{"id":77528,"date":"2017-10-04T05:17:12","date_gmt":"2017-10-04T05:17:12","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/04\/lincoln-et-la-barbarie-americaine\/"},"modified":"2017-10-04T05:17:12","modified_gmt":"2017-10-04T05:17:12","slug":"lincoln-et-la-barbarie-americaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/04\/lincoln-et-la-barbarie-americaine\/","title":{"rendered":"Lincoln et la barbarie am\u00e9ricaine"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Lincoln et la barbarie am\u00e9ricaine<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Am\u00e9rique (voyez Louis-Ferdinand C\u00e9line) : la brutalit\u00e9 du pays, de sa population et de ses m&oelig;urs, la brutalit\u00e9 du terrain en fait ; la cruaut\u00e9 ensuite des contr\u00f4les et de cette police qui arrive \u00e0 tuer 1200 citoyens par an tout en en contr\u00f4lant six millions (l&rsquo;expression de camp de concentration \u00e9lectronique n&rsquo;est plus m\u00e9taphorique). C&rsquo;est la brutalit\u00e9 de la matrice US qui se r\u00e9pand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l&rsquo;Am\u00e9rique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carc\u00e9rale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents \u00e0 ceux de la d\u00e9pense militaire US dans le monde (42%), et ce n&rsquo;est certainement pas par hasard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0 ? J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 les historiens libertariens : Thomas di Lorenzo, auteur du vrai livre sur Lincoln (The Real Lincoln) ; Raph Raico, auteur du si pertinent Libertarian rebuttal (si vous voulez devenir un grand pr\u00e9sident, faites la guerre, et m\u00eame &ndash; dans le cas du Donald &ndash; faites le guignol) ; et deux recueils exceptionnels : Americas&rsquo; pyrrhic victories et Perpetual war for perpetual peace, tous disponibles gratuitement sur le site Mises.org. On ajoutera les Wizards of Ozymandia de Butler, qui montre (The Hitler Test) que les \u00e9tudiants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui pr\u00e9f\u00e8rent Hitler \u00e0 Jefferson. &Eacute;colo, v\u00e9g\u00e9tarien, europ\u00e9iste, r\u00e9glementateur, interventionniste, anti-tabac, obs\u00e9d\u00e9 de contr\u00f4le routier et de safe-sex, Hitler reste le mod\u00e8le \u00e0 suivre, y compris dans sa rage antirusse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On va citer Lincoln. Lui incarne la barbarie juridique am\u00e9ricaine, la rage de gagner n&rsquo;importe quelle guerre, y compris civile, \u00e0 n&rsquo;importe quel prix. Les rebelles furent \u00e9cras\u00e9s car ils n&rsquo;ob\u00e9issaient pas assez \u00e0 l&rsquo;Union et aux lois.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais voici pourquoi Lincoln est devenu fou du droit : l&rsquo;\u00e9tat de nature aux USA consiste \u00e0 exterminer rouges, blancs et noirs. Dans sa fameuse Lyceum Address, si souvent cit\u00e9e par Philippe Grasset \u00e0 propos du &laquo; suicide US &raquo;, voici ce qu&rsquo;il \u00e9crit des folles vagues de lynchages :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il serait fastidieux et inutile de raconter toutes ces horreurs. Celles qui se passent dans l&rsquo;&Eacute;tat du Mississippi et \u00e0 Saint-Louis sont peut-\u00eatre les plus dangereuses par leur exemple et r\u00e9voltantes pour l&rsquo;humanit\u00e9. Dans l&rsquo;affaire du Mississippi, ils ont d&rsquo;abord commenc\u00e9 par pendre les joueurs r\u00e9guliers ; un ensemble d&rsquo;hommes, n&rsquo;ayant pas, pour se nourrir, une profession tr\u00e8s utile ou tr\u00e8s honn\u00eate, mais qui, loin d&rsquo;\u00eatre interdits par les lois, sont en fait autoris\u00e9s \u00e0 agir ainsi par un acte de l&rsquo;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative, pass\u00e9 il y a un an seulement. Ensuite, des n\u00e8gres, soup\u00e7onn\u00e9s de conspirer pour fomenter une insurrection, furent pris et pendus dans tous les coins de l&rsquo;&Eacute;tat ; puis des hommes blancs, suppos\u00e9s \u00eatre li\u00e9s aux n\u00e8gres. Et, finalement, des \u00e9trangers, venant des &Eacute;tats voisins, y allant pour affaires, ont, dans de nombreux cas, subi le m\u00eame sort. Ainsi, se d\u00e9roula ce processus de pendaison, des joueurs aux n\u00e8gres, des n\u00e8gres aux citoyens blancs, et des blancs aux \u00e9trangers. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les hommes morts soient visibles partout, pendus aux branches des arbres de chaque c\u00f4t\u00e9 de la route, et en un nombre presque suffisant pour rivaliser avec la mousse espagnole native du pays, comme drapant la for\u00eat. