{"id":77152,"date":"2017-03-19T10:48:00","date_gmt":"2017-03-19T10:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/03\/19\/tina-plus-que-jamais-mais-a-lenvers\/"},"modified":"2017-03-19T10:48:00","modified_gmt":"2017-03-19T10:48:00","slug":"tina-plus-que-jamais-mais-a-lenvers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/03\/19\/tina-plus-que-jamais-mais-a-lenvers\/","title":{"rendered":"TINA, plus que jamais mais \u00e0 l&rsquo;envers"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">TINA, plus que jamais mais \u00e0 l&rsquo;envers<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>19 mars 2017 &ndash; Cela se passait au cours de la premi\u00e8re ou de la seconde campagne \u00e9lectorale (je dirais plut\u00f4t la premi\u00e8re) de Margaret Thatcher, lorsque Thatcher conquit de haute lutte le pouvoir et s&rsquo;y installa pour durer. Son slogan fit mouche et acquit une notori\u00e9t\u00e9 qui ne nous a plus quitt\u00e9s : <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/There_is_no_alternative\">TINA<\/a>, pour \u00ab\u00a0<em>There Is No Alternative<\/em>\u00ab\u00a0, phrase d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e au XIX\u00e8me si\u00e8cle pour ce cas de l&rsquo;\u00e9conomie mais qu&rsquo;elle rendit absolument embl\u00e9matique et symbolique \u00e0 la fois de la postmodernit\u00e9 et de l&rsquo;aspect totalitaire de la postmodernit\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait pour nous dire qu&rsquo;il fallait s&rsquo;y r\u00e9soudre ou plut\u00f4t, pour les non-encore-convaincus, capituler avec armes et bagages et si possible joyeusement. Il n&rsquo;y avait aucune alternative possible au syst\u00e8me de la loi du march\u00e9, de l&rsquo;ultra-lib\u00e9ralisme, du libre-\u00e9change, &ndash; ou encore et <strong>en un mot terrible inspir\u00e9 par le Tr\u00e8s-Haut \u00e0 sa fervente messag\u00e8re : il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative au Syst\u00e8me<\/strong>&#8230; C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970. L\u00e0-dessus, en 1980-1981, le vif et s\u00e9duisant intellectuel venu d&rsquo;Hollywood lui apporta son concours d\u00e9cisif. Thatcher &#038; Reagan \u00e9taient faits pour roucouler ensemble.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>TINA, tout le monde obtemp\u00e9ra, \u00e0 commence par nos socialistes d\u00e8s 1983. Bient\u00f4t, les bolch\u00e9viques lib\u00e9r\u00e9s allaient pouvoir y go&ucirc;ter \u00e0 leur tour, on sait comment et avec quelle violence&#8230; <strong>A cette \u00e9poque, nous \u00e9tions entr\u00e9s dans la magie, dans la caverne de Platon type-fluo<\/strong> ; l&rsquo;ultralib\u00e9ralisme, le commerce et le libre-\u00e9change commen\u00e7aient \u00e0 se colorer des reflets de la divinit\u00e9, avec le clown Clinton et son nez rouge et les grand&rsquo;messes r\u00e9guli\u00e8res. On <em>swinguait<\/em> sur l&rsquo;air du <em>Washington Consensus<\/em>, qui \u00e9tait une sorte de <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=xPXwkWVEIIw\">In The Mood<\/a><\/em> ou de<em> <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=V2aj0zhXlLA\">Chattanooga Choo Choo<\/a>, <\/em>ou mieux encore d&rsquo;<em><a href=\"https:\/\/www.last.fm\/music\/Glenn+Miller\/_\/American+Patrol\">American Patrol<\/a><\/em>, tout cela d&rsquo;un Glenn Miller postmoderne et globalis\u00e9 ; et l&rsquo;on commen\u00e7ait \u00e0 aller chaque d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e \u00e0 Davos, comme on va \u00e0 Jerusalem, admirer le petit enfant qui venait de na&icirc;tre ; et chaque ann\u00e9e, \u00f4 miracle, non seulement il naissait mais encore il renaissait. C&rsquo;\u00e9tait le temps o&ugrave; TINA nous promettait la plus belle des aubes, <em>ditto<\/em> la Renaissance (Renaissance 2.0, <em>That is<\/em>). Effectivement,<strong> je vous parle de quelque chose de profond\u00e9ment religieux, qui se nourrit de la foi<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je n&rsquo;ai pas oubli\u00e9 cette intervention, dont je rapporte quelques bribes ci-apr\u00e8s. Cela se passait \u00e0 Washington il y a vingt ans, le 