{"id":77485,"date":"2017-09-13T07:54:47","date_gmt":"2017-09-13T07:54:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/13\/voici-comment-votre-monde-pourrait-prendre-fin\/"},"modified":"2017-09-13T07:54:47","modified_gmt":"2017-09-13T07:54:47","slug":"voici-comment-votre-monde-pourrait-prendre-fin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/13\/voici-comment-votre-monde-pourrait-prendre-fin\/","title":{"rendered":"Voici comment votre monde pourrait prendre fin"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Voici comment votre monde pourrait prendre fin<\/h2>\n<\/p>\n<p><p><em>Dans cet extrait de son livre Fins du Monde (Ends of the World), le journaliste scientifique Peter Brannen \u00e9tudie les extinctions massives et l&rsquo;issue catastrophique de l&rsquo;augmentation des temp\u00e9ratures pour l&rsquo;ensemble de la population mondiale.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Les cons\u00e9quences sur les soci\u00e9t\u00e9s humaines d&rsquo;un r\u00e9chauffement m\u00eame en apparence mod\u00e9r\u00e9 sont souvent gravement sous-estim\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/environment\/2017\/sep\/09\/this-is-how-your-world-could-end-climate-change-global-warming\">Original en anglais<\/a> &#8211; Peter Brannen, The Guardian, 9 septembre 2017<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>Traduction en fran\u00e7ais et Notes<\/u> &#8211; Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, <a href=\"http:\/\/www.noeud-gordien.fr\/index.php?post\/2017\/09\/12\/Voici-comme-votre-monde-pourrait-prendre-fin\">12 septembre 2017<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Beaucoup d&rsquo;entre nous partagent une sourde inqui\u00e9tude que le monde est en train d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 tout contr\u00f4le, que &laquo;<em> le centre ne peut tenir <\/em>&raquo; <u>(1)<\/u> Feux de for\u00eats, temp\u00eates &laquo; <em>du mill\u00e9naire<\/em> &raquo; et vagues mortelles de chaleur sont devenus des <em>leitmotive<\/em> des journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s &ndash; tout cela apr\u00e8s que la plan\u00e8te se soit r\u00e9chauff\u00e9e de m\u00eame pas 1&deg;C par rapport aux temp\u00e9ratures pr\u00e9industrielles. Mais voici ce qui est vraiment effrayant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si l&rsquo;humanit\u00e9 consomme toutes ses r\u00e9serves de carburants fossiles, le potentiel existe d&rsquo;un r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te allant jusqu&rsquo;\u00e0 18&deg;C ainsi que d&rsquo;une \u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer de plusieurs dizaines de m\u00e8tres <u>(2)<\/u> Ce serait un r\u00e9chauffement d&rsquo;une plus grande amplitude encore que celle de l&rsquo;extinction de la fin du Permien <u>(3)<\/u> Si les pires sc\u00e9narios se r\u00e9alisent, le syst\u00e8me oc\u00e9an-climat l\u00e9g\u00e8rement mena\u00e7ant d&rsquo;aujourd&rsquo;hui appara&icirc;tra bien terne en comparaison. M\u00eame un r\u00e9chauffement d&rsquo;un quart de ce chiffre ferait appara&icirc;tre une plan\u00e8te qui n&rsquo;aurait rien \u00e0 voir avec celle o&ugrave; les \u00eatres humains ont \u00e9volu\u00e9 et o&ugrave; la civilisation a \u00e9t\u00e9 construite. La derni\u00e8re fois qu&rsquo;il faisait 4&deg;C plus chaud, il n&rsquo;y avait aucune glace ni \u00e0 un p\u00f4le ni \u00e0 l&rsquo;autre et la mer \u00e9tait 80 m\u00e8tres plus haute qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ai rencontr\u00e9 le pal\u00e9oclimatologue Matthew Huber, de l&rsquo;Universit\u00e9 du New Hampshire, \u00e0 un d&icirc;ner pr\u00e8s de son campus \u00e0 Durham. Huber a pass\u00e9 une bonne partie de sa carri\u00e8re de chercheur \u00e0 \u00e9tudier l&rsquo;environnement de serre chaude dans lequel vivaient les premiers mammif\u00e8res, et il pense que dans les prochains si\u00e8cles nous pourrions en revenir au climat de l&rsquo;Eoc\u00e8ne il y a 50 millions