{"id":77187,"date":"2017-04-08T11:58:19","date_gmt":"2017-04-08T11:58:19","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/04\/08\/paradjanov-et-la-fonction-sacree-du-cinema-en-urss\/"},"modified":"2017-04-08T11:58:19","modified_gmt":"2017-04-08T11:58:19","slug":"paradjanov-et-la-fonction-sacree-du-cinema-en-urss","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/04\/08\/paradjanov-et-la-fonction-sacree-du-cinema-en-urss\/","title":{"rendered":"Paradjanov et la fonction sacr\u00e9e du cin\u00e9ma (en URSS)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Paradjanov et la fonction sacr\u00e9e du cin\u00e9ma (en URSS)<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Mon texte sur L\u00e9on Trotski et la soumission europ\u00e9enne \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique d\u00e8s les ann\u00e9es vingt a fait le tour du monde. Certains m&rsquo;ont juste reproch\u00e9 en France de n&rsquo;y rien comprendre, ce qui est normal quand au nom du m\u00eame trotskysme on soutient en ex-agonie Soros, Clinton et Macron ; que ces cheap donneurs de le\u00e7ons se mettent \u00e0 lire Trotski au lieu de donner \u00e0 des ouailles y\u00e9y\u00e9s  de b\u00e9otiennes le\u00e7ons de marxisme lib\u00e9ral et parano-soci\u00e9tal&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Evoquons un autre th\u00e8me, celui du cin\u00e9ma pour introduire le meilleur, le plus souverain et miraculeux cin\u00e9aste du monde, le sovi\u00e9tique Serguei Paradjanov, d&rsquo;origine arm\u00e9nienne. Et c&rsquo;est encore Trotski qui va nous y aider, d\u00e8s 1923. On verra que le bolch\u00e9vique n&rsquo;\u00e9tait pas ce qu&rsquo;on nous dit non plus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je cite mon livre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour l&rsquo;ath\u00e9e Trotski le cin\u00e9ma a un potentiel religieux r\u00e9el : il est un spectacle spirituel, et doit imiter l&rsquo;Eglise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Le cin\u00e9matographe rivalise avec le bistrot, mais aussi avec l&rsquo;&Eacute;glise. Et cette concurrence peut devenir fatale \u00e0 l&rsquo;&Eacute;glise si nous compl\u00e9tons la s\u00e9paration de l&rsquo;&Eacute;glise et de l&rsquo;&Eacute;tat socialiste par une union de l&rsquo;&Eacute;tat socialiste avec le cin\u00e9matographe. On ne va pas du tout \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise par esprit religieux, mais parce qu&rsquo;il y fait clair, que c&rsquo;est beau, qu&rsquo;il y a du monde, qu&rsquo;on y chante bien; l&rsquo;&Eacute;glise attire par toute une s\u00e9rie d&rsquo;app\u00e2ts socio-esth\u00e9tiques que n&rsquo;offrent ni l&rsquo;usine, ni la famille, ni la rue. La foi n&rsquo;existe pas ou presque pas. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trotski pr\u00e9cise ensuite sa pens\u00e9e en expliquant comment, par quels moyens le cin\u00e9ma peut remplacer le spirituel de la messe et de l&rsquo;&Eacute;glise, combien aussi il peut l&rsquo;\u00e9largir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Le divertissement, la distraction jouent un \u00e9norme r\u00f4le dans les rites de l&rsquo;&Eacute;glise. L&rsquo;&Eacute;glise agit par des proc\u00e9d\u00e9s th\u00e9\u00e2traux sur la vue, sur l&rsquo;ou\u00efe et sur l&rsquo;odorat (l&rsquo;encens!), et \u00e0 travers eux &ndash; elle agit sur l&rsquo;imagination. Chez l&rsquo;homme, le besoin de spectacle, voir et entendre quelque chose d&rsquo;inhabituel, de color\u00e9, quelque chose qui sorte de la grisaille quotidienne &ndash;, est tr\u00e8s grand, il est ind\u00e9racinable, il le poursuit de l&rsquo;enfance \u00e0 la vieillesse. