{"id":77551,"date":"2017-10-17T12:45:45","date_gmt":"2017-10-17T12:45:45","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/17\/crises-sans-fin-et-tourbillonnantes\/"},"modified":"2017-10-17T12:45:45","modified_gmt":"2017-10-17T12:45:45","slug":"crises-sans-fin-et-tourbillonnantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/17\/crises-sans-fin-et-tourbillonnantes\/","title":{"rendered":"Crises sans fin et tourbillonnantes&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Crises sans fin et tourbillonnantes&#8230;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>17 octobre 2017 &ndash; Puisqu&rsquo;on date les premi\u00e8res secousses \u00e0 ao&ucirc;t-septembre 2007, on peut dire que la derni\u00e8re grande crise financi\u00e8re a dix ans cette ann\u00e9e et cette saison. Cela a-t-il une signification ? En d&rsquo;autres termes, la crise de 2007-2008, <strong>avec son premier paroxysme \u00e0 l&rsquo;automne 2008<\/strong>, s&rsquo;est-elle vraiment arr\u00eat\u00e9e ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Depuis 2007-2008, on conna&icirc;t r\u00e9guli\u00e8rement des crises financi\u00e8res parcellaires dans des zones diff\u00e9rentes, selon des circonstances diff\u00e9rentes, comme des r\u00e9pliques d&rsquo;une secousse principale, celle qu&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cue ou celle qui est \u00e0 venir. <strong>L&rsquo;interf\u00e9rence avec les autres crises est importante, sinon grandissante, au point o&ugrave; nous avons introduit le concept de \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb en juillet 2015<\/strong>. (Voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/une-sequence-no-future-du-tourbillon-crisique\">10 juillet 2015<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/vertigo\">13 juillet 2015<\/a>.) Nous mettions alors dans une m\u00eame dynamique, avec la crise grecque comme \u00e9pisode financier, d&rsquo;autres crises d&rsquo;autres types, &ndash; Ukraine, Syrie, <em>krach <\/em>chinois, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La communication, \u00e9galement, n&rsquo;a pas ch\u00f4m\u00e9 pour ce qui concerne les pr\u00e9visions de crise, de ce qui continue d&rsquo;\u00eatre appel\u00e9 \u00ab\u00a0une nouvelle crise financi\u00e8re\u00a0\u00bb. Tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement des alertes sont lanc\u00e9es, qui constituent finalement une rubrique tr\u00e8s riche de prospectives en g\u00e9n\u00e9ral sans suite dans le domaine de la crisologie, qui est le domaine d&rsquo;\u00e9lection et de pr\u00e9dilection de notre site <em>dedefensa.org<\/em>. Pour mieux amorcer notre propos, nous pr\u00e9sentons une rapide interview d&rsquo;un auteur allemand, Ernst Wolff, interrog\u00e9 par <em>Spoutnik<\/em>-fran\u00e7ais \u00e0 propos de son livre &laquo; <em>Le tsunami financier ou comment le syst\u00e8me financier nous menace tous<\/em> &raquo;. Le texte de cette interview a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le <a href=\"https:\/\/fr.sputniknews.com\/international\/201710111033416991-tsunami-systeme-financier\/\">11 octobre 2017<\/a> en fran\u00e7ais et le <a href=\"https:\/\/sputniknews.com\/analysis\/201710121058158469-financial-tsunami-global-system\/\">12 octobre 2017<\/a> en anglais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Ernst Wolff, sp\u00e9cialiste de la finance et auteur de best-sellers remarqu\u00e9s par le magazine Der Spiegel, d\u00e9crit de mani\u00e8re tr\u00e8s simple et compr\u00e9hensible comment la branche financi\u00e8re s&rsquo;est transform\u00e9e en principale force motrice de l&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.sputniknews.com\/search\/?query=%C3%A9conomie+mondiale\">\u00e9conomie mondiale<\/a>, dans son nouveau livre &laquo; Le tsunami financier ou comment le syst\u00e8me financier nous menace tous &raquo;. Il compare le syst\u00e8me financier \u00e0 un patient<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Le patient a environ 75 ans. Notre syst\u00e8me financier, en principe, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 aux USA, plus exactement \u00e0 Bretton Woods en 1944. Et le patient conna&icirc;t de plus en plus de difficult\u00e9s car un jour, en 1998, il a d\u00e9j\u00e0 failli mourir, puis une autre fois en 2007\/2008. Depuis la<\/em> <em>deuxi\u00e8me crise il est maintenu en vie de mani\u00e8re artificielle.