{"id":77087,"date":"2017-02-11T14:43:56","date_gmt":"2017-02-11T14:43:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/02\/11\/ame-grise-et-eminence-damnee\/"},"modified":"2017-02-11T14:43:56","modified_gmt":"2017-02-11T14:43:56","slug":"ame-grise-et-eminence-damnee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/02\/11\/ame-grise-et-eminence-damnee\/","title":{"rendered":"\u00c2me grise et \u00e9minence damn\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">&Acirc;me grise et \u00e9minence damn\u00e9e<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Nous nous sommes d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9s sur le sujet et, depuis, nous avons r\u00e9uni d&rsquo;autres indications qui permettent de l&rsquo;explorer d&rsquo;une fa\u00e7on plus enrichissante. Dans <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-bestiole-delenda-est-systema\">un texte \u00e0 peine pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> et que nous prolongeons et renfor\u00e7ons ainsi, PhG dans son <em>Journal-dde.crisis<\/em> nous avertit de la chose en nous ouvrant la voie. Il y \u00e9crit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Un dernier point est qu&rsquo;il faut remarquer que Trump poss\u00e8de une aide capitale dans la personne de celui qu&rsquo;on d\u00e9signerait par les clich\u00e9s habituels (\u00ab\u00a0\u00e9minence grise\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e2me damn\u00e9e\u00a0\u00bb), Steven Bannon, \u00e9lev\u00e9 \u00e0 un poste essentiel et sans aucun doute le plus proche et le plus influent aupr\u00e8s de Trump. On ne cesse de le dire et de le chuchoter \u00e0 haute voix \u00e0 Washington, <strong>Bannon est le seul dans l&rsquo;administration \u00e0 avoir un acc\u00e8s constant \u00e0 Trump, il est constamment avec le pr\u00e9sident et son avis prime sur tout le reste<\/strong>. Je ne sais si cet attelage durera, combien de temps il durera, etc., tout comme je ne sais si Trump durera, etc., mais il existe pour l&rsquo;instant et il a des effets d\u00e9vastateur. Il est reconnu que Bannon a une conception extr\u00eame, <strong>qu&rsquo;il estime <a href=\"http:\/\/www.alt-market.com\/articles\/3122-do-some-of-trumps-advisers-want-a-new-civil-war\">n\u00e9cessaire une guerre civile<\/a> aux USA, comme quatri\u00e8me \u00e9v\u00e9nement fondamental pour les USA <\/strong>apr\u00e8s les trois essentiels de l&rsquo;histoire des USA (la R\u00e9volution\/l&rsquo;ind\u00e9pendance de 1776-1788, la Guerre de S\u00e9cession de 1861-1865 et la Grande D\u00e9pression\/Deuxi\u00e8me Guerre mondiale de 1929-1945)<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est vrai que cette situation est devenue un sujet d&rsquo;inqui\u00e9tude majeur \u00ab\u00a0dans les chancelleries\u00a0\u00bb comme il est coutume de dire. Au reste, les circonstances favorisent cette pr\u00e9occupation, la personnalit\u00e9 et le style de Trump autant que ses lignes si inhabituelles (sa position anti-UE)  <strong>constituant presque un blocage psychologique \u00e0 cet \u00e9gard<\/strong>. En g\u00e9n\u00e9ral, les ambassades des pays du bloc-BAO, et particuli\u00e8rement les europ\u00e9ennes (pays-membres et institutions), n&rsquo;ayant r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir que des liens tr\u00e8s superficiels avec l&rsquo;administration Trump quand seulement elles tentaient s\u00e9rieusement de le faire, <strong>se sont curieusement enferm\u00e9es dans une sorte de semi-\u00ab\u00a0opposition\u00a0\u00bb boudeuse qui d\u00e9daigne d&rsquo;\u00e9largir ou d&rsquo;enrichir ces relations de de pure forme qu&rsquo;il est in\u00e9vitable d&rsquo;\u00e9tablir avec l&rsquo;administration en place<\/strong>. Cette semi-\u00ab\u00a0opposition\u00a0\u00bb boudeuse consiste notamment \u00e0 recevoir avec empressement les dol\u00e9ances des fonctionnaires d&rsquo;un rang significatif des minist\u00e8res, agences et autres qui restent encore en place du temps de l&rsquo;administration Obama, soit qu&rsquo;on ne les ait pas encore remplac\u00e9s, soit qu&rsquo;ils sont destin\u00e9s \u00e0 rester en place quelle