d&rsquo;ann\u00e9es, quand des palmiers poussaient en Alaska et des alligators se baignaient au cercle polaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em> Le monde moderne se rapprochera d&rsquo;un champ de bataille. La fragmentation de l&rsquo;habitat rendra beaucoup plus difficile de migrer. Mais si nous restons en-dessous de 10&deg;C de r\u00e9chauffement, au moins il n&rsquo;y aura pas trop de morts par hyperthermie <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En 2010, Huber et son co-auteur Steven Sherwood publi\u00e8rent l&rsquo;un des articles scientifiques les plus inqui\u00e9tants de m\u00e9moire d&rsquo;homme Limite \u00e0 l&rsquo;adaptation au changement climatique par stress thermique (<em>An Adaptability Limit to Climate Change Due to Heat Stress<\/em>) <u>(4)<\/u><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em> Les l\u00e9zards iront bien, les oiseaux iront bien <\/em>&raquo; dit Huber, remarquant que la vie a prosp\u00e9r\u00e9 dans des climats plus chauds que m\u00eame les pires projections du r\u00e9chauffement climatique anthropique. C&rsquo;est l&rsquo;une des raisons de soup\u00e7onner que l&rsquo;effondrement de la civilisation pourrait survenir bien avant que nous n&rsquo;atteignions une extinction de masse \u00e0 proprement parler <u>(5)<\/u> La vie a persist\u00e9 dans des conditions qui seraient impensables pour une soci\u00e9t\u00e9 mondiale en r\u00e9seau partitionn\u00e9e par des fronti\u00e8res politiques. Nous nous inqui\u00e9tons bien s&ucirc;r tout naturellement du sort de la civilisation, et Huber sugg\u00e8re que, extinction de masse ou pas, c&rsquo;est notre d\u00e9pendance incertaine envers une infrastructure vieillissante et inad\u00e9quate, le plus inqui\u00e9tant peut-\u00eatre les r\u00e9seaux \u00e9lectriques, coupl\u00e9e avec les limites de la physiologie humaine, qui pourrait bien faire tomber notre monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En 1977, quand l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 en panne un seul jour d&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 New York, certaines parties de la ville retomb\u00e8rent en quelque chose ressemblant \u00e0 un \u00e9tat de nature hobbesien. Des \u00e9meutes balay\u00e8rent la ville, des milliers de commerces furent d\u00e9truits par les pillards et des incendiaires allum\u00e8rent plus de 1 000 feux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En 2012, quand la mousson ne s&rsquo;est pas lev\u00e9e en Inde (elle ne le fera pas du tout dans un monde plus chaud), 670 millions de personnes &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire 10% de la population mondiale &ndash; ont perdu l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 lorsque le r\u00e9seau fut paralys\u00e9 par une demande anormalement haute de la part des fermiers luttant pour irriguer leurs champs, tandis que les temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es poussaient beaucoup d&rsquo;Indiens \u00e0 chercher des climatiseurs avides de kilowatts.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em> Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que les \u00eatres humains ne peuvent m\u00eame pas supporter une journ\u00e9e chaude aujourd&rsquo;hui sans que le r\u00e9seau \u00e9lectrique ne coupe r\u00e9guli\u00e8rement &raquo;<\/em> dit Huber, remarquant que le r\u00e9seau \u00e9lectrique vieillissant des Etats-Unis est construit avec des composants de bric et de broc que l&rsquo;on attend parfois plus d&rsquo;un si\u00e8cle avant de remplacer. <em>&laquo; Pourquoi penser que la situation sera meilleure lorsque la temp\u00e9rature moyenne l&rsquo;\u00e9t\u00e9 sera ce qui aujourd&rsquo;hui est la plus chaude journ\u00e9e en cinq ans, et les temp\u00e9ratures les plus chaudes seront absolument sans pr\u00e9c\u00e9dent ici ? C&rsquo;est pour 2050. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En 2050, suivant une \u00e9tude du MIT de 2014, il y aura aussi cinq milliards de personnes vivant dans des r\u00e9gions sous stress hydrique <u>(6)<\/u><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Dans environ 30 \u00e0 50 ans commenceront les guerres de l&rsquo;eau &raquo;<\/em> selon Huber.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans leur livre Terribles Pr\u00e9dictions (<em>Dire Predictions<\/em>), Lee Kump et Michael Mann de l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Etat de Pennsylvanie d\u00e9crivent ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;un exemple de la mani\u00e8re dont s\u00e9cheresse, augmentation du niveau des mers et surpopulation pourraient se combiner pour faire sauter les rivets de la civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Des s\u00e9cheresses de plus en plus s\u00e9v\u00e8res en Afrique occidentale susciteront une migration de masse de l&rsquo;int\u00e9rieur dens\u00e9ment peupl\u00e9 du Nigeria vers sa m\u00e9gapole c\u00f4ti\u00e8re, Lagos. D\u00e9j\u00e0 menac\u00e9e par l&rsquo;augmentation du niveau de la mer, Lagos ne pourra pas faire face \u00e0 cet afflux massif de gens. Les disputes autour des r\u00e9serves en voie d&rsquo;\u00e9puisement du delta du Niger, combin\u00e9es avec la corruption d&rsquo;Etat, s&rsquo;ajouteront aux facteurs contribuant \u00e0 une agitation sociale massive. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Agitation sociale massive &raquo;<\/em> doit ici \u00eatre compris comme une expression relativement anodine masquant le chaos total submergeant un pays d\u00e9j\u00e0 d\u00e9chir\u00e9 par la corruption et la violence religieuse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; C&rsquo;est le sc\u00e9nario du cauchemar en quelque sorte. Aucun des \u00e9conomistes ne mod\u00e9lise ce qui arrive au PIB d&rsquo;un pays si 10% de la population est constitu\u00e9e de r\u00e9fugi\u00e9s vivant dans des camps. Mais regardez le monde r\u00e9el. Que se passe-t-il si une personne qui travaillait en Chine doit se d\u00e9placer au Kazakhstan, et n&rsquo;y travaille pas ? Dans un mod\u00e8le \u00e9conomique, ils seraient imm\u00e9diatement au boulot. Mais dans le monde r\u00e9el, ils resteront juste l\u00e0 et commenceront \u00e0 s&rsquo;\u00e9nerver. Si des gens n&rsquo;ont pas de perspective \u00e9conomique et sont d\u00e9plac\u00e9s, ils ont tendance \u00e0 devenir fous et \u00e0 faire sauter des choses. C&rsquo;est le genre de monde o&ugrave; les principales institutions, y compris des nations tout enti\u00e8res, voient leur existence menac\u00e9e par la migration de masse. C&rsquo;est dans cette direction que je vois les choses \u00e9voluer vers le milieu du si\u00e8cle. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et \u00e7a ne s&rsquo;am\u00e9liore pas apr\u00e8s 2050. Mais les pr\u00e9dictions de d\u00e9sint\u00e9gration de la soci\u00e9t\u00e9 sont des sp\u00e9culations sociales et politiques et n&rsquo;ont rien \u00e0 voir avec les extinctions de masse. Huber s&rsquo;int\u00e9resse davantage aux limites infranchissables de la biologie. Il veut d\u00e9terminer quand les \u00eatres humains eux-m\u00eames commenceront \u00e0 se d\u00e9sint\u00e9grer. Son article de 2010 sur le sujet fut inspir\u00e9 par une rencontre avec un coll\u00e8gue.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; J&rsquo;ai pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 une conf\u00e9rence un article sur les temp\u00e9ratures tropicales dans les \u00e9poques g\u00e9ologiques pass\u00e9es et Steve Sherwood [climatologue de l&rsquo;universit\u00e9 de Nouvelle-Galles-du-Sud] \u00e9tait dans l&rsquo;auditoire. Il a \u00e9cout\u00e9 ma pr\u00e9sentation et a commenc\u00e9 \u00e0 se poser cette question tr\u00e8s simple : &laquo; A quel point peut-il faire chaud et humide, avant que des choses commencent \u00e0 mourir ? &raquo;. C&rsquo;\u00e9tait litt\u00e9ralement juste une question sur l&rsquo;ordre de grandeur. J&rsquo;imagine qu&rsquo;en y pensant il s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il