{"id":77583,"date":"2017-11-03T17:00:29","date_gmt":"2017-11-03T17:00:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/11\/03\/comment-tocqueville-inspira-soljenitsyne\/"},"modified":"2017-11-03T17:00:29","modified_gmt":"2017-11-03T17:00:29","slug":"comment-tocqueville-inspira-soljenitsyne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/11\/03\/comment-tocqueville-inspira-soljenitsyne\/","title":{"rendered":"Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence m\u00e9diatique et intellectuelle fait de Soljenitsyne un grand-russe orthodoxe; or Tocqueville n&rsquo;est jamais loin de lui. On fait quelques rappels et puis on \u00e9tablira quelques puissantes et frappantes ressemblances entre la pens\u00e9e du <em>lib\u00e9ral<\/em> fran\u00e7ais et du <em>grand-russe r\u00e9actionnaire<\/em>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rappelons ces extraits de Harvard (1978)  :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a trois ans, aux &Eacute;tats-Unis, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 dire des choses que l&rsquo;on a rejet\u00e9es, qui ont paru inacceptables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui, nombreux sont ceux qui acquiescent \u00e0 mes propos d&rsquo;alors&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Le d\u00e9clin du courage est peut-\u00eatre le trait le plus saillant de l&rsquo;Ouest aujourd&rsquo;hui pour un observateur ext\u00e9rieur<\/strong>. Le monde occidental a perdu son courage civique, \u00e0 la fois dans son ensemble et singuli\u00e8rement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien s&ucirc;r, aux Nations Unies. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fatigu\u00e9s de nos fonctionnaires et bureaucrates europ\u00e9ens ? Soljenitsyne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce d\u00e9clin, cette faiblesse, cette irr\u00e9solution dans leurs actes,<\/strong> leurs discours et plus encore, dans les consid\u00e9rations th\u00e9oriques qu&rsquo;ils fournissent complaisamment pour prouver que cette mani\u00e8re d&rsquo;agir, <strong>qui fonde la politique d&rsquo;un &Eacute;tat sur la l\u00e2chet\u00e9 et la servilit\u00e9, est pragmatique, rationnelle et justifi\u00e9e, <\/strong>\u00e0 quelque hauteur intellectuelle et m\u00eame morale qu&rsquo;on se place. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette fatigue de la volont\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e par Soljenitsyne (comparez Vladimir Poutine aux ludions et pions de l&rsquo;Europe, ou aux marionnettes US) est aussi devin\u00e9e cent ans par notre Tocqueville \u00e0 propos de notre enseignement de&hellip; l&rsquo;histoire :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; On dirait, en parcourant les histoires \u00e9crites de notre temps, que l&rsquo;homme ne peut rien, ni sur lui, ni autour de lui. Les historiens de l&rsquo;Antiquit\u00e9 enseignaient \u00e0 commander, ceux de nos jours n&rsquo;apprennent gu\u00e8re qu&rsquo;\u00e0 ob\u00e9ir. Dans leurs \u00e9crits, l&rsquo;auteur para&icirc;t souvent grand, mais l&rsquo;humanit\u00e9 est toujours petite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si cette doctrine de la fatalit\u00e9, qui a tant d&rsquo;attraits pour ceux qui \u00e9crivent l&rsquo;histoire dans les temps d\u00e9mocratiques, passant des \u00e9crivains \u00e0 leurs lecteurs, p\u00e9n\u00e9trait ainsi la masse enti\u00e8re des citoyens et s&#8217;emparait de l&rsquo;esprit public, on peut pr\u00e9voir qu&rsquo;elle paralyserait bient\u00f4t le mouvement des soci\u00e9t\u00e9s nouvelles et r\u00e9duirait les chr\u00e9tiens en Turcs. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Soljenitsyne remarque que l&rsquo;argent ne fait pas le bonheur, que le bonheur mat\u00e9rialiste, d\u00e9mocratique est pauvre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Aujourd&rsquo;hui, enfin, les d\u00e9cennies pass\u00e9es de progr\u00e8s social et technique ont permis la r\u00e9alisation de ces aspirations : un &Eacute;tat assurant le bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral. Chaque citoyen s&rsquo;est vu accorder la libert\u00e9 tant d\u00e9sir\u00e9e, et des biens mat\u00e9riels en quantit\u00e9 et en qualit\u00e9 propres \u00e0 lui procurer, en th\u00e9orie, un bonheur complet, <strong>mais un bonheur au sens appauvri du mot, t<\/strong>el qu&rsquo;il a cours depuis ces m\u00eames d\u00e9cennies. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;\u00e2me mat\u00e9rialiste est inqui\u00e8te en occident, comme chez Tocqueville :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Au cours de cette \u00e9volution, cependant, <strong>un d\u00e9tail psychologique a \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9 : le d\u00e9sir permanent de poss\u00e9der toujours plus et d&rsquo;avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprim\u00e9 sur de nombreux visages \u00e0 l&rsquo;Ouest les marques de l&rsquo;inqui\u00e9tude et m\u00eame de la d\u00e9pression, bien qu&rsquo;il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments.<\/strong> Cette comp\u00e9tition active et intense finit par dominer toute pens\u00e9e humaine et n&rsquo;ouvre pas le moins du monde la voie \u00e0 la libert\u00e9 du d\u00e9veloppement spirituel. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voil\u00e0 Tocqueville :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>L&rsquo;aspect de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine est agit\u00e9, parce que les hommes et les choses changent constamment ; et il est monotone, parce que tous les changements sont pareils<\/strong>. Les hommes qui vivent dans les temps d\u00e9mocratiques ont beaucoup de passions ; mais la plupart de leurs Passions aboutissent \u00e0 l&rsquo;amour des richesses ou en sortent. Cela ne vient pas de ce que leurs \u00e2mes sont plus petites, mais de ce que <strong>l&rsquo;importance de l&rsquo;argent est alors r\u00e9ellement plus grande<\/strong>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ailleurs :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; J&rsquo;ai vu en Am\u00e9rique les hommes les plus libres et les plus \u00e9clair\u00e9s, plac\u00e9s dans la condition la plus heureuse qui soit au monde ; <strong>il m&rsquo;a sembl\u00e9 qu&rsquo;une sorte de nuage couvrait habituellement leurs traits<\/strong> ; ils m&rsquo;ont paru graves et presque tristes jusque dans leurs plaisirs. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le confort selon Soljenitsyne corrompt l&rsquo;\u00e2me&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; M\u00eame la biologie nous enseigne qu&rsquo;un haut degr\u00e9 de confort n&rsquo;est pas bon pour l&rsquo;organisme. Aujourd&rsquo;hui, le confort de la vie de la soci\u00e9t\u00e9 occidentale commence \u00e0 \u00f4ter son masque pernicieux &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville, dans une page sublime :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>L&rsquo;habitant des &Eacute;tats-Unis s&rsquo;attache aux biens de ce monde, comme s&rsquo;il \u00e9tait assur\u00e9 de ne point mourir, et il met tant de pr\u00e9cipitation \u00e0 saisir ceux qui passent \u00e0 sa port\u00e9e, qu&rsquo;on dirait qu&rsquo;il craint \u00e0 chaque instant de cesser de vivre avant d&rsquo;en avoir jou<\/strong>i. Il les saisit tous, mais sans les \u00e9treindre, et il les laisse bient\u00f4t \u00e9chapper de ses mains pour courir apr\u00e8s des jouissances nouvelles. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus loin :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>Le go&ucirc;t des jouissances mat\u00e9rielles doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme la source premi\u00e8re de cette inqui\u00e9tude secr\u00e8te<\/strong> qui se r\u00e9v\u00e8le dans les actions des Am\u00e9ricains, et de cette inconstance dont ils donnent journellement l&rsquo;exemple. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et la presse ?  