{"id":77083,"date":"2017-02-09T06:12:50","date_gmt":"2017-02-09T06:12:50","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/02\/09\/pericles-roosevelt-et-les-democraties-imperiales\/"},"modified":"2017-02-09T06:12:50","modified_gmt":"2017-02-09T06:12:50","slug":"pericles-roosevelt-et-les-democraties-imperiales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/02\/09\/pericles-roosevelt-et-les-democraties-imperiales\/","title":{"rendered":"P\u00e9ricl\u00e8s, Roosevelt et les d\u00e9mocraties imp\u00e9riales"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">P\u00e9ricl\u00e8s, Roosevelt et les d\u00e9mocraties imp\u00e9riales<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>John T. Flynn est un pamphl\u00e9taire de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier. Il a \u00e9crit apr\u00e8s la Guerre un best-seller contre Roosevelt, <em>The Roosevelt Myth<\/em>. D\u00e8s les ann\u00e9es trente il reprochait au New Deal sa gabegie, son inutilit\u00e9, sa<em> dette immonde<\/em>. Pour lui comme pour Georges Bernanos <strong>New Deal, fascisme et socialisme incarnaient une seule et m\u00eame chose<\/strong>, l&rsquo;Etat moderne qui met fin \u00e0 notre simple autonomie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans ses <em>Le\u00e7ons oubli\u00e9es<\/em>, Flynn compare Roosevelt au fameux strat\u00e8ge ath\u00e9nien P\u00e9ricl\u00e8s : dette \u00e9norme, gesticulations m\u00e9diatiques, grands travaux, constructions de prestige, bases, colonies (les bases US !), et une belle guerre mondiale et surtout <em>perp\u00e9tuelle<\/em>. Tout rapproche P\u00e9ricl\u00e8s de Roosevelt, y compris le prestige historique de ces deux grandes et catastrophiques figures. Roosevelt d\u00e9mantela les empires coloniaux et brada notre Europe &#8211; comme P\u00e9ricl\u00e8s la Gr\u00e8ce avec la Guerre du P\u00e9loponn\u00e8se.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Flynn se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Plutarque, au merveilleux Plutarque.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On cite la Vie des hommes illustres, P\u00e9ricl\u00e8s, chapitre IX et suivants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Beaucoup d&rsquo;autres pr\u00e9tendent que <strong>c&rsquo;est lui qui le premier habitua le peuple aux cl\u00e9rouchies, aux distributions d&rsquo;argent pour le th\u00e9\u00e2tre et autres indemnit\u00e9s diverses ; mesures qui, de sage et travailleur qu&rsquo;il \u00e9tait, le rendirent prodigue et indocile<\/strong>. Demandons aux faits eux-m\u00eames les raisons de cette transformation. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 D\u00e9mosth\u00e8ne qui un si\u00e8cle apr\u00e8s P\u00e9ricl\u00e8s se plaint dans la R\u00e9forme de la gabegie de l&rsquo;argent public et du divertissement ath\u00e9nien. Plutarque encore :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>&laquo; P\u00e9ricl\u00e8s, vaincu en popularit\u00e9, eut recours \u00e0 des largesses faites avec les revenus de l&rsquo;Etat.<\/strong>  Le voil\u00e0 sur-le-champ qui corrompt en grand toute la multitude avec les fonds des spectacles, avec des salaires attribu\u00e9s aux juges, par toutes sortes d&rsquo;allocations et de largesses ; puis de cette multitude il se fait une arme contre l&rsquo;Ar\u00e9opage. Il n&rsquo;en \u00e9tait pas membre, le sort ne l&rsquo;ayant jamais d\u00e9sign\u00e9 pour les fonctions d&rsquo;archonte, de roi, de pol\u00e9marque ou de thesmoth\u00e8te&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>P\u00e9ricl\u00e8s d\u00e9clare des guerres juridiques et administratives, quand il ne chasse pas la concurrence politique par ostracisme :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ainsi P\u00e9ricl\u00e8s, fort de l&rsquo;appui du peuple, abattit la puissance de ce tribunal (l&rsquo;ar\u00e9opage). Il se vit d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de la plupart de ses juridictions par l&rsquo;entremise d&rsquo;Ephialte; Cimon fut banni comme ami des Lac\u00e9d\u00e9moniens, et ennemi de la d\u00e9mocratie (misod\u00e8mon), &mdash; Cimon qui ne le c\u00e9dait \u00e0 personne en naissance et en richesses, qui avait remport\u00e9 de brillantes victoires sur les Barbares, qui avait rempli la ville de d\u00e9pouilles et de tr\u00e9sors, comme je l&rsquo;ai racont\u00e9 dans sa Vie. &mdash; Tel \u00e9tait sur la multitude l&rsquo;ascendant de P\u00e9ricl\u00e8s (kratos en to d\u00e9mo Perikleou) &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Puis Plutarque s&#8217;emporte, qui pourtant est fascin\u00e9 par P\u00e9ricl\u00e8s !