{"id":77947,"date":"2018-05-18T06:03:47","date_gmt":"2018-05-18T06:03:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/18\/liberty-valance-et-le-mauvais-genie-de-la-presse\/"},"modified":"2018-05-18T06:03:47","modified_gmt":"2018-05-18T06:03:47","slug":"liberty-valance-et-le-mauvais-genie-de-la-presse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/18\/liberty-valance-et-le-mauvais-genie-de-la-presse\/","title":{"rendered":"Liberty Valance et le mauvais g\u00e9nie de la presse"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Liberty Valance et le mauvais g\u00e9nie de la presse<\/h2>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">\u00ab\u00a0This is the west sir; when the legend becomes a fact, print the legend.\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville dit la m\u00eame chose :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; Ce qu&rsquo;ils cherchent dans un journal, c&rsquo;est la connaissance des faits; ce n&rsquo;est qu&rsquo;en alt\u00e9rant ou en d\u00e9naturant ces faits que le journaliste peut acqu\u00e9rir \u00e0 son opinion quelque influence. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui vaut dans Valance c&rsquo;est l&rsquo;introduction. Et la conclusion : on parle du r\u00e9cit recycl\u00e9 et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9, et ce n&rsquo;est pas rien. Le d\u00e9veloppement du film est certes bien et int\u00e9ressant : il y a un excellent m\u00e9chant, Lee Marvin, on a des bons et d&rsquo;une lutte du bien contre le mal, du droit contre la nature &ndash; ou la brutalit\u00e9.On a un fantastique moment de tension-dissuasion (&laquo; Pick my steak Liberty, pick it up&hellip; Just try it Liberty, just try it.  &raquo;). On a aussi le d\u00e9veloppement de la d\u00e9mocratie et de la vie politique et on apprend alors plein de choses sur le cirque \u00e9lectoral et les h\u00f4tels comme centres de la vie publique (surtout quand on n&rsquo;a pas lu John Boorstyn). Mais tout de m\u00eame, rien ne vaut l&rsquo;introduction du film et sa dimension royale et surnaturelle. Elle est s\u00e9pulcrale cette introduction, c&rsquo;est comme si on avait su filmer en France la basilique de Saint-Denis et le linceul pourpre o&ugrave; dorment les rois morts&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et comme tout est important dans cette introduction, Ford souligne les changements : le train ; le t\u00e9l\u00e9graphe ; le t\u00e9l\u00e9phone. Macluhan et Paul Virilio vont passer par l\u00e0&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Disons-le sans ambages, les deux h\u00e9ros de ce film de l\u00e9gende, de ce testament de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or du cin\u00e9ma ne sont pas Wayne et Marvin, Stewart et Valance, mais la presse et le cercueil de Tom. La presse c&rsquo;est la r\u00e9\u00e9criture de l&rsquo;histoire comme le dit Tocqueville, et le cercueil c&rsquo;est le soldat inconnu, le grand homme oubli\u00e9 &ndash; ici John Wayne tout de m\u00eame. Le cercueil c&rsquo;est l&rsquo;absence de l&rsquo;ami &ndash; et c&rsquo;est la fin de l&rsquo;ouest. C&rsquo;est aussi la bouleversante Vera Miles en vieille fianc\u00e9e \u00e9plor\u00e9e, et le noir Pomp\u00e9e \u00e9cras\u00e9. Quelques secondes de galactique intensit\u00e9. Non pas le myst\u00e8re de la mort, mais son \u00e9carlate intensit\u00e9 &ndash; sa rogue brutalit\u00e9. Et s&rsquo;il n&rsquo;y avait rien apr\u00e8s la vie ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais la l\u00e9gende de l&rsquo;homme qui tua Liberty Valance est surtout une critique du monde des westerns, du monde de la fiction, du recyclage de la r\u00e9alit\u00e9 en storytelling bon pour la consommation des masses. Certes on critique sans condamner (il ne manquerait plus que \u00e7a). On cite encore Maupassant ma&icirc;tre de Walsh ou de John Ford &ndash; comme de Lovecraft) qui \u00e9claire si bien John Ford :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le romancier qui transforme la v\u00e9rit\u00e9 constante, brutale et d\u00e9plaisante, pour en tirer une aventure exceptionnelle et s\u00e9duisante, doit, sans souci exag\u00e9r\u00e9 de la vraisemblance manipuler les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 son gr\u00e9, les pr\u00e9parer et les arranger pour plaire au lecteur, l&rsquo;\u00e9mouvoir ou l&rsquo;attendrir. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce r\u00e9cit vari\u00e9 et avari\u00e9 est ici le domaine de la presse donc. &laquo; Quand la r\u00e9alit\u00e9 ne nous convient pas, nous imprimons la l\u00e9gende. &raquo; C&rsquo;est une des phrases les plus importantes du monde que le r\u00e9dacteur du <em>Shinbone star<\/em>dit ici. Et James Stewart en vieux s\u00e9nateur peu commode explique que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fut un jour licenci\u00e9 de ce journal qu&rsquo;il r\u00e9pondra \u00e0 une interview-v\u00e9rit\u00e9 qui va m\u00e9contenter la presse. Paradoxalement le twist sc\u00e9naristique qui r\u00e9oriente l&rsquo;histoire (ce n&rsquo;est pas Stewart qui a tu\u00e9 l&rsquo;autre, c&rsquo;est Wayne, et dans le dos encore&hellip;) ne va pas d\u00e9cevoir le public mais au contraire le passionner, relancer l&rsquo;action. Pas besoin d&rsquo;incriminer la postmodernit\u00e9 ici, on peut se rabattre sur Bergson et le rire. Notre philosophe \u00e9crit sur l&rsquo;oblicit\u00e9 de la strat\u00e9gie narrative :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Tant\u00f4t le drame ira droit au but ; il appellera, du fond \u00e0 la surface, les passions qui font tout sauter. Tant\u00f4t il obliquera, comme fait souvent le drame contemporain ; il nous r\u00e9v\u00e9lera, avec une habilet\u00e9 quelquefois sophistique, les contradictions de la soci\u00e9t\u00e9 avec elle-m\u00eame ; il exag\u00e9rera ce qu&rsquo;il peut y avoir d&rsquo;artificiel dans la loi sociale ; et ainsi, par un moyen d\u00e9tourn\u00e9, en dissolvant cette fois l&rsquo;enveloppe, il nous fera encore toucher le fond. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est exactement ce que fait ici Ford et cela n&rsquo;a rien de r\u00e9volutionnaire. Pourtant comme on est en 1961 (ann\u00e9e de notre naissance), en l&rsquo;an I de la fin du monde de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or hollywoodien et du western classique, cela fait du mal. Le cin\u00e9ma perd la na\u00efvet\u00e9 de Lourcelles, l&rsquo;innocence de Kierkegaard ou cette gr\u00e2ce au sens de Kleist ? Ce dernier \u00e9crit dans ses admirables Sc\u00e8nes de la vie des marionnettes :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je dis que je savais fort bien quels d\u00e9sordres produit la conscience dans la gr\u00e2ce naturelle de l&rsquo;homme&hellip; Une force invisible et inexplicable semblait contraindre, comme un filet de fer, le libre jeu de ses gestes. Un an plus tard, on ne trouvait plus trace en lui de la gr\u00e2ce charmante qui faisait nagu\u00e8re la joie de ceux qui l&rsquo;entouraient. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fin du cin\u00e9ma donc : c&rsquo;est l&rsquo;autre sujet de ce film. Bien entendu il y aura toujours des com\u00e9dies et des effets sp\u00e9ciaux, et du film de boucher pour festival. Mais fin du classicisme ou fin de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or. Car qui va comparer Kasdan ou le vieux Clint \u00e0 John Ford ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On reprend sur la presse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La presse et Tocqueville :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La libert\u00e9 de la presse ne fait pas seulement sentir son pouvoir sur les opinions politiques, mais encore sur toutes les opinions des hommes. Elle ne modifie pas seulement les lois, mais les m&oelig;urs. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Oui, et James Stewart commence par le journalisme &ndash; et par l&rsquo;enseignement &#8211; ici. Il est ce qui va asseoir sa future vie politique. Il attaque nomm\u00e9ment Liberty dans ses articles. Le personnage d&rsquo;O&rsquo;Brien est tr\u00e8s bon comme tous les seconds r\u00f4les de ce film-somme sur l&rsquo;univers balzacien de John Ford. Le film montre le g\u00e9nie d&rsquo;une d\u00e9mocratie ubiquitaire et d\u00e9centralis\u00e9e et c&rsquo;est ce g\u00e9nie hic et nunc qu&rsquo;incarne Stewart dans le film. Malheureusement on l&rsquo;enverra \u00e0 Washington et les s\u00e9nateurs aideront \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification de la r\u00e9publique des lobbies, du r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel et du Deep state administratif devenu fou et si moderne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville \u00e9crit joliment :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les &Eacute;tats-Unis n&rsquo;ont point de capitale: les lumi\u00e8res comme la puissance sont diss\u00e9min\u00e9es dans toutes les parties de cette vaste contr\u00e9e; les rayons de l&rsquo;intelligence humaine, au lieu de partir d&rsquo;un centre commun, s&rsquo;y croisent donc en tous sens; les Am\u00e9ricains n&rsquo;ont plac\u00e9 nulle part la direction g\u00e9n\u00e9rale de la pens\u00e9e, non plus que celle des affaires. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avec James Stewart la d\u00e9mocratie juridique et la presse les lumi\u00e8res parviennent \u00e0 la petite ville et c&rsquo;est de cette lumi\u00e8re que tombe amoureuse Vera Miles (en fait c&rsquo;est faux, elle tombe amoureuse du beau vainqueur bless\u00e9 de ced duel truqu\u00e9) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Aux &Eacute;tats-Unis, il n&rsquo;y a presque pas de bourgade qui n&rsquo;ait son journal. On con\u00e7oit sans peine que, parmi tant de combattants, on ne peut \u00e9tablir ni discipline, ni unit\u00e9 d&rsquo;action: aussi voit-on chacun lever sa banni\u00e8re. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville remarque aussi la vulgarit\u00e9 de la presse US qui adore les attaques personnelles (Liberty Valance) et d\u00e9laisse les d\u00e9bats d&rsquo;id\u00e9es<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;esprit du journaliste, en Am\u00e9rique, est de s&rsquo;attaquer grossi\u00e8rement, sans appr\u00eat et sans art, aux passions de ceux auxquels il s&rsquo;adresse, de laisser l\u00e0 les principes pour saisir les hommes; de suivre ceux-ci dans leur vie priv\u00e9e, et de mettre \u00e0 nu leurs faiblesses et leurs vices. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Enfin on apprend gr\u00e2ce \u00e0 la presse \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer le storytelling \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 (et comme on sait on n&rsquo;a pas termin\u00e9&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce qu&rsquo;ils cherchent dans un journal, C&rsquo;est la connaissance des faits; ce n&rsquo;est qu&rsquo;en alt\u00e9rant ou en d\u00e9naturant ces faits que le journaliste peut acqu\u00e9rir \u00e0 son opinion quelque influence. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tocqueville ne se faisait aucune illusion sur la presse am\u00e9ricaine mais terminait :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;est un axiome de la science politique aux &Eacute;tats-Unis, que le seul moyen de neutraliser les effets des journaux est d&rsquo;en multiplier le nombre. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un mai vendeur de journaux me racontait jadis \u00e0 Paris qu&rsquo;il vendait 300 titres de revues&hellip; automobiles. On est loin de D\u00e9mosth\u00e8ne&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La presse comme simple avatar du r\u00e8gne de la quantit\u00e9 ? La fin du film montre bien en tout cas ses limites.