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;expert le syst\u00e8me financier est actuellement au service de r\u00e9animation. Dans son livre, l&rsquo;auteur se plonge assez profond\u00e9ment dans l&rsquo;histoire. Pourquoi les d\u00e9cisions prises par des banquiers il y a cent ans restent-elles aujourd&rsquo;hui d&rsquo;actualit\u00e9 ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0De nombreuses personnes ignorent encore aujourd&rsquo;hui que la Fed n&rsquo;est pas une institution publique : elle est entre des mains priv\u00e9es. C&rsquo;est un cartel bancaire contr\u00f4l\u00e9 par plusieurs grandes familles tr\u00e8s riches. Ce fait a \u00e9t\u00e9 obstin\u00e9ment pass\u00e9 sous silence au cours de l&rsquo;histoire.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Selon l&rsquo;interlocuteur de Sputnik, les guerres ont toujours contribu\u00e9 \u00e0 la croissance \u00e9conomique. Exemple : apr\u00e8s les guerres men\u00e9es par les USA, ce sont les compagnies am\u00e9ricaines qui sont responsables de la reconstruction ou les compagnies qui ont coop\u00e9r\u00e9 avec les vainqueurs<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Se souvenant du Plan Marshall, Ernst Wolff explique qu&rsquo;il \u00e9tait tout sauf un projet d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. \u00ab\u00a0Il a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re op\u00e9ration gigantesque de redistribution d&rsquo;argent des contribuables entre les groupes am\u00e9ricains. L&rsquo;argent envoy\u00e9 en Allemagne \u00e9tait l&rsquo;argent des contribuables, et il \u00e9tait allou\u00e9 \u00e0 condition que ce soient les compagnies am\u00e9ricaines qui re\u00e7oivent les commandes. Le conte de f\u00e9es selon lequel le Plan Marshall \u00e9tait une grande action caritative des USA est aussi mensonger que l&rsquo;affirmation de monsieur Sch&auml;uble, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, selon laquelle l&rsquo;argent accord\u00e9 \u00e0 la Gr\u00e8ce \u00e9tait une aide\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Alors que le dollar continue de jouer un r\u00f4le clef dans l&rsquo;\u00e9conomie mondiale, il traverse une p\u00e9riode difficile parce que les USA eux-m\u00eames vivent une p\u00e9riode difficile, estime l&rsquo;expert.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Ils<\/em> (les USA, ndlr) <em>ont d\u00e9sormais de puissants concurrents sur le march\u00e9 mondial, avant tout la Chine. Mais il faut du temps pour que le changement de la principale monnaie mondiale se produise. Ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 tourn\u00e9 le dos au dollar ont pay\u00e9 le prix fort. Saddam Hussein fut le premier \u00e0 avoir tent\u00e9 de vendre son p\u00e9trole en euros &mdash; et il a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9. Puis c&rsquo;est Mouammar Kadhafi qui a essay\u00e9 de faire la m\u00eame chose, et nous savons comme il a fini. Le conflit avec l&rsquo;Iran a commenc\u00e9 apr\u00e8s que T\u00e9h\u00e9ran a annonc\u00e9 son intention de vendre son p\u00e9trole en euros. Ces derniers temps nous assistons \u00e0 un conflit similaire avec le Venezuela\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Ernst Wolff. Ainsi selon lui, l&rsquo;\u00e8re du dollar n&rsquo;est pas encore termin\u00e9e, mais elle touche \u00e0 sa fin<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9conomie financi\u00e8re est infiniment plus grande que l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle, et elle s&rsquo;en est compl\u00e8tement d\u00e9tach\u00e9e. Pourtant, elle ne produit aucune valeur. Ces 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, elle s&rsquo;est transform\u00e9e en &lsquo;casino&rsquo; gigantesque o&ugrave; l&rsquo;argent se d\u00e9place en faisant des allers-retours.