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans 2001 aussi, \u00e0 la fin, on nous montre l&rsquo;enfance et la vieillesse&hellip; et comme s&rsquo;il avait pr\u00e9vu ce que film admirable produirait ou montrerait (car le sujet de ce film c&rsquo;est le cin\u00e9ma en tant qu&rsquo;art religieux), Trotski ajoute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Le cin\u00e9matographe n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;une hi\u00e9rarchie diversifi\u00e9e, ni de brocart, etc.; il lui suffit d&rsquo;un drap blanc pour faire na&icirc;tre une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 beaucoup plus prenante que celle de l&rsquo;\u00e9glise. &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9claration de Trotski va impr\u00e9gner tout le cin\u00e9ma sovi\u00e9tique : voyez le tournant nationaliste, magique et religieux d&rsquo;Alexandre Nevski ou d&rsquo;Ivan le terrible par exemple !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend pourquoi dans son gros bouquin sur les films (presque tous am\u00e9ricains) le critique Jacques Lourcelles d\u00e9teste le cin\u00e9ma sovi\u00e9tique, son caract\u00e8re \u00e9sot\u00e9rique, hi\u00e9ratique. Ce cin\u00e9ma a une hauteur que ne poss\u00e8de pas le cin\u00e9ma am\u00e9ricain, souvent un <em>simple divertissement d&rsquo;ilotes<\/em>, pour reprendre la formule c\u00e9l\u00e8bre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je reprends mon livre pour vous \u00e9clairer sur le cin\u00e9aste arm\u00e9nien Sergue\u00ef Paradjanov.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Surtout connu pour les pers\u00e9cutions dont il fut l&rsquo;objet de la part des autorit\u00e9s sovi\u00e9tiques (il r\u00e9alisa pourtant dix films ou plus, films impensables dans notre cin\u00e9ma), Sergue\u00ef  Paradjanov a r\u00e9alis\u00e9 aussi plusieurs films \u00e0 tonalit\u00e9 pa\u00efenne. Ce cin\u00e9aste miraculeux, g\u00e9nie sans \u00e9quivalent dans la cin\u00e9matographie mondiale, a aussi r\u00e9alis\u00e9 l&rsquo;&oelig;uvre orthodoxe la plus absolue et la plus terrienne qui soit, Sayat-Nova. Ce film chr\u00e9tien et arm\u00e9nien enracin\u00e9 dans le sol et dans le sang des brebis, dans le miel des abeilles, dans le jus de la grenade et dans le lait du mamelon, dans la vapeur du hammam, dans la broderie du tissu, est un absolu pictural, une tapisserie de trouvailles, un motet en images. Il montre l&rsquo;enracinement pa\u00efen (paysan se dit kristiani en russe !) de cet esprit sup\u00e9rieurement multiculturel qui tourna en plusieurs langues &ndash; g\u00e9orgien, ukrainien, russe, arm\u00e9nien &ndash; et sut honorer incroyablement chaque culture qu&rsquo;il incarna et porta \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran. On se demande quel cin\u00e9aste occidental aurait pu obtenir les budgets, les \u00e9quipes et surtout les figurants &ndash; car que de peuples enracin\u00e9s encore dans cette union sovi\u00e9tique si d\u00e9cri\u00e9e ! &ndash; pour r\u00e9aliser des &oelig;uvres aussi enthousiasmantes et telluriques. Chaque s\u00e9quence de Sayat-Nova est une \u00e9nigme pour le b\u00e9otien, car elle illustre des chapitres de la vie du po\u00e8te Sayat Nova (le jus de la grenade en fran\u00e7ais !), de l&rsquo;Evangile, de la Bible, de l&rsquo;histoire, des \u00e9pisodes de la vie quotidienne (comme dit Gu\u00e9non tout est  initiatique dans une soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle, chaque geste et chaque m\u00e9tier) et elle doit ou devait \u00eatre d\u00e9crypt\u00e9e par un ma&icirc;tre (surtout pas un critique ! le cin\u00e9ma cherche enfin \u00e0 dire quelque chose ici) et un pr\u00eatre. Voyez les passages o&ugrave; Paradjanov filme les magiciens troupeaux de brebis dans une \u00e9glise qui ressemble comme une s&oelig;ur aux chapelles romanes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais voyons quelques &oelig;uvres du plus grand des ma&icirc;tres ignor\u00e9s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Andreiesh, conte moldave, narre encore un bel enl\u00e8vement dans une communaut\u00e9 paysanne de Moldavie. Le responsable en est le magicien Tourbillon noir, qui m\u00eale comme souvent le d\u00e9sordre climatique au chaos amoureux. On retrouve le beau discours de Titania dans la meilleure pi\u00e8ce shakespearienne&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;enfant Andreiesh, dot\u00e9 d&rsquo;une fl&ucirc;te magique, recherche son troupeau de brebis (Paradjanov filme comme personne les moutons, et d&rsquo;ailleurs dans plusieurs films) et il va lui arriver des aventures de conte traditionnel, avec ses adjuvants, un magicien joyeux, un bon g\u00e9ant enferm\u00e9 dans une for\u00eat labyrinthique et lutte contre un nain m\u00e9chant qui inonde la terre. Il rencontre un bogatyr tourment\u00e9 et transform\u00e9 en ch\u00eane par le tourbillon noir (<em>Tchorni Vikhr<\/em>). A la fin le bien triomphe et le tourbillon devient une pierre &ndash; qui se brise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La puissance du cin\u00e9ma sovi\u00e9tique vient bien de son amateurisme initiatique (on est loin des &laquo; pros US &raquo;), de ses paysans qui jouent leur r\u00f4le, de ces gens des campagnes encore enracin\u00e9s et habit\u00e9s par les esprits ancestraux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est surtout dans les Chevaux de Feu &ndash; en r\u00e9alit\u00e9 les Ombres des Anc\u00eatres Oubli\u00e9s &ndash; que Paradjanov va le mieux c\u00e9l\u00e9brer l&rsquo;\u00e2me pa\u00efenne de l&rsquo;Europe orientale  &ndash; \u00e0 travers les m\u00e9saventures  magiques d&rsquo;Ivan le berger. Le village surpeupl\u00e9, les \u00e9glises &laquo; habit\u00e9es &raquo;, les rites sorciers, la puissance tellurique, la selva profonde, tout est pr\u00e9sent. Et puis ce mixte surprenant de christianisme sauvage et de paganisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Citons Jean Haudry \u00e0 ce sujet :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Le Christianisme s&rsquo;est paganis\u00e9, parfois m\u00eame avant m\u00eame de s&rsquo;\u00e9tendre, avec les notions d&rsquo;incarnation, de fils de Dieu, de m\u00e8re virginale de Dieu, de Trinit\u00e9. Et apr\u00e8s avoir emprunt\u00e9 \u00e0 la tradition indo-europ\u00e9enne, le christianisme lui a servi de relais : c&rsquo;est \u00e0 travers le Confiteor que nous est parvenue la triade pens\u00e9e, parole, action. Vinrent ensuite la r\u00e9cup\u00e9ration de lieux de culte pa\u00efens, et la transformation de dieux pa\u00efens en saints chr\u00e9tiens, si bien que la conversion s&rsquo;op\u00e9ra souvent en douceur, et sans que les convertis aient le sentiment de renier la foi de leurs p\u00e8res. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de &laquo; m\u00e9lange &raquo; selon l&rsquo;expression scandinave, <strong>de &laquo; double foi &raquo;, selon l&rsquo;expression russe<\/strong> a d&ucirc; \u00eatre fr\u00e9quent. &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les chevaux de feu&hellip; Ce film magique et dynamique est inspir\u00e9 par le roman d&rsquo;un \u00e9crivain ukrainien, qui \u00e9crivit son texte triste et d\u00e9miurgique en 1911 : Mykhaylo Kotsubynskiy (Paradjanov a dirig\u00e9 en d\u00e9but de carri\u00e8re une charmante et mi\u00e8vre Rhapsodie ukrainienne qui narre les aventures d&rsquo;une jeune chanteuse).