ne connaissait pas la r\u00e9ponse, et n&rsquo;\u00e9tait pas s&ucirc;r que qui que ce soit la connaisse&hellip; Notre article initialement n&rsquo;\u00e9tait vraiment pas motiv\u00e9 par le climat futur, parce que quand nous avons commenc\u00e9 nous ne savions pas si un quelconque climat futur r\u00e9aliste pouvait sortir de cette limite \u00e0 l&rsquo;habitabilit\u00e9. Quand nous avons commenc\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait &laquo; Faut voir. Peut-\u00eatre il faut aller jusqu&rsquo;\u00e0, disons, 50&deg;C de temp\u00e9rature moyenne mondiale &raquo;. Puis nous avons moulin\u00e9 toutes sortes de r\u00e9sultats de mod\u00e8les, et \u00e7a nous a plut\u00f4t alarm\u00e9s. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sherwood et Huber ont calcul\u00e9 leurs seuils de temp\u00e9rature en faisant intervenir la temp\u00e9rature au thermom\u00e8tre-globe mouill\u00e9 (TTGM) <u>(7)<\/u> qui mesure en gros de combien vous pouvez vous refroidir \u00e0 une temp\u00e9rature donn\u00e9e. Si l&rsquo;humidit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e par exemple, la sueur et le vent sont moins efficaces pour vous refroidir, et la temp\u00e9rature au thermom\u00e8tre-globe mouill\u00e9 en tient compte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Si vous regardez un cours de m\u00e9t\u00e9orologie, pour calculer la TTGM on met un thermom\u00e8tre en verre dans une chaussette humide serr\u00e9e et on en enveloppe votre t\u00eate. Donc en supposant que cette limite de temp\u00e9rature s&rsquo;applique \u00e0 un \u00eatre humain, vous \u00eates en train d&rsquo;imaginer un vent violent soufflant sur un \u00eatre humain d\u00e9nud\u00e9, tremp\u00e9, pas \u00e9clair\u00e9 par le soleil, immobile et ne faisant rien d&rsquo;autre que son m\u00e9tabolisme de base <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui, les maximums ordinaires pour la TTGM dans le monde sont entre 26 et 27&deg;C. Une TTGM \u00e0 partir de 35&deg;C est mortelle pour l&rsquo;humanit\u00e9 <u>(8)<\/u> Au-dessus de cette limite, il est impossible aux \u00eatres humains de dissiper ind\u00e9finiment la chaleur qu&rsquo;ils d\u00e9gagent, et ils meurent d&rsquo;hyperthermie en quelques heures, aussi fort qu&rsquo;ils essaient de se refroidir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Donc nous essayons de faire passer le message que physiologie et adaptation et ce genre de choses n&rsquo;ont aucune influence sur cette limite. C&rsquo;est la limite de la cuisson au four. Vous vous cuisez vous-m\u00eames, tr\u00e8s lentement <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui veut dire que cette limite est probablement bien trop large s&rsquo;il s&rsquo;agit de survie humaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Quand vous faites un mod\u00e8le plus r\u00e9aliste, vous atteignez la limite bien plus t\u00f4t, parce que les \u00eatres humains ne sont pas des chaussettes mouill\u00e9es <\/em>&raquo;<em>.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Suivant la mod\u00e9lisation de Huber et Sherwood, un r\u00e9chauffement de 7&deg;C commencerait \u00e0 rendre de grandes r\u00e9gions du monde mortellement chaudes pour les mammif\u00e8res. Que le r\u00e9chauffement aille plus loin, et des parties vraiment immenses de la plan\u00e8te, aujourd&rsquo;hui habit\u00e9es, d\u00e9passeraient la une TTGM de 35&deg;C et devraient donc \u00eatre abandonn\u00e9es <u>(9)<\/u> Sinon, leurs habitants seraient mourraient par cuisson, litt\u00e9ralement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; On pense toujours &laquo; Bon, ne peut-on pas s&rsquo;adapter ? &raquo; et c&rsquo;est possible, jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point. C&rsquo;est ce qui se passe apr\u00e8s dont je parle. