{"id":77505,"date":"2017-09-22T17:45:54","date_gmt":"2017-09-22T17:45:54","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/22\/un-discours-bien-de-son-temps\/"},"modified":"2017-09-22T17:45:54","modified_gmt":"2017-09-22T17:45:54","slug":"un-discours-bien-de-son-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/09\/22\/un-discours-bien-de-son-temps\/","title":{"rendered":"Un discours bien de son temps"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Un discours bien de son temps<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Qui tient qui \u00e0 la Maison-Blanche ? John Laughland commence son texte d&rsquo;analyse du discours du pr\u00e9sident Trump par la phrase qui a fait fureur chez les tweeteurs, accompagnant les photos de cet auditeur parmi les officiels qui para&icirc;t effondr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;audition du discours : &laquo; <em>Nous sommes tous John Kelly<\/em>. &raquo; Et il termine le paragraphe par cette question qu&rsquo;il laisse sans r\u00e9ponse : &laquo; <em>Le chef de cabinet du pr\u00e9sident am\u00e9ricain ignorait-il ce que les plumes pr\u00e9sidentielles avaient pr\u00e9par\u00e9 ?<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En d&rsquo;autres mots, sempiternelle question : qui contr\u00f4le le pr\u00e9sident Donald Trump ? Ou encore : quelqu&rsquo;un contr\u00f4le-t-il le pr\u00e9sident Trump ? Cette question \u00e0 double d\u00e9tente vaut d&rsquo;\u00eatre pos\u00e9, puisqu&rsquo;on nous dit tant que Kelly, l&rsquo;un des trois g\u00e9n\u00e9raux de l&rsquo;administration (avec Mattis et McMaster), a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 ce poste pour contr\u00f4ler Trump, parce que les militaires constituent la force d&rsquo;influence la plus puissante dans cette administration et qu&rsquo;ils entendent mod\u00e9rer d&rsquo;\u00e9ventuelles ardeurs guerri\u00e8res du pr\u00e9sident. Nous r\u00e9pondrons donc, selon notre habitude, que cette question est \u00e0 peu pr\u00e8s aussi incontr\u00f4lable que le pr\u00e9sident lui-m\u00eame, et que nous serions conduits \u00e0 penser que tout est possible, y compris que John Bolton ait enfin r\u00e9ussi \u00e0 contacter le pr\u00e9sident&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-prisonnier-de-la-maison-blanche\">1<sup>er<\/sup> septembre 2017<\/a>, <em>Breitbart.News <\/em>rapportait ceci, \u00e0 propos de l&rsquo;ambassadeur Bolton : &laquo; <em>Former U.N. Ambassador John Bolton said on Monday <\/em>[<em>28 August<\/em>] <em>that \u00ab\u00a0staff changes at the White House\u00a0\u00bb have made it impossible for him to see President Donald Trump to present his plan for withdrawing from the Iran nuclear deal. Bolton published his five-page plan in its entirety at National Review, <a href=\"http:\/\/www.nationalreview.com\/article\/450890\/iran-nuclear-deal-exit-strategy-john-bolton-memo-trump\" target=\"_blank\">offering<\/a> it as what he described as a \u00ab\u00a0public service,\u00a0\u00bb because he can no longer secure a meeting with the president.<\/em> &raquo; On observera que le m\u00eame Bolton n&rsquo;a pu cacher sa joie apr\u00e8s l&rsquo;audition du discours de \u00ab\u00a0son\u00a0\u00bb pr\u00e9sident, en lan\u00e7ant une initiative de soutien \u00e0 un retrait des USA du trait\u00e9 nucl\u00e9aire avec l&rsquo;Iran. (45 anciens diplomates ont sign\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.wnd.com\/2017\/09\/45-national-security-experts-to-trump-halt-nuclear-deal-with-iran\/\">cette lettre ouverte<\/a>. (Et l&rsquo;on ajoutera que l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un Bolton inspirateur maximaliste de Trump n&rsquo;enchante certainement pas les g\u00e9n\u00e9raux de la Maison-Blanche, Kelly en t\u00eate.