{"id":78077,"date":"2018-07-27T10:19:26","date_gmt":"2018-07-27T10:19:26","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/07\/27\/usavsiran-une-balle-dans-le-pied\/"},"modified":"2018-07-27T10:19:26","modified_gmt":"2018-07-27T10:19:26","slug":"usavsiran-une-balle-dans-le-pied","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/07\/27\/usavsiran-une-balle-dans-le-pied\/","title":{"rendered":"USA\u00a0<em>vs\u00a0<\/em>Iran\u00a0: une balle dans le pied"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">USA <em>vs <\/em>Iran : une balle dans le pied <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>En se retirant du Plan d&rsquo;action commun de 2015 et en r\u00e9instaurant les sanctions \u00e0 vocation extraterritoriales, qu&rsquo;elle entend de surcroit aggraver, l&rsquo;administration am\u00e9ricaine ne fait que desservir ses propres objectifs visant \u00e0 insuffler une nouvelle direction politique, ou encore un renversement de r\u00e9gime, en Iran.  Au contraire, ces actions ne feront que renforcer le gouvernement iranien, et isoler les &Eacute;tats-Unis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Na\u00eff est celui qui pense pouvoir d\u00e9stabiliser les dirigeants iraniens avec des sanctions et des menaces. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire qui se compla&icirc;t et puise sa force dans les crises. Ce r\u00e9gime a appris \u00e0 jongler avec toutes les situations critiques depuis son av\u00e8nement en 1979, que ce soit une guerre de huit ans particuli\u00e8rement meurtri\u00e8re d\u00e9clench\u00e9e par l&rsquo;Irak avec l&rsquo;aval des Am\u00e9ricains, la fuite de ses capitaux et cerveaux, ou un isolement quasi-total ainsi que des sanctions et des pressions am\u00e9ricaines et internationales lourdes jusqu&rsquo;en 2015. Ces crises n&rsquo;ont fait que renforcer et consolider T\u00e9h\u00e9ran. Cette nouvelle crise d\u00e9clench\u00e9e par les &Eacute;tats-Unis ne fera pas exception. Bien au contraire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le droit international n&rsquo;est pas du c\u00f4t\u00e9 des &Eacute;tats-Unis. Les Iraniens ne sont coupables d&rsquo;aucun manquement au Plan d&rsquo;action commun. Aucun n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs all\u00e9gu\u00e9 par les &Eacute;tats-Unis. Quant \u00e0 l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;\u00e9nergie atomique, elle a toujours d\u00e9clar\u00e9 sans la moindre r\u00e9serve, tout comme d&rsquo;ailleurs les propres services int\u00e9rieurs des &Eacute;tats-Unis, que les Iraniens avaient scrupuleusement respect\u00e9 leurs engagements. En se retirant de l&rsquo;accord dans ces circonstances, les &Eacute;tats-Unis se d\u00e9cr\u00e9dibilisent et fragilisent le droit international.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes d\u00e9sormais bien loin des &Eacute;tats-Unis qui historiquement pr\u00e9tendaient s&rsquo;\u00e9riger en garant du droit. Ils fragilisent de m\u00eame tout espoir de dialogue et de solution effective avec ses ennemis. On se demande bien quel dirigeant iranien, voire m\u00eame \u00e9tranger, oserait n\u00e9gocier de nouveau un accord de paix avec les Am\u00e9ricains. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le Plan d&rsquo;action commun n&rsquo;est pas un accord bilat\u00e9ral mais multilat\u00e9ral sign\u00e9 par six signataires, outre l&rsquo;Iran, dont les quatre autres membres permanents du Conseil de S\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU, tous solidaires de l&rsquo;Iran. Les r\u00f4les se sont ainsi invers\u00e9s. Ce n&rsquo;est plus l&rsquo;Iran mais les &Eacute;tats-Unis qui se retrouvent au banc de la communaut\u00e9 internationale. T\u00e9h\u00e9ran ne peut ainsi que se r\u00e9jouir de ce renversement in\u00e9dit de situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pire, les &Eacute;tats-Unis se sont mis \u00e0 dos les autres pays signataires, non seulement en d\u00e9non\u00e7ant ainsi l&rsquo;accord, mais \u00e9galement du fait de leur volont\u00e9 d&rsquo;adopter des sanctions visant \u00e0 infliger des mesures punitives aux entreprises de ces autres pays signataires qui ont l\u00e9gitimement repris le commerce avec l&rsquo;Iran, en toute confiance, sur la base des engagements sign\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le gouvernement iranien a m\u00eame eu de quoi jubiler lorsque la Commission europ\u00e9enne a adopt\u00e9, le 6 juin 2018, un r\u00e8glement visant \u00e0 prot\u00e9ger ses entreprises face aux sanctions am\u00e9ricaines. Ce r\u00e8glement, qui doit entrer en vigueur le 6 ao&ucirc;t 2018, interdit aux entreprises europ\u00e9ennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions am\u00e9ricaines, bloque la reconnaissance et l&rsquo;ex\u00e9cution dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne des d\u00e9cisions judiciaires ou administratives am\u00e9ricaines \u00e0 cet \u00e9gard, et ouvre le droit aux entreprises europ\u00e9ennes de demander aux juridictions de l&rsquo;Union r\u00e9paration aupr\u00e8s des &Eacute;tats-Unis pour tout dommage subi en raison des sanctions am\u00e9ricaines vis\u00e9es par le r\u00e8glement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le revirement am\u00e9ricain est d&rsquo;autant plus d\u00e9nu\u00e9 de cr\u00e9dibilit\u00e9, et dommageable \u00e0 son \u00e9gard, qu&rsquo;il semble ob\u00e9ir plus \u00e0 des pr\u00e9occupations de politique int\u00e9rieure qu&rsquo;\u00e0 des consid\u00e9rations relatives \u00e0 l&rsquo;objet m\u00eame de l&rsquo;accord, soit \u00e0 la paix et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9gionale et internationale. Pire, la d\u00e9nonciation du Plan d&rsquo;action commun s&rsquo;inscrit dans une suite d&rsquo;initiatives ou d\u00e9clarations am\u00e9ricaines, accueillies d\u00e9favorablement par la communaut\u00e9 internationale, comme la d\u00e9nonciation de l&rsquo;accord de Paris sign\u00e9 en 2015 sous l&rsquo;\u00e9gide de la Convention-Cadre des Nations Unis sur les changements climatiques, sa politique migratoire, la construction du triste mur, pour soi-disant prot\u00e9ger les &Eacute;tats-Unis des \u00ab\u00a0dangereux\u00a0\u00bb migrants venu du Mexique, ou encore la reconnaissance de J\u00e9rusalem comme capitale d&rsquo;Isra\u00ebl, et plus r\u00e9cemment l&rsquo;instauration de tarifs douaniers susceptibles de conduire \u00e0 une guerre commerciale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La morale ne semble pas non plus \u00eatre du c\u00f4t\u00e9 des Am\u00e9ricains. L&rsquo;alliance ouverte des &Eacute;tats-Unis avec l&rsquo;Arabie saoudite dans cette croisade ne fait qu&rsquo;aggraver sa situation. Le r\u00e9gime saoudien ne cache pas sa rivalit\u00e9 avec l&rsquo;Iran, contre qui il est en guerre par pays interpos\u00e9s. Il connait les limites de sa propre soci\u00e9t\u00e9, rest\u00e9e tribale et encore  archa\u00efque \u00e0 de multiples \u00e9gards, de m\u00eame qu&rsquo;il est conscient que son rival iranien dispose de toutes les ressources humaines, \u00e9conomiques, technologiques, militaires, ainsi que des attraits culturels et historiques, pour prendre d\u00e9finitivement les devants dans la r\u00e9gion. L&rsquo;Arabie saoudite ach\u00e8te