que soit l&rsquo;administration ; une source remarquait ironiquement que la situation des ambassades de ces pays europ\u00e9ens \u00e0 Washington &laquo; <em>ressemble \u00e0 la situation entre l&rsquo;ambassade des USA \u00e0 Moscou en 2011-2012, du temps d&rsquo;Obama et de l&rsquo;ambassadeur McFaul, entre des liens formels avec l&rsquo;administration Poutine et des liens comploteurs avec les diverses ONG et oppositions russes, \u00e9ventuellement subventionn\u00e9s par les USA<\/em>&#8230; &raquo;  On ne s&rsquo;\u00e9tonne donc pas que ce soit surtout de ces sources que viennent les r\u00e9criminations et les craintes concernant la mani\u00e8re de gouverner de Trump et la fa\u00e7on dont il s&rsquo;appuie sur Bannon et lui donne une place compl\u00e8tement privil\u00e9gi\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour autant, et ceci se conformant au cycle d\u00e9sormais classique de l&rsquo;enferment <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-determinisme-narrativiste\">d\u00e9terministe-narrativiste<\/a> au niveau de la communication, ces \u00ab\u00a0sources\u00a0\u00bb ne font que reprendre la d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s-abondante litt\u00e9rature publi\u00e9e dans les gazettes-Syst\u00e8me, de tendance hyperlib\u00e9rale\/hyper gauchistes, avec les diverses plumes confirm\u00e9es qu&rsquo;il faut. Cette litt\u00e9rature reprend les m\u00eames alarmes, les m\u00eames suggestions et accusations de type fachistes\/racistes pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 la sauce <em>alt-right<\/em> par l&rsquo;\u00e9quipe Clinton en ao&ucirc;t-septembre 2016, lorsque le danger-Trump se fut av\u00e9r\u00e9 comme bien r\u00e9el apr\u00e8s sa nomination. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une diffusion par r\u00e9seau, passant par les m\u00eames plumes de l&rsquo;internationale hyperlib\u00e9rale-<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lhypercapitalisme-cest-lhypergauche\">hypergauche<\/a>, qui prosp\u00e8rent dans le m\u00eame d\u00e9terminisme-narrativiste depuis le d\u00e9but de la crise ukrainienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Comme exemple de cette diffusion en r\u00e9seau, lisez par exemple, dans le m\u00eame canard qui constitue un excellent relais pour la diffusion des consignes, le <em>Guardian<\/em> pour ne pas le nommer bruyamment : successivement de Lawrence Douglas et de Paul Mason, les <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/commentisfree\/2017\/jan\/31\/steve-bannon-most-dangerous-man-in-america\">31 janvier<\/a> [&laquo; <em>Steve Bannon is calling the shots in the White House. That&rsquo;s terrifying <\/em>&raquo;] et <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/commentisfree\/2017\/feb\/06\/some-of-trumps-advisers-want-a-new-civil-war-we-must-not-let-them-have-it?CMP=share_btn_tw\">6 f\u00e9vrier<\/a> [&laquo; <em>Trump&rsquo;s advisers want a new civil war &ndash; we must not let them have it<\/em> &raquo;], deux articles de type copi\u00e9-coll\u00e9, reprenant les m\u00eames th\u00e8mes d\u00e9velopp\u00e9s depuis l&rsquo;offensive de relations publiques type-id\u00e9ologique de l&rsquo;\u00e9quipe-Clinton tout au long de la campagne USA-2016.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais au-del\u00e0 de ces manifestations que nous dirions assez classiques dans le chef du Syst\u00e8me, avec ses habituels porte-plumes porteur-d&rsquo;eau, <strong>d&rsquo;autres interventions nous signalent que la chose doit \u00eatre prise au s\u00e9rieux et \u00e9chappe au seul cercle de la parano\u00efa anti-Trump courante<\/strong>. Ainsi en est-il de l&rsquo;article de l&rsquo;amiral Mullen <a href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2017\/02\/06\/opinion\/i-was-on-the-national-security-council-bannon-doesnt-belong-there.html?_r=1\">le 6 f\u00e9vrier 2017<\/a> dans le New York <em>Times.