\u00a0\u00bb <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Le travail de monsieur Wolff est donc s\u00e9rieux, il est l&rsquo;objet d&rsquo;un livre promis \u00e0 une bonne vente, et l&rsquo;auteur est interview\u00e9 sur des m\u00e9dias de grande diffusion. Ce que nous entendons illustrer en publiant cette analyse pr\u00e9visionniste, c&rsquo;est la permanence des prospectives catastrophistes (selon la conception aujourd&rsquo;hui dominante dans la communication du catastrophisme) fortement document\u00e9es et convaincantes, et toujours prises au s\u00e9rieux sans gu\u00e8re de contestation malgr\u00e9 les erreurs r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de la prospective depuis 2007-2008.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend alors qu&rsquo;<strong>il n&rsquo;est en aucune fa\u00e7on question, dans notre chef, de pr\u00e9senter un \u00ab\u00a0mod\u00e8le\u00a0\u00bb, de le critiquer ou de le faire n\u00f4tre, ni de susciter un d\u00e9bat \u00e0 cet \u00e9gard<\/strong> (Dieu nous en pr\u00e9serve). Il s&rsquo;agit d&rsquo;illustrer la puissance d&rsquo;un courant prospectif de communication qui tend \u00e0 garder \u00ab\u00a0la crise en vie\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au prochain paroxysme, ce qui est paradoxalement ou symboliquement exprim\u00e9 par la remarque de Wolff sur le syst\u00e8me financier qui, &laquo; [d]<em>epuis la<\/em> <em>deuxi\u00e8me crise est maintenu en vie de mani\u00e8re artificielle &raquo;. <\/em>En fait, il faudrait dire que \u00ab\u00a0depuis la &lsquo;deuxi\u00e8me crise&rsquo; de 2007-2008, <strong>la crise financi\u00e8re est maintenue en vie de mani\u00e8re artificielle\u00a0\u00bb, notamment et puissamment par la communication prospective<\/strong>, en attendant le prochain paroxysme qui montrera que l&rsquo;artificialit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un moyen de pr\u00e9parer la renaissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La communication, au niveau de la prospective, contribue en effet puissamment \u00e0 cette \u00ab\u00a0survie artificielle\u00a0\u00bb de la crise, en pr\u00e9voyant en permanence un nouveau paroxysme. Le paradoxe de cette communication prospective, <strong>c&rsquo;est que plus la prospective se trompe, plus elle s&rsquo;ent\u00eate et s&rsquo;affirme, plus elle renforce la conservation de la crise \u00ab\u00a0en \u00e9tat de survie artificielle\u00a0\u00bb<\/strong>&#8230; Ce qui importe, ce n&rsquo;est pas de faire une bonne prospective mais de continuer \u00e0 produire de la prospective, entretenant ainsi la latence de la crise \u00e0 venir dans la psychologie collective et dans nos psychologies individuelles \u00e0 la fois. Nous vivons sous le r\u00e9gime du \u00ab\u00a0ce n&rsquo;est plus la question du &lsquo;si&rsquo; mais la question du &lsquo;quand'\u00a0\u00bb, parce que nous avons arbitrairement, &ndash; <strong>mais intuitivement \u00e0 juste titre selon nous<\/strong>, &ndash; tranch\u00e9 sur le fait que telle crise, comme toute crise \u00e0 venir, y compris la Grande Crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, est in\u00e9luctable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est de cette fa\u00e7on qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, dans notre \u00e9poque \u00e0 la fois crisique et