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quoi qu&rsquo;il en soit et Bolton ou pas, le discours de Trump est parfaitement de son temps, de m\u00eame que les menaces de Trump contre la Cor\u00e9e du Nord et l&rsquo;Iran, de m\u00eame que Donald Trump lui-m\u00eame, &ndash; \u00ab\u00a0brutal et incoh\u00e9rent\u00a0\u00bb&#8230; &laquo; <em>Things fall apart; the centre cannot hold;\/Mere anarchy is loosed upon the world<\/em> &raquo;, \u00e9crit W.B. Yeats dans son po\u00e8me le plus fameux (<em>The second Coming<\/em>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laughland le dit tr\u00e8s justement : le contraste est extr\u00eame entre l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 sans \u00e9quivalent pour la tribune de l&rsquo;ONU du propos mena\u00e7ant un pays de destruction totale, et l&rsquo;extr\u00eame banalit\u00e9 du propos parcouru de concepts et de mots qui pars\u00e8ment la \u00ab\u00a0pens\u00e9e strat\u00e9gique\u00a0\u00bb de pr\u00e9sidents successifs. On dirait que Trump les a tous rassembl\u00e9s pour faire cette offrande \u00e0 l&rsquo;ONU, cette gerbe catastrophique nous promettant l&rsquo;apocalypse d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre. Un \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb parfaitement d&rsquo;\u00e9poque, ce mariage du quantitatif gigantesque et du qualitatif r\u00e9duit \u00e0 sa plus simple expression.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Le texte de Laughland est sur RT, le <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/opinions\/43510-trump-onu-discours-aussi-brutal-incoherent\">21 septembre 2017<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dde.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Un discours aussi brutal qu&rsquo;incoh\u00e9rent<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;Nous sommes tous John Kelly&raquo;, ont <a href=\"https:\/\/twitter.com\/MiraRappHooper\/status\/910204811940958209\/photo\/1?ref_src=twsrc%5Etfw&#038;ref_url=http%3A%2F%2Fwww.telegraph.co.uk%2Fnews%2F2017%2F09%2F20%2Fembarrassed-john-kellys-reaction-donald-trumps-un-speech-goes%2F\">tweet\u00e9<\/a> les adeptes des r\u00e9seaux sociaux apr\u00e8s avoir vu les images du chef de cabinet de la Maison Blanche \u00e9coutant la harangue de son patron aux Nations unies le 19 septembre. Le mouvement involontaire de recul de Kelly, qui enfouit sa t\u00eate dans ses mains, semblait traduire son choc face au discours de Donald Trump, discours d&rsquo;une virulence sans pr\u00e9c\u00e9dent. Le chef de cabinet du pr\u00e9sident am\u00e9ricain ignorait-il ce que les plumes pr\u00e9sidentielles avaient pr\u00e9par\u00e9 ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le discours du pr\u00e9sident am\u00e9ricain a choqu\u00e9 par son style, son incoh\u00e9rence et son contenu. Jamais, en effet, depuis la cr\u00e9ation des Nation unies en 1945, aucun orateur n&rsquo;a pr\u00e9conis\u00e9 la <a href=\"https:\/\/www.ft.com\/content\/a3487cbc-9d3b-11e7-9a86-4d5a475ba4c5\">&laquo;destruction totale&raquo;<\/a> d&rsquo;un autre pays membre, comme le fit Trump \u00e0 l&rsquo;encontre de la Cor\u00e9e du Nord. Les appels au g\u00e9nocide sont rares, heureusement, devant l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. A c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;agressivit\u00e9 monotone de Trump, qui n&rsquo;a fait que lire son texte, les discours hauts en couleur d&rsquo;un <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=qDcJecVZ7HM\">Fidel Castro<\/a> ou d&rsquo;un <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=lQE2amAs2-U\">Nikita Khrouchtchev<\/a> \u00e0 l&rsquo;ONU sont de beaux exemples de rh\u00e9torique. Trump semblait vouloir imiter son pr\u00e9d\u00e9cesseur George W. Bush, qui lui aussi pronon\u00e7a un <a href=\"http:\/\/www.un.org\/webcast\/ga\/57\/statements\/020912usaE.htm\">discours devant l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale<\/a>, en septembre 2002, pour annoncer une guerre, celle qu&rsquo;il m\u00e8nera contre l&rsquo;Irak en mars de l&rsquo;ann\u00e9e suivante. Mais quant \u00e0 leur fa\u00e7on de <a href=\"https:\/\/www.c-span.org\/video\/?c4588021\/george-w-bush-un-speech-2002\">parler<\/a>, Bush fils para&icirc;t aujourd&rsquo;hui, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son successeur, comme un homme mesur\u00e9 et plein de bon sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais au-del\u00e0 du ton, il y a l&rsquo;incoh\u00e9rence.  