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; XI Aussi P\u00e9ricl\u00e8s, de plus en plus, l\u00e2cha la bride au peuple, et rechercha la popularit\u00e9; il s&rsquo;ing\u00e9niait pour qu&rsquo;il y e&ucirc;t toujours \u00e0 Ath\u00e8nes des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales, des banquets, de belles c\u00e9r\u00e9monies, enfin il offrait \u00e0 la ville toutes sortes de divertissements du meilleur go&ucirc;t. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais ce spectaculaire beurre ne suffit pas. On ajoute les canons et on joue au petit soldat, au bon colonisateur (mon meilleur Fred Astaire, le<em> Following the Fleet<\/em>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Chaque ann\u00e9e, il envoyait soixante tri\u00e8res mont\u00e9es pendant huit mois par un grand nombre de citoyens qui recevaient un salaire&hellip; Il envoya en outre dans la Cherson\u00e8se mille colons; \u00e0 Naxos, cinq cents; \u00e0 Andros, deux cent cinquante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En Thrace il prescrivit \u00e0 mille citoyens d&rsquo;habiter chez les Bisaltes ; il en envoya d&rsquo;autres en Italie lors de la reconstruction de Sybaris sous le nom de Thurium: tout cela, pour all\u00e9ger<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ath\u00e8nes d&rsquo;une populace sans ouvrage, et par l\u00e0 m\u00eame remuante; pour soulager la mis\u00e8re du peuple et pour installer enfin, aupr\u00e8s des alli\u00e9s (summaxois), comme garantie contre toute esp\u00e8ce de r\u00e9volte, des garnisons, et par cons\u00e9quent la crainte (phobos). &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La force ath\u00e9nienne repose bien s&ucirc;r sur la terreur. Or quand on est le plus fort, on se sert le premier. On ruine le tr\u00e9sor de D\u00e9los pour \u00e9difier les babioles que vont adorer les touristes deux mille ans apr\u00e8s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; XII Mais ce qui fit le plus de plaisir \u00e0 Ath\u00e8nes, et ce qui devint le plus bel ornement de la ville ; ce qui fut pour tout l&rsquo;univers un objet d&rsquo;admiration ; la seule chose enfin qui atteste aujourd&rsquo;hui la v\u00e9rit\u00e9 de ce qu&rsquo;on a dit de la puissance de la Gr\u00e8ce et de sa splendeur d&rsquo;autrefois, ce fut la magnificence des \u00e9difices construits par P\u00e9ricl\u00e8s. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certains esprits ne sont pas contents (Plutarque \u00e9voque les anciennes \u00e9lites et les&hellip; po\u00e8tes comiques !) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Et la Gr\u00e8ce n&rsquo;a-t-elle pas raison de se croire insult\u00e9e, et outrageusement tyrannis\u00e9e, quand elle, voit que les sommes d\u00e9pos\u00e9es par elle dans le tr\u00e9sor commun, et qu&rsquo;elle destinait \u00e0 fournir aux frais des guerres nationales, nous les d\u00e9pensons, nous, \u00e0 couvrir notre ville de dorures et d&rsquo;ornements recherch\u00e9s, comme une femme coquette accabl\u00e9e sous le poids des pierreries ; \u00e0 la parsemer de statues ; \u00e0 construire des temples de mille talents ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le bon P\u00e9ricl\u00e8s trouve normal de s&rsquo;\u00eatre servi. Et comme Trump qui nous invite \u00e0 payer plus pour aller casser la gueule \u00e0 notre voisin russe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; P\u00e9ricl\u00e8s tenait un tout autre langage : &laquo; Vous ne devez \u00e0 vos alli\u00e9s nul compte de ces deniers, disait-il au peuple, puisque c&rsquo;est vous qui faites la guerre pour eux, et qui retenez les barbares loin de la Gr\u00e8ce, tandis qu&rsquo;eux ne vous fournissent pas un cheval, pas un vaisseau, pas un homme, et qu&rsquo;ils ne contribuent que de leur argent. Or, l&rsquo;argent, du moment qu&rsquo;il est donn\u00e9, n&rsquo;est plus \u00e0 celui qui l&rsquo;a donn\u00e9, mais \u00e0 celui qui l&rsquo;a re\u00e7u, pourvu seulement que celui-ci remplisse les engagements qu&rsquo;il a contract\u00e9s en le recevant. Or, vous avez rempli tous vos engagements, en ce qui concerne la guerre. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les <strong>grands travaux<\/strong> occupent tout le monde, comme les gares et les barrages (\u00e7a se visite aussi, non ?), et les a\u00e9roports et toutes les pyramides du Louvre. P\u00e9ricl\u00e8s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>Une foule de besoins nouveaux ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s, qui ont \u00e9veill\u00e9 tous les talents, occup\u00e9 tous les bras, et fait, de presque tous les citoyens, des salari\u00e9s de l&rsquo;&Eacute;tat <\/strong>: ainsi, la ville ne tire que d&rsquo;elle-m\u00eame et ses embellissements et sa subsistance. Ceux que leur \u00e2ge et leurs forces rendent propres au service militaire re\u00e7oivent, sur le fonds commun, la paye qui leur est due. Quant \u00e0 la multitude des ouvriers que leurs professions exemptent pr\u00e9sentement du service militaire, j&rsquo;ai voulu qu&rsquo;elle ne rest\u00e2t point priv\u00e9e des m\u00eames avantages, mais sans y faire participer la paresse et l&rsquo;oisivet\u00e9.