eschatologique, <strong>les crises ne peuvent pas se r\u00e9soudre ni \u00eatre r\u00e9solue, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elles ne peuvent pas mourir<\/strong>. De ce point de vue, la \u00ab\u00a0crise financi\u00e8re\u00a0\u00bb continue \u00e0 survivre en r\u00e9gime discret ou \u00ab\u00a0furtif\u00a0\u00bb (disons <em>stealth capacity<\/em>), notamment au travers de la communication qui ne cesse d&rsquo;entretenir la perspective de sa renaissance en paroxysmes. Dans ce cas et dans ce cadre, peu nous chaut que les pr\u00e9visions et prospectives soient d\u00e9menties : ce qui importe <strong>n&rsquo;est pas ce qu&rsquo;on voit dans la boule de cristal mais la pr\u00e9sence d&rsquo;innombrables boules de cristal<\/strong> qui, continuellement, emp\u00eachent les quilles du jeu de bowling de la finance de se remettre en place.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Etat crisique maximum depuis \u00ab\u00a011\/9 et 9\/11\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Depuis disons \u00ab\u00a011\/9 et 9\/11\u00a0\u00bb pour faire une formule, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire depuis le 9 novembre 1989 (chute du Mur) et, en surench\u00e8re d\u00e9cisive et sans retour, depuis le 11 septembre 2001 (attaque des <em>Twin Towers<\/em>), &ndash; le masque est tomb\u00e9 comme l&rsquo;on dit. On sait ce qu&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;ontologie de la modernit\u00e9, parfaitement d\u00e9crite par le paradoxe grin\u00e7ant, s\u00e9mantiquement et du point de vue de la symbolique de communication, de la postmodernit\u00e9. Retrouvant directement sa g\u00e9n\u00e9alogie du \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-dechainement-de-la-matiere\">d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re<\/a>\u00ab\u00a0, la modernit\u00e9, m\u00eame si elle tente de se maquiller en n\u00e9o\/ultra-lib\u00e9ralisme, en \u00ab\u00a0chaos-cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb, en progressisme-soci\u00e9tal et autres \u00e9tiquettes postmoderne et arc-en-ciel figurant dans notre philosophie-<em>DisneyWorld<\/em>, la modernit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le donc sous la forme op\u00e9rationnelle d&rsquo;une machinerie monstrueuse (le Syst\u00e8me) dont <strong>l&rsquo;objectif direct, av\u00e9r\u00e9, final, n\u00e9cessaire et absolument pressant d\u00e9sormais, est l&rsquo;entropisation du monde par d\u00e9structuration et dissolution<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour cela, la modernit\u00e9 (le Syst\u00e8me) d\u00e9ploie une dynamique de surpuissance (dont nous comprenons de plus en plus qu&rsquo;elle est <strong>la seule arme disponible pour la combattre elle-m\u00eame, en \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/resistance-autodestruction-1\">faisant <em>a\u00efkido<\/em><\/a>\u00a0\u00bb et en transformant cette surpuissance en autodestruction<\/strong>). Cette dynamique de surpuissance s&rsquo;exprime op\u00e9rationnellement par une activit\u00e9 crisique permanente, le Temps lui-m\u00eame \u00e9tant convoqu\u00e9 pour se contracter d\u00e9cisivement. Notre fonction est, au contraire de nous opposer directement \u00e0 ce qui ne peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9, au contraire de chercher \u00e0 r\u00e9duire les crises comme on pr\u00e9tend \u00e9teindre un incendie inarr\u00eatable, de pousser les crises en avant jusqu&rsquo;\u00e0 la transmutation de la surpuissance en autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(On peut utiliser notre analogie favorite du contrefeu : au lieu de lutter directement et sans espoir contre l&rsquo;\u00e9norme incendie principal d&rsquo;une for\u00eat en \u00e9tat de s\u00e9cheresse et par fort vent, on proc\u00e8de en allumant partout devant lui des incendies contr\u00f4lables de type \u00ab\u00a0contre-feu\u00a0\u00bb pour qu&rsquo;il rencontre un territoire d\u00e9j\u00e0 br&ucirc;l\u00e9, sans plus rien pour l&rsquo;alimenter, pour qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9teigne, qu&rsquo;il s&rsquo;effondre de lui-m\u00eame, &ndash; qu&rsquo;il s&rsquo;effondre comme le Syst\u00e8me lui-m\u00eame doit s&rsquo;effondrer, effectivement victime de sa surpuissance.