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D\u00e9j\u00e0, dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, r\u00e9chauff\u00e9 de moins de 1&deg;C par rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9industrielle, les vagues de chaleur sont devenues plus mortelles. En 2003, deux semaines chaudes tu\u00e8rent 30 000 personnes en Europe. On appela \u00e7a un \u00e9v\u00e9nement qui arrive une fois tous les 500 ans. Il arriva \u00e0 nouveau trois ans plus tard (avec 497 ans d&rsquo;avance). En 2010, une vague de chaleur tua 15 000 personnes en Russie. En 2015, presque 700 personnes moururent rien qu&rsquo;\u00e0 Karachi du fait d&rsquo;une vague de chaleur qui frappa le Pakistan alors que beaucoup je&ucirc;naient pour le Ramadan. Mais ces \u00e9pisodes tragiques sont \u00e0 peine l&rsquo;ombre de ce qui est pr\u00e9vu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; A moyen terme &ndash; 2050 ou 2070 &ndash; le Midwest am\u00e9ricain sera parmi les plus frapp\u00e9s. Il y a un panache d&rsquo;air chaud et humide qui se dirige vers le haut \u00e0 travers le centre des Etats-Unis durant exactement la bonne saison, et qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il est chaud et collant. Ajoutez juste deux ou trois degr\u00e9s et \u00e7a devient vraiment chaud et collant. Nous parlons de seuils. Ce n&rsquo;est pas une progression en douceur. Qu&rsquo;un certain chiffre soit d\u00e9pass\u00e9 et vous serez vraiment touch\u00e9s gravement.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La Chine, le Br\u00e9sil et l&rsquo;Afrique doivent faire face \u00e0 des pr\u00e9visions tout aussi infernales, tandis que le Moyen-Orient d\u00e9j\u00e0 \u00e9touffant conna&icirc;t ce que Huber appelle &laquo; des probl\u00e8mes existentiels &raquo;. Les premiers signes de cette catastrophe au ralenti sont peut-\u00eatre familiers aux Europ\u00e9ens qui ont du mal \u00e0 loger les dizaines de milliers de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 leurs fronti\u00e8res : l&rsquo;effondrement et la migration de masse de la soci\u00e9t\u00e9 syrienne est survenue apr\u00e8s une douloureuse s\u00e9cheresse de quatre ans. D&rsquo;autres encore ont remarqu\u00e9 que le Hadj, qui am\u00e8ne deux millions de p\u00e8lerins \u00e0 la Mecque chaque ann\u00e9e, sera dans quelques petites d\u00e9cennies une obligation religieuse impossible \u00e0 accomplir \u00e0 cause des limites du stress thermique dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais dans les pires sc\u00e9narios d&rsquo;\u00e9mission [NdT : de gaz \u00e0 effet de serre], les vagues de chaleur ne seraient pas simplement une crise de sant\u00e9 publique ni un &laquo; multiplicateur de menaces &raquo;, comme le Pentagone appelle le r\u00e9chauffement mondial. L&rsquo;humanit\u00e9 devrait abandonner la plus grande partie de la Terre qu&rsquo;elle habite aujourd&rsquo;hui. Dans leur article, Huber et Sherwood \u00e9crivent :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Si un r\u00e9chauffement de 10&deg;C devrait vraiment survenir dans les trois prochains si\u00e8cles, la zone rendue probablement inhabitable du fait du stress thermique serait bien plus grande que celle touch\u00e9e par le rel\u00e8vement du niveau de la mer.&raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Huber continue :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Demandez \u00e0 n&rsquo;importe quel \u00e9colier &laquo; Que faisaient les mammif\u00e8res au temps des dinosaures ? &raquo;, il vous dira qu&rsquo;ils vivaient sous terre et ne sortaient que la nuit. Pourquoi ? Eh bien, le stress thermique est une explication tr\u00e8s simple. Il est int\u00e9ressant de noter que les oiseaux ont une temp\u00e9rature interne plus \u00e9lev\u00e9e &ndash; la n\u00f4tre est \u00e0 37&deg;C, les oiseaux sont plus proches de 41&deg;C. Il me semble que c&rsquo;est l\u00e0 une relique \u00e9volutive tr\u00e8s ancienne. Parce que la temp\u00e9rature au thermom\u00e8tre-globe mouill\u00e9 allait probablement jusqu&rsquo;\u00e0 41&deg;C au Cr\u00e9tac\u00e9, pas 37&deg;C. &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au d&icirc;ner dans le New