{"id":77214,"date":"2017-04-21T11:58:10","date_gmt":"2017-04-21T11:58:10","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/04\/21\/en-quoi-le-president-hollande-a-manque-a-ses-devoirs\/"},"modified":"2017-04-21T11:58:10","modified_gmt":"2017-04-21T11:58:10","slug":"en-quoi-le-president-hollande-a-manque-a-ses-devoirs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/04\/21\/en-quoi-le-president-hollande-a-manque-a-ses-devoirs\/","title":{"rendered":"En quoi le pr\u00e9sident Hollande a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">En quoi le pr\u00e9sident Hollande a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>21 avril 2017 &ndash; Les \u00e9v\u00e9nements qui sont annonc\u00e9s repr\u00e9sentent une tr\u00e8s grande d\u00e9faite pour la d\u00e9mocratie et, pour mon compte, une immense d\u00e9ception par rapport \u00e0 ce que j&rsquo;attendais de cet indiscutable homme de non-&Eacute;tat qu&rsquo;est le pr\u00e9sident Hollande. S&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable homme de devoir, un irr\u00e9fragable <em>homo democraticus<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire effectivement homme de non-&Eacute;tat dans ce cas, il aurait, <strong>en supprimant cette \u00e9lection pr\u00e9sidentielle<\/strong> (et la suite), d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 non pas l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence <strong>mais l&rsquo;\u00e9tat de dispense <\/strong>qui e&ucirc;t \u00e9t\u00e9 une forme subtilement cach\u00e9e mais destin\u00e9e \u00e0 devenir \u00e9clatante au-del\u00e0 des si\u00e8cles <strong>de la proclamation de l&rsquo;immobilit\u00e9 \u00e9ternelle<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela n&rsquo;aurait nullement \u00e9t\u00e9 un \u00ab\u00a0coup d&rsquo;&Eacute;tat\u00a0\u00bb mais bien une proclamation d\u00e9mocratique, d&rsquo;une sorte de fixation dite \u00ab\u00a0en l&rsquo;\u00e9tat\u00a0\u00bb, <strong>autrement dit un \u00ab\u00a0coup de non-&Eacute;tat\u00a0\u00bb<\/strong>. Il aurait ainsi signifi\u00e9 que la situation que nous connaissons qui est per\u00e7ue comme celle du d\u00e9s\u00e9quilibre catastrophique <strong>est en r\u00e9alit\u00e9 celle de l&rsquo;\u00e9quilibre-parfait-dans-le-d\u00e9s\u00e9quilibre-catastrophique constituant l&rsquo;ach\u00e8vement d\u00e9cisif et fig\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 du projet postmoderne<\/strong>. Au lieu de quoi, nous avons cet \u00e9v\u00e9nement stupide en soi, d&rsquo;une stupidit\u00e9 marqu\u00e9e par la confusion, le d\u00e9sarroi et la fureur que nous observons, qui vient contrecarrer cette grandiose ambition. C&rsquo;est ce que Hollande n&rsquo;a pas accompli, il a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs&#8230; Effectivement et <strong>vertueusement homme \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb nietzsch\u00e9en \u00e0 la fois<\/strong>, il porte la lourde responsabilit\u00e9 de n&rsquo;avoir pas distingu\u00e9 cette vertu qui \u00e9tait sienne, combien il avait lui-m\u00eame port\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat de m\u00e9diocrit\u00e9 \u00e0 un sommet tel qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas de plus haut, et qui m\u00e9ritait donc d&rsquo;\u00eatre d\u00e9mocratiquement prot\u00e9g\u00e9 et conserv\u00e9. La d\u00e9mocratie en e&ucirc;t \u00e9t\u00e9 fortifi\u00e9 \u00e0 jamais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;avais attendu, sinon esp\u00e9r\u00e9, que sa d\u00e9cision de ne pas se repr\u00e9senter \u00e9tait l&rsquo;amorce de cette proclamation de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat de dispense\u00a0\u00bb, avec la suppression de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle qui aurait suivi apr\u00e8s quelques semaines laiss\u00e9s aux \u00ab\u00a0Insupportables\u00a0\u00bb pour se gavrocher dans leurs simulacres de \u00ab\u00a0primaires\u00a0\u00bb et autres agitations. Ensuite, il aurait lui-m\u00eame abandonn\u00e9 sa charge \u00e0 l&rsquo;heure pr\u00e9vue, et peut-\u00eatre m\u00eame ordonn\u00e9 la suppression du gouvernement, lib\u00e9rant du coup Jean-Marc Ayrault de ses devoirs pour lui permettre d&rsquo;\u00e9crire ses m\u00e9moires sous le titre de \u00ab\u00a0<em>Comment j&rsquo;ai fait oublier Vergennes<\/em>\u00ab\u00a0. J&rsquo;\u00e9prouve devant tout ce g\u00e2chis des occasions perdues une profonde d\u00e9ception et une grande peine. <strong>Le \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb n&rsquo;a pas os\u00e9 assumer cette vertueuse fonction d&rsquo;\u00eatre effectivement le dernier en toutes choses<\/strong>, y compris les choses historiques qui devaient se clore apr\u00e8s lui. L&rsquo;Histoire lui en demandera raison.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Eh bien, passons outre&#8230; Puisqu&rsquo;il en est ainsi, le champ est d\u00e9sormais ouvert \u00e0 la subversion de ce qui aurait d&ucirc; \u00eatre le grand&rsquo;&oelig;uvre d\u00e9mocratique ultime de ce pr\u00e9sident qui a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs. Pour mon compte et en cela reprenant une plume qui est celle de mon parti \u00e0 moi, <strong>cette \u00ab\u00a0subversion de la subversion\u00a0\u00bb comme inversion vertueuse typique<\/strong>, je ne trouve pas meilleure expression que dans la citation ci-dessous qui place notre \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb-\u00ab\u00a0dernier pr\u00e9sident\u00a0\u00bb devant les cons\u00e9quences de la trahison de son propre parti qui est de laisser voir notre <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-verite-de-situation-verite\">v\u00e9rit\u00e9-de-situation<\/a>. Le simulacre \u00e9tant ainsi \u00e9cart\u00e9, on y d\u00e9couvre sans surprise mais \u00e0 un rythme d&rsquo;expression superbe un \u00ab\u00a0\u00e9tat des lieux\u00a0\u00bb absolument catastrophique, en lieu et place du rassurant \u00ab\u00a0les lieux en l&rsquo;\u00e9tat\u00a0\u00bb comme il est sugg\u00e9r\u00e9 plus haut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un passage du dernier livre, au propre et au figur\u00e9 puisque publi\u00e9 apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e9s, du m\u00e9taphysicien Jean-Fran\u00e7ois Mattei. Bien que je sois loin d&rsquo;avoir lu toute la production de cet homme de haut esprit, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/inconnaissance-climat-derrida-deleuze-cie-1\">j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit<\/a> combien je ressentais chez lui <strong>cette fa\u00e7on superbe de r\u00e9concilier deux grands esprits, Platon et Nietzsche<\/strong>, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/apocalypse-molle-ou-mattei-vs-deleuze\">contre ceux<\/a>, notamment les d\u00e9constructeurs de la postmodernit\u00e9 qui furent les adversaires de Mattei, et particuli\u00e8rement Gilles Deleuze qui avait annexe Nietzsche \u00e0 son propre parti. Dans ce passage de <em>L&rsquo;homme d\u00e9vast\u00e9<\/em> (Grasset, 2015) intitul\u00e9 <em>L&rsquo;annonce de l&rsquo;insens\u00e9<\/em> (P.38-41), le verbe de Mattei <strong>se marie presque jusqu&rsquo;\u00e0 la fusion au verbe de Nietzsche, essentiellement celui du <em>Zarathoustra<\/em><\/strong>, pour discourir du \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb selon-Nietzsche et de \u00ab\u00a0la mort de Dieu\u00a0\u00bb ; ce qui nous conduit au constat que si \u00ab\u00a0Dieu est mort\u00a0\u00bb \u00e0 cause de l&rsquo;acte du \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb, c&rsquo;est que Dieu existait quand l&rsquo;homme \u00e9tait une cr\u00e9ature de Dieu, &ndash; et s&rsquo;il \u00ab\u00a0existait\u00a0\u00bb, c&rsquo;est qu&rsquo;il existe sans aucun doute parce que la parole du \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Dieu est mort\u00a0\u00bb) ressemble tant \u00e0 un simulacre de parole, et en tous points \u00e0 une imposture du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/ma-verite-de-situation\">logocrate<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voici