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p><strong>Notre fonction principale est donc d&rsquo;entretenir les crises<\/strong>&#8230; Nous disons \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb, etc., comme si nous \u00e9tions les strat\u00e8ges et les inspirateurs de la chose&#8230; Il s&rsquo;agit de figures de style, car la source de cette activit\u00e9 d&rsquo;entretien des crises pour transmuter la surpuissance en autodestruction peut difficilement \u00eatre identifi\u00e9e parmi les communaut\u00e9s humaines marqu\u00e9es par le d\u00e9sordre, la confusion, l&rsquo;incompr\u00e9hension des enjeux, l&rsquo;abaissement extraordinaire du niveau de la culture, du caract\u00e8re, de l&rsquo;intuition, avec la chute dans le d\u00e9sordre soci\u00e9tal marquant la folie qui gagne les esprits. La puissante strat\u00e9gie de r\u00e9sistance jusqu&rsquo;\u00e0 retourner la situation est donc d&rsquo;une origine myst\u00e9rieuse, qu&rsquo;il est hors de notre capacit\u00e9 d&rsquo;identifier, mais qui a <strong>parfaitement compris, elle, que la r\u00e9sistance passait par le formatage des \u00e9v\u00e9nements en une constante crisique<\/strong>. Notre sentiment est que la forme du \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb que nous avons atteinte serait bien <strong>la formule d\u00e9cisive constituant l&rsquo;outil principal de la r\u00e9sistance par l&rsquo;effet du maintien de la tension crisique<\/strong> ; parce que cette tension ne cesse d&rsquo;alimenter et d&rsquo;exacerber la surpuissance du Syst\u00e8me jusqu&rsquo;\u00e0 sa transmutation en autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;observation montre que non seulement les crises sont sans fin depuis pr\u00e8s d&rsquo;un quart de si\u00e8cle, mais qu&rsquo;en plus elles sont priv\u00e9es de sens (ceci expliquant cela et ce rapport allant de soi). <strong>C&rsquo;est la logique m\u00eame du sch\u00e9ma surpuissance-autodestruction<\/strong>. Si l&rsquo;on observe les crises au Moyen-Orient depuis 11\/9 et surtout depuis 9\/11, elles ont toutes la m\u00eame origine qui est le centre principal de production de surpuissance du Syst\u00e8me (les USA) et elles apparaissent quand elles sont consid\u00e9r\u00e9es sur ce long terme comme compl\u00e8tement d\u00e9pourvues de sens, et d&rsquo;ailleurs continuant sans fin leur cycle insens\u00e9. (Ce que William Pfaff avait intuitivement compris <strong>en qualifiant de \u00ab\u00a0<em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/1992-la-crise-americaine-post-guerre-froide\">Burlesque of Empire<\/a><\/em>\u00ab\u00a0<\/strong> les plans de \u00ab\u00a0domination mondiale\u00a0\u00bb de Wolfowitz et du Pentagone \u00ab\u00a0fuit\u00e9s\u00a0\u00bb vers le New York <em>Times <\/em>en mars 1992 et consid\u00e9r\u00e9s depuis par tout ce qui se juge un peu vite antiSyst\u00e8me comme la Bible du complot universel du Syst\u00e8me.