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et on se plaint de la violence \u00e0 la t\u00e9l\u00e9&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le probl\u00e8me est celui-ci, la populace am\u00e9ricaine :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les r\u00e9cits d&rsquo;outrages commis par les foules constituent les nouvelles quotidiennes des temps. Ils ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 le pays, de la Nouvelle-Angleterre \u00e0 la Louisiane &ndash; ils ne sont ni propres aux neiges \u00e9ternelles de la Nouvelle-Angleterre, ni aux soleils br&ucirc;lants de la Louisiane &ndash;,&ndash;ils ne sont pas la cr\u00e9ature du climat &ndash; ils ne se limitent pas aux &Eacute;tats promouvant l&rsquo;esclavage, ni aux autres. De la m\u00eame mani\u00e8re, ils apparaissent parmi les ma&icirc;tres du Sud, chasseurs d&rsquo;esclaves pour le plaisir et parmi les citoyens du Nord aimant l&rsquo;ordre sur des terre aux habitudes r\u00e9guli\u00e8res. Quelle que soit leur cause, ils sont communs \u00e0 tout le pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si on se met \u00e0 lyncher aussi les Blancs&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes en 1850, douze ans apr\u00e8s le discours de Springfield. On va laisser la parole \u00e0 un certain Charles Dickens qui \u00e9crit dans ses si belles American notes, les petites annonces \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine. Et cela donne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Voici quelques sp\u00e9cimens de petites annonces publi\u00e9es dans les journaux publics. Il n&rsquo;y a que quatre ans que la plus ancienne d&rsquo;entre elles est apparue, et d&rsquo;autres de m\u00eame nature continuent \u00e0 \u00eatre publi\u00e9es tous les jours, par pages enti\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fuite, N\u00e9gresse Caroline. Avait un collier avec un clou retourn\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fuite, Femme noire, Betsy. Avait une barre de fer sur sa jambe droite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fuite, N\u00e8gre Manuel. Tr\u00e8s marqu\u00e9 par les fers.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fuite, N\u00e9gresse Fanny. Avait un collier de fer autour de son cou. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quatre pages comme \u00e7a&hellip; Dickens conclut, aussi pince-sans-rire que Philippe Grasset quand il parle des porte-avions US situ\u00e9s \u00e0 trois mille milles de leur cible :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je devrais dire, peut-\u00eatre, pour expliquer cette derni\u00e8re description que, parmi les autres b\u00e9n\u00e9dictions que l&rsquo;opinion publique assure aux Noirs, il y a la pratique courante de frapper leurs dents violemment, de leur faire porter des colliers de fer de jour comme de nuit et de les harceler avec des chiens, des pratiques presque trop ordinaires pour m\u00e9riter d&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9es. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quel humour&hellip; noir ! Et comme on sait aussi, le &laquo; collier \u00e9lectronique &raquo; a remplac\u00e9 le &laquo; collier de fer &raquo; pour un sixi\u00e8me des jeunes Noirs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lincoln rend ensuite compte de l&rsquo;atrocit\u00e9 suivante :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Pensez donc \u00e0 cette sc\u00e8ne horrible \u00e0 St. Louis. Une seule victime a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9e l\u00e0-bas. Son histoire est tr\u00e8s courte et elle est peut-\u00eatre la plus tragique, si quelque chose d&rsquo;aussi horrible a jamais pu exister dans la vie r\u00e9elle. Un homme mul\u00e2tre, nomm\u00e9 McIntosh, a \u00e9t\u00e9 saisi dans la rue, tra&icirc;n\u00e9 dans la banlieue de la ville, encha&icirc;n\u00e9 \u00e0 un arbre, et effectivement br&ucirc;l\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la mort. Le tout en une seule heure \u00e0 partir du moment o&ugrave; il \u00e9tait encore un homme libre, s&rsquo;occupait de ses affaires et \u00e9tait en paix avec le monde. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Revoyez le film <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Furie_(film,_1936)\">Furie<\/a> de Fritz Lang ou <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Nuit_du_chasseur\">La Nuit du chasseur<\/a> de Laughton ; ils \u00e9voquent aussi ces comportements, sans oublier l&rsquo;incident d&rsquo;Ox-Bow de William Wellmann.