Il ne faudrait pas s&rsquo;attarder sur le fait que Trump a affirm\u00e9 avoir visit\u00e9 l&rsquo;Arabie saoudite &laquo;au d\u00e9but de l&rsquo;an dernier&raquo;, c&rsquo;est-\u00e0-dire en 2016, alors que sa visite eut lieu en mai de cette ann\u00e9e. En 2016, il n&rsquo;\u00e9tait pas encore pr\u00e9sident des Etats Unis ! Les vraies incoh\u00e9rences sont plus graves encore.  Dans un discours dont une large partie \u00e9tait consacr\u00e9e \u00e0 la d\u00e9fense de la souverainet\u00e9 nationale comme principe fondateur des relations internationales, il \u00e9tait parfaitement contradictoire, comme le fit Trump, de se lancer dans des condamnations sans appel de la politique int\u00e9rieure de pays comme le Venezuela ou l&rsquo;Iran.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais, malgr\u00e9 la violence in\u00e9dite de son d\u00e9bit, peut-\u00eatre l&rsquo;aspect le plus d\u00e9solant de la diatribe de Donald Trump \u00e9tait sa profonde banalit\u00e9. Nous avions d\u00e9j\u00e0 tout entendu mille fois dans la bouche d&rsquo;autres pr\u00e9sidents. Trump a d\u00e9nonc\u00e9 avec fureur les &laquo;r\u00e9gimes voyous&raquo;, concept invent\u00e9 en 1985 par Ronald Reagan qui s&rsquo;en prit aux &laquo;Etats hors la loi&raquo;. En 1994, Bill Clinton fit du concept d&rsquo;&laquo;Etats voyous&raquo; la pierre angulaire de sa politique hautement interventionniste, \u00e0 l&rsquo;instar de son Conseiller pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale, Anthony Lake, qui <a href=\"https:\/\/www.foreignaffairs.com\/articles\/iran\/1994-03-01\/confronting-backlash-states\">formula l&rsquo;expression<\/a> en mars 1994. George W. Bush, le successeur de Bill Clinton, imita son rival d\u00e9mocrate et porta le concept \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur avec le concept d&rsquo;&laquo;axe du mal&raquo;. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les deux pr\u00e9sidents, Clinton et Bush, ont donc v\u00e9hicul\u00e9 pendant seize ans exactement la m\u00eame vision du monde : une Am\u00e9rique bienveillante et g\u00e9n\u00e9reuse au centre du monde, entour\u00e9e par ses alli\u00e9s comme une plan\u00e8te par ses satellites, et, dans les t\u00e9n\u00e8bres ext\u00e9rieures, les Etats voyous qui, eux, tentaient de r\u00e9sister \u00e0 la loi de la gravit\u00e9 \u00e9dict\u00e9e \u00e0 Washington. Si Barack Obama semblait mettre un peu d&rsquo;eau dans son vin, au moins sur le plan de la rh\u00e9torique, son administration a n\u00e9anmoins pleinement particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ration de changement de r\u00e9gime en Libye en 2011. Apr\u00e8s tout, il avait nomm\u00e9 Hilary Clinton, ardent d\u00e9fenseur du concept d&rsquo;Etats voyous, secr\u00e9taire d&rsquo;Etat pendant son premier mandat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous voici donc, plus de trente ans apr\u00e8s l&rsquo;invention du concept par Reagan, et presque tout a chang\u00e9 dans le monde&#8230; sauf la politique am\u00e9ricaine. M\u00eame la liste des Etats voyous en question n&rsquo;a pas \u00e9volu\u00e9 &ndash; la Cor\u00e9e du Nord, la Syrie et l&rsquo;Iran furent d\u00e9nonc\u00e9s par Trump avec la m\u00eame virulence que par Clinton dans les ann\u00e9es quatre-vingt dix. Il est vrai que