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais reprenons. On a dit que le d\u00e9veloppement du film est moins important que le reste, qui est admirable ; et on a \u00e9t\u00e9 un peu dur. Car tout ce d\u00e9veloppement impeccable insiste sur un point pr\u00e9cis : la faiblesse de la loi, du pauvre James Stewart (son courage maladroit est suicidaire) et le triomphe de la force physique, et de la vitesse aux armes. Or s&rsquo;il n&rsquo;est pas tu\u00e9 avant la fin du film c&rsquo;est aussi gr\u00e2ce au &laquo; grand invisible &raquo; John Wayne, qui s&rsquo;av\u00e8re finalement plus son ange gardien (ne l&rsquo;appelle-t-il pas Pilgrim, p\u00e8lerin ?) que son rival en amour. Le Morholt Lee Marvin sait ici de quoi il parle, quand au soir de l&rsquo;\u00e9lection il tonne : &laquo; you have been hiding behind his gun too long. &raquo; Wayne se sacrifie et sacrifie son amour en abattant Valance comme un chien (&laquo; cold blood murder &raquo;), et il esp\u00e8re que c&rsquo;est pour la bonne cause. La fin de sa triste vie semble un lent et s&ucirc;r suicide. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rappelons que pour Tocqueville le triomphe de la loi en Am\u00e9rique est tr\u00e8s relatif (cf. Juge et hors-la-loi). On est ici toujours \u00e0 la fronti\u00e8re :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Parmi eux, l&#8217;empire des lois est faible, et celui des m&oelig;urs plus faible encore. Cependant ces hommes exercent d\u00e9j\u00e0 une grande influence dans ses conseils, et ils arrivent au gouvernement des affaires communes avant d&rsquo;avoir appris \u00e0 se diriger eux-m\u00eames. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce que montre donc Lee Marvin, c&rsquo;est que la loi (Stewart) se cache derri\u00e8re le gun de Wayne qui lui-m\u00eame est flanqu\u00e9 de son noir Pomp\u00e9e arm\u00e9 de sa carabine. Car sans Pomp\u00e9e que vaudrait ici Doniphon ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce n&rsquo;est pas un hasard si on se refuse toujours en Am\u00e9rique au contr\u00f4le des armes. Marvin a peur de Doniphon-Wayne en qui il reconnait son \u00e9mule. Et pour eux abattre un faible est du nanan. Gustave de Beaumont :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a dans le caract\u00e8re de l&rsquo;Am\u00e9ricain un m\u00e9lange de violence et de froideur qui r\u00e9pand sur ses passions une teinte sombre et cruelle&hellip; On trouve, dans l&rsquo;Ouest, des &Eacute;tats demi-sauvages o&ugrave; le duel, par ses formes barbares, se rapproche de l&rsquo;assassinat. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On voit donc encore ici que pour les Am\u00e9ricains (voyez Wichita) la loi doit \u00eatre forc\u00e9e et appliqu\u00e9e brutalement. Le revolver (la carabine) de Wayne est indispensable \u00e0 l&rsquo;id\u00e9alisme na\u00eff de Stewart (<em>pilgrim<\/em>) et \u00e0 cette \u00e9trange civilisation. Comme dit rudement Baudelaire traducteur de Poe et ennemi de la civilisation moderne Made in America, &laquo; chacun, sergent de ville de l&rsquo;opinion, fait la police au profit de ses vices. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Film de la galaxie Gutenberg, L&rsquo;Homme qui tua Liberty Valance \u00e9tablit le r\u00e8gne de l&rsquo;\u00e9crit sur l&rsquo;oralit\u00e9. L&rsquo;homme qui s&rsquo;alphab\u00e9tise et \u00e9crit les lois triomphe sur les autres. Platon nous avait mis en garde contre ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans son Ph\u00e8dre, mais est-ce si grave ?<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Liberty Valance et le mauvais g\u00e9nie de la presse \u00ab\u00a0This is the west sir; when the legend becomes a fact, print the legend.\u00a0\u00bb Tocqueville dit la m\u00eame chose : &laquo; Ce qu&rsquo;ils cherchent dans un journal, c&rsquo;est la connaissance des faits; ce n&rsquo;est qu&rsquo;en alt\u00e9rant ou en d\u00e9naturant ces faits que le journaliste peut acqu\u00e9rir&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[4244,18299,4071,3364,3967,4400],"class_list":["post-77947","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-ford","tag-marvin","tag-ouest","tag-presse","tag-stewart","tag-wayne"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77947","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77947"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77947\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}