{"id":77660,"date":"2017-12-14T05:06:29","date_gmt":"2017-12-14T05:06:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/12\/14\/le-vertige-mortifere-du-marxisme-culturel-i\/"},"modified":"2017-12-14T05:06:29","modified_gmt":"2017-12-14T05:06:29","slug":"le-vertige-mortifere-du-marxisme-culturel-i","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2017\/12\/14\/le-vertige-mortifere-du-marxisme-culturel-i\/","title":{"rendered":"Le vertige mortif\u00e8re du marxisme culturel (I)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Le vertige mortif\u00e8re du marxisme culturel (I) <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Si la fuite en avant semble caract\u00e9riser les errements de l&rsquo;occident, il faudrait bien prendre le temps d&rsquo;en cerner les causes. Il semblerait que la faillite des id\u00e9ologies de la <em>gauche des lumi\u00e8res<\/em> co\u00efncide avec la d\u00e9r\u00e9liction d&rsquo;un n\u00e9olib\u00e9ralisme qui table de plus en plus sur la division sociale pour imposer sa loi. C&rsquo;est dans contexte que l&rsquo;on peut affirmer que les avatars du <em>marxisme culturel<\/em> ont fini par \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par les march\u00e9s financiers. <em>Les th\u00e9ories du genre<\/em> deviennent les nouveaux \u00e9vangiles d&rsquo;un imp\u00e9rialisme plan\u00e9taire plong\u00e9 dans une mutation v\u00e9ritablement suicidaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">L&rsquo;H\u00e9g\u00e9monie culturelle ou le cr\u00e9puscule du langage<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Antonio Gramsci, id\u00e9ologue marxiste h\u00e9r\u00e9tique, r\u00e9alisant que la R\u00e9volution bolch\u00e9vique n&rsquo;est pas duplicable en Europe de l&rsquo;Ouest, \u00e9labore une doctrine destin\u00e9e \u00e0 contrer l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle <\/em>des classes dominantes. Gramsci sera condamn\u00e9 par le r\u00e9gime fasciste de Mussolini en raison de ses activit\u00e9s de militant communiste. Il profitera de sa longue incarc\u00e9ration (1928 &ndash; 1938) pour d\u00e9velopper sa doctrine de l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle<\/em>, tout en pr\u00e9conisant d&rsquo;\u00e9duquer les masses prol\u00e9tariennes afin de les aider \u00e0 s&rsquo;\u00e9manciper de la tutelle d&rsquo;une <em>culture bourgeoise<\/em> suppos\u00e9ment omnipotente. Cette approche stipule que l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle <\/em>des classes sup\u00e9rieures fascine les domin\u00e9s au point o&ugrave; les victimes finissent par adopter la vision du monde de leurs bourreaux. Les domin\u00e9s sont colonis\u00e9s de l&rsquo;int\u00e9rieur par la repr\u00e9sentation symbolique impos\u00e9e par la bourgeoisie qui s&rsquo;en sert afin d&rsquo;instituer les codes de sa morale. Par-del\u00e0 les conventions bourgeoises, Gramsci d\u00e9nonce l&rsquo;effet de mim\u00e9tisme induit par cette <em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle<\/em> qui emp\u00eache les domin\u00e9s de penser par eux-m\u00eames et, partant, d&rsquo;\u00eatre en mesure de se doter d&rsquo;une authentique <em>pens\u00e9e critique<\/em>. Plusieurs des \u00e9pigones des discours sur l&rsquo;identit\u00e9 et le genre introduiront, par la suite, leur fil dans l&rsquo;aiguille &hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La Soci\u00e9t\u00e9 du spectacle<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Guy Debord, quelques d\u00e9cennies plus tard, prolonge la r\u00e9flexion gramscienne en d\u00e9veloppant une <em>pens\u00e9e critique<\/em> qui d\u00e9nonce la mainmise de la <em>soci\u00e9t\u00e9 du spectacle<\/em> sur la culture d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e des moindres parcelles de libert\u00e9 subsistant dans le sillage de la r\u00e9volution bourgeoise. Appuyant sa r\u00e9flexion sur les pr\u00e9dicats gramsciens, le penseur situationniste estime que vouloir d\u00e9truire la bourgeoisie afin de prendre sa place ne r\u00e9soudra rien, pr\u00e9cisant que &laquo; le m&ucirc;rissement des forces productives ne peut garantir un tel pouvoir, m\u00eame par le d\u00e9tour de la d\u00e9possession accrue qu&rsquo;il entra&icirc;ne. La saisie jacobine de l&rsquo;&Eacute;tat ne peut \u00eatre son instrument &raquo;. Ainsi donc, le prol\u00e9tariat [et toutes ses d\u00e9clinaisons sociologiques] sera toujours d\u00e9pass\u00e9 par ce fameux rapport de force qui permet \u00e0 la bourgeoisie de s&rsquo;accaparer du process \u00e9conomique via sa ma&icirc;trise des codes culturels qui pr\u00e9sident aux fondations du langage.