{"id":78213,"date":"2018-10-08T05:27:29","date_gmt":"2018-10-08T05:27:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/10\/08\/oswald-spengler-et-la-collapsologie-en-1931\/"},"modified":"2018-10-08T05:27:29","modified_gmt":"2018-10-08T05:27:29","slug":"oswald-spengler-et-la-collapsologie-en-1931","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2018\/10\/08\/oswald-spengler-et-la-collapsologie-en-1931\/","title":{"rendered":"Oswald Spengler et la collapsologie en 1931"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Oswald Spengler et la collapsologie en 1931<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes mal partis, et nous le savons depuis longtemps maintenant. Poe, Tocqueville, Balzac nous mirent en garde \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque romantique puis Nietzsche, Le Bon ou le redoutable australien Pearson au demi-si\u00e8cle de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et du colonialisme. Le probl\u00e8me c&rsquo;est que nous pouvons encore \u00eatre mal partis pendant encore longtemps !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Longtemps donc avant les plus lucides de nos &laquo; m\u00e9contemporains &raquo;, comme dit Alain Finkielkraut, la &laquo; collapsologie &raquo; (citons en vrac nos amis Kunstler, Klein, Diamond, Orlov) int\u00e9resse de grands et controvers\u00e9s esprits comme Oswald Spengler. Dans son dernier chapitre de l&rsquo;homme et la technique (ici retraduit de l&rsquo;anglais), le c\u00e9l\u00e8bre auteur du D\u00e9clin de l&rsquo;occident (si le contenu du livre est oubli\u00e9, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9construit en son temps par Thomas Mann, le titre est demeur\u00e9 magique) observe notre lent d\u00e9clin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il attaque au dernier chapitre de son bref et tr\u00e8s brillant essai :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Chaque haute culture est une trag\u00e9die. L&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 dans son ensemble est tragique. Mais le sacril\u00e8ge et la catastrophe du Faustien sont plus grands que tous les autres, plus grands que tout ce qu&rsquo;Eschyle ou Shakespeare n&rsquo;ont jamais imagin\u00e9. La cr\u00e9ature se soul\u00e8ve contre son cr\u00e9ateur. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler \u00e9voque la puissance de l&rsquo;Europe &laquo; nordique &raquo; et son origine&hellip; charbonni\u00e8re :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Leur pouvoir politique d\u00e9pend de leur richesse et celle-ci consiste en leur force industrielle. Mais cela est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;existence du charbon. Les peuples germaniques, en particulier, sont prot\u00e9g\u00e9s par ce qui est presque un monopole des charbonnages connus, ce qui les a conduits \u00e0 une multiplication de leurs populations sans \u00e9gale dans l&rsquo;histoire. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce r\u00e8gne de la quantit\u00e9 (Spengler est contemporain de Gu\u00e9non) cr\u00e9e le monde in\u00e9gal de l&rsquo;\u00e9conomie aux temps de la mondialisation (qui f\u00eate ses trois si\u00e8cles et non ses trois d\u00e9cennies, lisez Voltaire) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les pays industriellement pauvres sont pauvres en tous points ; ils ne peuvent donc pas soutenir une arm\u00e9e ou faire la guerre ; ils sont donc politiquement impuissants ; et, par cons\u00e9quent, leurs ouvriers, qu&rsquo;ils soient dirigeants ou dirig\u00e9s, sont des pions dans la politique \u00e9conomique de leurs adversaires. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler souligne la grande alt\u00e9ration physique, et m\u00eame climatique du monde dit moderne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;image de la terre, avec ses plantes, ses animaux et ses hommes, a chang\u00e9. En quelques d\u00e9cennies, la plupart des grandes for\u00eats sont parties pour \u00eatre transform\u00e9es en journaux d&rsquo;actualit\u00e9, ce qui a entra&icirc;n\u00e9 les changements climatiques qui menacent l&rsquo;\u00e9conomie fonci\u00e8re de populations enti\u00e8res. D&rsquo;innombrables esp\u00e8ces animales ont \u00e9t\u00e9 \u00e9teintes, ou presque, comme le bison ; Des races enti\u00e8res de l&rsquo;humanit\u00e9 ont presque atteint le point de disparition, comme les Indiens d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et les Australiens. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le golem de Prague ou la machine de Bernanos remplace le monde ancien :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Toutes les choses organiques meurent sous l&#8217;emprise de l&rsquo;organisation. Un monde artificiel impr\u00e8gne et empoisonne le naturel. La civilisation elle-m\u00eame est devenue une machine qui fait ou tente de tout faire de mani\u00e8re m\u00e9canique. Nous pensons seulement en chevaux [-vapeur] maintenant ; nous ne pouvons pas regarder une cascade sans la transformer mentalement en \u00e9nergie \u00e9lectrique ; nous ne pouvons pas arpenter une campagne pleine de b\u00e9tail en p\u00e2turage sans penser \u00e0 son exploitation comme source d&rsquo;approvisionnement en viande ; nous ne pouvons pas regarder la belle vieille main d&rsquo;un peuple primitif intact sans vouloir le remplacer par un processus technique moderne. