{"id":77571,"date":"2017-10-27T16:32:55","date_gmt":"2017-10-27T16:32:55","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/27\/de-gaulle-actuel\/"},"modified":"2017-10-27T16:32:55","modified_gmt":"2017-10-27T16:32:55","slug":"de-gaulle-actuel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/10\/27\/de-gaulle-actuel\/","title":{"rendered":"De Gaulle actuel"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">De Gaulle actuel<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>27 octobre 2017 &ndash; Je me suis <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-gaulle-roosevelt-et-lamgot\">d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9<\/a>, alors que j&rsquo;\u00e9tais en cours de lecture, au livre d&rsquo;Eric Branca, <em>L&rsquo;ami am\u00e9ricain, Washington contre de Gaulle, 1940-1969<\/em>. J&rsquo;y reviens, pour un aspect que je trouve d&rsquo;un particulier int\u00e9r\u00eat, et que je prolongerai plus tard sur un autre sujet. Il s&rsquo;agit du d\u00e9part du pr\u00e9sident de Gaulle, en avril 1969, \u00e0 la suite du r\u00e9sultat n\u00e9gatif du r\u00e9f\u00e9rendum sur la participation, tout cela encha&icirc;nant sur la terrible p\u00e9riode de mai 1968, ce \u00ab\u00a0Mai\u00a0\u00bb que notre actuel pr\u00e9sident aimerait tant comm\u00e9morer selon l&rsquo;esprit de Notre-Temps, o&ugrave; tout ce qui est inversion est bon \u00e0 prendre. Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;une note que Branca introduit, qui contient des pr\u00e9cisions qui sont pour moi in\u00e9dites, par manque d&rsquo;attention, ou d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pendant une certaine p\u00e9riode, pour les divers documents publi\u00e9s et rendus publics depuis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Branca commence cette avant-derni\u00e8re partie de son livre, intitul\u00e9e &laquo; <em>La symphonie inachev\u00e9e <\/em>&raquo; par un extrait d&rsquo;une lettre d&rsquo;Anna Arendt \u00e0 son amie tr\u00e8s-ch\u00e8re, la romanci\u00e8re Mary McCarthy, qui s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9e \u00e0 Saint-Germain-des-Pr\u00e9s pour mieux dispenser son soutien enthousiaste aux charmants r\u00e9volutionnaires estudiantins men\u00e9s par le si exotique \u00ab\u00a0Dany-le-Rouge\u00a0\u00bb. Arendt critique sans retenue cette position, allant aussit\u00f4t au c&oelig;ur du sujet, et combien l&rsquo;on doit \u00eatre admiratif de voir combien cela nous rejoint et nous concerne directement :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Sans croire au danger du fascisme et du communisme, je crois que la Loi et l&rsquo;Ordre sont les derni\u00e8res choses sur quoi compter&#8230; Nous allons vers une sorte de chaos, et plus grand est le pays plus grand cela sera<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Arendt continue en d\u00e9fendant de Gaulle avec fougue et intelligence, notamment parce qu&rsquo;il a contre lui, non pas une sorte d'\u00a0\u00bbesprit de la libert\u00e9\u00a0\u00bb annonciateur de lendemain qui swinguent mais le simulacre de cet \u00ab\u00a0esprit de la libert\u00e9\u00a0\u00bb <em>New Age <\/em>et postmoderne qui est un faux-nez dissimulant \u00e0 peine la bourgeoisie \u00e9gale \u00e0 elle-m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 son compte en banque, et la finance globalis\u00e9e&#8230; Et s&rsquo;il les a contre lui, c&rsquo;est parce que, autant cette bourgeoisie que cette finance ont devin\u00e9 un terrible danger dans &laquo; <em>les id\u00e9es grandioses de De Gaulle sur la participation des travailleurs dans les entreprises<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un peu plus loin, donc, cette note se r\u00e9f\u00e9rant au d\u00e9part de De Gaulle apr\u00e8s le r\u00e9f\u00e9rendum d&rsquo;avril 1969 justement sur la participation, qui avait d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour la fin mai 68, dans un premier effort pour d\u00e9nouer la crise, puis abandonn\u00e9 finalement pour la d\u00e9cision de provoquer des \u00e9lections l\u00e9gislatives. La note dit ceci, apr\u00e8s avoir mentionn\u00e9 cette premi\u00e8re id\u00e9e d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum annonc\u00e9 le 24 mai 1968, abandonn\u00e9 trois jours plus tard&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>D\u00e8s cette \u00e9poque <\/em>[mai 68]<em>, pourtant, beaucoup de proches du G\u00e9n\u00e9ral