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pier Paolo Pasolini reprendra cette id\u00e9e de l&rsquo;inf\u00e9odation des cultures populaires \u00e0 l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle<\/em> bourgeoise [le concept d&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle <\/em>bourgeoise \u00e9tant pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 celui de <em>culture bourgeoise<\/em> stricto sensu]; mais en pr\u00e9cisant que les nouveaux rapports de production de la soci\u00e9t\u00e9 postmoderne font en sorte de dissoudre tous les rep\u00e8res langagiers qui fondaient les anciennes soci\u00e9t\u00e9s. Pasolini va plus loin que les situationnistes en d\u00e9veloppant une <em>pens\u00e9e critique<\/em> qui est presque anthropologique. Outre sa production cin\u00e9matographique, ce cr\u00e9ateur prolifique \u00e9tait un linguiste dans l&rsquo;\u00e2me qui se passionnait pour les dialectes populaires de l&rsquo;Italie d&rsquo;avant-guerre. C&rsquo;est par le truchement de la po\u00e9sie que Pasolini s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation textuelle et au primat de la question linguistique en rapport avec l&rsquo;identit\u00e9. Une grande partie de la production cin\u00e9matographique de ce cr\u00e9ateur iconoclaste tente de d\u00e9poussi\u00e9rer notre regard sur la spiritualit\u00e9, l&rsquo;\u00e9rotisme ou les rapports en soci\u00e9t\u00e9. Cette <em>pens\u00e9e critique<\/em> est pleine de contradictions et ne s&rsquo;en prive pas au demeurant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pasolini a \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par la grille de lecture de Gramsci et il a, sans doute, potass\u00e9 les th\u00e8ses de l&rsquo;<em>&Eacute;cole de Frankfurt<\/em>. Toutefois, le principal int\u00e9ress\u00e9 n&rsquo;a pas mis beaucoup de temps \u00e0 r\u00e9aliser que la lib\u00e9ralisation des m&oelig;urs caract\u00e9ristique des ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre allait contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9doniste pavant la voie au pire totalitarisme qui soit. Il ne coupe pas les cheveux en quatre lorsqu&rsquo;il affirme que &laquo; &hellip; jamais aucun homme n&rsquo;a d&ucirc; \u00eatre aussi normal et conformiste que le consommateur; quant \u00e0 l&rsquo;h\u00e9donisme, il cache \u00e9videmment une d\u00e9cision de tout pr\u00e9-ordonner avec une cruaut\u00e9 que l&rsquo;histoire n&rsquo;a jamais connue &raquo;. Le cin\u00e9aste italien aura proph\u00e9tis\u00e9 l&rsquo;av\u00e8nement du <em>m\u00e9trosexuel<\/em> des ann\u00e9es 2000, consommateur d\u00e9c\u00e9r\u00e9br\u00e9 et v\u00e9ritable parangon d&rsquo;un narcissisme qui fr\u00f4le l&rsquo;abjection.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trop heureux de pouvoir en d\u00e9coudre avec la <em>morale bourgeoise<\/em>, Pasolini s&rsquo;attaque aux tabous familiaux \u00e0 travers la mise-en-sc\u00e8ne du film <em>Teorema <\/em>(1968), un opus h\u00e9r\u00e9tique qui semble \u00eatre tributaire de la <em>r\u00e9volution sexuelle<\/em> promue par Herbert Marcuse, Erich Fromm et les autres \u00e9pigones de l&rsquo;<em>&Eacute;cole de Frankfurt<\/em>. Ce film proph\u00e9tique annonce, avec plusieurs coups d&rsquo;avance, cette intersexualit\u00e9 d\u00e9l\u00e9t\u00e8re pr\u00f4n\u00e9e par l&rsquo;actuel mouvement <em>queer <\/em>qui menace tous les fondements anthropologiques de la famille traditionnelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Poursuivant son combat contre la &laquo; morale bourgeoise et ses codes &raquo;, il enfonce de nouvelles portes avec <em>Sal&ograve; o le 120 giornate di sodoma<\/em> (1975). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une ultime provocation qui sera, selon toutes vraisemblances, responsable de son assassinat quelques jours apr\u00e8s la fin du montage. Mettant en sc\u00e8ne le &laquo; grand cirque ordinaire &raquo; de la d\u00e9pravation de l&rsquo;oligarchie, Pasolini nous pr\u00e9vient que la dissolution des rep\u00e8res identitaires m\u00e8ne en droite ligne vers le totalitarisme le plus abject. Ce film particuli\u00e8rement troublant compl\u00e8te le cycle pasolinien de la remise en cause des tabous d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne qui n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-m\u00eame avec l&rsquo;av\u00e8nement de la <em>soci\u00e9t\u00e9 du spectacle<\/em> de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. <em>Salo ou les 120 Jours de Sodome<\/em> annonce bel et bien l&rsquo;av\u00e8nement de notre actuelle soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;indistinction. Curieuse co\u00efncidence, le cin\u00e9aste Stanley Kubrick meurt d&rsquo;une tr\u00e8s improbable crise cardiaque \u00e0 peine quelques jours apr\u00e8s les derni\u00e8res \u00e9tapes du montage de <em>Eyes Wide Shut <\/em>(1999)<em>. <\/em>Un autre opus s&rsquo;attaquant \u00e0 d\u00e9peindre les m&oelig;urs d\u00e9prav\u00e9es d&rsquo;une certaine oligarchie.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Destruction de l&rsquo;anthropos<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Pasolini est un des derniers nostalgiques des soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9industriels, brossant \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un Henry David Thoreau ou d&rsquo;un Jean Giono des fresques bucoliques qui nous permettront d&rsquo;oublier l&rsquo;\u00e9tat de notre <em>servitude volontaire<\/em>. N\u00e9omarxiste virulent, le principal int\u00e9ress\u00e9 d\u00e9plore, malgr\u00e9 son propre conditionnement, la disparition d&rsquo;une tradition catholique qui avait pu contribuer \u00e0 fa\u00e7onner les innombrables lin\u00e9aments de cette culture populaire assassin\u00e9e par le monde de la consommation. C&rsquo;est ici que l&rsquo;analyse de l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle <\/em>gramscienne frappe sur le mur des apories puisque [m\u00eame] la bourgeoisie a fini par \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e par le process de la techni-cit\u00e9 triomphante de l&rsquo;\u00e8re postmoderne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La cha&icirc;ne de montage des id\u00e9es s&rsquo;organise, d\u00e9sormais, via le pr\u00e9dicat de l&rsquo;indistinction et d&rsquo;un utilitarisme qui ne supporte aucune injonction humaniste. Le concept d&rsquo;<em>id\u00e9ologie bourgeoise <\/em>est une invention marxiste puisque la culture dominante appartient aux grandes lign\u00e9es aristocratiques qui ne se sont jamais vraiment \u00e9teintes. La bourgeoisie issue du <em>Quattrocento <\/em>est comparable \u00e0 une forme d&rsquo;organisme parasite ayant phagocyt\u00e9 les codes d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 tripartite (oratores &ndash; bellatores &ndash; laboratores) programm\u00e9e pour dispara&icirc;tre alors que les \u00e9changes marchands deviennent la nouvelle raison d&rsquo;\u00eatre d&rsquo;une cit\u00e9 d\u00e9voy\u00e9e, livr\u00e9e aux forces obscures de la finance sp\u00e9culative. C&rsquo;est le culte de la marchandise &ndash; adoub\u00e9 par les tables ma\u00e7onniques des <em>Droits de l&rsquo;homme<\/em> &ndash; qui aura permis aux bourgeoisies compradores de capter la plus-value du labeur des classes populaires. La culture de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation &ndash; ou culture POP &ndash; a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de transmettre les consignes d&rsquo;usage dans le cadre d&rsquo;une science du divertissement appel\u00e9e \u00e0 prendre la place des religions du Livre. Les bourgeoisies compradores ne sont que les g\u00e9rants