{"id":77955,"date":"2018-05-22T07:03:26","date_gmt":"2018-05-22T07:03:26","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/22\/errol-flynn-et-les-destins-glorieux-du-general-custer\/"},"modified":"2018-05-22T07:03:26","modified_gmt":"2018-05-22T07:03:26","slug":"errol-flynn-et-les-destins-glorieux-du-general-custer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/22\/errol-flynn-et-les-destins-glorieux-du-general-custer\/","title":{"rendered":"Errol Flynn et les destins glorieux du g\u00e9n\u00e9ral Custer"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Errol Flynn et les destins glorieux du g\u00e9n\u00e9ral Custer<\/h2>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">\u00ab\u00a0Upon my soul, Madam, you make me regret that unchivalrous age.\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>On l&rsquo;a ador\u00e9 ce film, parce qu&rsquo;ils vont volontaires vers la mort, et qu&rsquo;on les voit enfin se faire massacrer. On l&rsquo;a ador\u00e9 parce que les parques filent bien le destin du ph\u00e9nom\u00e8ne, d\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 West Point, avec aussi la nomination factice et le rabbit foot. Enfin on l&rsquo;a ador\u00e9 ce film parce qu&rsquo;il c\u00e9l\u00e8bre la grande victoire de la nation sioux. Film sur la magie de la destin\u00e9e et la pr\u00e9f\u00e9rence donn\u00e9e \u00e0 la gloire sur le train de la vie paresseuse et mat\u00e9rielle. Comme dit Ken Watanabe dans le Dernier samoura\u00ef, la mort de Custer \u00e9tait une bonne mort !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Good death, general&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Film splendide, prot\u00e9iforme, confus et brouillon, comme bien des Walsh dont le g\u00e9nie d\u00e9bordant s&rsquo;accommode mal d&rsquo;une morale, m\u00eame hollywoodienne. Il est \u00e0 la fois humanitaire, antialcoolique, antiraciste mais aussi belliciste, provocateur et affairiste ! Ce film f\u00e9ministe aussi c\u00e9l\u00e8bre la r\u00e9signation f\u00e9minine (&laquo; mon mari est parti mourir pour la patrie&hellip; &raquo;). Le personnage \u00e9voque nos mousquetaires : George Armstrong Custer the First est un \u00eatre bell\u00e2tre, aristo, \u00e9l\u00e9gant, capricieux, batailleur, il ne lui manque plus que notre Alexandre Dumas pour devenir aussi populaire que notre d&rsquo;Artagnan. Mais ne l&rsquo;est-il pas ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Chevaleresque et suicidaire, l&rsquo;acteur australien Errol Flynn f\u00eate aussi la patrie comme volont\u00e9 d&rsquo;aller mourir ensemble, et pas de vivre ensemble. &laquo; On paie ses imp\u00f4ts et puis on va se faire tuer \u00e0 la fronti\u00e8re &raquo; comme disait Hippolyte Taine du fran\u00e7ais patriote de son si\u00e8cle. Homme \u00e0 tout faire de la tentation imp\u00e9riale anglo-saxonne, Errol Flynn fit le coup dans la Charge de la brigade l\u00e9g\u00e8re, dans Capitaine Blood (mourir pour le roi mais seulement s&rsquo;il est protestant), dans le tr\u00e8s bon Aventure en Birmanie, toujours de Walsh. La grande \u00e9poque du pr\u00eacheur militariste et suicidaire Errol Flynn est li\u00e9e comme on sait \u00e0 deux grands r\u00e9alisateurs : Michael Curtiz, incomparable as hongrois sous-estim\u00e9 dans les histoires du cin\u00e9ma, le seul homme qui m&rsquo;ait fait aimer la Marseillaise (dans Casablanca bien s&ucirc;r) ; et Walsh que nous mettons nous au-dessus de tout, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;un Marmin ou d&rsquo;un Skorecki (Louis, qui nous fit tant rire dans ses Chroniques de Lib\u00e9).  Flynn a illustr\u00e9 la mont\u00e9e en puissance \u00e0 Hollywood du bellicisme imp\u00e9rial \u00e0 la fin des ann\u00e9es trente et au d\u00e9but des ann\u00e9es quarante. Avec son physique d&rsquo;escrimeur, d&rsquo;aristo et de cavalier, il \u00e9tait bon pour toutes les provocations militaires. Derri\u00e8re le sourire, les galipettes et le swashbuckling (<em>swashbuckling : engage in daring and romantic adventures with ostentatious bravado or flamboyance<\/em>), l&rsquo;argent britannique et la volont\u00e9 d&rsquo;en finir avec America First et l&rsquo;isolationnisme am\u00e9ricain. Autant le rappeler tout de m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le Custer pr\u00e9sent\u00e9 ici n&rsquo;a pas grand-chose \u00e0 voir avec le ph\u00e9nom\u00e8ne