donc Matt\u00e9i, et qu&rsquo;il repose en paix&#8230;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La destruction ne concerne pas un homme sans qualit\u00e9s, mais un \u00eatre qui porte en lui l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;humanit\u00e9. La disparition de l&rsquo;humanisme en est la forme id\u00e9ologique tardive. Le <em>Requiem aeternam homine<\/em> de la d\u00e9construction moderne est \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 ant\u00e9rieure. L&rsquo;orchestration la plus riche de cette messe pour une humanit\u00e9 d\u00e9funte est celle de Nietzsche dans le prologue de <em>Zarathoustra<\/em>. Le proph\u00e8te, pour qui l&rsquo;homme est \u00ab\u00a0quelque chose qui doit \u00eatre surmont\u00e9\u00a0\u00bb, vient parler \u00e0 la foule de la venue du surhomme. Comme ses propos ne recueillent que des rires, il d\u00e9cide de d\u00e9crire ce qu&rsquo;il y a de plus m\u00e9prisable, le \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb. Ce personnage se confond avec \u00ab\u00a0le plus laid des hommes\u00a0\u00bb qui garde encore figure humaine, mais qui n&rsquo;a presque plus rien d&rsquo;humain. Ce r\u00e9sidu d&rsquo;homme, \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 une chose innommable, est accus\u00e9 par le proph\u00e8te d&rsquo;\u00eatre le meurtrier de Dieu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Qui est le dernier homme ? Un \u00eatre incapable de ma&icirc;triser son chaos int\u00e9rieur et d&rsquo;enfanter une \u00e9toile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Impuissance de la cr\u00e9ation<\/em>. Quand on l&rsquo;interroge sur l&rsquo;existence, il ignore le sens des mots amour, cr\u00e9ation, d\u00e9sir, \u00e9toile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Incompr\u00e9hension du monde<\/em>. Comme il ne supporte pas la lumi\u00e8re du soleil, il cligne d&rsquo;un &oelig;il complice avec ses pareils.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Appauvrissement du regard. <\/em>Indiff\u00e9rent \u00e0 la grandeur du monde, il amenuise toutes choses \u00e0 la taille d&rsquo;un puceron.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>&Eacute;loge de l&rsquo;insignifiance<\/em>. Il proclame enfin avec satisfaction qu&rsquo;il a invent\u00e9 le bonheur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>&Eacute;puisement de l&rsquo;id\u00e9al<\/em>. Le dernier homme ne veut plus ni cr\u00e9er ni enfanter, ni restaurer un nouveau commencement. Et la foule de jubiler au portrait du dernier homme en reconnaissant sa propre image ! Elle tr\u00e9pigne, cligne des yeux, toussote et claque de la langue, \u00e9crit Nietzsche en multipliant les signes d&rsquo;une vie incapable de s&rsquo;inscrire dans un temps repos\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Le prologue de <em>Zarathoustra<\/em> consonne avec l&rsquo;apologue du <em>Gai Savoir<\/em> qui a pour nom \u00ab\u00a0L&rsquo;insens\u00e9\u00a0\u00bb. Le proph\u00e8te et le d\u00e9ment ne sont pas entendus par la foule alors qu&rsquo;ils proclament, l&rsquo;un, la mort de l&rsquo;homme, l&rsquo;autre, la mort de Dieu. Nietzsche met en effet en sc\u00e8ne un fou qui allume une lanterne en plein midi comme si le soleil subissait une \u00e9clipse. Et cet homme se rend sur le march\u00e9, non pour chercher le surhomme ou le dernier homme, mais Dieu. Et la foule de se moquer de l&rsquo;homme qui a perdu Dieu comme on \u00e9gare un enfant. L&rsquo;insens\u00e9 lance alors au peuple un cri de fureur : \u00ab\u00a0O&ugrave; est pass\u00e9 Dieu ? Je vais vous le dire. Nous l&rsquo;avons tu\u00e9, vous et moi !