des concessions n\u00e9ocoloniales qui permettent \u00e0 l&rsquo;hyperclasse financi\u00e8re de liquider la cit\u00e9 traditionnelle de nos p\u00e8res et de nos m\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pier Paolo Pasolini partage l&rsquo;existentialisme d&rsquo;Emmanuel Mounier et la <em>pens\u00e9e critique<\/em> d&rsquo;une Hannah Arendt qui d\u00e9peignait le totalitarisme sous les traits d&rsquo;un syst\u00e8me qui prend le contr\u00f4le de toutes les sph\u00e8res de la repr\u00e9sentation afin d&rsquo;imposer sa propre lecture de l&rsquo;histoire \u00e0 une humanit\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e de sa propre identit\u00e9. Le totalitarisme n&rsquo;est pas une forme contemporaine de tyrannie. Bien pire, il s&rsquo;agit d&rsquo;un syst\u00e8me qui s&rsquo;arroge tous les param\u00e8tres du politique en affirmant vouloir faire la promotion d&rsquo;un homme nouveau. Cette vision prom\u00e9th\u00e9enne du totalitarisme fait en sorte de d\u00e9truire le libre-arbitre et d&rsquo;instituer une <em>novlangue<\/em> \u00e0 sa place.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien que Arendt ait \u00e9t\u00e9 tent\u00e9e par le <em>marxisme culturel<\/em>, il demeure qu&rsquo;elle a su en \u00e9viter les \u00e9cueils puisque son &oelig;uvre restera, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin, tributaire de la pens\u00e9e du philosophe Martin Heidegger. Celui qui demeure, probablement, le plus grand philosophe du XXe si\u00e8cle, n&rsquo;a-t-il pas, bien avant Debord, anticip\u00e9 que la technologie contemporaine allait s&rsquo;affranchir de son r\u00f4le utilitaire pour devenir une force automotrice mena\u00e7ant l&rsquo;<em>anthropos<\/em> jusqu&rsquo;au fond de ses racines constitutives. Heidegger est le premier \u00e0 comprendre que l&rsquo;<em>homme-machine<\/em> \u00e9tait appel\u00e9, \u00e0 travers les al\u00e9as de l&rsquo;imp\u00e9rialisme capitaliste, \u00e0 se fondre dans le grand tout indiff\u00e9renci\u00e9 de la raison techniciste. La table \u00e9tait mise pour que nous puissions attaquer le <em>transhumanisme<\/em>, cette id\u00e9ologie totalitaire de la fin de l&rsquo;humanit\u00e9 telle que nous la connaissons.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"> Le mythe prom\u00e9th\u00e9en de l&rsquo;<em>homme nouveau<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Walter Benjamin, penseur kabbaliste du <em>marxisme culturel<\/em> a jet\u00e9 les fondements d&rsquo;une \u00e9tude rigoureuse des m\u00e9thodes de d\u00e9tournement et d&rsquo;entrisme propos\u00e9es afin de corrompre la <em>culture bourgeoise occidentale<\/em>. Il faut lire son opus majeur, intitul\u00e9 &laquo; L&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Art \u00e0 l&rsquo;&Eacute;poque de sa Reproductibilit\u00e9 Technique &raquo;, pour comprendre l&rsquo;importance capitale du r\u00f4le de Benjamin dans l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une proto-doctrine de la contreculture. L&rsquo;astucieux id\u00e9ologue r\u00e9alise que pour mener le combat gramscien du d\u00e9tournement de l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie culturelle bourgeoise <\/em>il faut s&rsquo;approprier la machine de guerre de la culture de masse. C&rsquo;est \u00e0 partir de ce constat, repris \u00e0 l&rsquo;unisson par les \u00e9pigones de l&rsquo;<em>&Eacute;cole de Frankfurt<\/em>, qu&rsquo;il sera possible d&rsquo;analyser en profondeur les codes et les dispositifs \u00e0 l&rsquo;&oelig;uvre au c&oelig;ur de la <em>Soci\u00e9t\u00e9 du spectacle<\/em>. Debord et son \u00e9cole du situationnisme &ndash; d\u00e9veloppant plus \u00e0 fond les strat\u00e9gies du lettrisme &ndash; pr\u00e9conisent aussi un d\u00e9tournement de la fonction culturel afin de pervertir la machination des mass-m\u00e9dias et pour, en fin de processus, amener les consommateurs \u00e0 prendre conscience de leur ali\u00e9nation.