ainsi ouvertement, \u00e0 coup de p\u00e9trodollars, l&rsquo;appui am\u00e9ricain dans cette bataille, aupr\u00e8s d&rsquo;un Pr\u00e9sident am\u00e9ricain tr\u00e8s sensible au commerce \u00e0 court terme et \u00e0 sa r\u00e9\u00e9lection prochaine. L&rsquo;offensive am\u00e9ricaine se trouve ainsi affaiblie, d&rsquo;autant plus que les &Eacute;tats-Unis justifient leur croisade contre l&rsquo;Iran en mettant en avant de pr\u00e9tendues pr\u00e9occupations civiques et d\u00e9mocratiques vis-\u00e0-vis du peuple iranien. Or, ces valeurs sont \u00e0 l&rsquo;antith\u00e8se du <em>modus operandi<\/em> de leur alli\u00e9, l&rsquo;Arabie saoudite. Nul ne peut contester que l&rsquo;Iran est, par rapport au r\u00e9gime saoudien, un mod\u00e8le sur ces sujets. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;excuse avanc\u00e9e par les Am\u00e9ricains pour d\u00e9noncer le Plan d&rsquo;action commun, tenant \u00e0 son caract\u00e8re pr\u00e9tendument d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 en faveur des Iraniens, ne tient pas.  Elle est m\u00eame absurde. Nul ne peut pr\u00e9tendre que l&rsquo;Iran, isol\u00e9 et confront\u00e9 avant le Plan d&rsquo;action commun aux sanctions et pressions les plus lourdes de son histoire, inflig\u00e9es par une communaut\u00e9 internationale unie en 2015, aurait pu faire plier des n\u00e9gociateurs aussi puissants et exp\u00e9riment\u00e9s que les &Eacute;tats-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, la France, l&rsquo;Allemagne, la Russie, la Chine et l&rsquo;Union europ\u00e9enne, au point de leur faire signer un accord qui leur serait d\u00e9favorable. L&rsquo;excuse est en plus inopposable en droit international, qui ne permet pas la d\u00e9nonciation d&rsquo;un accord au seul motif que l&rsquo;un de ses signataires le jugerait d\u00e9favorable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il en va de m\u00eame des autres raisons \u00e9voqu\u00e9es par l&rsquo;administration am\u00e9ricaine pour d\u00e9noncer le Plan d&rsquo;action commun, soit l&rsquo;interventionnisme iranien dans la r\u00e9gion, ses missiles ou encore le caract\u00e8re incomplet de l&rsquo;accord qui ne traiterait pas de l&rsquo;ensemble des sujets, et sa dur\u00e9e limit\u00e9e \u00e0 15 ans. On ne peut cependant d\u00e9noncer un accord au motif qu&rsquo;il est incomplet, limit\u00e9 dans le temps ou pour des raisons qui lui sont \u00e9trang\u00e8res. Et cela d&rsquo;autant plus que l&rsquo;esprit et l&rsquo;objectif m\u00eames des n\u00e9gociateurs de l&rsquo;accord, bafou\u00e9 depuis par l&rsquo;administration am\u00e9ricaine, \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment de s&rsquo;assurer d&rsquo;une application de bonne foi de celui-ci avant d&rsquo;engager des pourparlers sur d&rsquo;autres sujets, en raison du climat de m\u00e9fiance qui rendait impossible \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque la r\u00e9solution de l&rsquo;ensemble des diff\u00e9rends. Rien n&#8217;emp\u00eachait par ailleurs les Am\u00e9ricains d&rsquo;initier des pourparlers sur les autres sujets sans d\u00e9noncer l&rsquo;accord et sans agressivit\u00e9. Or, les Am\u00e9ricains n&rsquo;ont pas m\u00eame essay\u00e9. Cela aurait pourtant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rable vu le pass\u00e9 charg\u00e9 des &Eacute;tats-Unis en Iran, et les sp\u00e9cificit\u00e9s de l&rsquo;Iran et de son peuple.