tat d&rsquo;esprit de s\u00e9cession<\/strong> <strong>m\u00eame s&rsquo;il ne s&rsquo;agit encore pour beaucoup que d&rsquo;un \u00e9tat inconscient de la psychologie<\/strong>. C&rsquo;est \u00e0 notre sens pour cette raison que les autorit\u00e9s officielles de l&rsquo;&Eacute;tat r\u00e9agissent avec une telle violence contre Trump, qui est dans ce cas beaucoup plus \u00ab\u00a0le centre\u00a0\u00bb (le repr\u00e9sentant du \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb) que le pr\u00e9sident Trump en tant que tel. En effet, on n&rsquo;a pas assez relev\u00e9 cette violence que nous avons mentionn\u00e9e dans ce texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-californie-proclame-je-suis-un-baril-de-poudre\">du 7 d\u00e9cembre<\/a>, et nous r\u00e9p\u00e9tons ici ce passage tant <strong>il nous para&icirc;t significatif pour l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit que refl\u00e8te la direction californienne<\/strong>, &ndash; effectivement d\u00e9mocrate californienne, mais dont la vigueur extraordinaire, \u00e0 la limite de la l\u00e9galit\u00e9 et des us et coutumes des relations constitutionnelles entre les &Eacute;tats et le \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb, n&rsquo;a pas fait un instant l&rsquo;objet de la moindre remarque de la direction centrale du parti. Sans doute cette direction consid\u00e8re-t-elle cette r\u00e9action comme \u00e9tant en ligne avec la tendance progressiste-soci\u00e9tale qui caract\u00e9rise l&rsquo;actuelle ligne d\u00e9mocrate officielle (mais qui est contest\u00e9e d\u00e9sormais par une minorit\u00e9 du parti qui en voit clairement le danger pour la coh\u00e9sion des USA), &ndash; <strong>alors qu&rsquo;elle nourrit avec une force insoup\u00e7onn\u00e9e la tendance s\u00e9cessionniste dont nous voyons partout des traces <\/strong>dans ce survol du cas de la Californie dans ces \u00e9lections pr\u00e9sidentielles<\/em>&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; \u00ab\u00a0<em>On peut \u00e9galement citer <\/em><a href=\"http:\/\/www.breitbart.com\/california\/2016\/12\/05\/california-speaker-rejects-national-unity-need-fight\/\"><em>le discours<\/em><\/a><em> au cours de ces m\u00eames c\u00e9r\u00e9monies du Speaker de l&rsquo;Assembl\u00e9e de l&rsquo;&Eacute;tat de Californie, le d\u00e9mocrate Antony Rendon, appelant les Californiens \u00e0 un refus de l&rsquo;unit\u00e9 nationale s&rsquo;apparentant \u00e0 un \u00e9tat de s\u00e9cession ; il compare la situation \u00e0 celle de la Seconde Guerre mondiale, et <strong>la Californie \u00e9tant dans cette analogie le Royaume-Uni de Churchill aux heures sombres de 1940-41, cela impliquant que l&rsquo;administration Trump et le centre washingtonien sont une r\u00e9plique postmoderne de l&rsquo;Allemagne nazie :<\/strong> &lsquo;Californians do not need healing. We need to fight,&rsquo; he declared. Rendon called the Trump administration a &lsquo;major existential threat&rsquo; on a par with the Second World War&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>Citing a <\/em><a href=\"http:\/\/www.churchill-society-london.org.uk\/CptsSoul.html\"><em>wartime speech<\/em><\/a><em> by Winsto,n Churchill, Rendon declared that Californians would defy the federal government&rsquo;s efforts to enforce immigration law, and would protect the state&rsquo;s &lsquo;interests&rsquo;.