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">D\u00e9construire les codes<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Tous les surgeons de l&rsquo;<em>H\u00e9g\u00e9monie culturelle marxiste <\/em>&ndash; ou <em>Marxisme culturel<\/em> &ndash; se sont employ\u00e9s \u00e0 phagocyter la culture populaire hollywoodienne afin de prendre d&rsquo;assaut les march\u00e9s de l&rsquo;art bourgeois avant d&rsquo;accoucher d&rsquo;une premi\u00e8re version de la contreculture. Il faut bien comprendre le r\u00f4le de l&rsquo;<em>ing\u00e9nierie culturelle <\/em>marxiste, entre les ann\u00e9es 1920 et 1960, si nous voulons \u00eatre en mesure de saisir la profondeur du ph\u00e9nom\u00e8ne. Bien avant l&rsquo;intervention gramscienne, les Bolch\u00e9viques avaient d\u00e9j\u00e0 saisi l&rsquo;importance d&rsquo;unir la propagande et la culture afin de p\u00e9n\u00e9trer plus avant au c&oelig;ur d&rsquo;un inconscient collectif dont il fallait prendre le contr\u00f4le. Il s&rsquo;agit du r\u00f4le jou\u00e9 par l&rsquo;<em>Agitprop<\/em> \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du constructivisme russe et du futurisme italien. D\u00e9j\u00e0, avant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, les Bolch\u00e9viques utilisaient les tracs, les affiches et d&rsquo;autres moyens d&rsquo;expression pour diffuser leurs propagandes au sein des masses. Certains artistes form\u00e9s par les acad\u00e9mies tsaristes ou issus d&rsquo;\u00e9coles de pens\u00e9e religieuses [subissant une mutation qui culminera par la formation de sectes carr\u00e9ment <em>illuministes<\/em> &ndash; voir le <em>Manifeste R\u00e9aliste <\/em>des fr\u00e8res Pevsner qui reprend la doxa de <em>l&rsquo;humanisme des lumi\u00e8res<\/em>] se sont, d&rsquo;ailleurs, efforc\u00e9s de d\u00e9velopper une v\u00e9ritable grammaire plastique \u00e0 partir de cette premi\u00e8re forme de d\u00e9tournement de la culture populaire au point de jeter les bases de ce qui allait devenir l&rsquo;<em>art contemporain <\/em>postmoderne. L&rsquo;astuce \u00e9tant de comprendre que le d\u00e9tournement symbolique et l&rsquo;utilisation de m\u00e9thodes de propagande ont, sans doute, constitu\u00e9 les fondations d&rsquo;une culture enti\u00e8rement fabriqu\u00e9e en laboratoire. La fameuse culture POP am\u00e9ricaine repr\u00e9sente la phase finale de la grande exp\u00e9rimentation des n\u00e9omarxistes et de leurs alli\u00e9s du moment, les n\u00e9o-freudiens.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La fascination comme mode d&rsquo;apprentissage<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est entre la crise de 1929 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 1950 que la propagande &ndash; dans son sens le plus machiav\u00e9lique &ndash; sera magnifi\u00e9e par tous les syst\u00e8mes totalitaires qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s longuement par Arendt. L&rsquo;\u00e9tat s&#8217;empare de la culture, d\u00e9limite une grammaire symbolique et utilise la propagande comme instrument d&rsquo;endoctrinement afin d&rsquo;\u00eatre en mesure de produire un conditionnement optimal des masses et, chemin faisant, de pouvoir dissoudre les lin\u00e9aments des anciennes habitudes culturelles. Paradoxalement, tous les totalitarismes, de gauche comme de droite, se sont empar\u00e9 de la m\u00e9thodologie de l&rsquo;<em>Agitprop<\/em> bolch\u00e9vique. L&rsquo;esth\u00e9tique mise en valeur par le Stalinisme et le Nazisme est peut-\u00eatre n\u00e9oclassique, toutefois, c&rsquo;est la m\u00e9thodologie d\u00e9velopp\u00e9e par les Bolch\u00e9viques qui est reformul\u00e9e de mani\u00e8re toujours plus performative. Les \u00e9pigones des r\u00e9gimes totalitaires contemporains affirment vouloir <em>r\u00e9\u00e9duquer<\/em> les masses afin que tous les codes de la pens\u00e9e <em>r\u00e9actionnaire<\/em> soient reformat\u00e9s et que, in fine, l&rsquo;<em>homme nouveau <\/em>prenne son envol. La <em>solution finale<\/em> est, d&rsquo;abord et avant tout, une approche de la <em>tabula rasa<\/em> destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9truire les anciennes valeurs chr\u00e9tiennes qui fondaient la doxa bourgeoise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Hannah Arendt