{"id":77495,"date":"2017-09-18T07:55:31","date_gmt":"2017-09-18T07:55:31","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/18\/loccident-maupassant-et-la-mere-aux-monstres\/"},"modified":"2017-09-18T07:55:31","modified_gmt":"2017-09-18T07:55:31","slug":"loccident-maupassant-et-la-mere-aux-monstres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/18\/loccident-maupassant-et-la-mere-aux-monstres\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Occident, Maupassant et la \u00ab\u00a0m\u00e8re aux monstres\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">L&rsquo;Occident, Maupassant et la &laquo; m\u00e8re aux monstres &raquo;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>La soci\u00e9t\u00e9 occidentale est devenu ce monstre moral qui fabrique des monstres transhumains, financiers, m\u00e9tapsychiques, m\u00e9diatiques, militaires, terroristes, ne me demandez pas lesquels. Elle ne se dirige pas forc\u00e9ment vers sa fin, elle nous dirige vers notre fin puisque nous sortons comme l&rsquo;a vu l&rsquo;\u00e9conomiste Charles Gave de l&rsquo;histoire sans l&rsquo;honneur de la r\u00e9sistance ou du martyre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Apr\u00e8s elle en tuera d&rsquo;autres (Japon, Cor\u00e9e, Chine, Inde&hellip;).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;en dire plus, et vous recommande cette lecture de Maupassant, qui r\u00e9sume avec son froid coutumier l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 de notre nature humaine stress\u00e9e par son int\u00e9r\u00eat, sa l\u00e2chet\u00e9, sa malice. Ici contraception, fric, tourisme et cirque&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par un ami \u00e0 demeurer quelque temps chez lui dans une petite ville de province. Pour me faire les honneurs du pays, il me promena de tous les c\u00f4t\u00e9s, me fit voir les paysages vant\u00e9s, les ch\u00e2teaux, les industries, les ruines ; il me montra les monuments, les \u00e9glises, les vieilles portes sculpt\u00e9es, d<strong>es arbres de taille \u00e9norme ou de forme \u00e9trange<\/strong>, le ch\u00eane de saint Andr\u00e9 et l&rsquo;if de Roqueboise. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Quand j&rsquo;eus examin\u00e9 avec des exclamations d&rsquo;enthousiasme bienveillant toutes les curiosit\u00e9s de la contr\u00e9e<\/strong>, mon ami me d\u00e9clara avec un visage navr\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus rien \u00e0 visiter. Je respirai. J&rsquo;allais donc pouvoir me reposer un peu, \u00e0 l&rsquo;ombre des arbres. Mais tout \u00e0 coup il poussa un cri : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; <strong>Ah, si ! Nous avons la m\u00e8re <em>aux monstres<\/em>, il faut que je te la fasse conna&icirc;tre. <\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je demandai :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Qui \u00e7a ? La m\u00e8re aux monstres ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il reprit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; <strong>C&rsquo;est une femme abominable, un vrai d\u00e9mon, un \u00eatre qui met au jour chaque ann\u00e9e, volontairement, des enfants difformes, hideux, effrayants, des monstres enfin, et qui les vend aux montreurs de ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Ces affreux industriels viennent s&rsquo;informer de temps en temps si elle a produit quelque avorton nouveau, et, quand le sujet leur pla&icirc;t, ils l&rsquo;enl\u00e8vent en payant une rente \u00e0 la m\u00e8re.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle a onze rejetons de cette nature. Elle est riche. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tu crois que je plaisante, que j&rsquo;invente, que j&rsquo;exag\u00e8re. Non, mon ami. Je ne te raconte que la v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;exacte v\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Allons voir cette femme. Je te dirai ensuite comment elle est devenue une fabrique de monstres. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il m&#8217;emmena dans la banlieue. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Elle habitait une jolie petite maison sur le bord de la route. C&rsquo;\u00e9tait gentil et bien entretenu. Le jardin plein de fleurs sentait bon. On e&ucirc;t dit la demeure d&rsquo;un notaire retir\u00e9 des affaires.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une bonne nous fit entrer dans une sorte de petit salon campagnard, et la mis\u00e9rable parut. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle avait quarante ans environ. C&rsquo;\u00e9tait une grande personne aux traits durs, mais bien faite, vigoureuse et saine, le vrai type de la paysanne robuste, demi-brute et demi-femme. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle savait la r\u00e9probation qui la frappait et ne semblait recevoir les gens qu&rsquo;avec une humilit\u00e9 haineuse. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle demanda : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Qu&rsquo;est-ce que d\u00e9sirent ces messieurs ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mon ami reprit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; On m&rsquo;a dit que votre dernier enfant \u00e9tait fait comme tout le monde, qu&rsquo;il ne ressemblait nullement \u00e0 ses fr\u00e8res. J&rsquo;ai voulu m&rsquo;en assurer. Est-ce vrai ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle jeta sur nous un regard sournois et furieux et r\u00e9pondit : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Oh non ! Oh non ! mon pauv&rsquo; monsieur. Il est p&rsquo;t-\u00eatre encore pus laid que l&rsquo;saut&rsquo;es. J&rsquo;ai pas de chance, pas de chance. Tous comme \u00e7a, mon brave monsieur, tous comme \u00e7a, c&rsquo;est une d\u00e9solation, \u00e7a s&rsquo;peut-i que l&rsquo;bon Dieu soit dur ainsi \u00e0 une pauv&rsquo;e femme toute seule au monde, \u00e7a s&rsquo;peut-i ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Elle parlait vite, les yeux baiss\u00e9s, d&rsquo;un air hypocrite, pareille \u00e0 une b\u00eate f\u00e9roce qui a peur.<\/strong> Elle adoucissait le ton \u00e2pre de sa voix, et on s&rsquo;\u00e9tonnait que ces paroles larmoyantes et fil\u00e9es en fausset sortissent de ce grand corps osseux, trop fort, aux angles grossiers, qui semblait fait pour les gestes v\u00e9h\u00e9ments et pour hurler \u00e0 la fa\u00e7on des loups. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mon ami demanda :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Nous voudrions voir votre petit. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle me parut rougir. Peut-\u00eatre me suis-je tromp\u00e9 ? Apr\u00e8s quelques instants de silence, elle pronon\u00e7a d&rsquo;une voix plus haute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; A quoi qu&rsquo;\u00e7a vous servirait ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et elle avait relev\u00e9 la t\u00eate, nous d\u00e9visageant par coups d&rsquo;oeil brusques avec du feu dans le regard. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mon compagnon reprit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Pourquoi ne voulez-vous pas nous le faire voir ? Il y a bien des gens \u00e0 qui vous le montrez. Vous savez de qui je parle ! <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle eut un sursaut, et l\u00e2chant sa voix, l\u00e2chant sa col\u00e8re, elle cria : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; <strong>C&rsquo;est pour \u00e7a qu&rsquo;vous \u00eates venus, dites ? Pour m&rsquo;insulter, quoi ? Parce que mes enfants sont comme des b\u00eates, dites ? Vous ne le verrez pas, <\/strong>non, non, vous ne le verrez pas ; allez-vous-en, allez-vous-en. J&rsquo;sais t&rsquo;i c&rsquo;que vous avez tous \u00e0 m&rsquo;agoniser comme \u00e7a ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle marchait vers nous, les mains sur les hanches. Au son brutal de sa voix, une sorte de g\u00e9missement ou plut\u00f4t un miaulement, un cri lamentable d&rsquo;idiot partit de la pi\u00e8ce voisine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;en frissonnai jusqu&rsquo;aux moelles. Nous reculions devant elle. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mon ami pronon\u00e7a d&rsquo;un ton s\u00e9v\u00e8re : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Prenez garde, la Diable (on l&rsquo;appelait la Diable dans le peuple), prenez garde, un jour ou l&rsquo;autre \u00e7a vous portera malheur. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle se mit \u00e0 trembler de fureur, agitant ses poings, boulevers\u00e9e, hurlant : <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>&ndash; Allez-vous-en ! Quoi donc qui me portera malheur ? Allez-vous-en ! tas de m\u00e9cr\u00e9ants !