l&rsquo;Irak n&rsquo;est plus un \u00e9tat voyou, \u00e9tant occup\u00e9 par les troupes am\u00e9ricaines, et que la menace socialiste \u00e0 Cuba a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par la menace socialiste au Venezuela. Mais le pr\u00e9sident am\u00e9ricain, qui se veut iconoclaste et grand trouble-f\u00eate de l&rsquo;\u00e9chiquier politique, ne fait en r\u00e9alit\u00e9 que r\u00e9p\u00e9ter des vieilles platitudes us\u00e9es de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Et, au centre de tout, le m\u00eame insupportable complexe de sup\u00e9riorit\u00e9 qui voudrait voir en les Etats-Unis la nation b\u00e9nie de la plan\u00e8te alors que ce pays est, en fait, la ris\u00e9e du monde. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Qui, en effet, peut prendre le locataire de la Maison Blanche au s\u00e9rieux quand il accuse l&rsquo;Iran de soutenir le terrorisme et loue l&rsquo;Arabie saoudite de le combattre ? L&rsquo;alignement inconditionnel de Trump sur la politique la plus dure du Likoud, et en particulier du Premier ministre isra\u00e9lien, Benjamin Netanyahou, est tellement patent que ce n&rsquo;est gu\u00e8re une boutade de dire que celui-ci aurait pu \u00e9crire le discours du pr\u00e9sident am\u00e9ricain. Cet homme, v\u00e9ritable volcan de suffisance et de m\u00e9galomanie, se comporte en r\u00e9alit\u00e9 comme une marionnette, croyant sans doute que cette grandiloquence est la sienne, alors qu&rsquo;il ne fait que r\u00e9p\u00e9ter ce que lui disent ses conseillers. Et que dire de son affirmation selon laquelle les forces am\u00e9ricaines auraient vaincu l&rsquo;Etat islamique, alors que chacun sait le r\u00f4le d\u00e9cisif qu&rsquo;a jou\u00e9 la Russie en Syrie ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes, l&rsquo;appel \u00e0 la &laquo;destruction totale&raquo; de la Cor\u00e9e du Nord est choquant. Mais peut-\u00eatre que les attaques du pr\u00e9sident am\u00e9ricain contre l&rsquo;Iran sont plus sinistres encore. Donald Trump veut-il peut-\u00eatre vraiment imiter George Bush, George W. Bush et Barack Obama, se lan\u00e7ant dans une \u00e9ni\u00e8me guerre am\u00e9ricaine contre un pays musulman ? Le trublion d\u00e9coiffant deviendrait ainsi instantan\u00e9ment le h\u00e9ros de l&rsquo;<em>establishment<\/em> am\u00e9ricain, brisant ainsi tout soup\u00e7on d&rsquo;un quelconque alignement sur Moscou. Apr\u00e8s de longues d\u00e9cennies de r\u00e9cidivisme am\u00e9ricain &ndash; Panama en 1989, Irak en 1991, Yougoslavie en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003 et Libye en 2011 &ndash; rien ne devrait plus nous surprendre.  Car avec Trump comme avec Emmanuel Macron, il faut d\u00e9cid\u00e9ment que tout change pour que rien ne change.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>John Laughland<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un discours bien de son temps Qui tient qui \u00e0 la Maison-Blanche ? John Laughland commence son texte d&rsquo;analyse du discours du pr\u00e9sident Trump par la phrase qui a fait fureur chez les tweeteurs, accompagnant les photos de cet auditeur parmi les officiels qui para&icirc;t effondr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;audition du discours : &laquo; Nous sommes tous&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[1092,4418,2773,3961,5444,3478],"class_list":["post-77505","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-bolton","tag-discours","tag-iran","tag-john","tag-laughland","tag-onu"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77505","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77505"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77505\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77505"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77505"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}