{"id":77934,"date":"2018-05-11T07:37:14","date_gmt":"2018-05-11T07:37:14","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/11\/le-cauchemar-a-passe-outre\/"},"modified":"2018-05-11T07:37:14","modified_gmt":"2018-05-11T07:37:14","slug":"le-cauchemar-a-passe-outre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/11\/le-cauchemar-a-passe-outre\/","title":{"rendered":"Le cauchemar a pass\u00e9 outre"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le cauchemar a pass\u00e9 outre<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>11 mai 2018 &ndash; Il m&rsquo;est arriv\u00e9, dans ce <em>Journal-dde.crisis<\/em>, de m&#8217;emporter dans la description d&rsquo;un cauchemar ou l&rsquo;autre ; l&rsquo;un et l&rsquo;autre d&rsquo;ailleurs, puisqu&rsquo;il y en eut deux, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/cauchemar-nostalgie-dempire\">le 11 octobre<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-puissance-bienveillante-du-monde\">le 6 novembre<\/a>, tous deux de l&rsquo;ann\u00e9e 2015. Depuis, il y en eut d&rsquo;autres, que je laissai aller ou que  je n&rsquo;avais pas l&rsquo;esprit d&rsquo;aussit\u00f4t les r\u00e9sumer, puisque l&rsquo;on sait que le souvenir des r\u00eaves vous quitte tr\u00e8s vite, comme une gr\u00e2ce un in seul court instant accord\u00e9e&#8230; Enfin, \u00ab\u00a0une gr\u00e2ce\u00a0\u00bb, c&rsquo;est \u00e0 voir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est tout vu sur celui-ci, qui va suivre, que j&rsquo;ai imm\u00e9diatement d\u00e9crit sur une page enti\u00e8re de mon agenda de poche (celui de la Pl\u00e9iade, on a son snobisme), d\u00e9vorant trois jours d&rsquo;une fine \u00e9criture serr\u00e9e, sans jamais aller \u00e0 la ligne, et avec un marqueur fin de couleur violet, &ndash; pour la premi\u00e8re fois, moi qui n&rsquo;utilise que du brun d&rsquo;habitude. Bref, cela se passe dans la nuit du 4 mai. Je suis en voiture, mais c&rsquo;est une sorte de forme qui est peut \u00eatre un ami qui conduit, dont je distingue si mal les traits que je ne le reconnais pas, qui dispara&icirc;tra bient\u00f4t d&rsquo;ailleurs, qui n&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre pas l\u00e0. Derri\u00e8re, se trouve ma chienne, ce noble animal, l&rsquo;encore jeune et un peu Miss-Catastrophe, <em>Marie<\/em>, qui a pris la place de l&rsquo;inoubliable <em><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/klara-pour-leternite\">Klara<\/a>. <\/em>Pourquoi donc l&rsquo;ai-je prise avec moi ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous allons \u00e0 Marseille, \u00e0 une grande r\u00e9ception que donne mon fr\u00e8re ain\u00e9, je me demande bien pourquoi. Dans ma jeunesse, c&rsquo;\u00e9tait mon mod\u00e8le, mon mentor, de onze ans mon ain\u00e9, mon h\u00e9ros, celui que j&rsquo;aurais voulu \u00eatre avec sa force, sa puissance exceptionnelles ; notre rupture, en 1983 \u00e0 cause de ma s\u00e9paration d&rsquo;avec ma premi\u00e8re femme, fut d&rsquo;autant plus cruelle, et quels que soient mes torts s&rsquo;il y en a, je ressentis son attitude et ses mots, ses mimiques et ses regards furieux, sa l\u00e2chet\u00e9 inttendue pour une telle force de la nature, comme une blessure profonde et une trahison affreuse, comme si l&rsquo;on vous \u00f4tait une partie de votre jeunesse. Il est mort en septembre 2016 et je n&rsquo;en ressentis me sembla-t-il nulle \u00e9motion, rien qui ne m&rsquo;affecta vraiment sur l&rsquo;instant, mais peut-\u00eatre pas int\u00e9rieurement&#8230; Quelques heures apr\u00e8s commenc\u00e8rent plusieurs heures d&rsquo;affreuses souffrances qui me conduisirent aux urgences \u00e0 cinq heures du matin le lendemain ; une innocente hernie inguinale, transform\u00e9e en hernie engou\u00e9e mena\u00e7ant d&rsquo;\u00e9trangler, tout cela conduisant \u00e0 une intervention d&rsquo;urgence en d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi. Plus tard, mon gastro me dit que l&rsquo;\u00e9motion contenue et non exprim\u00e9e \u00e9tait sans doute la cause de contractions internes brutales qui avaient caus\u00e9 l&rsquo;incident.