\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Latinos et d\u00e9mocrates se tiennent par la barbichette<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Dans sa situation et ses composants actuels, la Californie est le seul &Eacute;tat (peut-\u00eatre avec le Texas, o&ugrave; la situation est \u00e9videmment diff\u00e9rente) o&ugrave; l&rsquo;id\u00e9e de s\u00e9cession n&rsquo;est pas une gageure, respectable certes, mais d\u00e9fendue seulement par des associations sans grande influence et fort peu imprim\u00e9e dans les psychologies courantes. La cause en est bien entendu la pression des Latinos de diverses origines, qui tiennent une place si importante dans l&rsquo;&Eacute;tat ; tout int\u00e9gr\u00e9s qu&rsquo;ils paraissent \u00eatre, ils n&rsquo;en restent pas moins extr\u00eamement proches de leurs pays d&rsquo;origine, avec des liens constants avec le Mexique frontalier particuli\u00e8rement, la double nationalit\u00e9 pour ceux qui le veulent ; tout en \u00e9tant partisans des d\u00e9mocrates actuellement multiculturalistes, ath\u00e9istes et progressistes-soci\u00e9taux, ils n&rsquo;en restent pas moins en majorit\u00e9 assez conservateurs, tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 leur seule culture latinos, catholiques pratiquants et catholiques exotiques mais plut\u00f4t dans le sens d&rsquo;une tradition exacerb\u00e9e que de la postmodernit\u00e9 de la hi\u00e9rarchie catholique europ\u00e9enne adepte de l&rsquo;Art Contemporain ; bref, citoyens am\u00e9ricains mais un peu \u00e0 la mani\u00e8re des Sudistes en 1861 lorsqu&rsquo;un Robert E. Lee \u00e0 qui l&rsquo;on proposait le commandement des arm\u00e9es de l&rsquo;Union (du Nord) le 19 avril 1861 refusa pour prendre, le lendemain, le commandement de l&rsquo;Arm\u00e9e de Virginie du Nord (sudiste), simplement parce que, expliqua-t-il, \u00ab\u00a0la Virginie est ma patrie\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le plus int\u00e9ressant dans la situation de la Californie, ce sont les rapports entre d\u00e9mocrates et Latinos, et le quiproquo complet qui s&rsquo;\u00e9tablit entre eux. En effet, on ne parlera ni des r\u00e9publicains, ni des \u00ab\u00a0trumpistes\u00a0\u00bb, qui ne sont pas partie prenante en rien dans cet &Eacute;tat. Les d\u00e9mocrates estiment que la Californie leur appartient aujourd&rsquo;hui, donc qu&rsquo;elle est toute enti\u00e8re acquise \u00e0 la doctrine progressiste-soci\u00e9tale, et que c&rsquo;est m\u00eame cette doctrine qui a permis cet investissement de l&rsquo;&Eacute;tat, notamment parce qu&rsquo;il favorise les minorit\u00e9s (les Latinos), l&rsquo;immigration (les Latinos), etc. Pour eux, d\u00e9mocrates il s&rsquo;agit <strong>d&rsquo;un v\u00e9ritable laboratoire pour leur doctrine autant que de la d\u00e9monstration de la justesse de leur doctrine<\/strong>, et ils sont d&rsquo;autant plus inclin\u00e9s \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9misme (contre un \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0trumpiste\u00a0\u00bb), <strong>ne cherchant pas un instant la s\u00e9cession certes mais plut\u00f4t \u00e0 mettre en place un mod\u00e8le alternatif aux USA dirig\u00e9s par Washington tels que sont les USA et tel qu&rsquo;est Washington<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour les Latinos, qui ont d&rsquo;abord suivi les d\u00e9mocrates par simple int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une classe minoritaire et ethnique, la situation nouvelle doit transformer radicalement leur perspective. Le radicalisme des d\u00e9mocrates n&rsquo;int\u00e9resse pas les Latinos en tant que doctrine, &ndash; et m\u00eame au contraire si on consid\u00e8re leurs tendances, &ndash; <strong>mais bien dans le sens \u00e9vident que l&rsquo;\u00e9volution actuelle les met au premier plan et leur offre disons la possibilit\u00e9 assez forte d&rsquo;une \u00ab\u00a0latinisation\u00a0\u00bb de la Californie<\/strong> et, bient\u00f4t, parce que le sentiment de la <em>Reconquista<\/em> (retour des territoires mexicains annex\u00e9s par les USA en 1847-1848) reste latent et subit ainsi un renouveau sans les compromettre directement, la possibilit\u00e9 d&rsquo;une \u00ab\u00a0mexicanisation\u00a0\u00bb aux moindres frais. Le quiproquo est donc bien dans ce sens que <strong>les d\u00e9mocrates croient tenir la Californie en tenant les Latinos alors que la situation tend \u00e0 se retourner et que ce serait les Latinos qui