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans la p\u00e9riode 1973-1979, ou dans la p\u00e9riode 1989-2001, les USA dominaient le Moyen-Orient, plus intelligemment et efficacement que jamais. Depuis, ils n&rsquo;ont eu de cesse de r\u00e9duire cette domination en chaos, une entropisation grandissante, selon l&rsquo;\u00e9quation surpuissance-autodestruction, allant jusqu&rsquo;\u00e0 ouvrir la porte au retour comme \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;une tentative de stabilisation de la Russie conduit \u00e0 la renaissance apr\u00e8s sa pulv\u00e9risation sous la forme de l&rsquo;URSS ; ou bien, ces m\u00eames USA ne cessant de renforcer par cette strat\u00e9gie nihiliste, cette Strat\u00e9gie-du-Rien, la position de leur plus grand ennemi r\u00e9gional, l&rsquo;Iran. <strong>La th\u00e8se du \u00ab\u00a0chaos cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb qui ne cesse de ravir les beaux esprits est bonne dans le seul sens qui lui vaille, qui est compl\u00e8te absence de sens<\/strong> : \u00ab\u00a0chaos cr\u00e9ateur d&rsquo;entropisation\u00a0\u00bb qui finit par se d\u00e9vorer lui-m\u00eame, et qui finit par d\u00e9vorer en priorit\u00e9 le cr\u00e9ateur de chaos.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le m\u00eame sch\u00e9ma se renouvelle partout, par exemple en Europe, notamment avec la crise autodestructrice de l&rsquo;Ukraine entr\u00e9e en \u00ab\u00a0survie artificielle\u00a0\u00bb, amorphe dans le mode <em>stealthy<\/em> avec une lente autodestruction ; cette crise suscit\u00e9e et chapeaut\u00e9e notamment par l&rsquo;organisation surpuissante-autodestructrice de l&rsquo;OTAN, qui entretient partout la tension comme si elle avait de tr\u00e8s puissants moyens, et cette tension d\u00e9vorant ses propres moyens, donc sa propre substance. (Une appr\u00e9ciation raisonnable des capacit\u00e9s actuelles de l&rsquo;OTAN avec sa formidable extension territoriale, face \u00e0 une Russie qui a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e par toutes ces crises \u00e0 mettre en place un formidable outil politico-militaire, c&rsquo;est que l&rsquo;OTAN n&rsquo;a plus aucune capacit\u00e9 militaire pouvant figurer ni opposer la moindre r\u00e9sistance s\u00e9rieuse aux forces russes si besoin en \u00e9tait.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans ce contexte si \u00e9vident, le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb qui s&rsquo;est form\u00e9 \u00e0 partir de 2013-2014 \u00e0 partir du sch\u00e9ma interm\u00e9diaire <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-la-chaine-crisique-au-temps-crisique\">de la \u00ab\u00a0cha&icirc;ne crisique\u00a0\u00bb<\/a> identifi\u00e9e avec le \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-la-chaine-crisique-ddecrisis\">printemps arabe<\/a>\u00a0\u00bb est <strong>ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui lie toutes les crises entre elles, les alimentant par la seule dynamique de la surpuissance<\/strong> dont on attend que leur accumulation finira par faire basculer cette surpuissance, selon le principe de \u00ab\u00a0faire <em>a\u00efkido<\/em>\u00a0\u00bb puisque la surpuissance se transmue en autodestruction. Le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb abandonne la logique conjoncturelle, sp\u00e9cifique, etc., qu&rsquo;on identifiait dans la cha&icirc;ne crisique liant entre elles des crises de m\u00eame origine ou de m\u00eame nature&#8230; <strong>Cette absence de sp\u00e9cificit\u00e9 permet la multiplication des crises, dans tous les domaines puisque les domaines ne sont plus une condition ou un obstacle \u00e0 un d\u00e9veloppement crisique s\u00e9rieux<\/strong>, notamment avec le d\u00e9veloppement extraordinairement puissant du soci\u00e9tal et de la symbolique de communication qui va avec. (L&rsquo;actuelle crise aux USA se d\u00e9roule essentiellement dans ce champ, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;abattre des statues, de voir des joueurs de football am\u00e9ricain refuser de saluer le drapeau, de d\u00e9busquer un monstrueux pr\u00e9dateur sexuel dans le chef du principal donateur du parti d\u00e9mocrate progressiste-soci\u00e9tal \u00e0 Hollywood, et dictateur de cette citadelle du progressisme-soci\u00e9tal qu&rsquo;est Hollywood. <strong>Cette crise-fantoche menace pourtant d&rsquo;effondrement