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais au diable tous ces d\u00e9tails, je maintiens le vrai : ce 4 mai 2018, j&rsquo;arrive \u00e0 Marseille pour aller \u00e0 cette r\u00e9ception que donne mon fr\u00e8re a&icirc;n\u00e9, bien vivant pourra-t-on donc supposer. Cela m&rsquo;ennuie horriblement, je n&rsquo;ai aucune envie de le revoir, ma blessure s&rsquo;\u00e9tant transform\u00e9e en indiff\u00e9rence fatigu\u00e9e et g\u00eane un peu m\u00e9prisante ; moi, ferm\u00e9 \u00e0 double-tour quand je pense \u00e0 lui, le temps a fait son office&#8230; Curieusement, je sais o&ugrave; se trouve sa maison alors qu&rsquo;aux derni\u00e8res nouvelles il habitait \u00e0 Aix-en-Provence, dans la maison de mon p\u00e8re dont il avait rachet\u00e9 nos parts \u00e0 un prix tr\u00e8s fraternel, et nullement \u00e0 Marseille. Pourquoi cette invitation et qui sait comment elle m&rsquo;est parvenue ? La voiture se gare presque d&rsquo;elle-m\u00eame dans une rue qui para&icirc;t si vieillotte, je veux dire si chaleureuse, comme le Marseille que j&rsquo;ai connu dans les ann\u00e9es 1950, au 120 rue Consolat, petite rue d\u00e9bouchant sur le haut de la Canebi\u00e8re o&ugrave; mon grand&rsquo;p\u00e8re avait sa maison ; il y exer\u00e7ait son m\u00e9tier d&rsquo;artisan des cuirs et peaux et je me rappelle de lui comme d&rsquo;un si brave homme \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame gentillesse, contrairement \u00e0 ma grand&rsquo;m\u00e8re, cette peste morte apr\u00e8s avoir achev\u00e9 son mari dans sa folie de la pers\u00e9cution.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je sors de la voiture en chapitrant <em>Marie<\/em> : je serai vite de retour, ne crains rien. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il m&rsquo;a pris de l&#8217;emmener, et puis qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il me prend de la laisser seule dans cette voiture ? Il n&rsquo;y a personne d&rsquo;autre, on dirait que la voiture est venue sans pilote, comme un <em>drone<\/em>, comme une machine de monsieur Tesla&#8230; Je descends la rue vieillotte et chaleureuse qui est en pente douce, un instant avec comme seul bruit le chant des oiseaux, moi bordant un jardin luxuriant et charmant (l\u00e0, diff\u00e9rence avec la rue Consolat), tout cela dans un calme superbe, une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 \u00e0 ne pas croire, une vie apais\u00e9e et presque le bonheur de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Ce sont d&rsquo;autre temps car seuls les autres temps ont de ces calmes, je tourne enfin sur la gauche, entre comme dans un trou noir dans une galerie marchande qui semble vide de tout et aux parois incertaines, avec ces magasins tous mis en faillite et abandonn\u00e9s, tant imbriqu\u00e9s dans le flou qu&rsquo;on ne les reconnait en rien comme magasins, et je d\u00e9bouche sur une immense avenue, ou une place en forme d&rsquo;avenue je ne sais, bord\u00e9e d&rsquo;immenses immeubles, \u00e0 la fois jaillissant vers le ciel comme pour en lib\u00e9rer la lumi\u00e8re \u00e9clatante qui inonde le monde et nous illumine, et en m\u00eame temps, simulacre dissip\u00e9, nous \u00e9crasant de tous c\u00f4t\u00e9s, comme pour rendre cette lumi\u00e8re inop\u00e9rante et d&rsquo;un \u00e9clat immense, compl\u00e8tement assombrissant, productrice d&rsquo;obscurit\u00e9s sans fin. Les immeubles sont des tours folles et obsc\u00e8nes, pr\u00e9tendant au baroque et dansant comme dansent sur un mode sabbatique les travestis d&rsquo;un cabaret \u00e0 la mode d\u00e9guis\u00e9s en derviches tourneurs, des tours je veux dire comme on en voit \u00e0 Douba\u00ef par exemple, tortur\u00e9es par leurs formes \u00e9tranges d&rsquo;architectes