{"id":77968,"date":"2018-05-29T13:38:24","date_gmt":"2018-05-29T13:38:24","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/29\/la-crise-italienne-simpose\/"},"modified":"2018-05-29T13:38:24","modified_gmt":"2018-05-29T13:38:24","slug":"la-crise-italienne-simpose","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/05\/29\/la-crise-italienne-simpose\/","title":{"rendered":"La crise italienne s&rsquo;impose"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La crise italienne s&rsquo;impose<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il n&rsquo;est pas s&ucirc;r du tout que l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;euro, et \u00e9ventuellement \u00e0 l&rsquo;UE apr\u00e8s tout (<em>Italexit<\/em> ?), ait constitu\u00e9 l&rsquo;enjeu central du gouvernement 5 Etoiles\/Ligue qui aurait d&ucirc; \u00eatre form\u00e9 en Italie, selon la logique, l&rsquo;\u00e9tique et la morale d\u00e9mocratique dont nous sommes tous si fiers, nous-autres en Europe. Il n&rsquo;est pas assur\u00e9 que le probl\u00e8me serait apparu dans toute sa vigueur explosive, comme il l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, dans le cours du fonctionnement de ce gouvernement, si ce gouvernement avait \u00e9t\u00e9 form\u00e9. La tendance-<em>exit<\/em>, que ce soit de l&rsquo;euro ou de l&rsquo;UE, avait perdu de son dynamisme depuis les lendemains du <em>Brexit<\/em>. <strong>Mais il se trouve que Bruxelles a rendu toute sa vigueur \u00e0 cet engouement passionn\u00e9 qui a balay\u00e9 les ann\u00e9es 2015-2016<\/strong>. &Eacute;tait-ce bien n\u00e9cessaire ? Mais les bureaucraties, les pouvoirs-Syst\u00e8me ne r\u00e9sistent pas \u00e0 l&rsquo;usage de leurs capacit\u00e9s de surpuissance, tant est grande leur crainte de l&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230;Car, bien entendu, il appara&icirc;tra \u00e0 tous, quelles que soient les circonstances, que c&rsquo;est Bruxelles qui a pris la d\u00e9cision dite par le pr\u00e9sident Mattarella dimanche soir, parce que le pr\u00e9sident Mattarella est n\u00e9cessairement l&rsquo;oblig\u00e9 de Bruxelles selon la perception qu&rsquo;on a de lui et de son action. Si ce n&rsquo;est pas exactement la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;op\u00e9ration politique, &ndash; et l&rsquo;on sait ce qu&rsquo;il en est de la r\u00e9alit\u00e9 aujourd&rsquo;hui, &ndash; <strong>c&rsquo;est dans l&rsquo;esprit de la chose une incontestable <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-verite-de-situation-verite\">v\u00e9rit\u00e9-de-situation<\/a><\/strong>. &laquo; <em>La premi\u00e8re bataille dans la guerre entre Bruxelles et Rome a donc \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9e par Bruxelles : je ne doute pas que Mattarella a \u00e9t\u00e9 fortement sollicit\u00e9 dans les jours pr\u00e9c\u00e9dant sa d\u00e9cision, par les pressions consid\u00e9rables de ses amis de l&rsquo;UE pour bloquer Savona<\/em>&#8230; &raquo;, \u00e9crit le <a href=\"https:\/\/www.rt.com\/op-ed\/428040-italy-crisis-euro-eu\/\">28 mai 2018<\/a> dans RT l&rsquo;\u00e9conomiste iconocaste et auteur australien Steve Keen, qui professe et dirige l&rsquo;&Eacute;cole de l&rsquo;&Eacute;conomie, de l&rsquo;Histoire et de la Politique de l&rsquo;universit\u00e9 Kingston de Londres. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Keen pense que Savola, &ndash; dont la d\u00e9signation au minist\u00e8re de l&rsquo;\u00e9conomie a suscit\u00e9 le veto de Mattarella, disposait d&rsquo;une arme pour contrer le monopole de l&rsquo;euro en Italie : le \u00ab\u00a0<em>mini-BOT<\/em>\u00a0\u00bb (&laquo; <em>Nomm\u00e9s en r\u00e9f\u00e9rence au \u00ab\u00a0Buoni Ordinario del Tesoro\u00a0\u00bb de l&rsquo;Italie, qui sont des obligations d&rsquo;&Eacute;tat \u00e0 court terme<\/em>&#8230; &raquo;), qui peut faire office de monnaie compl\u00e9mentaire ou alternative selon les situations. Keen, un ami de l&rsquo;ancien ministre grec Varoufakis qui assura l&rsquo;essentiel des n\u00e9gociations entre Ath\u00e8nes et Bruxelles durant les terribles mois de janvier \u00e0 juillet 2015, entre la formation du gouvernement Tsipras et la capitulation de Tsipras, rappelle \u00e0 ce propos et \u00e0 propos du \u00ab\u00a0<em>mini-BOT<\/em>\u00a0\u00bb : &laquo; <em>C&rsquo;est une arme que la Gr\u00e8ce avait pr\u00e9par\u00e9e mais n&rsquo;a jamais utilis\u00e9e parce que Yanis Varoufakis, dans ce qu&rsquo;il d\u00e9crit dans &lsquo;Adults in the Room&rsquo; comme sa \u00ab\u00a0faute la plus grave\u00a0\u00bb, d\u00e9cida de laisser la d\u00e9cision \u00e0 Alexis Tsipras. Tsipras s&rsquo;est oppos\u00e9 \u00e0 l&#8217;emploi de cette arme et le r\u00e9sultat fut une trag\u00e9die grecque<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela est pour dire que la s\u00e9quence de crise du week-end, \u00e9videmment loin de r\u00e9soudre quoi que ce soit, a au contraire lanc\u00e9 l&rsquo;Italie dans une crise tr\u00e8s profonde, <strong>qu&rsquo;elle a brutalement dramatis\u00e9 le d\u00e9bat et radicalis\u00e9 les positions, qu&rsquo;elle a remis au go&ucirc;t d&rsquo;un jour de fureur et de col\u00e8re la question de l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;euro et qu&rsquo;il existe \u00e0 cet \u00e9gard des possibilit\u00e9s d&rsquo;alternative r\u00e9elle<\/strong>. Keen pense donc que Savola aurait pu utiliser le <em>\u00ab\u00a0mini-BOT\u00a0\u00bb<\/em> ; quoi qu&rsquo;il en soit de son hypoth\u00e8se et de l&rsquo;usage, sinon de l&rsquo;efficacit\u00e9 de la chose, il ne fait d\u00e9sormais gu\u00e8re de doute que le futur gouvernement d&rsquo;apr\u00e8s celui de Cottarelli, s&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans la logique des tendances \u00e9lectorales qu&rsquo;on devine, <strong>consid\u00e9rera prioritairement cette question<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voyons la prospective de Keen m\u00eame si nous jugeons n\u00e9cessairement (principe d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/eloge-de-lincertitude\">Incertitude<\/a>) qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas assur\u00e9e, et que quelque chose de bien pire pour le Syst\u00e8me peut se d\u00e9rouler en Italie d\u00e9sormais prolong\u00e9e dans un paroxysme de crise et donc fermement install\u00e9e dans notre \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-tourbillon-crisique\">tourbillon crisique<\/a>\u00ab\u00a0&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>En poussant au veto pr\u00e9sidentiel du nouveau gouvernement propos\u00e9 par Rome, Bruxelles peut croire avoir assur\u00e9 le statut de l&rsquo;euro en Italie, pour l&rsquo;instant. Mais cela peut s&rsquo;av\u00e9rer \u00eatre seulement un sursis avant l&rsquo;ex\u00e9cution<\/em>. [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Bruxelles a remport\u00e9 le premier round, un peu comme si dans un match de boxe on voyait non pas un coup en-dessous de la ceinture mais l&rsquo;arbitre assommant le vainqueur proclamant la victoire de son adversaire. Le prochain round va \u00e0 Bruxelles, avec la nomination par Mattarella de Cottarelli comme Premier ministre. Le troisi\u00e8me round ira au groupe 5 &Eacute;toiles\/Ligue lorsqu&rsquo;ils voteront pour destituer Mattarella. Le quatri\u00e8me round sera la campagne pour les \u00e9lections suivantes, qui polariseront davantage la politique italienne : Bruxelles et ses alli\u00e9s locaux tenteront de saper ou de diviser 5 Etoiles et