l&rsquo;\u00e9difice entier du pouvoir de \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb<\/strong>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb emprisonne toutes les crises entre elles selon la seule r\u00e9f\u00e9rence du fait crisique et en aucun cas selon le contenu et le moteur de la crise. Le fait crisique devient l&rsquo;essentialit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne, un <strong>mod\u00e8le parfait d&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui ne s&rsquo;inqui\u00e8te plus des situations politiques, g\u00e9opolitiques, financi\u00e8res et \u00e9conomiques, etc., ni de la moindre rationalit\u00e9 \u00e0 ce propos<\/strong>. Ainsi voit-on des crises se d\u00e9velopper en Ukraine et en Syrie sans la moindre retenue au risque d&rsquo;un affrontement direct entre les deux grandes puissances nucl\u00e9aires strat\u00e9giques, &ndash; risque impensable pendant le Guerre froide, &ndash; puis s&rsquo;apaiser temporairement sans aucune pr\u00e9occupation de l&#8217;emp\u00eacher pour un prochain paroxysme.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Par la forme et la dynamique qu&rsquo;on a d\u00e9crites de diverses fa\u00e7ons ci-dessus et dans les r\u00e9f\u00e9rences que nous donnons, le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb est id\u00e9alement constitu\u00e9 pour sauvegarder toutes les crises qu&rsquo;il incorpore et absorbe <strong>en leur \u00f4tant tout sens politique, strat\u00e9gique, culturel, soci\u00e9tal, etc., sinon pour s&rsquo;en servir comme outils du ph\u00e9nom\u00e8ne, et les emp\u00eachant ainsi de se terminer<\/strong>. Lorsque nous parlons de priver ou d&rsquo;\u00f4ter tout sens aux crises, nous parlons d&rsquo;un sens v\u00e9ridique et nullement d&rsquo;un simulacre de communication : <strong>ces crises n&rsquo;ont aucun sens notamment parce qu&rsquo;elles sont provoqu\u00e9es sans raison \u00e9vidente, fondamentale<\/strong>, par des interventions chaotiques comme selon des strat\u00e9gies qui n&rsquo;ont pas de but identifi\u00e9 et qui n&rsquo;ont comme effet que de semer d\u00e9sordre et chaos.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;id\u00e9e, &ndash; toujours elle, &ndash; du \u00ab\u00a0chaos cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb volontairement provoqu\u00e9 est l&rsquo;un des principaux aliments d&rsquo;une crise priv\u00e9e de sens qui doit \u00eatre saisie par le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb, qui passe ainsi de la fonction de manipulatrice \u00e0 celle de manipul\u00e9e, qui permet ainsi de d\u00e9jouer l&rsquo;intention diabolique du \u00ab\u00a0chaos cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb en se retournant contre le \u00ab\u00a0cr\u00e9ateur du &lsquo;chaos cr\u00e9ateur'\u00a0\u00bb, comme vu pr\u00e9c\u00e9demment dans une autre occurrence. Ainsi parlerions-nous de \u00ab\u00a0l&rsquo;absence de sens fondamental\u00a0\u00bb des crises, qui permet \u00e0 ces crises de se d\u00e9velopper et de durer. Ces crises connaissent m\u00eame des paroxysmes \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, ce qui montre bien qu&rsquo;elles n&rsquo;ont aucun sens : <strong>elles n&rsquo;ont absolument pas la g\u00e9ographie psychologique de la mont\u00e9e jusqu&rsquo;au paroxysme [jusqu&rsquo;\u00e0 un seul paroxysme], \u00e0 partir duquel la crise se d\u00e9noue n\u00e9cessairement<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\u00ab\u00a0L&rsquo;absence de sens fondamental\u00a0\u00bb des crises est une mesure conservatoire fondamentale des crises, impos\u00e9e par le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb et maintenue gr\u00e2ce \u00e0 lui. Sa dynamique tourbillonnaire conduit \u00e0 ne plus s&rsquo;interroger sur le sens de la crise, ni sur la n\u00e9cessit\u00e9 du sens. La crise existe sans n\u00e9cessit\u00e9 