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mullen fut pr\u00e9sident du comit\u00e9 des chefs d&rsquo;\u00e9tat-major de 2007 \u00e0 2011 et montra \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque (en 2007-2008, lors de la crise iranienne de l&rsquo;\u00e9poque) un comportement assez \u00e9clair\u00e9 par rapport aux sottises politiques qui marqu\u00e8rent cette \u00e9poque, tout en prenant garde de ne jamais prendre position publiquement. Manifestement, dans cet article, Mullen se pr\u00e9sente au contraire comme un repr\u00e9sentant tr\u00e8s orthodoxe de ce qu&rsquo;on a d\u00e9sormais coutume de nommer l'\u00a0\u00bb&Eacute;tat profond\u00a0\u00bb. Ce qui choque particuli\u00e8rement Mullen, c&rsquo;est qu&rsquo;il soit pr\u00e9vu que Bannon devienne un membre de plein droit du Conseil National de S\u00e9curit\u00e9 qui r\u00e9unit autour du pr\u00e9sident les principaux responsables des mati\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9 nationale, tandis que, par exemple mais exemples r\u00e9v\u00e9lateurs, en sont \u00e9cart\u00e9s le pr\u00e9sident du comit\u00e9 des chefs d&rsquo;\u00e9tat-major (JCS) et le directeur national du renseignement (DCI)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>In his first weeks in office, President Trump has outlined plans to reorganize the White House&rsquo;s National Security Council. This is in keeping with tradition: New presidents regularly reconfigure the council to fit their management style and national security priorities. Some of Mr. Trump&rsquo;s plans, such as including the director of the C.I.A. as a full voting member of the council, are welcome. But some of Mr. Trump&rsquo;s other plans are unsettling and should be remedied as soon as possible &mdash; in particular the role he has given to his top political adviser, Stephen K. Bannon.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&raquo; What&rsquo;s more, according to Mr. Trump&rsquo;s plans for the National Security Council, neither the chairman of the Joint Chiefs of Staff, the nation&rsquo;s highest-ranking military officer and the president&rsquo;s primary military adviser, nor the director of national intelligence, the president&rsquo;s primary intelligence adviser, will be a permanent member of the council&rsquo;s \u00ab\u00a0principals committee,\u00a0\u00bb a core group responsible for formulating policy<\/em>.  [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>But those decisions were made outside the confines of the Situation Room, where the security council meets. I cannot remember a single instance during my four-year stint as chairman of the Joint Chiefs where it was otherwise. That&rsquo;s the way it should be. Every president has the right and the responsibility to shape the security council as he sees fit. But partisan politics has no place at that table. And neither does Mr. Bannon<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut consid\u00e9rer que l&rsquo;article de Mullen a \u00e9t\u00e9 pris avec s\u00e9rieux du c\u00f4t\u00e9 de Trump, ou dans tous les cas du c\u00f4t\u00e9 de Bannon, puisqu&rsquo;un article tr\u00e8s critique lui a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.breitbart.com\/big-government\/2017\/02\/07\/pollak-mike-mullen-steve-bannon\/\">d\u00e8s le lendemain<\/a> dans <em>Breitbart.News<\/em>, sous la plume d&rsquo;un des collaborateurs les plus hupp\u00e9s du site, Joel B. Pollack. L&rsquo;article de Pollack est particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re, notamment pour tout ce que l&rsquo;appareil miliaire et du renseignement a laiss\u00e9 faire aux deux pr\u00e9c\u00e9dents pr\u00e9sidents sans tenter de s&rsquo;y opposer d&rsquo;une quelconque mani\u00e8re, et malgr\u00e9 leur pr\u00e9sence marqu\u00e9e au Conseil National de S\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En admettant avec bien des arguments qu&rsquo;un tel article, sur un tel sujet, \u00e0 un tel moment, n&rsquo;a pas paru sans au moins la concertation entre Pollack et Bannon, et l&rsquo;assentiment de Bannon, en raison des liens entre Bannon et <em>Breitbart.News<\/em>, on observera qu&rsquo;il s&rsquo;agit <strong>d&rsquo;une attaque extr\u00eamement ferme contre la caste des chefs militaires<\/strong> \u00e0 laquelle Pollack reproche de n&rsquo;avoir