avaient per\u00e7u dans cette volont\u00e9 de retremper sa l\u00e9gitimit\u00e9 dans la volont\u00e9 populaire \u00e0 un moment aussi crucial, et pour tout dire aussi d\u00e9favorable, un d\u00e9sir de quitter la sc\u00e8ne \u00ab\u00a0par le haut\u00a0\u00bb. Ce qui adviendra, de fait, en avril 1969. Apr\u00e8s sa mort, Malraux avait \u00e9voqu\u00e9 un \u00ab\u00a0r\u00e9f\u00e9rendum-suicide\u00a0\u00bb, th\u00e8se que certains \u00ab\u00a0pompidoliens\u00a0\u00bb contesteront de crainte qu&rsquo;elle n&rsquo;affaiblisse celle d&rsquo;une continuit\u00e9 absolue entre l&rsquo;homme du 18-Juin et son successeur. Le doute sera d\u00e9finitivement lev\u00e9 quand Michel Debr\u00e9 r\u00e9v\u00e9lera dans ses &lsquo;Entretiens avec le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle&rsquo; (Albin Michel, 1994) ce que ce dernier lui avait dit, en t\u00eate \u00e0 t\u00eate, le 26 mai 1968 : \u00ab\u00a0Je ne souhaite pas que ce r\u00e9f\u00e9rendum r\u00e9ussisse. La France et le monde sont dans une situation o&ugrave; il n&rsquo;y a plus rien \u00e0 faire et, en face des app\u00e9tits, des aspirations, en face du fait que toutes ces soci\u00e9t\u00e9s se contestent elles-m\u00eames, rien ne peut \u00eatre fait&#8230; Je n&rsquo;ai plus rien \u00e0 faire l\u00e0-dedans, donc il faut que je m&rsquo;en aille. Et, pour m&rsquo;en aller, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autre formule que de faire le peuple fran\u00e7ais juge de son destin.\u00a0\u00bb Debr\u00e9 ajoute : &lsquo;Ce qui para&icirc;t le plus le frapper, c&rsquo;est le fait que les soci\u00e9t\u00e9s se contestent elles-m\u00eames et n&rsquo;acceptent plus les r\u00e8gles, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;Eglise ou de l&rsquo;universit\u00e9, et qu&rsquo;il subsiste uniquement le monde des affaires, dans la mesure o&ugrave; <\/em>[il]<em> permet de gagner de l&rsquo;argent. Mais sinon, il n&rsquo;y a plus rien.\u00a0\u00bb <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Parfois l&rsquo;on se dit, c&rsquo;est assez courant, s&rsquo;exclamant \u00e0 propos de la m\u00e9diocrit\u00e9 des dirigeants actuels, ce qui est tout de m\u00eame un cas assez r\u00e9pandu, &ndash; \u00ab\u00a0Ah, si on avait de Gaulle\u00a0\u00bb&#8230; (J&rsquo;aurais pu prendre une autre r\u00e9f\u00e9rence, il y a tout de m\u00eame le choix dans notre histoire, de Richelieu \u00e0 Talleyrand, mais bon il est question de lui.) Au d\u00e9but, on se dit la chose de cette fa\u00e7on, sans plus \u00e9laborer ; je crois qu&rsquo;on pouvait s&rsquo;en tenir l\u00e0 il y a encore vingt ans ou un quart de si\u00e8cle &hellip; Aujourd&rsquo;hui, par contre, ce n&rsquo;est plus possible et il faut poursuivre : \u00ab\u00a0&#8230;mais non, il n&rsquo;y pourrait rien, absolument rien\u00a0\u00bb. Il nous le dit par avance : &laquo; <em>Je n&rsquo;ai plus rien \u00e0 faire l\u00e0-dedans<\/em> &raquo;, et nous avons la raison qui va de soi : &laquo; <em>La France et le monde sont dans une situation o&ugrave; il n&rsquo;y a plus rien \u00e0 faire.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est \u00e0 la fois de la proph\u00e9tie divinatoire et pas du tout. Gu\u00e9non a dit cela avant lui, et P\u00e9guy, et Flaubert, et Maistre, et jusqu&rsquo;\u00e0 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/letre-supreme-est-il-supremaciste-blanc\">Talleyrand disant \u00e0 Lafayette<\/a> alors qu&rsquo;il va officier pour l&rsquo;&Ecirc;tre Supr\u00eame : &laquo; <em>Par piti\u00e9, ne me faites pas rire. <\/em>&raquo; L\u00e0 o&ugrave; de Gaulle est grand, comme avant lui furent ces quelques autres, c&rsquo;est qu&rsquo;il admet l&rsquo;impuissance o&ugrave;, &ndash; il le reconna&icirc;t soudain, &ndash; les \u00e9v\u00e9nements l&rsquo;ont mis, et qu&rsquo;il en prend acte avec une certaine simplicit\u00e9 : &laquo; <em>Et, pour m&rsquo;en aller, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autre formule que de faire le peuple fran\u00e7ais juge de son destin.