fous ; et des tours qui semblent caoutchouteuses \u00e0 force d&rsquo;avoir de ces formes, qui s&rsquo;agitent lascivement ou furieusement je ne sais, qui dansent en v\u00e9rit\u00e9 la tarentelle comme si un dieu bienveillant tentait de les d\u00e9barrasser du poison qui, comme celui de l&rsquo;araign\u00e9e, les soumet \u00e0 leur propre folie &#8230; Tout est clinquant, puissant, \u00e9crasant, arrogant, compl\u00e8tement artificiel et presque translucide \u00e0 force de simulacre. Voil\u00e0 Marseille ! Tiens-toi, Marseille, <em>tu cries trop fort<\/em> ! <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela, cette chose, est donc le Marseille auquel le cauchemar me conduit, apr\u00e8s l&rsquo;avoir imagin\u00e9 \u00e0 sa convenance ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car jamais Marseille, cette vieille ville phoc\u00e9enne, ne fut telle &#8230; Un instant j&rsquo;aper\u00e7ois le bord de mer, l\u00e0-bas sur ma droite, et c&rsquo;est une vision singuli\u00e8re sur un segment tr\u00e8s \u00e9troit de la vision, apais\u00e9, calme, aux petites maisons vieillottes de marin-p\u00eacheur, sentant la sardine, avec les filets d\u00e9ploy\u00e9s pour s\u00e9cher &ndash; et  le bruit transform\u00e9 dans la m\u00e9lodie des cris des mouettes (\u00e0 Marseille ! C&rsquo;est dire) effa\u00e7ant un instant le grondement terrible des tours caoutchouteuses&#8230; A cet instant affleurent les souvenirs des solitudes enchant\u00e9es de ma jeunesse alg\u00e9roise, lorsque, dans la solitude de la cour d&rsquo;un lyc\u00e9e (le lyc\u00e9e Bugeaud) o&ugrave; une punition m&rsquo;avait assign\u00e9 un dimanche entier d&rsquo;une journ\u00e9e \u00e9blouissante de la lumi\u00e8re de la fin d&rsquo;un printemps, et d&rsquo;o&ugrave; je contemplai le front de mer de cette m\u00eame jeunesse-l\u00e0&#8230; Je ne sais que penser et ne suis pas l\u00e0 pour penser.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&Eacute;cartant les tours folles pour me frayer ma route, je refais de ce c\u00f4t\u00e9 du monde le trajet fait tout \u00e0 l&rsquo;heure en sens inverse dans ma vielle rue chaleureuse en pente douce, je remonte vers la maison de mon fr\u00e8re. Tr\u00e8s vite je m&rsquo;y trouve : elle est massive, luxueuse d&rsquo;un certain point de vue, avec nombre d&rsquo;agencements et signes de modernit\u00e9, et pourtant semblable \u00e0 un bunker, sans gr\u00e2ce ni architecture, et surtout elle se trouve dans un immense terrain assez vague et tr\u00e8s sordide, \u00e0 la fois sous un soleil et une lumi\u00e8re \u00e9crasante et comme plong\u00e9 dans une ombre sinistre, et tout cela d\u00e9sertique, et tout le reste de la ville a disparu. Rien, pas une voiture ni le moindre carosse, pas \u00e2me qui vive, vu de l&rsquo;ext\u00e9rieur, l&rsquo;abandon \u00e9puis\u00e9e de la fin du monde. J&rsquo;y entre, la foule est compacte, on se dit \u00ab\u00a0Le Tout-Marseille est l\u00e0\u00a0\u00bb ; quelle remarque stupide, moi qui n&rsquo;ai plus vu Marseille depuis des d\u00e9cennies je ne reconnais personne, je veux dire aucun \u00eatre humain, rien de ceux que je connaissais, et d&rsquo;ailleurs j&rsquo;y connaissais si peu de gens qui ont disparu depuis, et enfin j&rsquo;erre dans cette foule compacte comme dans un d\u00e9sert. Je croise mon fr\u00e8re qui me toise sans me voir, regardant au travers de moi comme si je n&rsquo;existais pas et disparaissant, indiff\u00e9rent ou bien n&rsquo;ayant jamais exist\u00e9, et je <strong>d\u00e9cide <\/strong>aussit\u00f4t et<strong> <\/strong>assez logiquement de m&rsquo;enfuir. Je n&rsquo;ai nul souvenir du retour sinon de m&rsquo;\u00eatre trouv\u00e9 comme dans une jungle sauvage et hostile jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre m\u00e9chante comme on est diabolique, dans un entrelacement de ces immeubles de plus en plus caoutchouteux, comme des lianes de verre sans teint et de plaqu\u00e9 or, des