rien fait, \u00e0 aucun moment, pour tenter de contenir les d\u00e9rives du pouvoir civil, aussi bien sous GW Bush que sous Obama, et encore plus sans doute sous la pr\u00e9sidence du second. Selon cette logique, Pollack observe que Bannon est, \u00e0 la Maison-Blanche, un \u00ab\u00a0stabilisateur\u00a0\u00bb, bien plus que ne furent jamais les chefs militaires qui songent essentiellement \u00e0 leurs positions, aux privil\u00e8ges attach\u00e9s \u00e0 ces positions et ainsi de suite&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Where Adm. Mullen&rsquo;s argument really begins to take on water is when he worries that Bannon&rsquo;s presence would disrupt what is supposed to be a \u00ab\u00a0nonpartisan\u00a0\u00bb institution. It is hard to imagine a more partisan security apparatus than that which emerged on Adm. Mullen&rsquo;s watch, when the military undertook politically-driven changes such as the end of \u00ab\u00a0Don&rsquo;t Ask, Don&rsquo;t Tell.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>And though generals asked for more troops in Afghanistan, the president gave them less than they needed &mdash; along with a self-defeating timeline that ended, conveniently, in time Obama&rsquo;s re-election. And the disastrous 2011 pullout from Iraq flew in the face of Adm. Mullen&rsquo;s own recommendation to Congress, in 2007, that success required a <a href=\"http:\/\/usatoday30.usatoday.com\/news\/washington\/2007-07-30-us-iraq_N.htm\">long-term commitment<\/a> there.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Bannon&rsquo;s official job title is not political adviser, but \u00ab\u00a0Chief Strategist.\u00a0\u00bb That undoubtedly involves some political advice, but it also points to a role in maintaining the coherence of Trump administration policies. That is crucial in a White House led by a political outsider with a wide-ranging mandate for change. Bannon&rsquo;s own naval experience, and his immersion in history and foreign policy, qualify him for the role. And speaking as his former colleague at Breitbart News, I can testify to his level-headedness in moments of crisis. I feel more secure knowing Steve is advising our president &mdash; and I believe others should, as well. In a \u00ab\u00a0disruptive\u00a0\u00bb presidency, he is a stabilizing influence, as he was on the campaign trail. President Trump seems to agree.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Adm. Mullen says he worries about \u00ab\u00a0a blurring of presidential responsibilities &mdash; Republican Party leader and commander in chief.\u00a0\u00bb But the Constitution recognizes no such distinction, and the time for worrying about that began in January 2009, when for the first time, the U.S. military was led by a commander-in-chief who placed his own political fortunes ahead of the safety and security of the American people. The morning after the Benghazi attacks in 2012, for example, President Obama flew to Las Vegas for a political fundraiser. None of his predecessors &mdash; not even President Jimmy Carter &mdash; would have done that<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Comme on voit, les appr\u00e9ciations sur le r\u00f4le et la qualit\u00e9 de l&rsquo;influence de Bannon, si elles divergent sur le jugement moral, convergent notablement sur son importance, <strong>et il devient ainsi manifeste que Bannon est d\u00e9sormais une cible aussi recherch\u00e9e que Trump pour la vindicte et la haine qu&rsquo;exsudent l&rsquo;<em>establishment<\/em> et le Syst\u00e8me<\/strong>. De m\u00eame, le camp repr\u00e9sentant Bannon et Trump est loin d&rsquo;\u00eatre sur la d\u00e9fensive, mais se tient au contraire dans une position d&rsquo;accusateur du comportement de ceux qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, particuli\u00e8rement de l&rsquo;administration Obama et du comportement de ce pr\u00e9sident dans les affaires de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Cela marque <strong>la profondeur de la rupture toujours grandissante entre les trumpistes dont Bannon est la t\u00eate pensante, et les repr\u00e9sentants-en-cours