Hampshire, Huber m&rsquo;a racont\u00e9 son <em>&laquo; histoire pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e &raquo;<\/em> : la parabole r\u00e9aliste de l&rsquo;US Army dite de l&rsquo;Homme de Pointe Motiv\u00e9 <u>(10)<\/u> En 1996, un peloton d&rsquo;infanterie l\u00e9g\u00e8re passa des jours dans la jungle de Puerto Rico pour s&rsquo;acclimater \u00e0 la chaleur et l&rsquo;humidit\u00e9 \u00e9touffantes, surveillant avec soin leurs apports en eau avant de simuler un raid de nuit. Le peloton avait <em>&laquo; certains des soldats les plus motiv\u00e9s et les mieux en forme du bataillon &raquo;<\/em>. Quand arriva le soir du raid, le chef de peloton commen\u00e7a \u00e0 mener ses soldats \u00e0 travers la jungle, se tra\u00e7ant un chemin \u00e0 la machette \u00e0 travers les fourr\u00e9s. Bient\u00f4t abattu par la fatigue, il d\u00e9l\u00e9gua son commandement \u00e0 un subordonn\u00e9. Quand le deuxi\u00e8me soldat s&rsquo;av\u00e9ra incapable de mener le peloton assez vite, le chef exigea d&rsquo;\u00eatre en t\u00eate \u00e0 nouveau. Mais il se retrouva rapidement hyperthermique et incapable de marcher. Ses hommes durent l&rsquo;asperger d&rsquo;eau froide et lui faire des injections intraveineuses. En d\u00e9finitive, quatre soldats durent le porter. Les efforts suppl\u00e9mentaires eurent t\u00f4t fait de ronger le peloton tout entier, tous les hommes commen\u00e7ant \u00e0 souffrir de stress thermique. L&rsquo;exercice dut \u00eatre interrompu avant qu&rsquo;il ne d\u00e9bouche sur un massacre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Je regarde \u00e7a et je me dis que m\u00eame la nuit, m\u00eame acclimat\u00e9s, des gens tr\u00e8s en forme peuvent se d\u00e9sint\u00e9grer tout simplement en un ramassis d&rsquo;inutiles sur des brancards. Voil\u00e0 ce que je vois arriver \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 des cultures. Si vous voulez savoir comment arrivent les extinctions de masse, voil\u00e0 comment. Quand les gens parlent de l&rsquo;extinction de la m\u00e9gafaune du Pl\u00e9istoc\u00e8ne ou des gens de la culture Clovis, parfois ils font comme si tout cela \u00e9tait myst\u00e9rieux. Mais c&rsquo;est arriv\u00e9 exactement de la m\u00eame mani\u00e8re. Voil\u00e0 quelque chose qui abat les plus forts, les plus faibles tentent de colmater la br\u00e8che, ils en sont encore moins capables, et le tout s&rsquo;\u00e9croule.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Vous voulez savoir comment les soci\u00e9t\u00e9s s&rsquo;effondrent ? Voil\u00e0 comment<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>Ce qui dispara&icirc;t quand la temp\u00e9rature augmente<\/u><\/p>\n<\/p>\n<p><p>+0,6&deg;C &#8211; Quand les temp\u00e9ratures commencent \u00e0 augmenter par rapport au niveau pr\u00e9industriel, une extinction tr\u00e8s large des amphibiens commence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>+1,0&deg;C &#8211; Le r\u00e9chauffement commence \u00e0 faire fondre les plaques de glace, les populations de krill sont touch\u00e9es, mena\u00e7ant la principale source de nourriture des pingouins.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>+1,6&deg;C &#8211; Environ la moiti\u00e9 de la toundra bois\u00e9e est perdue, augmentant la pression sur ses habitants tels les \u00e9lans, lynx et ours bruns.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>+2,2&deg;C &#8211; Un r\u00e9chauffement tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 la limite d\u00e9finie dans l&rsquo;accord de Paris sur le climat <u>(11)<\/u> suffit \u00e0 conduire \u00e0 l&rsquo;extinction 25% des grands mammif\u00e8res d&rsquo;Afrique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>+2,6&deg;C &#8211; Grandes pertes dans les for\u00eats tropicales et les esp\u00e8ces qui y habitent, par exemple orang-outang, paresseux et jaguars.