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous citons les Chevaux de feu dans la tradition, pardon dans la traduction de Tatiana :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Les esprits malins sans nombre remplissent les roches, les bois, les d\u00e9fil\u00e9s de montagnes, les maisons et les cl\u00f4tures, et ils attendent toujours un homme chr\u00e9tien ou le b\u00e9tail pour leur faire du mal.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Plus d&rsquo;une fois en se r\u00e9veillant la nuit dans le silence hostile il trembla plein de terreur. Le monde entier ressemblait \u00e0 un conte de f\u00e9es plein de merveilles, myst\u00e9rieux, attirant et effrayant.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un hi\u00e9ratisme iconique illustre Sayat-Nova. Ici dans Les Chevaux de Feu c&rsquo;est le dynamisme de la cam\u00e9ra, la virtuosit\u00e9 d&rsquo;un op\u00e9rateur digne du g\u00e9orgien Ouroussevski (celui Du classique Quand passent les cigognes) qui nous frappe. Ivan et sa ch\u00e9rie Maritchka connaissent une enfance nue et enchant\u00e9e, pleine de r\u00eaves et de mis\u00e8re, puis Maria meurt en tombant \u00e0 l&rsquo;eau (en suivant un astre dans le ciel et un petit mouton noir), et Ivan rate sa vie, po\u00e9tiquement, en \u00e9pousant une riche sorci\u00e8re puis en se faisant tuer par le sorcier &#8211; dans un cabaret tenu par un tenancier honni par tout le village. La virtuosit\u00e9 de la cam\u00e9ra et du montage, l&rsquo;authenticit\u00e9 de la reconstitution sont incomparables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Chevaux de Feu  d\u00e9crivent la m\u00e9tamorphose du tellurisme des Carpates. Paradjanov impr\u00e9gnera de paganisme son &oelig;uvre courageuse tout en connaissant un \u00e9chec artistique de plus en plus prononc\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es soixante-dix &ndash; notamment la L\u00e9gende de la Forteresse de Souram. Paradjanov avait gagn\u00e9 les jurys de festival mais il avait perdu sa patte d&rsquo;or &ndash; et cela va souvent ensemble.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ici encore un \u00e2ge d&rsquo;or \u00e9tait pass\u00e9, \u00e2ge d&rsquo;or plus ignor\u00e9 que les \u00e2ges d&rsquo;or souvent contestables du cin\u00e9ma am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Sources et bibliographie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Francis Conte &ndash; l&rsquo;h\u00e9ritage pa\u00efen de la Russie (Albin Michel)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal &ndash; Les myst\u00e8res de Stanley Kubrick ; le paganisme au cin\u00e9ma (Dualpha)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas et Tetyana Bonnal &ndash; le folklore slave dans le cin\u00e9ma sovi\u00e9tique (Kindle-Bilingue)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tetyana Popova-Bonnal &ndash; Les ombres des anc\u00eatres oubli\u00e9s (Kindle-Amazon)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e9on Trotski &ndash; Sur la question du mode de vie, 1923 (marxists.org)<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paradjanov et la fonction sacr\u00e9e du cin\u00e9ma (en URSS) Mon texte sur L\u00e9on Trotski et la soumission europ\u00e9enne \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique d\u00e8s les ann\u00e9es vingt a fait le tour du monde. 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