de sens et se trouve justifi\u00e9e par la seule dynamique tourbillonnaire. <strong>Ainsi son existence se trouve-t-elle verrouill\u00e9e <\/strong>: vous ne pouvez terminer quelque chose qui n&rsquo;a aucun sens, quelque chose qui a d\u00e9marr\u00e9 sans avoir le moindre sens, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans but \u00e0 atteindre, sans revendication fond\u00e9e, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\u00ab\u00a0Crises sans fin\u00a0\u00bb par cons\u00e9quent, comme l&rsquo;indique le titre, mais \u00ab\u00a0sans fin\u00a0\u00bb dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Nous voulons dire que les crises que nous voyons actuellement, qui ont un r\u00f4le d&rsquo;accompagnement et de renforcement du \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb tout en y \u00e9tant int\u00e9gr\u00e9es, ne cesseront pas tant que le Syst\u00e8me ne se sera pas effondr\u00e9. <strong>Il est entendu que leur r\u00f4le, dans le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb, est d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer ce processus d&rsquo;effondrement et elles cesseront avec lui<\/strong>. Par exemple, l&rsquo;une de nos hypoth\u00e8ses les plus appuy\u00e9es, &ndash; on ne peut que s&rsquo;en tenir aux hypoth\u00e8ses, &ndash; est que l&rsquo;effondrement des USA, par quelque voie que ce soit, notamment l&rsquo;\u00e9clatement et la s\u00e9cession, pourrait constituer le r\u00e2le ultime de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me \u00e0 cause de la disparition de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment de fascination des psychologies (l&rsquo;<em>American Dream<\/em>) agissant au b\u00e9n\u00e9fice de la modernit\u00e9. Un tel \u00e9v\u00e9nement, s&rsquo;il a effectivement la puissance que nous lui pr\u00eatons, entra&icirc;nera la suspension de toutes les crises qui \u00e9voluent dans le \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb, ne serait-ce que par disparition de ce \u00ab\u00a0tourbillon\u00a0\u00bb dans sa fonction antiSyst\u00e8me fondamentale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est une hypoth\u00e8se parmi d&rsquo;autres, comme il y a une prospective parmi d&rsquo;autres pour annoncer un nouveau paroxysme de la crise financi\u00e8re. <strong>Qu&rsquo;importe la justesse de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre, ou sa faillibilit\u00e9<\/strong>. L&rsquo;essentiel est bien le maintien de cette tension, pour entretenir la Grande Crise G\u00e9n\u00e9rale jusqu&rsquo;\u00e0 son effondrement par autodestruction.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Crises sans fin et tourbillonnantes&#8230; 17 octobre 2017 &ndash; Puisqu&rsquo;on date les premi\u00e8res secousses \u00e0 ao&ucirc;t-septembre 2007, on peut dire que la derni\u00e8re grande crise financi\u00e8re a dix ans cette ann\u00e9e et cette saison. Cela a-t-il une signification ? En d&rsquo;autres termes, la crise de 2007-2008, avec son premier paroxysme \u00e0 l&rsquo;automne 2008, s&rsquo;est-elle vraiment&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4270,13521,8294,13522,2631,13518,7709,13520,11131,12735,1025,13519],"class_list":["post-77551","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-autodestruction","tag-boule","tag-crisique","tag-cristal","tag-de","tag-ernst","tag-financier","tag-prospectives","tag-surpuissance","tag-tourbillon","tag-tsunami","tag-wolff"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77551","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77551"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77551\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77551"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77551"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77551"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}