<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle allait nous sauter au visage. Nous nous sommes enfuis le c&oelig;ur crisp\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quand nous f&ucirc;mes devant la porte, mon ami me demanda : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Eh bien ! Tu l&rsquo;as vue ? Qu&rsquo;en dis-tu ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je r\u00e9pondis : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Apprends-moi donc l&rsquo;histoire de cette brute. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et voici ce qu&rsquo;il me conta en revenant \u00e0 pas lents sur la grand&rsquo;route blanche, bord\u00e9e de r\u00e9coltes d\u00e9j\u00e0 m&ucirc;res, qu&rsquo;un vent l\u00e9ger, passant par souffles, faisait onduler comme une mer calme. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette fille \u00e9tait servante autrefois dans une ferme, vaillante, rang\u00e9e et \u00e9conome. On ne lui connaissait point d&rsquo;amoureux, on ne lui soup\u00e7onnait point de faiblesse. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle commit une faute, comme elles font toutes, un soir de r\u00e9colte, au milieu des gerbes fauch\u00e9es, sous un ciel d&rsquo;orage, alors que l&rsquo;air immobile et pesant semble plein d&rsquo;une chaleur de four, et trempe de sueur les corps bruns des gars et des filles. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Elle se sentit bient\u00f4t enceinte et fut tortur\u00e9e de honte et de peur<\/strong>. <strong>Voulant \u00e0 tout prix cacher son malheur, elle se serrait le ventre violemment <\/strong>avec un syst\u00e8me qu&rsquo;elle avait invent\u00e9, corset de force, fait de planchettes et de cordes. Plus son flanc s&rsquo;enflait sous l&rsquo;effort de l&rsquo;enfant grandissant, plus elle serrait l&rsquo;instrument de torture, souffrant le martyre, mais courageuse \u00e0 la douleur, toujours souriante et souple, sans laisser rien voir ou soup\u00e7onner. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Elle estropia dans ses entrailles le petit \u00eatre \u00e9treint par l&rsquo;affreuse machine ; elle le comprima, le d\u00e9forma, en fit un monstre. Son cr\u00e2ne press\u00e9 s&rsquo;allongea, jaillit en pointe avec deux gros yeux en dehors tout sortis du front. Les membres opprim\u00e9s contre le corps pouss\u00e8rent, tordus comme le bois des vignes, s&rsquo;allong\u00e8rent d\u00e9mesur\u00e9ment, termin\u00e9s par des doigts pareils \u00e0 des pattes d&rsquo;araign\u00e9e. <\/strong><\/p>\n<p>Le torse demeura tout petit et rond comme une noix. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle accoucha en plein champ par un matin de printemps. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quand les sarcleuses, accourues \u00e0 son aide, virent la b\u00eate qui lui sortait du corps, elles s&rsquo;enfuirent en poussant des cris. <strong>Et le bruit se r\u00e9pandit dans la contr\u00e9e qu&rsquo;elle avait mis au monde un d\u00e9mon. C&rsquo;est depuis ce temps qu&rsquo;on l&rsquo;appelle &quot;la Diable&quot;.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle fut chass\u00e9e de sa place. Elle v\u00e9cut de charit\u00e9 et peut-\u00eatre d&rsquo;amour dans l&rsquo;ombre, car elle \u00e9tait belle fille, et tous les hommes n&rsquo;ont pas peur de l&rsquo;enfer. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle \u00e9leva son monstre qu&rsquo;elle ha\u00efssait d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une haine sauvage et qu&rsquo;elle e&ucirc;t \u00e9trangl\u00e9 peut-\u00eatre, si le cur\u00e9, pr\u00e9voyant le crime, ne l&rsquo;avait \u00e9pouvant\u00e9e par la menace de la justice. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Or, un jour, des montreurs de ph\u00e9nom\u00e8nes qui passaient entendirent parler de l&rsquo;avorton effrayant et demand\u00e8rent \u00e0 le voir pour l&#8217;emmener s&rsquo;il leur plaisait. Il leur plut, et ils vers\u00e8rent \u00e0 la m\u00e8re cinq cents francs comptant.<\/strong> Elle, honteuse d&rsquo;abord, refusait de laisser voir cette sorte d&rsquo;animal ; mais quand elle d\u00e9couvrit qu&rsquo;il valait de l&rsquo;argent, qu&rsquo;il excitait l&rsquo;envie de ces gens, elle se mit \u00e0 marchander, \u00e0 discuter sou par sou, les allumant par les difformit\u00e9s de son enfant, haussant ses prix avec une t\u00e9nacit\u00e9 de paysan. <\/p>\n<p><strong>Pour n&rsquo;\u00eatre pas vol\u00e9e, elle fit un papier avec eux. Et ils s&rsquo;engag\u00e8rent \u00e0 lui compter en outre quatre cents francs par an, comme s&rsquo;ils eussent pris cette b\u00eate \u00e0 leur service.