Pensez \u00e0 Tocqueville qui \u00e9crit que &laquo; le seul moyen de neutraliser les effets des journaux est d&rsquo;en multiplier le nombre &raquo;. Soljenitsyne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La presse, aussi, bien s&ucirc;r, jouit de la plus grande libert\u00e9. Mais pour quel usage ? &#8230; Quelle responsabilit\u00e9 s&rsquo;exerce sur le journaliste, ou sur un journal, \u00e0 l&rsquo;encontre de son lectorat, ou de l&rsquo;histoire ? <strong>S&rsquo;ils ont tromp\u00e9 l&rsquo;opinion publique en divulguant des informations erron\u00e9es, ou de fausses conclusions, si m\u00eame ils ont contribu\u00e9 \u00e0 ce que des fautes soient commises au plus haut degr\u00e9 de l&rsquo;&Eacute;tat, avons-nous le souvenir d&rsquo;un seul cas, o&ugrave; le dit journaliste ou le dit journal ait exprim\u00e9 quelque regret ?<\/strong> Non, bien s&ucirc;r, cela porterait pr\u00e9judice aux ventes. <strong>De telles erreurs peut bien d\u00e9couler le pire pour une nation, le journaliste s&rsquo;en tirera toujours. &raquo;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Soljenitsyne se soucie des <em>Fake news<\/em>. La pens\u00e9e en devient jetable, vulgaire et superficielle, comme les hommes qu&rsquo;elle informe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ces mensonges s&rsquo;installent dans la m\u00e9moire du lecteur. Combien de jugements h\u00e2tifs, irr\u00e9fl\u00e9chis, superficiels et trompeurs sont ainsi \u00e9mis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite \u00e0 lui-m\u00eame ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien avant Daech, Soljenitsyne observe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La presse peut jouer le r\u00f4le d&rsquo;opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de h\u00e9ros, des secrets d&rsquo;&Eacute;tat touchant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 du pays divulgu\u00e9s sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l&rsquo;intimit\u00e9 de personnes connues, en vertu du slogan : &laquo; <em>tout le<\/em> <em>monde a le droit de tout savoir <\/em>&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et comme avant lui Th\u00e9ophraste, Thoreau ou Guy Debord, le grand auteur tape sur les ragots et sur cette pr\u00e9occupation pour <em>les v\u00e9tilles<\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>&laquo; Mais c&rsquo;est un slogan faux, fruit d&rsquo;une \u00e9poque fausse ; d&rsquo;une bien plus grande valeur est ce droit confisqu\u00e9, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur \u00e2me divine \u00e9touff\u00e9e sous les ragots, les stupidit\u00e9s, les paroles vaines. Une personne qui m\u00e8ne une vie pleine de travail et de sens n&rsquo;a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d&rsquo;information<\/strong>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Soljenitsyne reprend aussi le concept de <em>tyrannie de la majorit\u00e9<\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &hellip;on d\u00e9couvre un<strong> courant g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;id\u00e9es privil\u00e9gi\u00e9es <\/strong>au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d&rsquo;esprit du temps, fait de crit\u00e8res de jugement reconnus par tous, d&rsquo;int\u00e9r\u00eats communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d&rsquo;une comp\u00e9tition mais d&rsquo;une uniformit\u00e9. <strong>Il existe peut-\u00eatre une libert\u00e9 sans limite<\/strong> <strong>pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec \u00e9nergie et<\/strong> <strong>emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.<\/strong> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le conformisme intellectuel est terrible, et la morale, du troupeau :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Vos \u00e9tudiants sont libres au sens l\u00e9gal du terme, mais ils sont <strong>prisonniers des idoles port\u00e9es aux nues par l&rsquo;engouement \u00e0 la mode<\/strong>. Sans qu&rsquo;il y ait, comme \u00e0 l&rsquo;Est, de violence ouverte, cette s\u00e9lection op\u00e9r\u00e9e par la mode, <strong>ce besoin de tout conformer \u00e0 des mod\u00e8les standards, emp\u00eachent les penseurs les plus originaux d&rsquo;apporter leur contribution \u00e0 la vie publique et provoquent l&rsquo;apparition d&rsquo;un dangereux esprit gr\u00e9gaire<\/strong> qui fait obstacle \u00e0 un d\u00e9veloppement digne de ce nom. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Soljenitsyne \u00e9voque notre irr\u00e9ligiosit\u00e9 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente pour nous. Je veux parler du d\u00e9sastre d&rsquo;une conscience humaniste parfaitement autonome et irr\u00e9ligieuse. Elle a fait de l&rsquo;homme la mesure de toutes choses sur terre, l&rsquo;homme imparfait, qui n&rsquo;est jamais d\u00e9nu\u00e9 d&rsquo;orgueil, d&rsquo;\u00e9go\u00efsme, d&rsquo;envie, de vanit\u00e9, et tant d&rsquo;autres d\u00e9fauts. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais Tocqueville disait, toujours dans sa D\u00e9mocratie jamais lue :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &hellip;je jugerais que <strong>les citoyens risquent moins de s&rsquo;abrutir en pensant que leur \u00e2me va passer dans le corps d&rsquo;un porc, qu&rsquo;en croyant qu&rsquo;elle n&rsquo;est rien. <\/strong>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et Soljenitsyne d&rsquo;ajouter :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>&laquo; Nous avions plac\u00e9 trop d&rsquo;espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;on nous enl\u00e8ve ce que nous avons de plus pr\u00e9cieux : notre <em>vie int\u00e9rieure<\/em><\/strong>. &Agrave; l&rsquo;Est, c&rsquo;est la foire du Parti qui la foule aux pieds, <strong>\u00e0 l&rsquo;Ouest la foire du Commerce<\/strong> : ce qui est effrayant, ce n&rsquo;est m\u00eame pas le fait du monde \u00e9clat\u00e9, c&rsquo;est que les principaux morceaux en soient atteints d&rsquo;une maladie analogue. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sur le commerce, je citerai mon Louis-Ferdinand C\u00e9line :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ma lassitude s&rsquo;aggravait devant ces \u00e9tendues de fa\u00e7ades, cette monotonie gonfl\u00e9e de pav\u00e9s, de briques et de trav\u00e9es \u00e0 l&rsquo;infini <strong>et de commerce et de commerce encore, ce chancre du monde, <\/strong>\u00e9clatant en r\u00e9clames prometteuses et pustulentes. Cent mille mensonges radoteux. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce Soljenitsyne est bien proche de nos auteurs&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Bibliographie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal &ndash; C\u00e9line, pacifiste enrag\u00e9 (Amazon.fr)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C\u00e9line -Voyage.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Soljenitsyne &ndash; Discours de Harvard (t\u00e9l\u00e9chargeable partout)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville &ndash; De la d\u00e9mocratie en Am\u00e9rique, II, deuxi\u00e8me partie, chapitre XIII et XX ; troisi\u00e8me partie, chapitre XVII<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne La d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence m\u00e9diatique et intellectuelle fait de Soljenitsyne un grand-russe orthodoxe; or Tocqueville n&rsquo;est jamais loin de lui. On fait quelques rappels et puis on \u00e9tablira quelques puissantes et frappantes ressemblances entre la pens\u00e9e du lib\u00e9ral fran\u00e7ais et du grand-russe r\u00e9actionnaire: Rappelons ces extraits de Harvard (1978) : &laquo; Il y&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[13581,2855,2631,4418,4032,2988,2730,4033,3098,13582],"class_list":["post-77583","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-13581","tag-celine","tag-de","tag-discours","tag-harvard","tag-orthodoxe","tag-russie","tag-soljenitsyne","tag-tocqueville","tag-traditions"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77583","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77583\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}