tiennent les d\u00e9mocrates et qui vont ainsi tenir la Californie<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une analyse th\u00e9orique. La situation actuelle offre une possibilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9elle que l&rsquo;on passe tr\u00e8s rapidement de la th\u00e9orie \u00e0 la pratique, sinon \u00e0 l&rsquo;op\u00e9rationnel, \u00e0 cause d&rsquo;une part des tensions \u00e9normes suscit\u00e9es par l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;administration Trump (notamment sur la question de nouvelles lois r\u00e9glementant l&rsquo;immigration, que la Californie pourrait refuser), \u00e0 cause d&rsquo;autre part des initiatives parcellaires qui mettent sur la table la question de la s\u00e9cession (notamment une proposition de r\u00e9f\u00e9rendum pr\u00e9vue pour \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e l\u00e9galement en 2018 pour un vote en 2019\/2020). Le premier point (tension avec l&rsquo;administration Trump) pourrait bien entendu acc\u00e9l\u00e9rer le second (s\u00e9cession), dans une logique qui balaierait compl\u00e8tement le projet d\u00e9mocrate au profit d&rsquo;une logique de \u00ab\u00a0mexicanisation\u00a0\u00bb ; en effet, une tendance \u00e0 la s\u00e9cession et \u00e0 la \u00ab\u00a0mexicanisation\u00a0\u00bb conduirait \u00e0 une situation inverse \u00e0 celle que pr\u00f4nent les globalistes\/progressistes-soci\u00e9taux, avec un renforcement de l&rsquo;unit\u00e9 culturelle contre le multiculturalisme, et un renforcement d&rsquo;un bloc \u00ab\u00a0latinis\u00e9\u00a0\u00bb avec le Mexique dont l&rsquo;unit\u00e9 culturelle et identitaire serait contraire au but recherch\u00e9 par les globalistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On observera qu&rsquo;il s&rsquo;agit <strong>d&rsquo;un renversement historique inou\u00ef pour la Californie sur les quatre-vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, par rapport \u00e0 la puissance du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme<\/strong>. En effet, dans les ann\u00e9es 1930, dans le contexte de la grande D\u00e9pression, la Californie devint une terre d&rsquo;\u00e9lection de la sauvegarde du Syst\u00e8me, lorsqu&rsquo;on y installa les premi\u00e8res structures du complexe militaro-industriel (CMI) pour faire de cet &Eacute;tat un bastion du technologisme et du supr\u00e9macisme anglo-saxon ; \u00e0 cette \u00e9poque, la Californie \u00e9tait fameuse pour avoir \u00e9t\u00e9 fort peu touch\u00e9e par les vagues migratoires et devenant ainsi un bastion des Am\u00e9ricains les plus purs selon les crit\u00e8res de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, c&rsquo;est-\u00e0-dire les anglo-am\u00e9ricains ou WASP, au contraire des r\u00e9gions de l&rsquo;Est consid\u00e9r\u00e9es comme contamin\u00e9es par l&rsquo;immigration europ\u00e9enne de \u00ab\u00a0mauvaise qualit\u00e9\u00a0\u00bb (Italiens et M\u00e9diterran\u00e9ens, pays de l&rsquo;Est europ\u00e9en, etc.). Nous \u00e9crivions sur ce sujet g\u00e9n\u00e9ral le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-cmi-a-lorigine\">26 janvier 2003<\/a> \u00e0 propos des fondations du CMI sous la direction du professeur Millikan de Chicago, essentiellement autour de la ville de Los Angeles (\u00ab\u00a0<em>The City of Quartz<\/em>\u00ab\u00a0) et de centres technologiques tel que l&rsquo;<em>Institute of California Technology <\/em>(<em>CalTech<\/em>) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Ce que nous montre ce chapitre de &lsquo;City of Quartz&rsquo; <\/em>[de Mike Davis, 1992]<em>, c&rsquo;est combien le CMI fut marqu\u00e9, outre ses aspects mat\u00e9riels, industriels, financiers et politiques, par des dimensions nettement id\u00e9ologiques, mystiques, voire \u00e9sot\u00e9riques. Les promoteurs de cette entreprise professaient une croyance en la puissance de la science et de la science appliqu\u00e9e (industrie