r\u00e9interpr\u00e8te le concept d&rsquo;Heidegger, \u00e0 l&rsquo;effet que l&rsquo;Art soit, dans sa forme et sa force principielles, un processus de <em>d\u00e9voilement<\/em> dans un contexte o&ugrave; le cr\u00e9ateur permet \u00e0 la beaut\u00e9 ou la connaissance d&rsquo;\u00e9merger des forces du grand tout naturel. Arendt insiste \u00e0 maintes reprises sur le fait que l&rsquo;opinion citoyenne ne vaut rien si la cit\u00e9 n&rsquo;offre pas des espaces d&rsquo;authentiques dialogues, l\u00e0 o&ugrave; diverses perspectives peuvent s&rsquo;affronter au gr\u00e9 de l&rsquo;\u00e9change culturel. Il ne s&rsquo;agit PAS d&rsquo;\u00e9changer des commodit\u00e9s ou des pratiques culturelles, chose qui est devenu monnaie courante dans nos soci\u00e9t\u00e9s postmodernes liqu\u00e9fi\u00e9es. L&rsquo;espace publique, qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9 par le <em>Prince de la cit\u00e9<\/em> ou ses opposants, constitue un lieu de d\u00e9voilement qui favorise l&rsquo;\u00e9closion de nouvelles id\u00e9es, la confrontation des opinions et permet que puisse se forger une authentique culture populaire. Contrairement \u00e0 Arendt et Heidegger, les \u00e9pigones de l&rsquo;<em>&Eacute;cole de Frankfurt<\/em> travailleront sur le <em>D&Eacute;VOIEMENT<\/em> comme m\u00e9thode de subversion et d&rsquo;inversion linguistique afin de pervertir les codes culturels et d&rsquo;initier ce fameux mouvement de la <em>contreculture<\/em> qui est devenu une v\u00e9ritable <em>manufacture symbolique<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Arendt estime, du m\u00eame coup, qu&rsquo;une la\u00efcit\u00e9 bien comprise permet de s\u00e9parer le monde des <em>affaires publiques<\/em> du <em>domaine des Dieux<\/em>. Auteur d&rsquo;une magnifique th\u00e8se de doctorat portant sur Saint-Augustin, Arendt s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9e de tr\u00e8s pr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;all\u00e9gorie de la <em>Cit\u00e9 terrestre<\/em> en relation avec la <em>Cit\u00e9 c\u00e9leste<\/em> \u00e0 une \u00e9poque o&ugrave; les nouveaux totalitarismes occidentaux ambitionnaient de faire sauter cette fameuse ligne de d\u00e9marcation. Prolongeant la r\u00e9flexion des anciens philosophes pr\u00e9socratiques, elle nous pr\u00e9vient qu&rsquo;il est primordial de pr\u00e9server l&rsquo;intimit\u00e9 de nos foyers et de n&rsquo;y jamais laisser entrer l&rsquo;\u00e9tat. Malheureusement, les adeptes des <em>th\u00e9ories du genre<\/em> invitent l&rsquo;\u00e9tat \u00e0 faire irruption dans nos chambres \u00e0 coucher histoire, justement, de nous prot\u00e9ger contre nous-m\u00eame. Ces derniers ont bien compris l&rsquo;importance du r\u00f4le de l&rsquo;<em>h\u00e9g\u00e9monie<\/em> pour ce qui est de gagner une <em>guerre culturelle<\/em> qu&rsquo;ils entendent bien mener jusqu&rsquo;\u00e0 son terme et selon LEURS termes.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le genre humain est en voie d&rsquo;extinction<\/h3>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Le marxisme culturel est une forme de marxisme qui analyse le r\u00f4le des m\u00e9dias, l&rsquo;art, le th\u00e9\u00e2tre, le cin\u00e9ma et les institutions culturelles de la soci\u00e9t\u00e9 en mettant de l&#8217;emphase sur les luttes de genres, de classes et d&rsquo;ethnies. Formul\u00e9 par l&rsquo;<\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89cole_de_Francfort\"><strong><em>\u00e9cole de Francfort<\/em><\/strong><\/a><em> et <\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Herbert_Marcuse\"><strong><em>Herbert Marcuse<\/em><\/strong><\/a><em>, il aurait contribu\u00e9 \u00e0 la mont\u00e9e de la <\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rectitude_politique\"><strong><em>rectitude politique<\/em><\/strong><\/a><em> en Occident. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un moyen culturel et non r\u00e9volutionnaire pour revendiquer l&rsquo;abolition des classes et l&rsquo;\u00e9galitarisme absolu &raquo;.