{"id":77482,"date":"2017-09-12T05:50:44","date_gmt":"2017-09-12T05:50:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/12\/virgile-ovide-et-le-mensonge-mediatique-en-lan-zero\/"},"modified":"2017-09-12T05:50:44","modified_gmt":"2017-09-12T05:50:44","slug":"virgile-ovide-et-le-mensonge-mediatique-en-lan-zero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/12\/virgile-ovide-et-le-mensonge-mediatique-en-lan-zero\/","title":{"rendered":"Virgile, Ovide et le mensonge m\u00e9diatique en l&rsquo;an z\u00e9ro"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Virgile, Ovide et le mensonge m\u00e9diatique en l&rsquo;an z\u00e9ro<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Pas de commentaires ! Les romains savaient tout mieux que nous (voyez mon livre noir de la d\u00e9cadence romaine) et notamment sur les mensonges m\u00e9diatiques qui alors avaient une dimension mythologique !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ovide \u00e9crit dans les M\u00e9tamorphoses (chant 12, voyez ebooksgratuits.com, p. 300):<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Entre le ciel et la terre, et le vaste oc\u00e9an, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve un antique palais, au milieu de l&rsquo;univers, aux confins des trois mondes. L\u00e0, dans les r\u00e9gions les plus lointaines, l&rsquo;oeil peut tout d\u00e9couvrir. L\u00e0 l&rsquo;oreille peut entendre la voix de tous les humains : c&rsquo;est le s\u00e9jour de la Renomm\u00e9e ; incessamment elle veille sur la plus haute tour de ce palais, dont nulle porte ne ferme l&rsquo;entr\u00e9e. On y voit mille portiques jour et nuit ouverts, et le toit qui le couvre par mille issues laisse passer le jour. Ses murs sont un airain sonore qui fr\u00e9mit au moindre son, le r\u00e9p\u00e8te et le r\u00e9p\u00e8te encore. Le repos est banni de ce palais ; on n&rsquo;y conna&icirc;t point le silence. Ce ne sont point cependant des cris, mais les murmures confus de plusieurs voix l\u00e9g\u00e8res, pareils aux fr\u00e9missements lointains de la mer mugissante ; pareils au roulement sourd qui, dans les noires nu\u00e9es de la temp\u00eate, lorsque Jupiter les agite et les presse, prolonge les derniers \u00e9clats de la foudre mourante. Une foule empress\u00e9e sans cesse assi\u00e8ge ces portiques, sans cesse va, revient, semant mille rumeurs, amas confus de confuses paroles, m\u00e9lange obscur du mensonge et de la v\u00e9rit\u00e9. Les uns pr\u00eatent une oreille attentive \u00e0 ces r\u00e9cits frivoles ; les autres les r\u00e9pandent ailleurs. Chacun ajoute \u00e0 ce qu&rsquo;il vient d&rsquo;entendre, et le<\/p>\n<p>faux cro&icirc;t toujours. L\u00e0 r\u00e9sident la Cr\u00e9dulit\u00e9 facile et l&rsquo;Erreur t\u00e9m\u00e9raire, la vaine Joie, la Crainte au front constern\u00e9, la S\u00e9dition en ses fureurs soudaine, et les Bruits vagues qui naissent des rapports incertains. De l\u00e0, la Renomm\u00e9e voit tout ce qui se passe dans le ciel, sur la terre, et sur l&rsquo;onde, et ses regards curieux embrassent l&rsquo;univers. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Virgile \u00e9crit lui au chant IV de l&rsquo;En\u00e9ide ces lignes somptueuses, \u00e0 propos des amours people de Didon et En\u00e9e qui suscitent tout un tas de ragots et de commentaires  d\u00e9sobligeants :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Soudain la Renomm\u00e9e parcourt les grandes villes de Libye, la Renomm\u00e9e plus rapide qu&rsquo;aucun autre fl\u00e9au. Le mouvement est sa vie et la marche accro&icirc;t ses forces. Humble et craintive \u00e0 sa naissance, elle s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve bient\u00f4t dans les airs ; ses pieds sont sur le sol et sa t\u00eate se cache au milieu des nues. On dit qu&rsquo;elle est fille de la Terre qui, furieuse d&rsquo;une fureur contre les dieux, enfanta cette derni\u00e8re s&oelig;ur de C\u00e9us et d&rsquo;Encelade, aux pieds rapides, aux ailes promptes, monstre horrible, \u00e9norme, qui a autant d&rsquo;yeux per\u00e7ants que de plumes sur le corps, et, sous ces plumes, \u00f4 prodige, autant de langues, et de bouches sonores et d&rsquo;oreilles dress\u00e9es. La nuit, elle vole entre ciel et terre, dans l&rsquo;ombre, stridente ; et jamais le doux sommeil n&rsquo;abaisse ses paupi\u00e8res. Le jour, elle demeure en observation assise sur le fa&icirc;te des maisons ou sur les tours des palais, et elle \u00e9pouvante les vastes cit\u00e9s, messag\u00e8re aussi attach\u00e9e au mensonge et \u00e0 la calomnie qu&rsquo;\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Sa joie \u00e9tait alors de remplir l&rsquo;esprit des peuples de mille bruits o&ugrave; elle annon\u00e7ait \u00e9galement ce qui \u00e9tait arriv\u00e9 et ce qui ne l&rsquo;\u00e9tait pas : &Eacute;n\u00e9e, issu du sang troyen, \u00e9tait venu et la belle Didon ne d\u00e9daignait pas de s&rsquo;unir \u00e0 cet homme. Maintenant ils se choyaient dans les d\u00e9lices toute la longueur de l&rsquo;hiver, oublieux de leurs royaumes, captifs d&rsquo;une honteuse passion. Voil\u00e0 ce que l&rsquo;orde d\u00e9esse faisait \u00e7\u00e0 et l\u00e0 courir sur la bouche des hommes. Elle se d\u00e9tourne et vole jusque chez le roi  Iarbas dont ses rumeurs enflamment l&rsquo;esprit et amassent la col\u00e8re (ebooksgratuits.com, p. 79).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le mensonge n&rsquo;a pas attendu les infos pour avoir des ailes&hellip; Il a donc une dimension spirituelle (le pneuma, esprit dont parle le Christ) et mythologique. Le web aura donn\u00e9 une existence r\u00e9elle.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Sources<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Les M\u00e9tamorphoses ; L&rsquo;Eneide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal, le Livre noir de la d\u00e9cadence romaine (Amazon.fr) ; Internet, nouvelle voie initiatique<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Virgile, Ovide et le mensonge m\u00e9diatique en l&rsquo;an z\u00e9ro Pas de commentaires ! Les romains savaient tout mieux que nous (voyez mon livre noir de la d\u00e9cadence romaine) et notamment sur les mensonges m\u00e9diatiques qui alors avaient une dimension mythologique ! 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