{"id":77727,"date":"2018-01-22T10:14:11","date_gmt":"2018-01-22T10:14:11","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/01\/22\/nietzsche-et-la-cretinisation-par-la-feminine-attitude\/"},"modified":"2018-01-22T10:14:11","modified_gmt":"2018-01-22T10:14:11","slug":"nietzsche-et-la-cretinisation-par-la-feminine-attitude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/01\/22\/nietzsche-et-la-cretinisation-par-la-feminine-attitude\/","title":{"rendered":"Nietzsche et la cr\u00e9tinisation par la<em> f\u00e9minine-attitude<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Nietzsche et la cr\u00e9tinisation par la<em> f\u00e9minine-attitude<\/em><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Disons-le n&ucirc;ment : nous vivons des temps bovaryens caract\u00e9ris\u00e9s par la dette, le gaspillage, le consum\u00e9risme euphorique, le people, &laquo; la pleurnicherie humanitaire &raquo; (Philippe Muray), la haine consentie des hommes, en particulier blancs. Ces temps sont f\u00e9minins post-historiques ou f\u00e9ministes, comme on voudra. Ils sont aussi marqu\u00e9s par l&rsquo;amertume g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et le ressentiment universel, sans oublier une bonne sensation de catastrophe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce texte est une r\u00e9ponse au trop optimiste Brandon Smith et \u00e0 son texte sur les hommes et les femmes traduit par Herv\u00e9 pour lesakerfrancophone.fr. Comme nous vivons dans les temps gel\u00e9s de la d\u00e9mocratie bourgeoise depuis deux si\u00e8cles, je rappellerai ce qu&rsquo;en dit Nietzsche dans les pages les plus g\u00e9niales et les plus actuelles de <em>Par-del\u00e0 le bien et le mal<\/em> (wikisource.org). La vision de Nietzsche est gu\u00e9nonienne, elle s&rsquo;accommode du Kali-Yuga. Ici on ne d\u00e9fend pas un homme bon contre une femme mauvaise, on dit simplement que ce f\u00e9minisme chevronn\u00e9 qui triomphe avec l&rsquo;arrogance imp\u00e9riale-humanitaire, c&rsquo;est la f\u00e9minit\u00e9 mauvaise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nietzsche pronostique la femme emmerdeuse \u00e0 venir, la banqui\u00e8re, la journaliste, la politicienne, l&rsquo;actrice humanitaire, l&rsquo;eurod\u00e9put\u00e9e, la f\u00e9ministe, la moraliste :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Malheur \u00e0 nous si jamais les qualit\u00e9s &laquo; \u00e9ternellement ennuyeuses de la femme &raquo; &mdash;dont elle est si riche &mdash;osent se donner carri\u00e8re !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Son \u00e9mancipation am\u00e8ne notre enlaidissement g\u00e9n\u00e9ral (je ne peux plus supporter de voir une actrice moderne, je ne supporte que Liz Taylor, Ann Harding, Audrey Hepburn ou Deborah Kerr puisque le cin\u00e9ma de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or reproduisit malgr\u00e9 lui les canons classiques&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La femme veut s&rsquo;\u00e9manciper : et \u00e0 cause de cela elle se met \u00e0 \u00e9clairer l&rsquo;homme sur &laquo; la femme en soi &raquo;. &mdash; C&rsquo;est l\u00e0 un des progr\u00e8s les plus d\u00e9plorables de l&rsquo;<em>enlaidissement <\/em>g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Europe. Car que peuvent produire ces gauches essais d&rsquo;\u00e9rudition f\u00e9minine et de d\u00e9pouillement de soi ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;homme qui veut s&rsquo;\u00e9clairer c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;homme du jardin \u00e9d\u00e9nique. Nietzsche redeviendrait-il biblique ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On est au si\u00e8cle des revendications :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; D\u00e9j\u00e0 se font entendre des voix f\u00e9minines, qui, par saint Aristophane ! font fr\u00e9mir. On explique avec une clart\u00e9 m\u00e9dicale ce que la femme <em>veut <\/em>en premier et en dernier lieu de l&rsquo;homme. N&rsquo;est-ce pas une preuve de supr\u00eame mauvais go&ucirc;t que cette furie de la femme \u00e0 vouloir devenir scientifique ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Grand passage ensuite sur la sensiblerie et la pleurnicherie humanitaire :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; I<strong>l y a aujourd&rsquo;hui, presque partout en Europe, une sensibilit\u00e9 et une irritabilit\u00e9 maladives pour la douleur et aussi une intemp\u00e9rance f\u00e2cheuse \u00e0 se plaindre<\/strong>, une eff\u00e9minisation qui voudrait se parer de religion et de fatras philosophique, pour se donner plus d&rsquo;\u00e9clat &mdash; il y a un v\u00e9ritable culte de la douleur. Le manque de virilit\u00e9 de ce qui, dans ces milieux exalt\u00e9s, est appel\u00e9 &laquo; compassion &raquo;, saute, je crois, tout de suite aux yeux. &mdash; Il faut bannir vigoureusement et radicalement cette nouvelle esp\u00e8ce de mauvais go&ucirc;t, et je d\u00e9sire enfin qu&rsquo;on se mette autour du cou et sur le c&oelig;ur l&rsquo;amulette protectrice du &laquo; gai saber &raquo;, du &laquo; gai savoir&raquo;, pour employer le langage ordinaire. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nietzsche pressent m\u00eame les surgel\u00e9s Picard :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &Agrave; cause des mauvaises cuisini\u00e8res &mdash; \u00e0 cause du manque complet de bon sens dans la cuisine, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;homme a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9 et entrav\u00e9 le plus longtemps : et il n&rsquo;en est gu\u00e8re mieux aujourd&rsquo;hui (&sect;234). &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une envol\u00e9e \u00e9pique, &sect;238 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Se tromper au sujet du probl\u00e8me fondamental de l&rsquo;homme et de la femme, nier l&rsquo;antagonisme profond qu&rsquo;il y a entre les deux et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une tension \u00e9ternellement hostile, r\u00eaver peut-\u00eatre de droits \u00e9gaux, d&rsquo;\u00e9ducation \u00e9gale, de pr\u00e9tentions et de devoirs \u00e9gaux, voil\u00e0 les indices <em>typiques <\/em>de la platitude d&rsquo;esprit. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On imagine comment Nietzsche serait re\u00e7u \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 ou au parlement europ\u00e9en (voyez l&rsquo;amusant film <em>Ugly truth<\/em> avec Butler \u00e0 ce sujet) ! Mais passons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nietzsche regrette ici le machisme grec, qui battait de l&rsquo;aile d&rsquo;ailleurs au quatri\u00e8me si\u00e8cle :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Un homme, au contraire, qui poss\u00e8de de la profondeur, dans l&rsquo;esprit comme dans les d\u00e9sirs, et aussi cette profondeur de la bienveillance qui est capable de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de duret\u00e9 et qui en a facilement l&rsquo;allure, ne pourra jamais avoir de la femme que l&rsquo;opinion <em>orientale<\/em>. Il devra consid\u00e9rer la femme comme propri\u00e9t\u00e9, comme objet qu&rsquo;on peut enfermer, comme quelque chose de pr\u00e9destin\u00e9 \u00e0 la domesticit\u00e9 et qui y accomplit sa mission, &mdash; il devra se fonder ici sur la prodigieuse raison de l&rsquo;Asie, sur la sup\u00e9riorit\u00e9 de l&rsquo;instinct de l&rsquo;Asie, comme ont fait jadis les Grecs, ces meilleurs h\u00e9ritiers, ces \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;Asie, &mdash;ces Grecs qui, comme on sait, depuis Hom\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de P\u00e9ricl\u00e8s, ont fait marcher de pair, avec le <em>progr\u00e8s <\/em>de la culture et l&rsquo;accroissement de la force physique, la <em>rigueur <\/em>envers la femme, une rigueur toujours plus orientale. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais Nietzsche pourrait temp\u00e9rer son machisme par les personnages f\u00e9minins hom\u00e9riques, tous splendides, ou pr\u00e9f\u00e9rer \u00e0 ce machisme la vision souveraine-m\u00e9di\u00e9vale (voyez mon livre Perceval et la reine). Mais Nietzsche ignore toujours le moyen \u00e2ge trop chr\u00e9tien&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Long d\u00e9veloppement traditionnel au &sect;239 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &Agrave; aucune \u00e9poque le sexe faible n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 avec autant d&rsquo;\u00e9gards de la part des hommes qu&rsquo;\u00e0 notre \u00e9poque. C&rsquo;est une cons\u00e9quence de notre penchant et de notre go&ucirc;t fonci\u00e8rement d\u00e9mocratiques, tout comme notre manque de respect pour la vieillesse. Faut-il s&rsquo;\u00e9tonner si ces \u00e9gards ont d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en abus ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La cl\u00e9 de tout est la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des temps modernes. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai insist\u00e9 sur Gu\u00e9non que Nietzsche aurait sans doute m\u00e9pris\u00e9 (comme me disait \u00e0 quatorze ans ma grand-tante communiste qui m&rsquo;a tout appris, &laquo; ton Nietzsche il est born\u00e9 ! &raquo;). Nietzsche :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce qui est plus difficilement compr\u00e9hensible, c&rsquo;est que par l\u00e0 m\u00eame&hellip; la femme d\u00e9g\u00e9n\u00e8re. C&rsquo;est ce qui arrive aujourd&rsquo;hui : ne nous y trompons pas ! Partout o&ugrave; l&rsquo;esprit industriel a remport\u00e9 la victoire sur l&rsquo;esprit militaire et aristocratique, la femme tend \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9conomique et l\u00e9gale d&rsquo;un commis. &laquo; La femme commis &raquo; se tient \u00e0 la porte de la soci\u00e9t\u00e9 moderne en voie de formation. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La femme-commis cela va bien \u00e0 Hillary, \u00e0 Angela, \u00e0 la Lagarde&hellip; La femme-commis est &laquo; la derni\u00e8re femme &raquo;, pour reprendre une expression nietzsch\u00e9enne et g\u00e9niale. Le ma&icirc;tre poursuit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Tandis qu&rsquo;elle s&#8217;empare ainsi de nouveaux droits, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;efforce de devenir &laquo; ma&icirc;tre &raquo; et inscrit le &laquo; progr\u00e8s &raquo; de la femme sur son drapeau, elle aboutit au r\u00e9sultat contraire avec une \u00e9vidence terrible : <strong>la femme recule. Depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise l&rsquo;influence de la femme a diminu\u00e9 dans la mesure o&ugrave; ses droits et ses pr\u00e9tentions ont augment\u00e9<\/strong>&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Perdre le flair tout est l\u00e0, le sens de l&rsquo;odeur et l&rsquo;honneur qui, dit Pagnol, ne sert qu&rsquo;une fois :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <strong>Perdre le flair des moyens qui conduisent le plus s&ucirc;rement \u00e0 la victoire ; n\u00e9gliger l&rsquo;exercice de son arme v\u00e9ritable ; se laisser aller devant l&rsquo;homme, peut-\u00eatre &laquo; jusqu&rsquo;au livre &raquo;, l\u00e0 o&ugrave; jadis on gardait la discipline et une humilit\u00e9 fine et rus\u00e9e<\/strong> ; \u00e9branler, avec une audace vertueuse, la foi de l&rsquo;homme en un id\u00e9al fonci\u00e8rement diff\u00e9rent cach\u00e9 dans la femme, en un \u00e9ternel f\u00e9minin quelconque et n\u00e9cessaire ; enlever \u00e0 l&rsquo;homme, avec insistance et abondance, l&rsquo;id\u00e9e que la femme doit \u00eatre nourrie, soign\u00e9e, prot\u00e9g\u00e9e et m\u00e9nag\u00e9e comme un animal domestique, tendre, \u00e9trangement sauvage et souvent agr\u00e9able ; rassembler maladroitement et avec indignation tout ce qui rappelait l&rsquo;esclavage et le servage, dans la situation qu&rsquo;occupait et qu&rsquo;occupe encore la femme dans l&rsquo;ordre social (comme si l&rsquo;esclavage \u00e9tait un argument contre la haute culture et non pas un argument en sa faveur, une condition de toute \u00e9l\u00e9vation de la culture) ; de quoi tout cela nous est-il la r\u00e9v\u00e9lation, sinon d&rsquo;une d\u00e9ch\u00e9ance de l&rsquo;instinct f\u00e9minin, d&rsquo;une mutilation de la femme ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le cr\u00e9tinisme masculin marche de pair bien s&ucirc;r aux temps socialistes et d\u00e9mocratiques (ou lib\u00e9raux et bourgeois, c&rsquo;est la m\u00eame chose) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Sans doute, il existe, parmi les \u00e2nes savants du sexe masculin, assez d&rsquo;imb\u00e9ciles, amis et corrupteurs des femmes, qui conseillent \u00e0 ces derni\u00e8res de d\u00e9pouiller la femme et d&rsquo;imiter toutes les b\u00eatises dont souffre aujourd&rsquo;hui en Europe &laquo; l&rsquo;homme &raquo;, la &laquo; virilit\u00e9 &raquo; europ\u00e9enne, &mdash; qui aimerait avilir la femme jusqu&rsquo;\u00e0 la &laquo; culture g\u00e9n\u00e9rale &raquo;, ou m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 la lecture des journaux et jusqu&rsquo;\u00e0 la politique. On veut m\u00eame, de ci de l\u00e0, changer les femmes en libres penseurs et en gens de lettres. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Gu\u00e9non a tr\u00e8s bien parl\u00e9, Schuon aussi, de l&rsquo;horreur de la culture g\u00e9n\u00e9rale. Nietzsche insiste car il voit venir (oh mon Moli\u00e8re !) le crime de la femme savante et le reflux de la m\u00e8re de l&#8217;empereur :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; On veut les &laquo; cultiver &raquo;, encore davantage et, comme on dit, <em>fortifier <\/em>&laquo; le sexe faible &raquo; par la culture : comme si l&rsquo;histoire ne nous montrait pas, aussi clairement que possible, que la &laquo; culture &raquo; de l&rsquo;\u00eatre humain et son affaiblissement &mdash; c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;affaiblissement, l&rsquo;\u00e9parpillement, la d\u00e9ch\u00e9ance <em>de la volont\u00e9 <\/em>&mdash; ont toujours march\u00e9 de pair et que les femmes les plus puissantes du monde, celles qui ont eu le plus d&rsquo;influence (comme la m\u00e8re de Napol\u00e9on) \u00e9taient redevables de leur puissance et de leur empire sur les hommes \u00e0 la force de volont\u00e9 &mdash; et non \u00e0 des ma&icirc;tres d&rsquo;\u00e9cole ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour Nietzsche l&rsquo;Europe se fait simplement enlever une nouvelle fois par <strong>la b\u00eate \u00e0 cornes<\/strong> (on sait comment l&rsquo;Europe d&rsquo;Angela a trait\u00e9 sa matrice grecque) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Est-on en train de <em>rompre le charme <\/em>de la femme ? Se met-on lentement \u00e0 la rendre ennuyeuse ? <strong>&Ocirc; Europe ! Europe ! On conna&icirc;t la b\u00eate \u00e0 cornes qui a toujours eu pour toi le plus d&rsquo;attraits, et que tu as encore \u00e0 redouter ! <\/strong>Ton antique l\u00e9gende pourrait, une fois de plus, devenir de &laquo; l&rsquo;histoire &raquo; &mdash; une fois encore une prodigieuse b\u00eatise pourrait s&#8217;emparer de ton esprit et t&rsquo;entra&icirc;ner ! Et nul dieu ne se cacherait en elle, non ! rien qu&rsquo;une &laquo; id\u00e9e &raquo;, une &laquo; id\u00e9e moderne &raquo; ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais la soci\u00e9t\u00e9 moderne, parce que f\u00e9minine, cache une certaine cruaut\u00e9, que vit aussi le chr\u00e9tien Chesterton (voyez mon texte sur la f\u00e9minisation am\u00e9ricaine de la plan\u00e8te) derri\u00e8re ses oripeaux humanitaires :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Dans la vengeance comme dans l&rsquo;amour, la femme est plus barbare que l&rsquo;homme (&sect;139). &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est que l&rsquo;homme reste trop cool :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo;&hellip;l&rsquo;homme veut la femme pacifique, &mdash; mais la femme est <em>essentiellement <\/em>batailleuse, de m\u00eame que le chat, quelle que soit son habilet\u00e9 \u00e0 garder les apparences de la paix (&sect;131). &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nota : au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, remarqua Michelet, Dieu aussi changea de sexe. La religion catholique pr\u00e9parait aussi son aggiornamento aux d\u00e9mons et n\u00e9cessit\u00e9s de notre modernit\u00e9 devenue trop&hellip; bonne, donc&hellip; antichr\u00e9tienne !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sources<\/p>\n<\/p>\n<p><p>GK Chesterton &ndash; What I saw in America (Gutenberg.org)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ren\u00e9 Gu\u00e9non &ndash; la crise du monde moderne ; le r\u00e8gne de la quantit\u00e9 et le signe des temps<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Evola &ndash; M\u00e9taphysique du sexe<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Hom\u00e8re &ndash; L&rsquo;Odyss\u00e9e<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nietzsche &ndash; Par-del\u00e0 le bien et le mal, chapitre septi\u00e8me, nos vertus (&sect;231, 238, 239)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal &ndash; Perceval et la reine (Amazon.fr)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Maupassant &ndash; Les dimanches d&rsquo;un bourgeois de Paris, que j&rsquo;ai cit\u00e9 dans un autre article. On rappelle cette perle piquante de description soci\u00e9tale : &laquo; &Agrave; droite,<strong> une d\u00e9l\u00e9gation d&rsquo;antiques citoyennes sevr\u00e9es d&rsquo;\u00e9poux, s\u00e9ch\u00e9es dans le c\u00e9libat, et exasp\u00e9r\u00e9es dans l&rsquo;attente, faisait vis-\u00e0-vis \u00e0 un groupe de citoyens r\u00e9formateurs de l&rsquo;humanit\u00e9,<\/strong> qui n&rsquo;avaient jamais coup\u00e9 ni leur barbe ni leurs cheveux, pour indiquer sans doute l&rsquo;infini de leurs aspirations. &raquo;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nietzsche et la cr\u00e9tinisation par la f\u00e9minine-attitude Disons-le n&ucirc;ment : nous vivons des temps bovaryens caract\u00e9ris\u00e9s par la dette, le gaspillage, le consum\u00e9risme euphorique, le people, &laquo; la pleurnicherie humanitaire &raquo; (Philippe Muray), la haine consentie des hommes, en particulier blancs. Ces temps sont f\u00e9minins post-historiques ou f\u00e9ministes, comme on voudra. 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