<strong> Voil\u00e0 pourquoi j&rsquo;ai entrepris, dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du peuple, ces grandes constructions, ces travaux de tous genres, qui r\u00e9clament tous les arts et toutes les industries, et qui les r\u00e9clameront longtemps. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>On ostracise les rares m\u00e9contents :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Enfin, la lutte avec Thucydide (pas l&rsquo;historien, un rival politique) en vient \u00e0 un tel point que P\u00e9ricl\u00e8s se r\u00e9sout \u00e0 courir les risques de l&rsquo;ostracisme, obtient le bannissement de son adversaire, qui est suivi de la dissolution du parti. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>P\u00e9ricl\u00e8s semble gagner son pari avant la peste et les premi\u00e8res d\u00e9faites. Il est le Roi du Monde fa\u00e7on Roosevelt :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il semblait qu&rsquo;il n&rsquo;y e&ucirc;t plus d&rsquo;inimiti\u00e9s politiques, et qu&rsquo;il n&rsquo;y e&ucirc;t d\u00e9sormais, dans Ath\u00e8nes, qu&rsquo;un m\u00eame sentiment, une m\u00eame \u00e2me. <strong>On pourrait dire qu&rsquo;alors Ath\u00e8nes, c&rsquo;\u00e9tait P\u00e9ricl\u00e8s. <\/strong>Gouvernement, finances, arm\u00e9es, trir\u00e8mes, empire des &icirc;les et de la mer, puissance absolue sur les Grecs, puissance absolue sur les nations barbares, sur tous les peuples soumis et muets, fortifi\u00e9e par les amiti\u00e9s, les alliances des rois puissants, <strong>il attira tout \u00e0 lui, il tenait tout dans ses mains. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et la &laquo; m\u00e9galo-thymie &raquo; de Fukuyama frappe la cit\u00e9 ath\u00e9nienne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; P\u00e9ricl\u00e8s inspirait \u00e0 ses concitoyens une opinion de plus en plus haute d&rsquo;eux-m\u00eames, en sorte qu&rsquo;ils se croyaient appel\u00e9s \u00e0 une puissance plus grande encore. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En d\u00e9pit de ses d\u00e9penses et ses erreurs, P\u00e9ricl\u00e8s est rest\u00e9 une figure de l\u00e9gende, comme ce FDR jug\u00e9 le plus prestigieux des pr\u00e9sidents US par la smalah des universitaires et des profs de coll\u00e8ge ; Roosevelt qui appauvrit son pays et l&rsquo;endetta, qui aggrava la crise de 29 et la rendit p\u00e9renne, Roosevelt enfin qui provoqua le Japon de la mani\u00e8re la plus cynique (Morgenstern), massacra l&rsquo;Allemagne pr\u00eate \u00e0 n\u00e9gocier d\u00e8s 1943 et donna la moiti\u00e9 de l&rsquo;Europe \u00e0 Staline &ndash; et la Chine au mao\u00efsme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ralph Raico remarque enfin que le complexe militaro-universitaire a fait de Truman un grand pr\u00e9sident am\u00e9ricain : Otan, Cor\u00e9e, Hiroshima. Sans oublier le social.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il faut croire que cela motive.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sources<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plutarque, vie de P\u00e9ricl\u00e8s traduit par une societe de professeurs et d&rsquo;hell\u00e9nistes &ndash; Paris, librairie Hachette, 1893 (Gallica BNF)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Edition bilingue. Vie des Hommes Illustres. Traduction Alexis Pierron, 1853 (Remacle.org)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D\u00e9mosth\u00e8ne &ndash; Discours sur les r\u00e9formes publiques (Remacle.org)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mises.org<\/p>\n<\/p>\n<p><p>John T. Flynn &ndash; A Roosevelt Myth; forgotten lessons<\/p>\n<\/p>\n<p><p>The costs of war; American pyrrhic victories, edited par John V. Denson<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ralph Raico- A libertarian rebuttal<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>P\u00e9ricl\u00e8s, Roosevelt et les d\u00e9mocraties imp\u00e9riales John T. Flynn est un pamphl\u00e9taire de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier. Il a \u00e9crit apr\u00e8s la Guerre un best-seller contre Roosevelt, The Roosevelt Myth. D\u00e8s les ann\u00e9es trente il reprochait au New Deal sa gabegie, son inutilit\u00e9, sa dette immonde. Pour lui comme pour Georges Bernanos New&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[2640,2926,3841,12767,9966],"class_list":["post-77083","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-bonnal","tag-flynn","tag-grece","tag-plutarque","tag-rome"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77083"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77083\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}