\u00a0\u00bb Les hommes sont les assassins de Dieu et, par contrecoup, les assassins de l&rsquo;homme, car la suppression de l&rsquo;homme est l&rsquo;envers de la disparition de Dieu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Priv\u00e9 de la clef de voute, le monde se d\u00e9sagr\u00e8ge dans une confusion \u00e9pouvantable. L&rsquo;insens\u00e9 clame que les hommes ont effac\u00e9 l&rsquo;horizon et d\u00e9tach\u00e9 la terre du soleil. Priv\u00e9e de sa lumi\u00e8re, notre plan\u00e8te s&rsquo;ab&icirc;me dans une chute qui la pr\u00e9cipite de tous les c\u00f4t\u00e9s et l&rsquo;enfonce au c&oelig;ur de la nuit. Aussi doit-on allumer des lanternes \u00e0 midi comme le d\u00e9ment l&rsquo;a fait avant de prendre la parole. Et le glas de sonner son leitmotiv : \u00ab\u00a0Dieu est mort ! Dieu demeure mort !\u00a0\u00bb L&rsquo;insens\u00e9 comprend \u00e0 ce moment qu&rsquo;il est venu trop t\u00f4t et que les hommes n&rsquo;ont pas pris conscience de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement formidable : la mort de Dieu tu\u00e9 par ses cr\u00e9atures. Ainsi l&rsquo;insens\u00e9 fera-t-il irruption dans les \u00e9glises de la ville pour entonner son <em>Requiem aeternam Deo<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; L&rsquo;indiff\u00e9rence des derniers hommes \u00e0 leur humanit\u00e9 est symbolis\u00e9e par la disparition du soleil auquel la terre \u00e9tait encha&icirc;n\u00e9e. Le d\u00e9ficit d&rsquo;orientation est tel que l&rsquo;homme ne se reconna&icirc;t plus comme un homme. Il y a dans le constat nietzsch\u00e9en une occultation de l&rsquo;astre, un <em>d\u00e9sastre<\/em>, manifest\u00e9e par l&rsquo;indiff\u00e9rence du dernier homme quand il entend les mots \u00ab\u00a0d\u00e9sir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9toile\u00a0\u00bb. L&rsquo;image de l&rsquo;\u00e9toile, identifi\u00e9e \u00e0 Dieu dont l&rsquo;homme a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9, \u00e9lucide le rapprochement avec le \u00ab\u00a0d\u00e9sir\u00a0\u00bb. Le mot est issu de <em>desiderarium<\/em>, \u00ab\u00a0absence d&rsquo;\u00e9toiles\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;augures favorables. Le dernier homme n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;\u00eatre qui a tu\u00e9 Dieu sans mesurer les cons\u00e9quences de son acte. C&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre qui, priv\u00e9 d&rsquo;\u00e9toile, n&rsquo;est plus en mesure d&rsquo;assumer son humanit\u00e9. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est cet arrangement nietzsch\u00e9en de la catastrophe que le pr\u00e9sident Hollande avait pour mission \u00e9nonc\u00e9e par quelque \u00ab\u00a0force obscure\u00a0\u00bb de fixer dans la pseudo-\u00e9ternit\u00e9 du \u00ab\u00a0<em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/du-big-now-a-lleternel-present\">big Now<\/a><\/em>\u00ab\u00a0, caricature invertie de l'\u00a0\u00bb\u00e9ternel pr\u00e9sent\u00a0\u00bb du m\u00e9taphysicien. L&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle qu&rsquo;il n&rsquo;a pas su emp\u00eacher par le geste du souverain de l&rsquo;inversion est<strong> l&rsquo;un de ces \u00e9v\u00e9nements qui, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-les-termites\">tel les termites<\/a>, est d\u00e9ploy\u00e9 pour &oelig;uvrer \u00e0 la dissolution souterraine de ce pseudo clinquant du \u00ab\u00a0pr\u00e9sent \u00e9ternel\u00a0\u00bb<\/strong>. L&rsquo;enjeu est, au bout du tunnel des d\u00e9sordres du monde de la postmodernit\u00e9 qui ne cessent de s&rsquo;accumuler, de faire sortir le monde de la caverne de Platon o&ugrave; il s&rsquo;est enferm\u00e9 avec d\u00e9lice pour lui faire retrouver le grand soleil nietzsch\u00e9en du Midi.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela, dit le plus simplement du monde&#8230;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En quoi le pr\u00e9sident Hollande a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs 21 avril 2017 &ndash; Les \u00e9v\u00e9nements qui sont annonc\u00e9s repr\u00e9sentent une tr\u00e8s grande d\u00e9faite pour la d\u00e9mocratie et, pour mon compte, une immense d\u00e9ception par rapport \u00e0 ce que j&rsquo;attendais de cet indiscutable homme de non-&Eacute;tat qu&rsquo;est le pr\u00e9sident Hollande. 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