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce gain inesp\u00e9r\u00e9 affola la m\u00e8re, et le d\u00e9sir ne la quitta plus d&rsquo;enfanter un autre ph\u00e9nom\u00e8ne, pour se faire des rentes comme une bourgeoise. <\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Comme elle \u00e9tait f\u00e9conde, elle r\u00e9ussit \u00e0 son gr\u00e9, et elle devint habile, para&icirc;t-il, \u00e0 varier les formes de ses monstres selon les pressions qu&rsquo;elle leur faisait subir pendant le temps de sa grossesse.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle en eut de longs et de courts, les uns pareils \u00e0 des crabes, les autres semblables \u00e0 des l\u00e9zards. Plusieurs moururent ; elle fut d\u00e9sol\u00e9e. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>La justice essaya d&rsquo;intervenir, mais on ne put rien prouver. On la laissa donc en paix fabriquer ses ph\u00e9nom\u00e8nes. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle en poss\u00e8de en ce moment onze bien vivants, qui lui rapportent, bon an mal an, cinq \u00e0 six mille francs. <strong>Un seul n&rsquo;est pas encore plac\u00e9, celui qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas voulu nous montrer. Mais elle ne le gardera pas longtemps, car elle est connue aujourd&rsquo;hui de tous les bateleurs du monde, qui viennent de temps en temps voir si elle a quelque chose de nouveau.<\/strong> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elle \u00e9tablit m\u00eame des ench\u00e8res entre eux quand le sujet en vaut la peine. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mon ami se tut. Un d\u00e9go&ucirc;t profond me soulevait le c&oelig;ur, et une col\u00e8re tumultueuse, un regret de n&rsquo;avoir pas \u00e9trangl\u00e9 cette brute quand je l&rsquo;avais sous la main. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je demandai : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; <strong>Qui donc est le p\u00e8re ?<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Il r\u00e9pondit : <\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>&ndash; On ne sait pas. Ils ont une certaine pudeur. Ou ils se cachent. Peut-\u00eatre partagent-ils les b\u00e9n\u00e9fices. <\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et cela me rappelle une autre histoire, cont\u00e9e par le docteur Plouvier dans son livre sur l&rsquo;an 14, publi\u00e9 par Dualpha :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; En effet, lors de l&rsquo;accouchement du futur Kaiser, l&rsquo;\u00e9paule s&rsquo;est engag\u00e9e au lieu de la t\u00eate f&oelig;tale ou du si\u00e8ge. La future m\u00e8re souffre et s&rsquo;agite beaucoup, le p\u00e8re s&rsquo;excite \u00e9galement et, dans cette ambiance hyst\u00e9rique, o&ugrave; la parturiente refuse la c\u00e9sarienne (se sachant abondamment tromp\u00e9e, la vaniteuse princesse refuse une cicatrice qui d\u00e9parerait son abdomen et la d\u00e9tacherait davantage encore de son bell\u00e2tre d&rsquo;\u00e9poux), l&rsquo;obst\u00e9tricien universitaire commet une erreur de d\u00e9butant et tire sur le membre engag\u00e9 au lieu de le repousser&hellip; <strong>le plexus brachial gauche est irr\u00e9versiblement d\u00e9truit ; le membre sup\u00e9rieur gauche, paralys\u00e9 et atrophi\u00e9, sera un appendice corporel inerte et inutile du pauvre Guillaume. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car il s&rsquo;agit bien s&ucirc;r de Guillaume II&#8230;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Occident, Maupassant et la &laquo; m\u00e8re aux monstres &raquo; La soci\u00e9t\u00e9 occidentale est devenu ce monstre moral qui fabrique des monstres transhumains, financiers, m\u00e9tapsychiques, m\u00e9diatiques, militaires, terroristes, ne me demandez pas lesquels. Elle ne se dirige pas forc\u00e9ment vers sa fin, elle nous dirige vers notre fin puisque nous sortons comme l&rsquo;a vu l&rsquo;\u00e9conomiste Charles&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[5144,2640,13403,5932,13402,2622,13405,13404],"class_list":["post-77495","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-avortement","tag-bonnal","tag-cirque","tag-diable","tag-grossesse","tag-la","tag-maupassant","tag-monstres"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77495","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77495"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77495\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77495"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77495"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77495"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}