du Syst\u00e8me <\/strong>qui se regroupent dans le camp progressiste-soci\u00e9tal soutenant Obama et sa politique globaliste et multiculturelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi tout converge-t-il pour nous faire penser qu&rsquo;<strong>il existe v\u00e9ritablement un couple Trump-Bannon, avec l&rsquo;\u00e9norme influence de Bannon qui pourrait conduire \u00e0 transformer Trump en un pr\u00e9sident \u00e0 l&rsquo;id\u00e9ologie tr\u00e8s marqu\u00e9e<\/strong>. A cet \u00e9gard, on en saura plus dans les quelques mois qui viennent : selon ce que Trump fait de ses relations avec Bannon, et notamment s&rsquo;il les confirme. D&rsquo;un autre point de vue, il n&rsquo;a gu\u00e8re de choix : pour lui, l&rsquo;abandon des liens avec Bannon et de l&rsquo;id\u00e9ologie pr\u00f4n\u00e9e par Bannon signifierait rien de moins qu&rsquo;une capitulation devant l&rsquo;<em>establishment<\/em> et le Syst\u00e8me, et <strong>de la plus \u00e9clatante des fa\u00e7ons tant Bannon est devenu un symbole extr\u00eamement puissant de l&rsquo;orientation id\u00e9ologique du trumpisme<\/strong>. De ce point de vue, on mesure encore mieux la position de puissance qu&rsquo;occupe Bannon vis-\u00e0-vis du pr\u00e9sident<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>A ce point, nous sommes conduits \u00e0 revenir sur notre jugement initial qui accordait <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-binome-trump-flynn-1\">la plus grande importance<\/a> au g\u00e9n\u00e9ral Flynn, dans l&rsquo;entourage de Trump, pour admettre que c&rsquo;est sans le moindre doute Bannon qui tient cette position. Peut-on comparer le couple Trump-Bannon \u00e0, par exemple, le couple Nixon-Kissinger, autour duquel nous avons parfois dissert\u00e9 comme \u00e9tant une r\u00e9f\u00e9rencer de la forme du pouvoir de la pr\u00e9sidence Trump ? Techniquement et m\u00e9thodologiquement, ce pourrait bien \u00eatre le cas, <strong>par la mani\u00e8re dont les duos consid\u00e9r\u00e9s tendent \u00e0 concentrer le pouvoir entre leurs mains et, notamment, \u00e0 \u00e9carter les personnalit\u00e9s qui peuvent pr\u00e9tendre, dans leurs branches, \u00e0 l&rsquo;exercice d&rsquo;une concentration du pouvoir<\/strong> (dans le cas de Trump-Bannon, le pr\u00e9sident du JCS et le DCI qui ne font par partie du Conseil National de s\u00e9curit\u00e9).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par contre, dans le cas de Nixon, l&rsquo;influence de Kissinger \u00e9tait notablement \u00e9quilibr\u00e9e par l&rsquo;influence de deux autres hommes de la Maison-Blanche, le chef de cabinet Haldeman et le charg\u00e9 des affaires int\u00e9rieures Ehrlichman. Avec Trump, rien de pareil, le chef de cabinet Priebus est un personnage assez neutre qui ne peut pr\u00e9tendre concurrencer Bannon. D&rsquo;autre part, l&rsquo;influence de Kissinger n&rsquo;avait rien d&rsquo;id\u00e9ologique et n&rsquo;impliquait nullement de projet r\u00e9volutionnaire ; il s&rsquo;agissait de s&rsquo;accaparer tout le pouvoir pour activer la diplomatie classique de la fa\u00e7on la plus autonome, et la plus r\u00e9aliste possible, sinon la plus cynique. Il n&rsquo;y avait aucun sentiment pouvant \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme antiSyst\u00e8me chez eux, particuli\u00e8rement chez Kissinger.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le cas Nixon est un peu diff\u00e9rent et certains \u00e9pisodes ont marqu\u00e9 qu&rsquo;il y avait chez lui certaines tendances antiSyst\u00e8me, exacerb\u00e9es par cette autre similitude avec Trump que fut pour lui une hostilit\u00e9 radicale et visc\u00e9rale de la presse-Syst\u00e8me. (S&rsquo;il n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 torpill\u00e9 par un \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/bho-nixon-une-analogie-feconde\">coup d&rsquo;&Eacute;tat bureaucratique<\/a>\u00a0\u00bb menant au Watergate, Nixon aurait pu \u00eatre un partenaire pour une direction sovi\u00e9tique faisant une perestro\u00efka-<em>glasnost <\/em>en URSS quinze ans avant Gorbatchev.) A cet \u00e9gard, Trump est