original. Son destin \u00e9voque la phrase fameuse et d\u00e9finitive d&rsquo;Edmond Burke : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>The age of chivalry is gone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On cite tout le passage, tant il est beau et clair en fran\u00e7ais :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; I should have lived to see such disasters fallen upon her in a nation of gallant men, in a nation of men of honour and of cavaliers. I thought ten thousand swords must have leaped from their scabbards to avenge even a look that threatened her with insult. But the age of chivalry is gone. That of sophisters, economists; and calculators has succeeded; and the glory of Europe is extinguished forever&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si la gloire de l&rsquo;Europe s&rsquo;\u00e9teint, du coup la gloire de l&rsquo;Am\u00e9rique pouvait na&icirc;tre sur fond de chevalerie initiatique et de grands espaces. Comme dit sa femme, la d\u00e9licieuse et sacrificielle Oliva de Havilland <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Inactivity id doing something to him.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Eh oui, on en revient toujours \u00e0 Chr\u00e9tien de Troyes, quand il parle des surhommes militaires : qui ne se meut devient songeur !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On relit Vigny alors si essential pour comprendre Custer &ndash; version Fonda ou version Flynn :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; J&rsquo;appartiens \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration n\u00e9e avec le si\u00e8cle, qui, nourrie de bulletins par l&rsquo;Empereur, avait toujours devant les yeux une \u00e9p\u00e9e nue, et vint la prendre au moment m\u00eame o&ugrave; la France la remettait dans le fourreau des Bourbons&hellip; Les \u00e9v\u00e9nements que je cherchais ne vinrent pas aussi grands qu&rsquo;il me les e&ucirc;t fallu. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vigny ajoute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Chaque ann\u00e9e apportait l&rsquo;espoir d&rsquo;une guerre ; et nous n&rsquo;osions quitter l&rsquo;\u00e9p\u00e9e, dans la crainte que le jour de la d\u00e9mission ne dev&icirc;nt la veille d&rsquo;une campagne. Nous tra&icirc;n\u00e2mes et perd&icirc;mes ainsi des ann\u00e9es pr\u00e9cieuses, r\u00eavant le champ de bataille dans le Champ-de- Mars, et \u00e9puisant dans des exercices de parade et dans des querelles particuli\u00e8res une puissante et inutile \u00e9nergie. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le film de Walsh d\u00e9bute par une parade de Custer en effet \u00e0 West Point. Il arrive avec ses chiens de chasse et prend ses aises comme un grand seigneur &ndash; comme on sait son p\u00e8re d&rsquo;origine allemande \u00e9tait simple forgeron. Il a un mod\u00e8le, notre mar\u00e9chal Murat qui pr\u00f4ne la charge en direction du bruit et des fusils ! Un officier lui reproche d&rsquo;\u00eatre harnach\u00e9 comme un amiral fran\u00e7ais (Custer aurait guerroy\u00e9 aussi contre la France au Mexique !). Son personnage se reverra sous la forme du sudiste, \u00e9rudit et rebelle Patton, dans le film de Franklin G. Schaffner \u00e9crit par un Coppola alors jeune et g\u00e9nial.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le film fourmille de trouvailles grandioses comme toujours chez Walsh : la vitesse de circulation de l&rsquo;information (Custer \u00e9crivait des articles, construisant sa l\u00e9gende); les personnages secondaires et r\u00e9dim\u00e9s, comme le militaire d\u00e9voy\u00e9-trafiquant Sharp (notre cher Arthur Kennedy) et California Joe, resuc\u00e9e des personnages \u00e9dent\u00e9s \u00e0 la Walter Brennan. Et cette sorcellerie qui attire sa jeune fianc\u00e9e avec les feuilles de th\u00e9, la servante noire et le destin \u00e9tonnant. Le film bascule parfois dans un genre bien fran\u00e7ais, le genre h\u00e9ro\u00ef-comique du Grand Si\u00e8cle. On nage dans Scarron, Sorel, Fracasse et par tous les pores on refuse cet embourgeoisement, d&ucirc;t-on en mourir les bottes au pied.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>They died with boots on, didn&rsquo;t they?