5 mai 1997, lors d&rsquo;un s\u00e9minaire nomm\u00e9 <em>Bridging The Atlantic Conference<\/em>, o&ugrave; les N\u00e9erlandais se firent remarquer par leur z\u00e8le rffectivement religieux, eux qui ont la main pseudo-putitaine si pr\u00e8s du potrtefeuille. La famille royale de cette auguste nation a toujours eu de ces accointances et des tendresses pour les USA,  notamment par le biais de liens affectifs avec Franklin Delano Roosevelt, d&rsquo;origine n\u00e9erlandaise et parrain de B\u00e9atrix, premi\u00e8re fille de la future reine Juliana, et reine elle-m\u00eame en 1982. Tr\u00e8s grosse richesse les Orange-Nassau, avec des investissements importants dans l&rsquo;industrie a\u00e9rospatiale des USA (grosse participation chez Northrop dans les ann\u00e9es 1950-1970), et le Prince Bernhardt (mari de Juliana), homme-lige et homme-Lockheed en Europe, dont il avait re\u00e7u (de Lockheed) $75 millions au d\u00e9compte de 1975 pour faire vendre le F-104 <em>Starfighter<\/em> dans l&rsquo;Europe sur la voie de l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour mon compte, ce fut un N\u00e9erlandais, Lodewijk J.R. de Vink, CEO comme l&rsquo;on dit de la compagnie pharmaceutique Warner-Lambert, qui fit \u00e0 la <em>Bridging The Atlantic Conference<\/em> le discours le plus hupp\u00e9 et le plus visionnaire, celui qui annon\u00e7ait l&rsquo;explosion du <em>business<\/em> comme nouvelle religion, comme forme r\u00e9volutionnaire-pieuse de l&rsquo;art, comme nourriture c\u00e9leste de notre-culture \u00e0 venir. On y lisait notamment, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;historienne-\u00e9conomiste de circonstance et de l&rsquo;Universit\u00e9 de Londres, la professeure Lisa Jardine, l&rsquo;annonce de la Renaissance 2.0 apr\u00e8s la premi\u00e8re du nom, retravaill\u00e9e par la Jardine pour y faire entrer les deux piliers de la p\u00e9riode, de la \u00ab\u00a0communication de masse\u00a0\u00bb via Gutenberg comme anc\u00eatre de Rupert Murdoch et le \u00ab\u00a0consum\u00e9risme\u00a0\u00bb ax\u00e9 sur des marchandises de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 allant du Giotto \u00e0 Leonardo  :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>The book is titled \u00ab\u00a0Worlldky Goods.\u00a0\u00bb In it, Jardine rejects the widespread notion that the Renaissance was sparked by the spontaneous combustion of cultural identity.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Rather, she argues, it was the commerce that launched the Renaissance. Commerce &#8230; in the form of widespread appetites for printed books and new artworks&#8230; in the trend of \u00ab\u00a0consumerism\u00a0\u00bb among the expanding European upper classes&#8230; and in the practical applications of ermerging sciences<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Jardine goes on to tell us that \u00ab\u00a0the geopolitics of the period were also driven by commerce&#8230; in forging trading routes to the east &#8230; in the scramble for distribution rights and landing rights in port regions &#8230; and in the rapid exchange of ideas through the mass communication of print<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0All of these factors combined,\u00a0\u00bb says Jardine, \u00ab\u00a0to create the climate for the rich and widespread energy of the Renaissance<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Now, if \u00ab\u00a0the Renaissance was sparked by new information tehnologies&#8230; a radical shift in geopolitics&#8230; and the birth of new sciences,\u00a0\u00bb what does that tell us about today ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Are we on the cusp <strong>of another kind of Renaissance<\/strong> ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <strong><em>I believe that we are<\/em><\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>I am also convinced that i twill be propelled, as it was 500 years ago, <strong>by the power of business<\/strong><\/em>&#8230; &raquo; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Mais c&rsquo;\u00e9tait 1997, il y a vingt ans presque exactement,  \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pzvqwJaUcuY\">je vous parle d&rsquo;un temps<\/a> que les moins de vingt ans ne peuvent pas conna&icirc;tre\u00a0\u00bb. L&rsquo;aube radieuse des ann\u00e9es 1980 et 1990, o&ugrave; les ch&oelig;urs religieux ne cessaient de chanter les louanges du Seigneur-Global, s&rsquo;est peu \u00e0 peu, mais brusquement en v\u00e9rit\u00e9, transform\u00e9e en un renversement affreux dans une lumi\u00e8re cr\u00e9pusculaire. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est-\u00e0-dire hier 18 mars <a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2017-03-18\/trump-wins-g-20-drops-anti-protectionist-free-trade-climate-change-funding-commitmen\">sur <em>ZeroHedge.com<\/em><\/a>, on peut lire cette nouvelle terrible venue du G-20, l&rsquo;un de ces \u00ab\u00a0G\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0Globalisme\u00a0\u00bb : &laquo; <strong><em>Trump gagne : le G-20 abandonne la r\u00e9affirmation de l&rsquo;engagement anti-protectionniste, libre-\u00e9changiste, &#038; financement contre le crise climatique <\/em><\/strong>&raquo; (\u00ab\u00a0<em>Trump Wins: G-20 Drops &lsquo;Anti-Protectionist, Free-Trade, &#038; Climate-Change Funding&rsquo; Commitment<\/em>\u00ab\u00a0)&#8230; Lisez cela comme on d\u00e9crypte un symbole plut\u00f4t qu&rsquo;en analyser tous les termes o&ugrave; il y a \u00e0 boire et \u00e0 manger (la position du bordel-Trump vis-\u00e0-vis de la crise climatique m\u00e9rite une sacr\u00e9e discussion).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voyez aussi le grand cas que <em><a href=\"http:\/\/www.breitbart.com\/big-government\/2017\/03\/17\/virgil-donald-trump-rosie-riveter-revival-american-economic-nationalism\/?utm_source=feedburner&#038;utm_medium=feed&#038;utm_campaign=Feed%3A+breitbart+%28Breitbart+News%29\">Virgil fait<\/a><\/em>, dans <em>Breitbart.News<\/em>, du discours de Trump le 15 mars, sur le site de l&rsquo;ancienne usine Ford de <em>Willow Run<\/em>, \u00e0 Ypsilanti Township, dans le Michigan, o&ugrave; la Ford Company se lan\u00e7a dans la production de la guerre a\u00e9rienne et produisit de juin 1941 \u00e0 juillet 1945 neuf mille bombardier Consolidated B-24 <em>Liberator<\/em>. C&rsquo;est un discours \u00e0 la gloire du fordisme du d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle, &ndash; une sorte de \u00ab\u00a0capitalisme \u00e0 visage humain\u00a0\u00bb o&ugrave; le patron, qui hait les financiers de Wall Street (cas de Henry Ford) paye fort d\u00e9cemment ses ouvriers pour qu&rsquo;ils ach\u00e8tent ce que ses usines produisent ; un hymne \u00e0 la productivit\u00e9 industrielle durant les ann\u00e9es de la grande <em>Good War <\/em>des &Eacute;tats-Unis et du nationalisme \u00e9conomique absolument protectionniste par sa nature m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Voyez en passant, avec le discours de Trump et le commentaire de <em>Virgil<\/em>, le f\u00e9minisme-\u00e0-la-Trump, avec <em>Rosie-the-Riveter<\/em>, le f\u00e9minisme anti-f\u00e9ministe du pr\u00e9sident. Dans la communication-propagande de l&rsquo;effort industriel de guerre US, qui fut d&rsquo;ailleurs fort loin d&rsquo;\u00eatre un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/les-usa-en-guerre-et-le-miracle-industriel\">\u00e9v\u00e9nement exceptionnel<\/a>, et comme symbole d&rsquo;une politique de r\u00e9elle mobilisation \u00e9conomique, <em>Rosie-the-Riveter <\/em>[disons, \u00ab\u00a0Rosie-le-riveteuse\u00a0\u00bb] \u00e9tait une expression arch\u00e9typique de communication d\u00e9signant toutes ces femmes qui se mirent au travail et devinrent ouvri\u00e8res dans les usines d&rsquo;armement, rempla\u00e7ant dans le travail industriel de base les hommes partis au combat [15 millions dans les forces arm\u00e9es au plus haut de l&rsquo;effort de guerre]. Cet \u00e9pisode fut v\u00e9cu comme un chapitre de l&rsquo;\u00e9mancipation f\u00e9minine&#8230; Cela, aux USA, certes, parce que les USA toujours en avance avait une guerre de retard dans la longue lutte de l&rsquo;\u00e9mancipation f\u00e9minine : le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tait