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sup\u00e9rieur \u00e0 +4&deg;C &#8211; A ces temp\u00e9ratures, plus de 70% des esp\u00e8ces s&rsquo;\u00e9teindraient, les massifs coralliens mourraient et les d\u00e9serts s&rsquo;\u00e9tendraient dans le monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Peter Brannen, traduction d&rsquo;Alexis Toulet<\/h4>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Notes<\/h3>\n<\/p>\n<p><p><u>1<\/u> &ndash; <em>&laquo; The centre cannot hold &raquo;<\/em> extrait du po\u00e8me <em>The Second Coming<\/em> de Yeats (1919) d\u00e9crivant l&rsquo;atmosph\u00e8re en Europe juste apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre Mondiale &#8211; Voir <a href=\"http:\/\/lalettrevolee.over-blog.com\/article-24289182.html\">une traduction ici<\/a> <\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>2<\/u> &ndash; Environ 70 m\u00e8tres en cas de fonte totale des inlandsis de l&rsquo;Antarctique et du Groenland. Une telle fonte s&rsquo;\u00e9talerait cependant sur plusieurs si\u00e8cles ou mill\u00e9naires, \u00e0 cause de l&rsquo;inertie thermique de ces masses \u00e9normes de glace <\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>3<\/u> &ndash; L&rsquo;extinction de la fin du Permien il y a 252 millions d&rsquo;ann\u00e9es a \u00e9t\u00e9 la plus grande des cinq extinctions de masse ayant frapp\u00e9 la biosph\u00e8re, avec la disparition de 80 \u00e0 96% des esp\u00e8ces marines et 70% des esp\u00e8ces de vert\u00e9br\u00e9s terrestres. Voir <a href=\"http:\/\/rspb.royalsocietypublishing.org\/content\/275\/1636\/759.full\">une description ici<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>4<\/u> &ndash; L&rsquo;article <a href=\"http:\/\/www.pnas.org\/content\/107\/21\/9552.full\">est accessible ici<\/a> <\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>5<\/u> &ndash; La sixi\u00e8me extinction de masse, celle que provoquerait l&rsquo;\u00eatre humain, est pour l&rsquo;essentiel un risque pour l&rsquo;avenir. M\u00eame les actuelles d\u00e9gradations impressionnantes de la biosph\u00e8re ne sont que pr\u00e9mices de ce que serait une v\u00e9ritable extinction de masse<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>6<\/u> &ndash; Voir page 24 <a href=\"https:\/\/globalchange.mit.edu\/sites\/default\/files\/MITJPSPGC_Rpt254.pdf\">du document complet<\/a> <em>(PDF)<\/em> La population totale sous stress hydrique en 2050 varierait entre 3,5 et 5 milliards suivant les sc\u00e9narios, dont 3 milliards en stress permanent<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>7<\/u> &ndash; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Temp%C3%A9rature_au_thermom%C3%A8tre-globe_mouill%C3%A9\">Il s&rsquo;agit<\/a> d&rsquo;un <em>&laquo; indice composite de temp\u00e9rature utilis\u00e9 pour estimer les effets de la temp\u00e9rature, de l&rsquo;humidit\u00e9, et du rayonnement solaire sur l&rsquo;homme (&hellip;) le seul indice de temp\u00e9rature ressentie \u00e0 tenir compte du rayonnement solaire &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>8<\/u> &ndash; Il est utile de remarquer que <u>les limites de TTGM sont bien plus basses s&rsquo;agissant des travailleurs<\/u>, entre 28 et 32,5&deg;C suivant l&rsquo;intensit\u00e9 et la dur\u00e9e de l&rsquo;activit\u00e9. Or, pour qu&rsquo;une r\u00e9gion soit v\u00e9ritablement habitable par l&rsquo;homme, encore faut-il qu&rsquo;il soit possible d&rsquo;y effectuer quelque travail&#8230; Voir <a href=\"http:\/\/www.cchst.ca\/oshanswers\/phys_agents\/heat_control.html\">les normes de sant\u00e9 au travail ici<\/a> <\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>9<\/u> &ndash; Et qu&rsquo;en serait-il des r\u00e9gions o&ugrave; l&rsquo;\u00eatre humain ne pourrait vivre qu&rsquo;\u00e0 condition de n&rsquo;accomplir <u>strictement<\/u> aucun travail, ou bien seulement des travaux l\u00e9gers et une partie de la journ\u00e9e ? &laquo; Vivre &raquo; de cette mani\u00e8re a tendance \u00e0 rendre difficile la simple survie&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>10<\/u> &ndash; Voir <a