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car ce film sur le destin est plein de signes, de manifestations superstitieuses. C&rsquo;est le fond de l&rsquo;amour magique qui relie Custer \u00e0 sa Libby. Reprenons le slogan de la domestique afro-am\u00e9ricaine comme on dit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Brother rabbit, work your charm<\/p>\n<\/p>\n<p><p>And keep that big boy out of harm!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On a le lapin (le rabbit foot reviendra avec Mission impossible des d\u00e9cennies plus tard) et on a m\u00eame une chouette sp\u00e9cialement inspir\u00e9e par Walsh &ndash; qui comme tous les grands cin\u00e9astes doit avoir une esp\u00e8ce de &laquo; mana &raquo; pour commander aux animaux et aux \u00e9l\u00e9ments lors d&rsquo;un tournage essentiel (Annaud m&rsquo;en a parl\u00e9). Walsh commande m\u00eame \u00e0 la mer, disait justement Robert Chazal \u00e0 propos du magique Monde lui appartient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus loin on met m\u00eame en garde :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; Do I have to drink the tea every time?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; If you want the fortune to come true.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&ndash; That&rsquo;s the fourth time today I done read the tea leaves.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans notre livre sur le paganisme, nous avions cit\u00e9 Freud \u00e0 propos un grand personnage oriental, le chasseur Dersou Ouzala. Et cela donnait :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;analyse de ces divers cas d&rsquo;inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9 nous a ramen\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ancienne conception du monde, \u00e0 l&rsquo;animisme, conception caract\u00e9ris\u00e9e par le peuplement du monde avec des esprits humains, par la surestimation narcissique de nos propres processus psychiques, par la toute-puissance des pens\u00e9es et la technique de la magie bas\u00e9e sur elle, par la r\u00e9partition de forces magiques soigneusement gradu\u00e9es entre des personnes \u00e9trang\u00e8res et aussi des choses (Mana), de m\u00eame que par toutes les cr\u00e9ations au moyen desquelles le narcissisme illimit\u00e9 de cette p\u00e9riode de l&rsquo;\u00e9volution se d\u00e9fendait contre la protestation \u00e9vidente de la r\u00e9alit\u00e9. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est dans son magnifique texte sur l&rsquo;inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9. Cette expression explique la femme de Custer comme le g\u00e9n\u00e9ral lui-m\u00eame : <em>&laquo; la surestimation narcissique de nos propres processus psychiques, par la toute-puissance des pens\u00e9es et la technique de la magie bas\u00e9e sur elle. &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans le film aussi Elizabeth-Libby donnait \u00e0 Custer la cha&icirc;ne de son p\u00e8re pour chaque bataille. Elle est rompue par le h\u00e9ros au moment de la mort. Custer refuse de l&#8217;emporter pour sa mortelle bataille. Le rituel de sacrifice commun \u00e0 tant de film d&rsquo;Errol Flynn est ici fond\u00e9 : il doit faire souffler les troupes malmen\u00e9es des g\u00e9n\u00e9raux Terry et Brook. Et c&rsquo;est lui l&rsquo;antiraciste pro-indien (la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait tout autre, mais qu&rsquo;importe ?) qui va se sacrifier pour sauver des troupes &laquo; blanches &raquo; (avec pas mal de volontaires sioux d&rsquo;ailleurs) menac\u00e9e par l&rsquo;ire indienne. On rappelle que cette col\u00e8re vient de la pseudo-trouvaille d&rsquo;or dans les Colline noires qui nous enchantaient enfant quand nous lisions Lucky Luke (Lucky Luke reste un excellent moyen de conna&icirc;tre l&rsquo;Ouest et on ne rendra jamais assez hommage au talent de Goscinny).