la Ligue avec des scandales et des opprobres officiels, tandis que le groupe 5 &Eacute;toiles\/Ligue exploitera l&rsquo;argument du contr\u00f4le de l&rsquo;Italie par les forces antid\u00e9mocratiques pour renforcer leur position majoritaire<\/em>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Bruxelles cherchera \u00e0 bl\u00e2mer les rebelles anti-euro, mais les vrais coupables de cette crise sont l&rsquo;euro lui-m\u00eame et le trait\u00e9 de Maastricht. Comme l&rsquo;affirmait l&rsquo;\u00e9conomiste britannique rebelle Wynne Godley en 1992, lors de la signature du trait\u00e9 : \u00ab\u00a0Si un pays ou une r\u00e9gion n&rsquo;a pas le pouvoir de d\u00e9valuer, et si elle n&rsquo;est pas b\u00e9n\u00e9ficiaire d&rsquo;un syst\u00e8me de p\u00e9r\u00e9quation fiscale, alors rien ne l&#8217;emp\u00eache de subir un processus de d\u00e9clin cumulatif et terminal conduisant, finalement, \u00e0 l&rsquo;\u00e9migration. la seule alternative \u00e0 la pauvret\u00e9 ou \u00e0 la famine.\u00a0\u00bb (Wynne Godley, \u00ab\u00a0Maastricht and All That\u00a0\u00bb, Londres Review of Books, octobre 1992.) &Eacute;migration, pauvret\u00e9 ou famine ? Il existe une quatri\u00e8me alternative : quitter l&rsquo;euro. Bruxelles a bloqu\u00e9 cela pour aujourd&rsquo;hui, mais les chances que cela se produise dans un proche avenir ont augment\u00e9 de fa\u00e7on spectaculaire gr\u00e2ce au veto de Mattarella contre la nomination de Savona<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Encore restent-ils certains myst\u00e8res dans cet \u00e9pisode tragi-bouffe du week-end, avec notamment deux versions de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. La premi\u00e8re de cette version est qu&rsquo;il s&rsquo;est agi d&rsquo;un montage r\u00e9alis\u00e9 par le pr\u00e9sident pour trouver un moyen de forcer la coalition \u00e0 abandonner son projet de formation d&rsquo;un gouvernement. &laquo; <em>Le pr\u00e9sident italien Sergio Mattarella, fortement pro-UE, <\/em>\u00e9crit Alexander Mercouris dans <em><a href=\"http:\/\/theduran.com\/italys-crisis-and-the-crisis-of-democracy-europe\/\">TheDuran.com<\/a><\/em>, [&#8230;] <em>a paru accepter \u00e0 la surprise de certains (dont moi) la suggestion de la coalition selon laquelle son candidat Giuseppe Conte devrait \u00eatre le nouveau Premier ministre italien. Cependant, dans ce que je soup\u00e7onne fortement \u00eatre <strong>une d\u00e9cision arrang\u00e9e d&rsquo;avance<\/strong>, il a oppos\u00e9 son veto au candidat de la coalition pour le ministre des Finances, Paolo Savona<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em><a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/en\/articles\/2018\/05\/29\/ital-m29.html\">WSWS.org<\/a><\/em>, mal plac\u00e9 entre son opposition \u00e0 l&rsquo;oligarchie UE dont fait partie le pr\u00e9sident Mattarella et le populisme qu&rsquo;il assimile au fascisme de la Ligue donne une version contraire des responsabilit\u00e9s, estimant que le pr\u00e9sident italien dispose constitutionnellement du droit de veto sur chaque ministre et que le r\u00f4le de la coalition \u00e9tait de proposer un autre nom : &laquo; <em>Ayant refus\u00e9 de proposer une alternative comme c&rsquo;est la coutume en Italie o&ugrave; le pr\u00e9sident dispose d&rsquo;un droit de veto sur chaque ministre, La Ligue et 5 &Eacute;toiles exploitent l&rsquo;intervention de Mattarella en faveur des march\u00e9s financiers, bien accueillie \u00e0 Bruxelles, \u00e0 Berlin et \u00e0 Paris, pour lancer un appel aux populistes et aux nationalistes de droite<\/em>. &raquo; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Luigi Di Maiao, pour 5 &Eacute;toiles, menace donc Mattarella de destitution. Matteo Salvini, chef