href=\"http:\/\/www.cs.amedd.army.mil\/Portlet.aspx?ID=eebb9338-2027-46d5-a5f2-f245e2019b6c\">la source ici<\/a> au chapitre 9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>11<\/u> &ndash; Et dont cet accord d\u00e9finit tr\u00e8s peu comment au juste elle pourrait \u00eatre respect\u00e9e. La date d\u00e9finie par l&rsquo;accord pour parvenir \u00e0 un pic des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre &#8211; dont il faut esp\u00e9rer que les instances internationales v\u00e9rifieront bien qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas d\u00e9pass\u00e9e &#8211; est <em>&laquo; d\u00e8s que possible &raquo;<\/em>. Une \u00e9tude parue en juillet 2017 estime \u00e0 5% la probabilit\u00e9 de rester en-dessous de cette limite, et arrive plut\u00f4t \u00e0 une <em>&laquo; valeur la plus probable &raquo;<\/em> de 3,2&deg;C pour le r\u00e9chauffement au cours du si\u00e8cle. Encore cette valeur suppose-t-elle des efforts notables pour limiter les \u00e9missions, n&rsquo;allant cependant pas jusqu&rsquo;aux mesures <u>v\u00e9ritablement draconiennes<\/u> indispensables rapidement pour respecter la limite de 2&deg;C. Voir <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/planete\/article\/2017\/08\/01\/seulement-5-de-chances-de-limiter-le-rechauffement-climatique-a-2-c_5167201_3244.html\">un article sur cette \u00e9tude ici<\/a>. <\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><p>__________________________________________________<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u><strong>AVERTISSEMENT &#8230;<\/strong><\/u> &bull; <em>Ouverture libre<\/em> est une rubrique en complet acc\u00e8s libre, destin\u00e9e aux lecteurs souhaitant faire une intervention sous une forme \u00e9labor\u00e9e, destin\u00e9e d&rsquo;autre part \u00e0 des interventions diverses de <em>dedefensa.org<\/em>. &bull; Les articles et contributions sont sign\u00e9s du nom des auteurs et engagent <strong><u>leur seule responsabilit\u00e9, sans aucune n\u00e9cessit\u00e9 de conformit\u00e9 avec l&rsquo;orientation de <em>dedefensa.org<\/em>, et sans que <em>dedefensa.org<\/em> ne prenne en rien \u00e0 son compte leur orientation<\/u><\/strong>. &bull; Bien entendu, <em>dedefensa.org<\/em> <strong><u>reste seul juge de l&rsquo;opportunit\u00e9 de publication d&rsquo;un article, selon des jugements de forme, de fond et d&rsquo;orientation politique<\/u><\/strong>. &bull; Nos collaborateurs occasionnels d&rsquo;<em>Ouverture Libre<\/em> noteront ceci \u00e0 propos de leurs textes, qui est un classique de la collaboration ext\u00e9rieure \u00e0 un m\u00e9dia : <strong><u>titres et intertitres sont de la seule responsabilit\u00e9 de la r\u00e9daction<\/u><\/strong>. (Cela signifie que les auteurs proposent titres et intertitres et que la r\u00e9daction se r\u00e9serve de les modifier dans leur formulation, bien entendu sans en d\u00e9former le sens.) <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici comment votre monde pourrait prendre fin Dans cet extrait de son livre Fins du Monde (Ends of the World), le journaliste scientifique Peter Brannen \u00e9tudie les extinctions massives et l&rsquo;issue catastrophique de l&rsquo;augmentation des temp\u00e9ratures pour l&rsquo;ensemble de la population mondiale. Les cons\u00e9quences sur les soci\u00e9t\u00e9s humaines d&rsquo;un r\u00e9chauffement m\u00eame en apparence mod\u00e9r\u00e9 sont&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[12513,12592,3392,3228,10996,8548,9913,13385,8856,13384,2693,5038,12514],"class_list":["post-77485","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-alexis","tag-brennan","tag-climatique","tag-crise","tag-harvey","tag-huber","tag-incendies","tag-irma","tag-matthew","tag-ouragans","tag-peter","tag-rechauffement","tag-toulet"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77485","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77485"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77485\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}