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais comme, enfin, il est le dernier, &ndash; comme l&rsquo;on dit d&rsquo;une fin de cycle et nullement d&rsquo;une simple chronologie toujours en cours, &ndash; d&rsquo;une lign\u00e9e de grands esprits souverains qui ont h\u00e9rit\u00e9 chacun \u00e0 leur fa\u00e7on de la charge magnifique d&rsquo;une grande collectivit\u00e9 inspir\u00e9e, il appara&icirc;t effectivement proph\u00e9tique. Certes, il ne se doute pas, ni de la forme ni de l&rsquo;ampleur des \u00e9v\u00e9nements extraordinaires que nous affrontons aujourd&rsquo;hui, mais il reste qu&rsquo;il nous para&icirc;t si actuel pour avoir per\u00e7u la pure intuition d&rsquo;un temps de temp\u00eate o&ugrave; rien n&rsquo;arr\u00eate le bouleversement du monde ; qu&rsquo;il nous para&icirc;t si compl\u00e8tement d&rsquo;un autre monde que celui des tacherons-zombies de nos \u00e9lites-Syst\u00e8me qui ont sign\u00e9 avec avidit\u00e9 le contrat faustien, qu&rsquo;il fait v\u00e9ritablement office, dans ces confidences, d&rsquo;un messager de la V\u00e9rit\u00e9&#8230; On comprend, \u00e0 cette lumi\u00e8re devenue depuis glauque et trompeuse, que Macron songe \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer leur \u00ab\u00a0Mai\u00a0\u00bb de 68. Il faut donner aux zombies-tacherons l&rsquo;occasion de se r\u00e9clamer du pass\u00e9, pour qu&rsquo;ils aient au moins la sensation fugace d&rsquo;exister.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je savais bien qu&rsquo;on avait parl\u00e9 de \u00ab\u00a0d\u00e9part volontaire\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0suicide politique\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0r\u00e9f\u00e9rendum-suicide\u00a0\u00bb comme dit Malraux, pour expliquer cet \u00e9trange volont\u00e9 de lancer son dernier Grand Jeu o&ugrave; il jouait perdu d&rsquo;avance. Je ne connaissais pas, par contre, les d\u00e9tails de la chose, tels que les rapporte Debr\u00e9 ; or, \u00ab\u00a0le Bon Dieu est dans les d\u00e9tails\u00a0\u00bb, comme disent les Fran\u00e7ais, si d\u00e9licieusement \u00e0 l&rsquo;avers du dicton tel que le disent les Anglais (\u00ab\u00a0<em>the devil is in the details<\/em>\u00ab\u00a0). A cette lumi\u00e8re-l\u00e0, \u00e9clatante au contraire de la glauque, l&rsquo;acte et l&rsquo;explication de l&rsquo;acte prennent une dimension m\u00e9tahistorique. Son d\u00e9part n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec son destin, avec sa mort prochaine, mais avec la conviction qu&rsquo;il existe un cours des \u00e9v\u00e9nements emportant le monde hautement sup\u00e9rieur \u00e0 nous tous, et \u00e0 lui, et que ce destin-l\u00e0 qui d\u00e9passe le reste est in\u00e9luctable. Il serait rest\u00e9 qu&rsquo;il aurait fait comme Jeanne d&rsquo;Arc (l&rsquo;analogie aurait plu \u00e0 Mauriac comme elle aurait <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/les-hussards-de-la-mort\">scandalis\u00e9 Laurent<\/a>), qui r\u00e9ussit tout jusqu&rsquo;au Sacre de Reims, et qui ensuite alla de d\u00e9boires en erreurs incompr\u00e9hensibles jusqu&rsquo;au terme fatal.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A l&rsquo;\u00e9poque, qui \u00e9tait celle de mon proam\u00e9ricanisme et de mon antigaullisme, aussi forcen\u00e9s l&rsquo;un que l&rsquo;autre, je n&rsquo;ai pr\u00eat\u00e9 aucune attention \u00e0 cette interrogation autour du d\u00e9part du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle. Je vivais dans une \u00e9poque dont je me figurais, avec un m\u00e9lange de l&rsquo;appr\u00eat d&rsquo;une certitude assez satisfaite et de l&rsquo;arri\u00e8re-go&ucirc;t d&rsquo;une angoisse assez inexplicable, qu&rsquo;elle durerait longtemps dans un partage mim\u00e9tique et fig\u00e9 en noir et blanc ; et l\u00e0-dedans, de Gaulle qui pr\u00e9tendait mettre des nuances et leur accorder quelle importance ! Je l&rsquo;ignorais superbement et passais mon chemin. Je ne suis pas malheureux, quarante ans plus tard, d&rsquo;avoir retrouv\u00e9 cette trace, \u00e0 la fois d&rsquo;un esprit haut et inspir\u00e9, \u00e0 la fois du bruit sourd que l&rsquo;\u00e9branlement du monde faisait d\u00e9j\u00e0 entendre par ses r\u00e9pliques ant\u00e9rieures \u00e0 ceux \u00e0 qui l&rsquo;exp\u00e9rience et l&rsquo;intuition finissent par offrir l&rsquo;oreille absolue.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Gaulle actuel 27 octobre 2017 &ndash; Je me suis d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9, alors que j&rsquo;\u00e9tais en cours de lecture, au livre d&rsquo;Eric Branca, L&rsquo;ami am\u00e9ricain, Washington contre de Gaulle, 1940-1969. J&rsquo;y reviens, pour un aspect que je trouve d&rsquo;un particulier int\u00e9r\u00eat, et que je prolongerai plus tard sur un autre sujet. 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