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une grave erreur de vouloir contraindre les Iraniens par la force. C&rsquo;est pourtant bien de cela dont il s&rsquo;agit. Les Am\u00e9ricains ne s&rsquo;en cache d&rsquo;ailleurs pas. Ils demandent tout simplement aux Iraniens, \u00e0 travers Mike Pompeo, l&rsquo;actuel secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat et ancien directeur de la CIA, de c\u00e9der \u00e0 douze exigences am\u00e9ricaines, tout cela sous les menaces de sanctions et de renversement de r\u00e9gime.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quelle diplomatie! Et quelle m\u00e9connaissance des &Eacute;tats-Unis de leur propre histoire avec l&rsquo;Iran. On pourrait citer le r\u00f4le de la CIA dans la chute du gouvernement de Mossadegh en 1958, la loi iranienne si humiliante de 1964 sur le statut des forces am\u00e9ricaines en Iran, impos\u00e9e par les &Eacute;tats-Unis aux Iraniens, pour accorder l&rsquo;immunit\u00e9 aux militaires am\u00e9ricains et leur famille, ou encore l&rsquo;ing\u00e9rence am\u00e9ricaine constante dans les d\u00e9cisions \u00e9conomiques et strat\u00e9giques du pays pendant le r\u00e8gne du shah d&rsquo;Iran. Cet interventionnisme et cette insolence, que l&rsquo;on retrouve aujourd&rsquo;hui, avaient pr\u00e9cis\u00e9ment contribu\u00e9 au soul\u00e8vement populaire de 1979 et \u00e0 l&rsquo;expulsion des am\u00e9ricains du territoire iranien. Les &Eacute;tats-Unis pourtant r\u00e9cidivent et aggravent leur cas alors que le temps commen\u00e7ait tout juste \u00e0 effacer ces blessures, et que la jeunesse iranienne semblait d\u00e9sormais conquise par le mod\u00e8le am\u00e9ricain et la diplomatie plus respectueuse et \u00e9quilibr\u00e9e incarn\u00e9e par l&rsquo;administration Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quelle m\u00e9connaissance aussi de l&rsquo;Iran et de ses rapports de forces internes. L&rsquo;approche am\u00e9ricaine ignore que m\u00eame la majorit\u00e9 des opposants ne souhaite aucunement, en raison des pr\u00e9c\u00e9dents avec les Etats-Unis, un changement impos\u00e9 par les Am\u00e9ricains, mais aspire plut\u00f4t \u00e0 une \u00e9volution interne. Tout gouvernement men\u00e9 au pouvoir directement ou indirectement par des \u00e9trangers, et encore plus par les Am\u00e9ricains, serait de courte dur\u00e9e en Iran. Il n&rsquo;y a en tout \u00e9tat de cause pas la moindre alternative en l&rsquo;absence d&rsquo;une opposition cr\u00e9dible et organis\u00e9e. Cela constitue une autre faille de la politique am\u00e9ricaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette politique ignore \u00e9galement qu&rsquo;elle affronte un empire ancien, lequel, pas plus tard qu&rsquo;au XVIIIe si\u00e8cle, avait conquis l&rsquo;Inde, ainsi qu&rsquo;un peuple fier et patriote que l&rsquo;on ne doit surtout pas contraindre par la force pour parvenir \u00e0 ses fins, au risque de le braquer et de le f\u00e9d\u00e9rer autour de ses dirigeants. C&rsquo;est pourtant ce que les &Eacute;tats-Unis ont fait. Ils viennent de f\u00e9d\u00e9rer le peuple iranien autour du r\u00e9gime en d\u00e9non\u00e7ant le Plan d&rsquo;Action Commun, et cela d&rsquo;autant plus compte tenu des menaces prof\u00e9r\u00e9es et des conditions pr\u00e9cit\u00e9es. Il en va de m\u00eame des rivalit\u00e9s au sein du r\u00e9gime comme l&rsquo;atteste les soutiens in\u00e9dits des conservateurs et des diff\u00e9rentes forces arm\u00e9es iraniennes au pr\u00e9sident Rohani. En sort \u00e9galement victorieux le guide supr\u00eame, l&rsquo;ayatollah Khamenei, qui pr\u00eache depuis des d\u00e9cennies que la parole am\u00e9ricaine ne vaut rien. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pire, les &Eacute;tats-Unis donnent une l\u00e9gitimit\u00e9 suppl\u00e9mentaire \u00e0 la volont\u00e9 des dirigeants iraniens, trahis et ouvertement menac\u00e9s par les &Eacute;tats-Unis, de renforcer leur arsenal balistique, et d&rsquo;exploiter leur capacit\u00e9 de nuisance, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent utilis\u00e9e avec grande mod\u00e9ration, dans les pays frontaliers, notamment en Afghanistan ou en Irak, pour se d\u00e9fendre et contrer les int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut l\u00e9gitimement s&rsquo;interroger dans ces circonstances sur la question de savoir si finalement les Am\u00e9ricains ne sont pas leurs pires ennemis. On peut \u00e9galement se demander s&rsquo;il n&rsquo;est pas pr\u00e9f\u00e9rable pour certains d&rsquo;accepter d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;ennemi des &Eacute;tats-Unis. Le gouvernement iranien issu de la r\u00e9volution, cible principale de la politique \u00e9trang\u00e8re am\u00e9ricaine depuis 1979, aura finalement perdur\u00e9 bien plus longtemps que celui du dernier shah d&rsquo;Iran, pourtant meilleur ami et gendarme des am\u00e9ricains dans le golfe Persique. Dans les cieux, Fidel Castro doit infliger en ce moment bien des discours \u00e0 cet \u00e9gard au pauvre Shah d&rsquo;Iran.  Les dirigeants iraniens sont en tout \u00e9tat de cause bien plac\u00e9s pour le savoir et pour continuer \u00e0 en tirer les cons\u00e9quences et les b\u00e9n\u00e9fices.  Ils sortiront sans aucun doute de cette \u00e9preuve plus soud\u00e9s et renforc\u00e9s, et les am\u00e9ricains plus isol\u00e9s et d\u00e9cr\u00e9dibilis\u00e9s. Quant \u00e0 la paix et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9gionale et internationale, objet de l&rsquo;accord d\u00e9nonc\u00e9, il appartiendra aux autres membres du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;Union europ\u00e9enne de les sauvegarder, en attendant l&rsquo;alternance politique aux Etats-Unis.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Hamid Ghavari<\/h4>\n<\/p>\n<p><p>&bull; <em>Hamid Gharavi, avocat inscrit aux barreaux de Paris et de New York, est associ\u00e9 fondateur du cabinet parisien Derains &#038; Gharavi sp\u00e9cialis\u00e9 dans le r\u00e8glement de diff\u00e9rends arbitraux impliquant des &Eacute;tats. Il a agi comme arbitre ou conseil dans des arbitrages internationaux et enseigne la mati\u00e8re \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 2 Panth\u00e9on-Assas. Franco-iranien, il intervient fr\u00e9quemment sur des sujets d&rsquo;actualit\u00e9 relatifs l&rsquo;Iran. (Ce texte a paru sur RT-France le <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/opinions\/52894-hamid-gharavi-etats-unis-tire-balle-dans-pied-iran\">26 juillet 2018<\/a>.)<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>USA vs Iran : une balle dans le pied En se retirant du Plan d&rsquo;action commun de 2015 et en r\u00e9instaurant les sanctions \u00e0 vocation extraterritoriales, qu&rsquo;elle entend de surcroit aggraver, l&rsquo;administration am\u00e9ricaine ne fait que desservir ses propres objectifs visant \u00e0 insuffler une nouvelle direction politique, ou encore un renversement de r\u00e9gime, en Iran.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[3163,2631,18437,18436,13126,2773,8118,5084,8380,4460,2639],"class_list":["post-78077","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-culture","tag-de","tag-ghavari","tag-hamid","tag-ignorance","tag-iran","tag-lamericanisme","tag-menaces","tag-mossadegh","tag-shah","tag-trump"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78077"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78077\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}