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Ancienne d\u00e9finition donn\u00e9e par Wikip\u00e9dia<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9cole de Francfort et ses \u00e9pigones qui sont la source d&rsquo;inspiration des <em>gender studies <\/em>ayant vu le jour au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 sur certains campus universitaires am\u00e9ricains. Il faudrait ajouter que l&rsquo;<em>\u00e9cole<\/em> dite <em>fran\u00e7aise<\/em> &ndash; r\u00e9unissant autour de Michel Foucault tout un ar\u00e9opage de post-constructivistes forcen\u00e9s &ndash; a pos\u00e9 quelques jalons d\u00e9cisifs au niveau des <em>\u00e9tudes culturelles <\/em>et de cette <em>postmodernit\u00e9<\/em> agissant comme un puissant dissolvant. Jean-Fran\u00e7ois Lyotard c\u00e9l\u00e8bre la faillite du <em>r\u00e9cit historique<\/em> ou <em>grand narrative<\/em>. Il n&rsquo;y a plus de consensus s\u00e9mantique possible autour de la repr\u00e9sentation du r\u00e9el qui devient, par la force des choses, comparable \u00e0 une myriade de r\u00e9cits t\u00e9l\u00e9ologiques. Les mythes du <em>progr\u00e8s<\/em>, des <em>lumi\u00e8res <\/em>ou de la <em>justice sociale<\/em> sont battus en br\u00e8che au moyen d&rsquo;un <em>discours critique<\/em> qui frise la d\u00e9mence et qui convient parfaitement au <em>relativisme <\/em>ambiant promu par les avocats du n\u00e9olib\u00e9ralisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Jean Baudrillard va encore plus loin lorsqu&rsquo;il c\u00e9l\u00e8bre la <em>destruction du r\u00e9el<\/em>. Son analyse, pouss\u00e9e dans ses derniers retranchements, stipule que dans le monde de la postmodernit\u00e9 chacun g\u00e9n\u00e8re son positionnement social et identitaire en manipulant des signes qui font que l&rsquo;<em>empire des sens <\/em>prend la place d&rsquo;un r\u00e9el qui est phagocyt\u00e9 au point de disparaitre. Lyotard parlait, m\u00eame, d&rsquo;une \u00e9conomie libidinale, sorte d&rsquo;appendice d&rsquo;un capitalisme n&rsquo;\u00e9tant plus capable de g\u00e9n\u00e9rer autre chose que du spectacle. Chacun \u00e9tant responsable du discours portant sur SA propre repr\u00e9sentation, le r\u00e9el devient une affaire politique, polic\u00e9e. Et, partant, ce prurit n\u00e9omarxiste constitue le limon sur lequel prendra forme la <em>rectitude politique<\/em> &ndash; nouvelle police de la pens\u00e9e du XXIe si\u00e8cle. Il fallait bien mener \u00e0 terme ce projet de <em>d\u00e9construction<\/em> des rep\u00e8res identitaires et des enjeux langagiers pour, qu&rsquo;en l&rsquo;absence de consensus social, la nouvelle <em>intelligentsia <\/em>nous impose sa <em>police de la pens\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>In fine, il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;une <em>th\u00e9orie du genre<\/em>, mais bien des <em>th\u00e9ories du genre<\/em>. La distinction entre sexe (la r\u00e9alit\u00e9 biologique) et genre (la repr\u00e9sentation culturelle) a pris forme dans le sillage des exp\u00e9rimentations cliniques et th\u00e9oriques sur l&rsquo;<em>intersexualisme<\/em> ou le <em>transsexualisme<\/em>; c&rsquo;est dans ce contexte que la mouvance <em>queer <\/em>fait irruption au sein du f\u00e9minisme am\u00e9ricain et des <em>cultural studies<\/em> au point de remettre en cause les canons de la repr\u00e9sentation classique du genre humain. Outre les d\u00e9rives du structuralisme fran\u00e7ais, il ne faudrait pas oublier que tout ce mouvement de d\u00e9construction du langage et des rep\u00e8res identitaires proc\u00e8de d&rsquo;une v\u00e9ritable alchimie kabbalistique destin\u00e9e \u00e0 &laquo; fracasser les vaisseaux &raquo; de la soci\u00e9t\u00e9 occidentale consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9gr\u00e9gore qu&rsquo;il convient de reprogrammer afin de pr\u00e9parer l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;<em>homme nouveau <\/em>ou <em>messie de la fin des temps<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Patrice-Hans Perrier<\/h4>\n<\/p>\n<p><p><strong>Nous reviendrons, dans la deuxi\u00e8me partie de cette analyse, sur la vision eschatologique et kabbalistique de Walter Benjamin, un penseur v\u00e9ritablement surprenant qui est a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 par ses pairs et ses amis de v\u00e9ritable &laquo; th\u00e9ologien de l&rsquo;utopie marxiste &raquo; &hellip; cette prochaine analyse ambitionne d&rsquo;ouvrir des <em>espaces dialogaux <\/em>inattendus.