et surtout technologie), qui \u00e9tait \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9e par une dimension supr\u00e9maciste <\/em>[blanc]<em>, plus que raciste : la notion de sup\u00e9riorit\u00e9 des &lsquo;races nordiques&rsquo;&#8230; <\/em>[&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0In his role as Cal Tech&rsquo;s chief booster, Millikan increasingly became an ideologue for a specific vision of science in Southern California. Speaking typically to luncheon meetings at the elite California Club in Downtown Los Angeles, or to banquets for the Associates at the Huntington mansion, Millikan adumbrated two fundamental points. First, Southern California was a unique scientific frontier where industry and academic research were joining hands to solve such fundamental challenges as the long-distance transmission of power and the generation of energy from sunlight. Secondly, and even more importantly, Southern California &lsquo;is today, as was England two hundred years ago, the westernmost outpost of Nordic civilization&rsquo;, with the &lsquo;exceptional opportunity&rsquo; of having &lsquo;a population which is twice as Anglo-Saxon as that existing in New York, Chicago or any of the great cities of this country.&rsquo; Millikan&rsquo;s image of science and business reproducing Aryan supremacy on the shores of the Pacific undoubtedly warmed the hearts of his listeners, who like himself were conservative Taft-Hoover Republicans<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Cette \u00e9volution depuis les ann\u00e9es 1930 est vertigineuse et mesure l&rsquo;extraordinaire d\u00e9cadence du supr\u00e9macisme anglo-saxon, de la puissance am\u00e9ricaniste, et donc de tous les projets de conqu\u00eate du monde de l'\u00a0\u00bbanglosph\u00e8re\u00a0\u00bb. <strong>La qualification \u00ab\u00a0anglo-saxonne\u00a0\u00bb du constat de supr\u00e9macisme est n\u00e9cessaire, plut\u00f4t que le stupide slogan actuel de \u00ab\u00a0supr\u00e9macisme blanc\u00a0\u00bb des progressistes-soci\u00e9taux courant derri\u00e8re le classique \u00e9pouvantail d&rsquo;extr\u00eame-droite<\/strong>. C&rsquo;est le philosophe de l&rsquo;histoire <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/crepuscule-de-la-civilisation\">Arnold Toynbee<\/a> qui \u00e9crivait en 1948, alors que l&rsquo;extension de l&rsquo;anglosaxonisme \u00e9tait partout au faite de sa surpuissance, ce texte qui chagrinera plus d&rsquo;un g\u00e9misseur sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&rsquo;incantation m\u00e9morielle \u00e0 propos du r\u00f4le pass\u00e9e et infiniment raciste de la France :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; [L]<em>e triomphe des peuples de langue anglaise peut r\u00e9trospectivement appara&icirc;tre comme une b\u00e9n\u00e9diction pour l&rsquo;humanit\u00e9; mais, en ce qui concerne ce dangereux pr\u00e9jug\u00e9 de race, on ne peut gu\u00e8re contester que ce triomphe ait \u00e9t\u00e9 n\u00e9faste. Les nations de langue anglaise qui se sont \u00e9tablies outremer dans le Nouveau Monde n&rsquo;ont pas, en g\u00e9n\u00e9ral, fait office de \u00ab\u00a0bons m\u00e9langeurs\u00a0\u00bb. La plupart du temps, elles ont balay\u00e9, chass\u00e9 les primitifs qui les pr\u00e9c\u00e9daient; et l\u00e0 o&ugrave; elles ont permis \u00e0 une population primitive de survivre, comme en Afrique du Sud, ou bien import\u00e9 du \u00ab\u00a0mat\u00e9riel humain\u00a0\u00bb primitif, comme en Am\u00e9rique du Nord&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>En outre, l\u00e0 o&ugrave; on ne pratiquait pas l&rsquo;extermination ou la s\u00e9gr\u00e9gation, on pratiquait l&rsquo;exclusion &#8230;<\/em> [&#8230;] <em>A cet \u00e9gard, le triomphe des peuples de langue anglaise a donc soulev\u00e9 pour l&rsquo;humanit\u00e9 une \u00ab\u00a0question raciale\u00a0\u00bb, <strong>ce qui n&rsquo;aurait gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 