{"id":77264,"date":"2017-05-15T11:03:55","date_gmt":"2017-05-15T11:03:55","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/05\/15\/balzac-et-le-parisien-bobo-vers-1840\/"},"modified":"2017-05-15T11:03:55","modified_gmt":"2017-05-15T11:03:55","slug":"balzac-et-le-parisien-bobo-vers-1840","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/05\/15\/balzac-et-le-parisien-bobo-vers-1840\/","title":{"rendered":"Balzac et le parisien bobo vers 1840"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Balzac et le parisien bobo vers 1840<\/h2>\n<\/p>\n<p><p><strong>Leur stupidit\u00e9 r\u00e9elle se cache sous une science sp\u00e9ciale.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le parisien bobo \u00e9nervait le contestataire de jadis. Aujourd&rsquo;hui il exasp\u00e8re les antisyst\u00e8mes : il fait partie des profiteurs de la mondialisation, il est enchant\u00e9 par le socialisme soci\u00e9tal et ses innovation bikinis, il regorge de richesses et d&rsquo;arrogance. Il est pass\u00e9 du RPR au PS dans les ann\u00e9es 90 et 2000 en se rendant compte deux choses : un, il n&rsquo;y avait plus de peuple rouge ou rose \u00e0 redouter ; deux, le PS et le RPR c&rsquo;\u00e9tait la m\u00eame chose. Alors pourquoi ne pas se vouloir boh\u00eame ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La boh\u00eame sent son dix-neuvi\u00e8me et son Balzac. Alors on repart sur ce g\u00e9nie m\u00e9connu, saccag\u00e9 par notre enseignement \u00e0 la noix. Car voici comment il le d\u00e9crit d\u00e9j\u00e0 notre bobo parisien :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Un des spectacles o&ugrave; se rencontre le plus d&rsquo;\u00e9pouvantement est certes l&rsquo;aspect g\u00e9n\u00e9ral de la population parisienne, peuple horrible \u00e0 voir, h\u00e2ve, jaune, tann\u00e9. Paris n&rsquo;est-il pas un vaste champ incessamment remu\u00e9 par une temp\u00eate d&rsquo;int\u00e9r\u00eats sous laquelle tourbillonne une moisson d&rsquo;hommes que la mort fauche plus souvent qu&rsquo;ailleurs et qui renaissent toujours aussi serr\u00e9s, dont les visages contourn\u00e9s, tordus, rendent par tous les pores l&rsquo;esprit, les d\u00e9sirs, les poisons dont sont engross\u00e9s leurs cerveaux ; non pas des visages, mais bien des masques: masques de faiblesse, masques de force, masques de mis\u00e8re, masques de joie, masques d&rsquo;hypocrisie ; tous ext\u00e9nu\u00e9s, tous empreints des signes ineffa\u00e7ables d&rsquo;une haletante avidit\u00e9 ? Que veulent-ils ? De l&rsquo;or, ou du plaisir ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Balzac \u00e9tablit le lien entre l&rsquo;enfer de la grande agglom\u00e9ration et vieil enfer chr\u00e9tien que plus personne ne redoute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Peu de mots suffiront pour justifier physiologiquement la teinte presque infernale des figures parisiennes, car ce n&rsquo;est pas seulement par plaisanterie que Paris a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 un enfer. Tenez ce mot pour vrai. L\u00e0, tout fume, tout br&ucirc;le, tout brille, tout bouillonne, tout flambe, s&rsquo;\u00e9vapore, s&rsquo;\u00e9teint, se rallume, \u00e9tincelle, p\u00e9tille et se consume. Jamais vie en aucun pays ne fut plus ardente, ni plus cuisante. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ensuite il explique pourquoi le parisien se fout de tout, des socialos, des hausses d&rsquo;imp\u00f4ts, des hottentots, des attentats, du chol\u00e9ra :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<strong> &Agrave; force de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 tout, le Parisien finit par ne s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 rien.<\/strong> Aucun sentiment ne dominant sur sa face us\u00e9e par le frottement, elle devient grise comme le pl\u00e2tre des maisons qui a re\u00e7u toute esp\u00e8ce de poussi\u00e8re et de fum\u00e9e. En effet, indiff\u00e9rent la veille \u00e0 ce dont il s&rsquo;enivrera le lendemain, le Parisien vit en enfant quel que soit son \u00e2ge. <strong>Il murmure de tout, se console de tout, se moque de tout, oublie tout, veut tout, go&ucirc;te \u00e0 tout, prend tout avec passion, quitte tout avec insouciance<\/strong> ; ses rois, ses conqu\u00eates, sa gloire, son idole, qu&rsquo;elle soit de bronze ou de verre ; comme il jette ses bas, ses chapeaux et sa fortune. &Agrave; Paris, aucun sentiment ne r\u00e9siste au jet des choses&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il oubliera Macron alors le parisien ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce laisser-aller g\u00e9n\u00e9ral porte ses fruits ; et, dans le salon, comme dans la rue, personne n&rsquo;y est de trop, personne n&rsquo;y est absolument utile, ni absolument nuisible : les sots et les fripons, comme les gens d&rsquo;esprit ou de probit\u00e9. <strong>Tout y est tol\u00e9r\u00e9, le gouvernement et la guillotine, la religion et le chol\u00e9ra. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>La base de tout alors ? Le fric et le cul, r\u00e9pond Balzac.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Vous convenez toujours \u00e0 ce monde, vous n&rsquo;y manquez jamais. <strong>Qui donc domine en ce pays sans m&oelig;urs, sans croyance, sans aucun sentiment<\/strong> ; mais d&rsquo;o&ugrave; partent et o&ugrave; aboutissent tous les sentiments, toutes les croyances et toutes les m&oelig;urs ?<strong> L&rsquo;or et le plaisir<\/strong>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Puis Balzac se rapproche de nos avocats politiciens, des gestionnaires de fortune comme on dit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Nous voici donc amen\u00e9s au troisi\u00e8me cercle de cet enfer, qui, peut-\u00eatre un jour, aura son DANTE. Dans ce troisi\u00e8me cercle social, esp\u00e8ce de ventre parisien, o&ugrave; se dig\u00e8rent les int\u00e9r\u00eats de la ville et o&ugrave; ils se condensent sous la forme dite affaires, se remue et s&rsquo;agite par un \u00e2cre et fielleux mouvement intestinal, la foule des avou\u00e9s, m\u00e9decins, notaires, avocats, gens d&rsquo;affaires, banquiers, gros commer\u00e7ants, sp\u00e9culateurs, magistrats. <strong>L\u00e0, se rencontrent encore plus de causes pour la destruction physique et morale que partout ailleurs<\/strong>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Balzac commence \u00e0 l&rsquo;enfoncer son clou sur notre parisien. Admirez ce style qui enchantait les comp\u00e8res Marx et Engels :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &Agrave; toute heure, l&rsquo;homme d&rsquo;argent p\u00e8se les vivants, l&rsquo;homme des contrats p\u00e8se les morts, l&rsquo;homme de loi p\u00e8se la conscience. <strong>Oblig\u00e9s de parler sans cesse, tous remplacent l&rsquo;id\u00e9e par la parole, le sentiment par la phrase, et leur \u00e2me devient un larynx. Ils s&rsquo;usent et se d\u00e9moralisent.<\/strong> Ni le grand n\u00e9gociant, ni le juge, ni l&rsquo;avocat ne conservent leur sens droit :<strong> ils ne sentent plus, ils appliquent les r\u00e8gles que faussent les esp\u00e8ces. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Le bonhomme de neige avocassier n&rsquo;est alors plus grand-chose, comme le pays qu&rsquo;il va diriger un jour :<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Emport\u00e9s par leur existence torrentueuse, ils ne sont ni \u00e9poux, ni p\u00e8res, ni amants ; <strong>ils glissent \u00e0 la ramasse sur les choses de la vie<\/strong>, et vivent \u00e0 toute heure, pouss\u00e9s par les affaires de la grande cit\u00e9. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Les choses de la vie<\/strong> ! D\u00e9j\u00e0 !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le seul h\u00e9ritier de Balzac digne de ce nom est Guy Debord (lisez mes aphorismes). Il dit d&rsquo;ailleurs :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; En France, il y a d\u00e9j\u00e0 une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, un pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, oubli\u00e9 depuis mais flottant alors \u00e0 la surface du spectacle, exprimait na\u00efvement la joie qu&rsquo;il ressentait, &laquo; sachant que nous vivrons d\u00e9sormais dans un monde sans m\u00e9moire, o&ugrave;, comme sur la surface de l&rsquo;eau, l&rsquo;image chasse ind\u00e9finiment l&rsquo;image &raquo;. C&rsquo;est en effet commode pour qui est aux affaires ; et sait y rester. La fin de l&rsquo;histoire est un plaisant repos pour tout pouvoir pr\u00e9sent. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Debord parlait de Giscard, qui \u00e9tait un mixte de Macron et de Sarkozy.