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Antonio Gramsci<em>, <\/em><a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/gramsci_antonio\/lettres_de_prison\/lettres_de_prison.html\"><strong><em>Lettres de prison (1926-1934)<\/em><\/strong><\/a> Traduit de l&rsquo;Italien par H\u00e9l\u00e8ne Albani, Christian Depuyper et Georges Saro. Paris, &Eacute;ditions Gallimard, 1971, 622 pages. Collection T\u00e9moins.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Guy Debord<em>, La Soci\u00e9t\u00e9 du spectacle<\/em>. Paris, &Eacute;ditions <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89ditions_Gallimard\">Gallimard<\/a>, collection <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Folio_(Gallimard)\">Folio<\/a>, 23 janvier 1996.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&bull; Pier Paolo Pasolini, &Eacute;crits corsaires &ndash; Scritti corsari<\/em><strong>, une compilation de lettres brulantes mise en forme en 1975. 281 pages &ndash; ISBN : 978-2-0812-2662-3. Paris, &Eacute;dit\u00e9 par Flammarion, 1976.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Hannah Arendt, <em>The Origins of Totalitarianism<\/em>, 3 volumes, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Harcourt_Trade_Publishers&#038;action=edit&#038;redlink=1\">Harcourt Brace &#038; Co.<\/a>, New York, 1951.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull;  <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Martin_Heidegger\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Martin_Heidegger<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Walter Benjamin, <em>L&rsquo;&OElig;uvre d&rsquo;art \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique<\/em> (1939), traduit par Fr\u00e9d\u00e9ric Joly, pr\u00e9face d&rsquo;Antoine de Baecque. Paris, Payot, coll. <em>Petite Biblioth\u00e8que Payot<\/em>, 2013.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Les_Chemins_de_Martin_Heidegger\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Les_Chemins_de_Martin_Heidegger<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"http:\/\/www.cairn.info\/revue-mouvements-2010-1-page-23.htm\">http:\/\/www.cairn.info\/revue-mouvements-2010-1-page-23.htm<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"https:\/\/www.franceculture.fr\/personne\/hannah-arendt\">https:\/\/www.franceculture.fr\/personne\/hannah-arendt<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Michel_Foucault\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Michel_Foucault<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Condition_postmoderne\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Condition_postmoderne<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean_Baudrillard\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean_Baudrillard<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le vertige mortif\u00e8re du marxisme culturel (I) Si la fuite en avant semble caract\u00e9riser les errements de l&rsquo;occident, il faudrait bien prendre le temps d&rsquo;en cerner les causes. Il semblerait que la faillite des id\u00e9ologies de la gauche des lumi\u00e8res co\u00efncide avec la d\u00e9r\u00e9liction d&rsquo;un n\u00e9olib\u00e9ralisme qui table de plus en plus sur la division&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[9493,2631,17967,15498,17968,12606],"class_list":["post-77660","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-benjamin","tag-de","tag-ecole","tag-francfort","tag-marcuse","tag-perrier"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77660"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77660\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77660"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77660"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}