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Puis Spengler annonce le grand m\u00e9contentement des ann\u00e9es soixante, soixante-dix, la mont\u00e9e de l&rsquo;\u00e9cologie, des <em>spiritualit\u00e9s emball\u00e9es sous vide<\/em>(Debord) et le scepticisme du progr\u00e8s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La machine, par sa multiplication et son raffinement, va finalement \u00e0 l&rsquo;encontre de son objectif. Dans les grandes villes, l&rsquo;automobile a, par son nombre, d\u00e9truit sa propre valeur, et on marche plus vite \u00e0 pied. En Argentine, \u00e0 Java et ailleurs, la simple charrue \u00e0 cheval du petit cultivateur s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e9conomiquement sup\u00e9rieure au gros outil \u00e0 moteur et chasse ce dernier. D\u00e9j\u00e0 dans de nombreuses r\u00e9gions tropicales, l&rsquo;homme noir ou brun avec ses m\u00e9thodes de travail primitives est un concurrent dangereux de la technique moderne de plantation du blanc. Et le travailleur blanc de la vieille Europe et de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord commence \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter de son travail. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On a parl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cologie. Spengler \u00e9crit sur cette fatigue (plus que crise) du monde moderne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La pens\u00e9e faustienne commence \u00e0 en avoir assez des machines. Une lassitude se r\u00e9pand, une sorte de pacifisme de la bataille avec la Nature. Les hommes reviennent \u00e0 des formes de vie plus simples et plus proches de la nature ; ils passent leur temps dans le sport au lieu d&rsquo;exp\u00e9rimentations techniques. Les grandes villes leur deviennent odieuses, et elles voudraient bien se soustraire \u00e0 la pression de faits sans \u00e2me et au climat froid et clair d&rsquo;organisation technique. Et ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment les talents forts et cr\u00e9atifs qui se d\u00e9tournent des probl\u00e8mes pratiques et des sciences pour se tourner vers la pure sp\u00e9culation. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler voit bien le retour \u00e0 l&rsquo;orientalisme :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;occultisme et le spiritualisme, les philosophies hindoues, la curiosit\u00e9 m\u00e9taphysique \u00e0 la couleur chr\u00e9tienne ou pa\u00efenne, qui \u00e9taient tous m\u00e9pris\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque darwinienne, sont en train de r\u00e9appara&icirc;tre. C&rsquo;est l&rsquo;esprit de Rome \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;Auguste. Par sati\u00e9t\u00e9, les hommes se r\u00e9fugient dans les parties les plus primitives de la terre, dans le vagabondage, dans le suicide. Chaque grand entrepreneur a l&rsquo;occasion de constater une diminution des qualit\u00e9s intellectuelles de ses recrues. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car Spengler annonce m\u00eame le d\u00e9clin du QI comme on dit aujourd&rsquo;hui :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le XIXe si\u00e8cle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 possible que parce que le niveau intellectuel ne cessait de s&rsquo;\u00e9lever. Mais un \u00e9tat stationnaire, \u00e0 moins d&rsquo;une chute r\u00e9elle, est dangereux et laisse pr\u00e9sager une fin&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est la mutinerie des mains :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il commence sous de multiples formes &ndash; du sabotage au suicide en passant par la gr\u00e8ve &ndash; en passant par la mutinerie des Mains contre leur destin, contre la machine, contre la vie organis\u00e9e, contre tout et n&rsquo;importe quoi. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler voit aussi que notre d\u00e9culott\u00e9e sera longue et n&rsquo;aura pas de fin heureuse ou digne. La fin de l&rsquo;histoire c&rsquo;est la maison de retraite :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Face \u00e0 ce destin, il n&rsquo;existe qu&rsquo;une vision du monde digne de nous, celle qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e comme le choix d&rsquo;Achille &ndash; mieux vaut une vie courte, accalmie des actes et de la gloire, qu&rsquo;une longue vie sans contenu. D\u00e9j\u00e0, le danger est si grand, pour chaque individu, chaque classe, chaque peuple, que de ch\u00e9rir toute illusion d\u00e9plorable. Le temps ne se laisse pas arr\u00eater ; il n&rsquo;est pas question de retraite prudente ni de sage renonciation. Seuls les r\u00eaveurs croient qu&rsquo;il existe une issue. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler voit aussi le probl\u00e8me &laquo; racial &raquo; se profiler. Le sous-homme blanc n&rsquo;aura pas le courage de continuer (et on est plac\u00e9s avec May, Merkel ou Macron pour voir qu&rsquo;il se donne les chefs qu&rsquo;il m\u00e9rite) et il se fera remplacer :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le troisi\u00e8me et le plus grave sympt\u00f4me de l&rsquo;effondrement qui commence est cependant ce que je pourrais appeler une trahison envers la technique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;humanisme ou l&rsquo;humanitarisme blanc fait d\u00e9j\u00e0 \u00e9cole (derri\u00e8re sa puissance industrielle ou militaire Nietzsche comme Goethe voyaient notre affaiblissement) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Au lieu de garder strictement les connaissances techniques qui constituaient leur plus grand atout, les peuples &laquo; blancs &raquo; l&rsquo;offrent avec complaisance au monde entier, dans chaque Hochschule, verbalement et sur papier, et l&rsquo;hommage \u00e9tonn\u00e9 des Indiens et des Japonais les ravissait. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela va avec la mondialisation et le commerce bien s&ucirc;r :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; La fameuse &laquo; diffusion de l&rsquo;industrie &raquo; s&rsquo;est install\u00e9e, motiv\u00e9e par l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9aliser des profits plus importants en amenant la production sur le march\u00e9. Ainsi, au lieu d&rsquo;exporter exclusivement des produits finis, ils ont commenc\u00e9 \u00e0 exporter des secrets, des processus, des m\u00e9thodes, des ing\u00e9nieurs et des organisateurs. M\u00eame les inventeurs \u00e9migrent, car le socialisme, qui pourrait, s&rsquo;il le voulait, les exploiter dans son \u00e9quipe, les expulse \u00e0 la place. Et si r\u00e9cemment, les &laquo; indig\u00e8nes &raquo; ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans nos secrets, les ont compris et les ont pleinement utilis\u00e9s. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>R\u00e9sultat, la bataille de Tsushima en 1905 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; En trente ans, les Japonais sont devenus des techniciens de premier rang et, dans leur guerre contre la Russie, ils ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une sup\u00e9riorit\u00e9 technique \u00e0 partir de laquelle leurs professeurs ont pu tirer de nombreuses le\u00e7ons. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est la vengeance des &laquo; races de couleur &raquo;. A l&rsquo;\u00e9poque de Spengler \u00e9crivent aussi les penseurs pessimistes am\u00e9ricains Madison Grant et Lothrop Stoddard (parodi\u00e9s dans Gatsby le magnifique) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le monde exploit\u00e9 commence \u00e0 se venger de ses seigneurs. Les innombrables mains des races de couleur &ndash; au moins aussi intelligentes et beaucoup moins exigeantes &ndash; briseront l&rsquo;organisation \u00e9conomique des Blancs \u00e0 sa base. Le luxe habituel de l&rsquo;ouvrier blanc, en comparaison avec le coolie, sera son destin. Le travail du blanc devient lui-m\u00eame ind\u00e9sirable. Les \u00e9normes masses d&rsquo;hommes concentr\u00e9s dans les bassins miniers du Nord, les grands travaux industriels, les capitaux investis dans ces r\u00e9gions, des villes et des quartiers entiers, sont confront\u00e9s \u00e0 la probabilit\u00e9 de tomber dans la comp\u00e9tition. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D\u00e9troit, Cleveland, Lorraine : Spengler voit alors la fin de notre civilisation &laquo; faustienne &raquo;. A la m\u00eame \u00e9poque (1931 donc) Andr\u00e9 Siegfried recense le d\u00e9clin de la civilisation industrielle de la Grande-Bretagne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Cette technique de la machine se terminera avec la civilisation faustienne et un jour restera en fragments, oubli\u00e9s &ndash; nos chemins de fer et bateaux \u00e0 vapeur aussi morts que les routes romaines et le mur de Chine, nos villes g\u00e9antes et nos gratte-ciels en ruines comme le vieux Memphis et Babylone. L&rsquo;histoire de cette technique touche \u00e0 sa fin in\u00e9vitable. Elle sera mang\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9rieur, comme les grandes formes de toute culture. Quand et de quelle mani\u00e8re, nous ne le savons pas. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Spengler ignore la civilisation postindustrielle et surtout la civilisation de la dette immonde &ndash; et perp\u00e9tuellement augment\u00e9e (New deal, guerres, d\u00e9penses de beurre et de canons&hellip;). Le catastrophisme ignore en effet la dimension vraie de notre catastrophe, dimension qui est de durer. Plus notre soci\u00e9t\u00e9 touche le fond, plus elle creuse !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il termine brillamment avec ce style snob et envol\u00e9 que lui reprochait Thomas Mann :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;optimisme est la l\u00e2chet\u00e9. Nous sommes n\u00e9s \u00e0 cette \u00e9poque et devons courageusement suivre le chemin qui nous m\u00e8ne \u00e0 la fin pr\u00e9vue. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre moyen. Notre devoir est de garder la position perdue, sans espoir, sans secours, comme ce soldat romain dont les ossements ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s devant une porte \u00e0 Pomp\u00e9i, qui, lors de l&rsquo;\u00e9ruption du V\u00e9suve, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 son poste, faute d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 relev\u00e9. C&rsquo;est cela la grandeur. C&rsquo;est ce que signifie \u00eatre un pur-sang. Une fin honorable est la seule chose qui ne peut pas \u00eatre prise \u00e0 un homme. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On se demande toutefois quelle fin honorable nous attend&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Source <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Oswald Spengler, l&rsquo;homme et la technique (cinqui\u00e8me partie)<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Oswald Spengler et la collapsologie en 1931 Nous sommes mal partis, et nous le savons depuis longtemps maintenant. 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