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Obs\u00e9d\u00e9 par la gloire, convaincu de sa destin\u00e9e manifeste, Custer provoque aussi le destin : il est impatient, il cr\u00e9e l&rsquo;occasion, il frappe ses sup\u00e9rieurs, il vole leur cheval (celui du sinistre Taipe, sa Nemesis, futur complice des trafiquants), il se m\u00eale au sens propre de leurs oignons. Il  est en effet friand d&rsquo;oignons Bermudes comme Murat, et c&rsquo;est comme \u00e7a qu&rsquo;il s\u00e9duit \u00e0 table son protecteur le g\u00e9n\u00e9ral Scott (a powerful-eating gentleman, comme Balzac) que sa femme ira voir plus tard. Les oignons importent dans ce film, alors rappelons avec le dico des symboles de Chevalier-Gheerbrandt qu&rsquo;il est li\u00e9 \u00e0 la fin de l&rsquo;ego, \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience de la vacuit\u00e9 (selon Ramakrishna en personne !), mais aussi \u00e0 la puissance vitale. L&rsquo;oignon a m\u00eame des vertus aphrodisiaques, ce qui ne se voit pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le film de Walsh p\u00e9tille et fr\u00e9tille. Il \u00e9voque Fort Apache de Ford tourn\u00e9 sept ans plus tard, moins p\u00eachu, moins pointu mais plus r\u00e9gulier. Walsh face \u00e0 Ford, c&rsquo;est le Fr\u00e8re Jean des Entommeures de Rabelais face au clerg\u00e9 r\u00e9gulier&hellip; De temps en temps comme on sait Howard Hawks les met tous d&rsquo;accord. Comme disait le critique madril\u00e8ne Jos\u00e9-Luis Garci, c&rsquo;est le m\u00eame trio qui se confrontait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des papes de la Renaissance et qui avait nom L\u00e9onard-Raphael-Michel-Ange&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un dernier point d&rsquo;admiration : la chanson Garyowen jou\u00e9e et chant\u00e9e par le &laquo; bally yankee &raquo; Butler, personnage explosif jou\u00e9e par un acteur m\u00e9connu et qu&rsquo;on ne voit pas trois minutes. La gradation est marqu\u00e9e par le piano, puis l&rsquo;accord\u00e9on puis l&rsquo;assortiment fifre-trompette. Mais dans le m\u00eame temps, me fait remarquer ma femme chef-choriste, on descend de grade : on a eu les officiers sup\u00e9rieurs du Fort autour de Custer et de Butler, puis on voit les sergents et les sous-officiers Aucun clip nous a jamais fait cet effet. C&rsquo;est que la musique ob\u00e9it \u00e0 Walsh aussi alors ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On passe pour finir le relais \u00e0 Philippe Grasset qui se surpasse pour nous expliquer pourquoi les jeunes indiens d\u00e9ifient Dumas devant leur t\u00e9l\u00e9 dans Slumdog millionnaire :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a une telle place accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;honneur et une telle d\u00e9sinvolture chaleureuse, et une telle fermet\u00e9 d\u00e9sinvolte dans l&rsquo;exercice de la vertu de l&rsquo;honneur, il y a un tel sens constant dela trag\u00e9die qu&rsquo;est le destin du monde (et l&rsquo;honneur est l\u00e0 pour en appr\u00e9cier mieux les vertus),et une telle l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 pour aborder les contraintes de la trag\u00e9die ainsi sans jamais laisser soncaract\u00e8re y c\u00e9der par l&rsquo;abaissement de l&rsquo;\u00e9motion, que cette \u00e9poque-l\u00e0 nous para&icirc;t, \u00e0 nous gensde la modernit\u00e9, d&rsquo;un autre univers, d&rsquo;une autre \u00e2me litt\u00e9ralement, &ndash; l&rsquo;\u00e9poque de la qualit\u00e9 qui ignore la quantit\u00e9, l&rsquo;\u00e9poque du caract\u00e8re individuel qui n&rsquo;acquiert ses vertus que dans le sens d&rsquo;une collectivit\u00e9 marqu\u00e9e par l&rsquo;honneur, dans le sens de l&rsquo;art de vivre qui est celui du h\u00e9ros, qui est l&rsquo;art de vivre la trag\u00e9die du monde. &raquo;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Errol Flynn et les destins glorieux du g\u00e9n\u00e9ral Custer \u00ab\u00a0Upon my soul, Madam, you make me regret that unchivalrous age.\u00a0\u00bb On l&rsquo;a ador\u00e9 ce film, parce qu&rsquo;ils vont volontaires vers la mort, et qu&rsquo;on les voit enfin se faire massacrer. On l&rsquo;a ador\u00e9 parce que les parques filent bien le destin du ph\u00e9nom\u00e8ne, d\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[18309,10415,2926,3206,5704,5276,10572,11146,17519],"class_list":["post-77955","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-custer","tag-dartagnan","tag-flynn","tag-hawks","tag-honneur","tag-indiens","tag-mousquetaires","tag-vigny","tag-walsh"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77955","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77955"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77955\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77955"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77955"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77955"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}