tentacules d&rsquo;aluminium serti de diamant, de carbone <em>stealth <\/em>et de b\u00e9ton habill\u00e9 d&rsquo;or-noir et brut qu&rsquo;il me faut franchir, tout cela un peu comme dans le livre d&rsquo;Alfred Kubin, <em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/L%27Autre_C%C3%B4t%C3%A9_(roman)\">L&rsquo;Autre C\u00f4t\u00e9<\/a><\/em> ; et je me presse, je cours presque, de plus en plus vite, rejoins enfin ma petite rue toujours aussi vieillotte et tranquille avec son jardin qui la borde et o&ugrave; chantent les oiseaux, un instant rass\u00e9r\u00e9n\u00e9, un court instant jusqu&rsquo;\u00e0 approcher la voiture o&ugrave; je vois des policiers d\u00e9guis\u00e9s en <em>Robocop <\/em>en train de fracasser les vitres et qui s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 abattre <em>Marie <\/em>&#8230; Je <strong>d\u00e9cide <\/strong>que c&rsquo;est plus que je n&rsquo;en peux supporter et je <strong>d\u00e9cide<\/strong>, je dis et r\u00e9p\u00e8te ce mot \u00e0 dessein car c&rsquo;est le vrai, de me r\u00e9veiller. Il est l&rsquo;heure, il est temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fin du cauchemar.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les cauchemars n&rsquo;ont plus rien \u00e0 cacher, ils ne dissimulent plus rien, ils nous parlent pour ce qu&rsquo;ils disent, presqu&rsquo;avec effronterie et insolence, comme les immeubles baroques-postmodernes et caricaturaux de Douba\u00ef. Ce constat me vient aussit\u00f4t. Symbolisme certes mais nul symbolisme herm\u00e9tique, tout s&rsquo;y retrouve, et celui qui fait ce cauchemar ne fait que restituer une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 peine transform\u00e9e. Ce cauchemar que j&rsquo;ai fait, tant d&rsquo;autres pourraient le faire, ou plut\u00f4t je pourrais le faire au nom de tant d&rsquo;autres. Il est devenu ph\u00e9nom\u00e8ne collectif, je le fais au nom de toute une communaut\u00e9  de r\u00e9sistants et de r\u00e9volt\u00e9s, au nom de tous mes semblables, m\u00eame au nom des cr\u00e9tins soumis et zombies-encha&icirc;n\u00e9s au Syst\u00e8me qui jurent \u00eatre libres dans la modernit\u00e9. Voil\u00e0 une nouveaut\u00e9 : le cauchemar refl\u00e8te le r\u00e9el cosmique que nous vivons sans autre artifice.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le cauchemar d\u00e9sormais, c&rsquo;est le monde que nous vivons avec quelques traits personnels parce qu&rsquo;il le faut bien, directement rendu par l&rsquo;inconscient qui intervient comme s&rsquo;il \u00e9tait une conscience parfaitement assur\u00e9e. Le cauchemar, \u00ab\u00a0ce n&rsquo;est pas les autres\u00a0\u00bb, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble qui malgr\u00e9 vous vous englobe, c&rsquo;est le Grand Tout catastrophique ; le cauchemar, c&rsquo;est la d\u00e9structuration sociale, soci\u00e9tale, architecturale, d\u00e9construction de la famille, des souvenirs, des gens, de la ville, de la lumi\u00e8re, du monde lui-m\u00eame r\u00e9pandu en un cosmos pulv\u00e9ris\u00e9. Le cauchemar ne rend plus compte de celui qui le fait mais du monde tel qu&rsquo;il est devenu et de l&rsquo;\u00e9poque telle que le monde l&rsquo;a faite. Il est devenu le sympt\u00f4me courant d&rsquo;une psychologie collective face \u00e0 une crise qui la menace des pires destin\u00e9es si <strong>elle ne d\u00e9cide pas <\/strong>de se r\u00e9veiller.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le cauchemar n&rsquo;a plus besoin de psychanalyste.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cauchemar a pass\u00e9 outre 11 mai 2018 &ndash; Il m&rsquo;est arriv\u00e9, dans ce Journal-dde.crisis, de m&#8217;emporter dans la description d&rsquo;un cauchemar ou l&rsquo;autre ; l&rsquo;un et l&rsquo;autre d&rsquo;ailleurs, puisqu&rsquo;il y en eut deux, le 11 octobre et le 6 novembre, tous deux de l&rsquo;ann\u00e9e 2015. 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