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Or tout cela permet \u00e0 mon sens de bien comprendre le fonctionnement de la diplomatie imp\u00e9riale am\u00e9ricaine. La diplomatie de Trump-Tillerson ou de Bush-Clinton repose aussi sur le lynchage, lynchage collectif des pr\u00e9sum\u00e9s &laquo; rogue states &raquo; isol\u00e9s, avec les vassaux europ\u00e9ens et les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zabulon\">Zabulon<\/a> de l&rsquo;Otan. Le Tillerson pr\u00e9tend aujourd&rsquo;hui lancer le monde contre l&rsquo;Iran apr\u00e8s la Cor\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donc on lynche l&rsquo;Am\u00e9rique centrale, l&rsquo;Irak, la Libye, la Syrie, la Cor\u00e9e en attendant l&rsquo;Iran, la Chine et la Russie, m\u00eame si nos missionnaires ont ici tendance \u00e0 faire du surplace&hellip; Mais la logique est celle de la foule des lyncheurs qui accusent sans preuve, se chauffent les uns les autres \u00e0 coups de Bible et de whisky, et ensuite exterminent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Malheureusement la r\u00e9ponse de Lincoln me fait peur. On l&rsquo;\u00e9coute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Que la r\u00e9v\u00e9rence aux lois soit murmur\u00e9e par chaque m\u00e8re am\u00e9ricaine \u00e0 son petit qui z\u00e9zaye et babille sur ses genoux ; qu&rsquo;elle soit enseign\u00e9e dans les \u00e9coles, les s\u00e9minaires, les universit\u00e9s ; qu&rsquo;elle soit \u00e9crite dans les premiers livres, les livres d&rsquo;orthographe, les almanachs ; qu&rsquo;elle soit pr\u00each\u00e9e depuis la chaire, proclam\u00e9e dans les assembl\u00e9es l\u00e9gislatives, et impos\u00e9e par les cours de justice. Et en bref, qu&rsquo;elle devienne la religion politique de la nation ; que vieux et jeunes, riches et pauvres, graves et joyeux, de tous sexes et de toutes langues, couleurs et conditions, se sacrifient sans rel\u00e2che sur ses autels. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On ne devrait pas avoir besoin de loi contre le lynchage, non ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est au nom de cette religion politique que Sherman va exterminer les sudistes, leurs femmes, leurs enfants, ravager et ruiner leurs terres. Et qu&rsquo;on va emprisonner trente-quatre millions d&rsquo;Am\u00e9ricains, pour des dur\u00e9es ind\u00e9termin\u00e9es, au cours des deux derniers si\u00e8cles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Apr\u00e8s notre barbu p\u00e8re fondateur va diviniser la loi :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Quand je r\u00e9clame avec tant de pressions un strict respect de toutes les lois, ne pensez pas que je veuille dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de mauvaise loi, ni que des probl\u00e8mes ne se posent pas, pour lesquels aucune disposition l\u00e9gale n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 prise &ndash;pour ne dire que cela. Je veux dire que de mauvaises lois, si elles existent, devraient \u00eatre abrog\u00e9es le plus t\u00f4t possible, mais si elles restent en vigueur, pour des raisons d&rsquo;exemple, elles devraient \u00eatre observ\u00e9es religieusement. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous vivons dans un monde gnostique d&rsquo;inspiration am\u00e9ricaine farci de lois, monde contre lequel nous mettait un garde un certain chinois nomm\u00e9 Lao Tse il y a plus de deux mille ans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Plus le roi multiplie les prohibitions et les d\u00e9fenses, et plus le peuple s&rsquo;appauvrit ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus le peuple a d&rsquo;instruments de lucre, et plus le royaume se trouble ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus le peuple a d&rsquo;adresse et d&rsquo;habilet\u00e9, et plus on le voit fabriquer des objets bizarres ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus les lois se manifestent, et plus les voleurs s&rsquo;accroissent. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;Am\u00e9rique avant la guerre de S\u00e9cession \u00e9tait un pays flanqu\u00e9 par la violence brute d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 (qu&rsquo;on ne limitera certainement pas \u00e0 l&rsquo;esclavage) et la d\u00e9mence juridique qui allait devenir une des manifestations de l&rsquo;effrayante \u00e9poque o&ugrave; nous vivons, marqu\u00e9e par le camp de concentration \u00e9voqu\u00e9 plus haut et le pr\u00e9sent permanent annonc\u00e9 par Koj\u00e8ve.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lincoln est contemporain de Beaumont, qui souligne ici :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a dans le caract\u00e8re de l&rsquo;Am\u00e9ricain un m\u00e9lange de violence et de froideur qui r\u00e9pand sur ses passions une teinte sombre et cruelle ; il ne c\u00e8de point, quand il se bat en duel, \u00e0 l&rsquo;entra&icirc;nement d&rsquo;un premier mouvement ; il calcule sa haine, il d\u00e9lib\u00e8re ses inimiti\u00e9s, et r\u00e9fl\u00e9chit ses vengeances.