de la Ligue, &ndash; ou <em>duce<\/em>, si le c&oelig;ur vous en dit, &ndash;qualifie par cons\u00e9quent l&rsquo;ancien FMI Cottarelli de &laquo; <em>repr\u00e9sentant de ces puissances &#8230; devant lesquelles l&rsquo;Italie devrait s&rsquo;incliner<\/em>. [&#8230;] <em>En Italie, les Italiens d\u00e9cident, pas les Allemands<\/em>. &raquo; Salvini dit qu&rsquo;il est maintenant n\u00e9cessaire \u00ab\u00a0de marcher sur Rome\u00a0\u00bb et <em>WSWS.org <\/em>en frisonne en nous rappelant que \u00ab\u00a0la marche sur Rome\u00a0\u00bb de Mussolini date de 1922&#8230; Les trotskystes ont parfois du mal \u00e0 se rappeler que \u00ab\u00a0les ann\u00e9es vingt\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0les ann\u00e9es trente\u00a0\u00bb <strong>sont celles du XX\u00e8me si\u00e8cle, pas du XXI\u00e8me<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme dit Mercouris, &laquo; <em>l&rsquo;Italie \u00e9tant l&rsquo;Italie<\/em> &raquo;, la crise italienne a ses aspects <em>Comediante-Trag\u00e9diante<\/em>. Cela admis, avec Mussolini en bandouill\u00e8re, on peut aussi revenir aux choses s\u00e9rieuses. Elles se r\u00e9sument \u00e0 un constat, si l&rsquo;on suit la ligne analogique de PhG sur le parall\u00e8le \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/du-parthenon-au-colisee\">Parth\u00e9non-Colis\u00e9e<\/a>\u00ab\u00a0, de la formidable diff\u00e9rence du contexte international entre la crise de 2015 (Gr\u00e8ce) et celle de 2018 (Italie). <strong>En 2015, l&rsquo;Europe-UE \u00e9tait \u00e0 la man&oelig;uvre en toute facilit\u00e9 pour deux raisons<\/strong> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>1) la raison assez accessoire mais \u00e0 prendre en compte d&rsquo;une certaine union du reste de l&rsquo;UE contre la Gr\u00e8ce. Il n&rsquo;y avait pas de \u00ab\u00a0dissidence\u00a0\u00bb populiste quasiment institutionnalis\u00e9e, type Orban en Hongrie (avec une certaine connivence avec les autres pays de l&rsquo;Est), et la fixation antirussiste faisait une certaine unanimit\u00e9 puisqu&rsquo;on se trouvait dans toute la fra&icirc;cheur de la maturit\u00e9 de cette stupide politique. <strong>Tout cela a bien chang\u00e9 en 2018<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>2) La raison essentielle \u00e0 notre sens, c&rsquo;est la querelle transatlantique et l&rsquo;attitude absolument impr\u00e9visible du pr\u00e9sident Trump, en complet contraste avec celle d&rsquo;Obama. En 2015, Obama soutenait l&rsquo;Europe-UE et Bruxelles sans la moindre r\u00e9ticence et pesait d&rsquo;autant et dans ce sens, dans tous les cas officiellement, sur la querelle avec la Gr\u00e8ce. En 2018, <strong>nul ne peut dire si Trump<\/strong>, par sympathie \u00e9lectoraliste pour le populisme et par antagonisme marqu\u00e9 pour l&rsquo;Europe-UE et Bruxelles, <strong>ne va pas prendre parti pour les \u00ab\u00a0dissidents\u00a0\u00bb italiens, qu&rsquo;ils soient Ligueurs ou &Eacute;toil\u00e9s<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; D&rsquo;autant que la com\u00e9die-trag\u00e9die, ou <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-tragedie-bouffe\">trag\u00e9die-bouffe<\/a>, est bien mise en place. Il est remarquable, comme le souligne <em>WSWS.org<\/em>, de constater combien une bonne majorit\u00e9 des commentaires de la presse-Syst\u00e8me juge <strong>assez maladroite et tactiquement tr\u00e8s dangereuse l&rsquo;intervention du pr\u00e9sident italien<\/strong>. Cela pourrait faire penser que l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;un pi\u00e8ge type <em>duce<\/em>-postmoderne tendu par les \u00ab\u00a0dissidents\u00a0\u00bb au pr\u00e9sident Mattarella semble recevoir plus de cr\u00e9dit que son oppos\u00e9e