survenu en Europe en 14-18, conflit o&ugrave; les USA n&rsquo;entr\u00e8rent qu&rsquo;en 1917, avec un effort industriel mineur et donc gu\u00e8re d&rsquo;appel au personnel f\u00e9minin, les forces arm\u00e9es US s&rsquo;\u00e9quipant pour l&rsquo;essentiel de mat\u00e9riels anglais et surtout fran\u00e7ais, \u00e0 cause de l&rsquo;avance europ\u00e9enne dans ce domaine&#8230; Il reste pour notre commentaire du temps pr\u00e9sent qu&rsquo;aux USA, l&rsquo;intervention de Trump le 15 mars doit sonner indirectement<strong> comme la glorification d&rsquo;un f\u00e9minisme patriotique et structur\u00e9, au contraire du f\u00e9minisme actuel, absolument d\u00e9structurant et f\u00e9rocement anti-Trump<\/strong> dans le cadre du mouvement progressiste-soci\u00e9tal qui voue au pr\u00e9sident une haine d&rsquo;une puissance inimaginable.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Prenez tout cela comme autant de symboles car il n&rsquo;est en rien dans mes intentions de faire la promotion du pass\u00e9 industriel et \u00e9conomique, notamment et hors de toute consid\u00e9ration de l&rsquo;\u00e9volution technique et industrielle <strong>parce que notre catastrophe \u00e9conomique et financi\u00e8re est n\u00e9e de ce pass\u00e9-l\u00e0, directement<\/strong>. Au contraire, et assez paradoxalement, ces divers \u00e9v\u00e8nements d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui sembleraient \u00eatre un appel au pass\u00e9 bienheureux et \u00e9quilibr\u00e9 du Syst\u00e8me, &mdash; mais Syst\u00e8me d\u00e9j\u00e0 install\u00e9 et d\u00e9j\u00e0 gros de son aujourd&rsquo;hui, &ndash; <strong>ces divers \u00e9v\u00e9nements sont le symbole d&rsquo;un complet renversement de TINA<\/strong>. Bien loin de constituer une affirmation de la sup\u00e9riorit\u00e9 d&rsquo;un type de capitalisme sur un autre, l\u00e0 o&ugrave; il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul capitalisme, avec un encha&icirc;nement qui fait passer de phases apparemment satisfaisantes \u00e0 leur prog\u00e9niture absolument catastrophique, <strong>il s&rsquo;agit du contraire<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le TINA renvers\u00e9, ou TINA-inverti pour rester au go&ucirc;t du jour dans le chef des \u00e9pith\u00e8tes, est celui de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me&#8230; TINA-Thatcher pour TINA-Trump, et au \u00ab\u00a0<strong>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative au Syst\u00e8me\u00a0\u00bb a succ\u00e9d\u00e9 le \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative \u00e0 l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me\u00a0\u00bb<\/strong> dont ces divers \u00e9v\u00e9nements sont la marque symbolique et irr\u00e9sistible. Le fait de solliciter le pass\u00e9, lorsqu&rsquo;on croyait encore au Syst\u00e8me, lorsque le syst\u00e8me portait encore un masque (celui d&rsquo;un Ford bon enfant pour ses ouvriers et empli de haine pour Wall Street &ndash; je vous fais gr\u00e2ce des digressions id\u00e9ologiques anti-Ford des sentinelles de nos salons) ; ce fait-l\u00e0 est une fantastique mesure de l&rsquo;\u00e9chec du Syst\u00e8me dont nos psychologies transmettent \u00e0 nos raisons r\u00e9ticentes les signes indubitables. <strong>Si vous voulez, le TINA d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est bien ceci : le Syst\u00e8me doit se tirer une balle dans la t\u00eate, \u00ab\u00a0\u00a0\u00bb<em>There Is No Alternative<\/em>\u00ab\u00a0<\/strong>. Dans ce cas, c&rsquo;est Bannon qui chuchote par derri\u00e8re, tandis que Trump, \u00e0 l&rsquo;avant-sc\u00e8ne, fait les discours qui enrobent la r\u00e9alit\u00e9 perdue \u00e0 jamais d&rsquo;illusions temporaires.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TINA, plus que jamais mais \u00e0 l&rsquo;envers 19 mars 2017 &ndash; Cela se passait au cours de la premi\u00e8re ou de la seconde campagne \u00e9lectorale (je dirais plut\u00f4t la premi\u00e8re) de Margaret Thatcher, lorsque Thatcher conquit de haute lutte le pouvoir et s&rsquo;y installa pour durer. 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