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On trouve, dans l&rsquo;Ouest, des &Eacute;tats demi-sauvages o&ugrave; le duel, par ses formes barbares, se rapproche de l&rsquo;assassinat ; et m\u00eame dans les &Eacute;tats du Sud, o&ugrave; les m&oelig;urs sont plus polies, on se bat bien moins pour l&rsquo;honneur que pour se tuer. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sur les Noirs et les Blancs, Beaumont ajoutait :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;est assur\u00e9ment un fait \u00e9trange de voir tant de servitude au milieu de tant de libert\u00e9 : mais ce qui est peut-\u00eatre plus extraordinaire encore, c&rsquo;est la violence du pr\u00e9jug\u00e9 qui s\u00e9pare la race des esclaves de celle des hommes libres, c&rsquo;est-\u00e0-dire les n\u00e8gres des blancs. La soci\u00e9t\u00e9 des &Eacute;tats-Unis fournit, pour l&rsquo;\u00e9tude de ce pr\u00e9jug\u00e9, un double \u00e9l\u00e9ment qu&rsquo;on trouverait difficilement ailleurs. La servitude r\u00e8gne au sud de ce pays, dont le nord n&rsquo;a plus d&rsquo;esclaves. On voit dans les &Eacute;tats m\u00e9ridionaux les plaies que fait l&rsquo;esclavage pendant qu&rsquo;il est en vigueur, et, dans le Nord, les cons\u00e9quences de la servitude apr\u00e8s qu&rsquo;elle a cess\u00e9 d&rsquo;exister. Esclaves ou libres, les n\u00e8gres forment partout un autre peuple que les blancs. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laissons les Noirs&hellip; Car sur la barbarie juridique am\u00e9ricaine, Gustave de Beaumont n&rsquo;\u00e9tait pas en reste avec son compagnon Tocqueville :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Voyant qu&rsquo;ils n&rsquo;obtenaient rien par l&rsquo;adresse et la ruse, les Am\u00e9ricains ont eu recours \u00e0 la violence. Non \u00e0 la violence des armes, mais \u00e0 celle des d\u00e9crets ; car ce peuple, faiseur de lois, plac\u00e9 en face de sauvages ignorants, leur livre une guerre de procureur ; et, comme pour couvrir son iniquit\u00e9 d&rsquo;un simulacre de justice, les expulse des lieux par acte en bonne forme. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville disait lui :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les Espagnols&hellip; n&rsquo;ont pu parvenir \u00e0 exterminer la race indienne, ni m\u00eame \u00e0 l&#8217;emp\u00eacher de partager leurs droits ; les Am\u00e9ricains des &Eacute;tats-Unis ont atteint ce double r\u00e9sultat avec une merveilleuse facilit\u00e9, tranquillement, l\u00e9galement, sans r\u00e9pandre de sang, sans violer un seul des grands principes de la morale aux yeux du monde. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au nom de cette morale, on sait ce qui se pr\u00e9pare.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Bibliographie<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Gustave de Beaumont &ndash; Marie (abu.cnam.fr)<\/p>\n<p>Nicolas Bonnal &ndash; Chroniques sur la fin de l&rsquo;Histoire ; C\u00e9line, le pacifiste enrag\u00e9 (Kindle)<\/p>\n<p>Charles Dickens &ndash; American notes (archive.org)<\/p>\n<p>Lao Tse &ndash; Tao Te King, &sect;57<\/p>\n<p>Abraham Lincoln, the Lyceum Address &ndash; The Perpetuation of Our Political Institutions &ndash; Address before the Young Men&rsquo;s Lyceum of Springfield, Illinois<\/p>\n<p>January 27, 1838<\/p>\n<p>Tocqueville, de la d\u00e9mocratie en Am\u00e9rique I &ndash; 2\u00e8me partie, chapitre X (races)<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lincoln et la barbarie am\u00e9ricaine Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Am\u00e9rique (voyez Louis-Ferdinand C\u00e9line) : la brutalit\u00e9 du pays, de sa population et de ses m&oelig;urs, la brutalit\u00e9 du terrain en fait ; la cruaut\u00e9 ensuite des contr\u00f4les et de cette police qui arrive \u00e0 tuer 1200 citoyens par an tout en&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[2631,3940,2645,11661,7351,13471,3424,2949,3098],"class_list":["post-77528","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-de","tag-dickens","tag-guerre","tag-legalisme","tag-lynch","tag-negre","tag-racisme","tag-secession","tag-tocqueville"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77528","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77528"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77528\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77528"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77528"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77528"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}