proche de Nixon, mais pour des entreprises potentiellement beaucoup plus profondes, dont Bannon est l&rsquo;illustration. <strong>Il est \u00e9vident que le couple Trump-Bannon est, pour le Syst\u00e8me, beaucoup plus dangereux que le couple Nixon-Kissinger<\/strong>. Il est \u00e9vident que Bannon, s&rsquo;il est un \u00ab\u00a0stabilisateur\u00a0\u00bb de l&rsquo;exercice du pouvoir \u00e0 la Maison-Blanche, il l&rsquo;est contre le Syst\u00e8me et il est porteur de projets extr\u00eamement d\u00e9stabilisants et dangereux pour le Syst\u00e8me. Il est vrai qu&rsquo;il y a dans ses vues, lui qui se compare \u00e0 L\u00e9nine pour son activit\u00e9 de destructeur des forces en place, <strong>un radicalisme destructeur qui rend assez cr\u00e9dible les accusations port\u00e9es contre lui, selon lesquelles il ne lui serait pas indiff\u00e9rent de d\u00e9clencher des \u00e9v\u00e9nements s&rsquo;apparentant \u00e0 une \u00ab\u00a0guerre civile\u00a0\u00bb<\/strong>. Au reste, il est bien aid\u00e9 par des adversaires, ceux de l&rsquo;aile marchante progressiste-soci\u00e9tale financ\u00e9e par Soros, qui cherchent la m\u00eame chose que lui mais dans l&rsquo;autre sens id\u00e9ologique, lorsqu&rsquo;ils affirment vouloir rendre les &Eacute;tats-Unis <a href=\"http:\/\/russia-insider.com\/en\/courageous-congresswoman-wants-putin-out-korea\/ri18840\">ingouvernables<\/a> en y installant une \u00ab\u00a0climat de violence\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En s&rsquo;installant dans ses habitudes de pouvoir, la direction de l&rsquo;administration Trump <strong>ne perd aucune des potentialit\u00e9s d\u00e9stabilisatrices qu&rsquo;on devinait chez elle<\/strong>. Elle s&rsquo;installe et prend ses aises, certes, mais elle n&rsquo;abandonne aucune de ses orientations id\u00e9ologiques de type-antiSyst\u00e8me qui se font plus sentir au niveau de la communication et de l&rsquo;influence qu&rsquo;au niveau des politiques elles-m\u00eames. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation explosive dont l&rsquo;issue, beaucoup plus que tel ou tel avatar en politique ext\u00e9rieure, pourrait bien \u00eatre <strong>une \u00ab\u00a0guerre civile\u00a0\u00bb, ou <em>American civil war 2.0<\/em><\/strong>, comme on l&rsquo;a lu, \u00e9crit par Paul Mason le <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/commentisfree\/2017\/feb\/06\/some-of-trumps-advisers-want-a-new-civil-war-we-must-not-let-them-have-it?CMP=share_btn_tw\">6 f\u00e9vrier<\/a> dans le <em>Guardian<\/em>, renversant compl\u00e8tement les r\u00f4les pour faire des manifestants et contestataires de l&rsquo;hypergauche des victimes, et en plaidant l&rsquo;argument \u00e9trange qu&rsquo;en provoquant des troubles qui ressemblent \u00e0 s&rsquo;y m\u00e9prendre aux pr\u00e9misses d&rsquo;une guerre civile, on \u00e9vite la guerre civile (&laquo; <em>Trump&rsquo;s advisers want a new civil war &ndash; we must not let them have it<\/em> &raquo;).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 11 f\u00e9vrier 2017 \u00e0 14H44<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&Acirc;me grise et \u00e9minence damn\u00e9e Nous nous sommes d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9s sur le sujet et, depuis, nous avons r\u00e9uni d&rsquo;autres indications qui permettent de l&rsquo;explorer d&rsquo;une fa\u00e7on plus enrichissante. Dans un texte \u00e0 peine pr\u00e9c\u00e9dent et que nous prolongeons et renfor\u00e7ons ainsi, PhG dans son Journal-dde.crisis nous avertit de la chose en nous ouvrant la voie.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[12772,12771,2880,4903,5592,2631,2645,12559,12577,7098,3890,4205,2639,2804],"class_list":["post-77087","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-alt-right","tag-bannon","tag-civile","tag-conseil","tag-contestation","tag-de","tag-guerre","tag-hypergauche","tag-lenine","tag-mullen","tag-national","tag-securite","tag-trump","tag-usa"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77087"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77087\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}