le cas<\/strong>, tout au moins sous une forme aussi aigu\u00eb, et dans une aire aussi vaste<strong>, si les Fran\u00e7ais, par exemple, au lieu des Anglais, \u00e9taient sortis victorieux de la lutte pour la possession de l&rsquo;Inde et de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord au XVIIIe si\u00e8cle<\/strong>. Au point o&ugrave; en sont les choses, les champions de l&rsquo;intol\u00e9rance raciale sont dans leur phase ascendante, et si leur attitude \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la question raciale devait pr\u00e9valoir, cela pourrait finalement provoquer une catastrophe g\u00e9n\u00e9rale.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>La Californie reste toujours un bastion du technologisme (et aussi de la communication avec Hollywood, comme dans les ann\u00e9es 1930), mais le paradoxe d&rsquo;une inversion compl\u00e8te par rapport aux projets du Syst\u00e8me est que les forces qui en font la promotion ont effectu\u00e9 un renversement complet, rempla\u00e7ant le pseudo \u00ab\u00a0supr\u00e9macisme blanc\u00a0\u00bb et le bien r\u00e9el \u00ab\u00a0supr\u00e9macisme anglo-saxon\u00a0\u00bb par un \u00ab\u00a0supr\u00e9macisme globaliste\u00a0\u00bb qui contient en lui-m\u00eame toutes les contradictions n\u00e9cessaires pour nous accoucher de la d\u00e9sormais fameuse \u00e9quation surpuissance-autodestruction. Les \u00ab\u00a0babiesllionnaires\u00a0\u00bb de Silicon Valley et les <em>stars<\/em> de Hollywood ne font plus la promotion de l&rsquo;am\u00e9ricanisme mais <strong>du globalisme en tant que soi-disant stade ultime de l&rsquo;am\u00e9ricanisme<\/strong> (comme le communisme l&rsquo;\u00e9tait du socialisme) alors qu&rsquo;il se pourrait bien qu&rsquo;ils fassent en v\u00e9rit\u00e9 <strong>le lit d&rsquo;un mouvement de renforcement d&rsquo;une culture et d&rsquo;une identit\u00e9 qui peuvent s&rsquo;av\u00e9rer des ennemis f\u00e9roces de l&rsquo;am\u00e9ricanisme-devenant-globalisme, et du globalisme lui-m\u00eame<\/strong>. Pire encore mais selon une logique que bien des observations poussent \u00e0 consid\u00e9rer, <strong>la d\u00e9rive actuelle peut susciter un mouvement g\u00e9n\u00e9ral de dislocation des USA<\/strong> qui se ferait par le renforcement d&rsquo;autres blocs du continent nord-am\u00e9ricain (le Mexique au Sud, le Canada au Nord) et briserait le principal moteur du globalisme et du Syst\u00e8me. Nous ne nous en porterons pas plus mal et pourrons enfin avoir une occasion de f\u00e9liciter les progressistes-soci\u00e9taux pour l&rsquo;utilit\u00e9 de leur sottise.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Californie, \u00e9l\u00e9gant mod\u00e8le de s\u00e9cession 18 d\u00e9cembre 2016 &ndash; La Californie fait-elle encore partie des USA ? Poser la question, c&rsquo;est y r\u00e9pondre a-t-on coutume justement de dire, &ndash; dans tous les cas c&rsquo;est sugg\u00e9rer d&rsquo;\u00eatre pr\u00eat \u00e0 r\u00e9pondre dans le sens qu&rsquo;on devine, &ndash; n\u00e9gatif, naturellement. On sait que le sort de la Californie&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3426,3009,7997,11033,3371,4169,5216,2943,12560,1225,10134,3425,3072,10135],"class_list":["post-76980","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-anglo-saxon","tag-democrates","tag-dislocation","tag-globalisme","tag-hollywood","tag-identite","tag-latinos","tag-mexique","tag-progressisme-societal","tag-referendum","tag-silicon","tag-supremacisme","tag-toynbee","tag-valley"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76980","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76980"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/76980\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76980"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=76980"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=76980"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}