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais reprenons sur Balzac :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &Agrave; de si terribles d\u00e9penses de forces intellectuelles, \u00e0 des contractions morales si multipli\u00e9es, ils opposent non pas le plaisir, il est trop p\u00e2le et ne produit aucun contraste, mais <strong>la d\u00e9bauche, d\u00e9bauche secr\u00e8te, effrayante, car ils peuvent disposer de tout, et font morale de la soci\u00e9t\u00e9. Leur stupidit\u00e9 r\u00e9elle se cache sous une science sp\u00e9ciale. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Balzac rajoute :<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ils savent leur m\u00e9tier, mais ils ignorent tout ce qui n&rsquo;en est pas. Alors, pour sauver leur amour-propre, ils mettent tout en question, critiquent \u00e0 tort et \u00e0 travers ; paraissent douteurs et sont gobe-mouches en r\u00e9alit\u00e9, noient leur esprit dans leurs interminables discussions. <strong>Presque tous adoptent commod\u00e9ment les pr\u00e9jug\u00e9s sociaux, litt\u00e9raires ou politiques pour se dispenser d&rsquo;avoir une opinion<\/strong> ; de m\u00eame qu&rsquo;ils mettent leurs consciences \u00e0 l&rsquo;abri du code, ou du tribunal de commerce.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tolsto\u00ef dit la m\u00eame chose dans Anna Kar\u00e9nine une g\u00e9n\u00e9ration plus tard :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le journal que recevait St\u00e9pane Arcadi\u00e9vitch \u00e9tait lib\u00e9ral, sans \u00eatre trop avanc\u00e9, et d&rsquo;une tendance qui convenait \u00e0 la majorit\u00e9 du public. Quoique Oblonsky ne s&rsquo;int\u00e9ress\u00e2t gu\u00e8re ni \u00e0 la science, ni aux arts, ni \u00e0 la politique, il ne s&rsquo;en tenait pas moins tr\u00e8s fermement aux opinions de son journal sur toutes ces questions, et ne changeait de mani\u00e8re de voir que lorsque la majorit\u00e9 du public en changeait. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 que nos Macron  &laquo; se ratatinent presque tous dans la fournaise des affaires &raquo;, Balzac rappelle que le peuple ne vaudra gu\u00e8re mieux : &laquo; Toutes les classes inf\u00e9rieures sont tapies devant les riches et en guettent les go&ucirc;ts pour en faire des vices et les exploiter. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fermez le ban ! Balzac termine son \u00e9reintement avant d&rsquo;attaquer l&rsquo;intrigue de sa fille aux yeux d&rsquo;or.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L\u00e0 r\u00e8gne l&rsquo;impuissance ; l\u00e0 plus d&rsquo;id\u00e9es, elles ont pass\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9nergie dans les simagr\u00e9es du boudoir, dans les singeries f\u00e9minines. <strong>Il y a des blancs-becs de quarante ans, de vieux docteurs de seize ans<\/strong>. Les riches rencontrent \u00e0 Paris de l&rsquo;esprit tout fait, la science toute m\u00e2ch\u00e9e, des opinions toutes formul\u00e9es qui les dispensent d&rsquo;avoir esprit, science ou opinion. Dans ce monde, la d\u00e9raison est \u00e9gale \u00e0 la faiblesse et au libertinage.<strong> On y est avare de temps \u00e0 force d&rsquo;en perdre. N&rsquo;y cherchez pas plus d&rsquo;affections que d&rsquo;id\u00e9es<\/strong>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et apr\u00e8s il parle des antisyst\u00e8mes (je pensais \u00e0 moi en le relisant le ma&icirc;tre, \u00e0 mes ann\u00e9es de d\u00e9bauche parisienne) ou de ceux qui na\u00efvement attendent une r\u00e9volution, un grand mouvement ou une grande apog\u00e9e dans ce troisi\u00e8me cercle de l&rsquo;enfer :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>Cette vie creuse, cette attente continuelle d&rsquo;un plaisir qui n&rsquo;arrive jamais, cet ennui permanent, cette inanit\u00e9 d&rsquo;esprit<\/strong>, de c&oelig;ur et de cervelle, cette lassitude du grand raout parisien se reproduisent sur les traits, et confectionnent ces visages de carton, ces rides pr\u00e9matur\u00e9es, cette physionomie des riches o&ugrave; grimace l&rsquo;impuissance, o&ugrave; se refl\u00e8te l&rsquo;or, et d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;intelligence a fui. &raquo; <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Balzac et le parisien bobo vers 1840 Leur stupidit\u00e9 r\u00e9elle se cache sous une science sp\u00e9ciale. 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