d&rsquo;une part ; d&rsquo;autre part que, cela ferait croire que, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, <strong>le Syst\u00e8me et ses divers relais ont de moins en moins le moral<\/strong>&#8230; <em>WSWS.org<\/em>nous en donne un fid\u00e8le compte-rendu :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; <em>La presse financi\u00e8re internationale estime que la Ligue et les 5 &Eacute;toiles \u00e9mergeront plus forts de la phase crisique actuelle. Par exemple, le &lsquo;Financial Times&rsquo; \u00e9crit: \u00ab\u00a0Le grand danger pour Mattarella est que les 5 &Eacute;toiles et la Ligue pourraient ressortir encore plus forts d&rsquo;une nouvelle \u00e9lection, car ils insisteront probablement fortement durant la campagne \u00e9lectorale sur le fait qu&rsquo;ils se sont vus refuser le droit de gouverner.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>La &lsquo;Neue Z\u00fcrcher Zeitung&rsquo; : \u00ab\u00a0Maintenant, les populistes accusent le pr\u00e9sident de saper la d\u00e9mocratie et la libert\u00e9 en Italie et \u00e9voquent un &lsquo;conflit entre le peuple et le palais&rsquo;, leurs partisans publient d\u00e9j\u00e0 des messages empoisonn\u00e9s contre Mattarella sur Internet. Il est m\u00eame menac\u00e9 de destitution. La campagne \u00e9lectorale a commenc\u00e9 et elle sera probablement beaucoup plus agressive que la pr\u00e9c\u00e9dente.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Le journal belge &lsquo;De Tijd&rsquo; : \u00ab\u00a0Il y a le danger que l&rsquo;attitude de principe du pr\u00e9sident Sergio Mattarella n&rsquo;ait pas emp\u00each\u00e9 le d\u00e9sastre mais au contraire l&rsquo;ait rendu plus mena\u00e7ant et plus puissant. Ceux qui pensaient que la crise de l&rsquo;euro avait \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9e pourraient devoir revoir leur copie. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 chaud dans le sud de l&rsquo;Europe a commenc\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>La crise italienne est arriv\u00e9e <strong>sans v\u00e9ritable surprise<\/strong>. L&rsquo;on connaissait tous les \u00e9l\u00e9ments des \u00e9lections qui, dans le contexte europ\u00e9en, <strong>constituaient la combinaison id\u00e9ale pour une crise in\u00e9vitable<\/strong>. Les \u00e9lections n&rsquo;ont pas tromp\u00e9 cette attente. La crise s&rsquo;est donc install\u00e9e, <strong>mais plut\u00f4t furtivement, sans v\u00e9ritable \u00e9cho <\/strong>simplement parce que, dans l&rsquo;abondance du tourbillon crisique en cours et sans cesse en acc\u00e9l\u00e9ration, <strong>l&rsquo;attention \u00e9tait tant sollicit\u00e9e par ailleurs<\/strong>. Brusquement, ce week-end, la crise s&rsquo;est enfin install\u00e9e <strong>\u00e0 la place qu&rsquo;elle m\u00e9rite, qui est celle de l&rsquo;avant-sc\u00e8ne<\/strong>. Elle est d\u00e9sormais au c&oelig;ur du tourbillon crisique et constitue une marque de plus <strong>de l&rsquo;extraordinaire fragilit\u00e9 de l&rsquo;Europe-UE, c&rsquo;est-\u00e0-dire du Syst\u00e8me<\/strong>, ou encore, comme d&rsquo;autres diront, une marque de plus de l&rsquo;in\u00e9luctable agonie de l&rsquo;Europe-UE. <\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise italienne s&rsquo;impose Il n&rsquo;est pas s&ucirc;r du tout que l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;euro, et \u00e9ventuellement \u00e0 l&rsquo;UE apr\u00e8s tout (Italexit ?), ait constitu\u00e9 l&rsquo;enjeu central du gouvernement 5 Etoiles\/Ligue qui aurait d&ucirc; \u00eatre form\u00e9 en Italie, selon la logique, l&rsquo;\u00e9tique et la morale d\u00e9mocratique dont nous sommes tous si fiers, nous-autres en Europe. 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