{"id":78529,"date":"2019-03-19T08:33:10","date_gmt":"2019-03-19T08:33:10","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/03\/19\/pompeo-en-prepare-une-de-plus\/"},"modified":"2019-03-19T08:33:10","modified_gmt":"2019-03-19T08:33:10","slug":"pompeo-en-prepare-une-de-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/03\/19\/pompeo-en-prepare-une-de-plus\/","title":{"rendered":"Pompeo en pr\u00e9pare une de plus"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Pompeo en pr\u00e9pare une de plus<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat Mike Pompeo est sans doute un ph\u00e9nom\u00e8ne de la diplomatie am\u00e9ricaniste, &ndash; ou bien, plus simplement, \u00ab\u00a0un Signe des Temps\u00a0\u00bb comme disait Gu\u00e9non. Il semble ne pouvoir qu&rsquo;enfiler, comme des perles sur un collier, les plus grossi\u00e8res inconvenances, les menaces les plus crues, et, consid\u00e9r\u00e9es dans le contexte plus g\u00e9n\u00e9ral, les sottises les plus aberrantes pour les int\u00e9r\u00eats du constant projet h\u00e9g\u00e9moniste am\u00e9ricaniste. Mais il ne fait, en cela, que suivre l&rsquo;irr\u00e9sistible pente de l&rsquo;autodestruction m\u00e9nag\u00e9e par le pr\u00e9sident Trump, la plus antiSyst\u00e8me des cr\u00e9atures du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pompeo arrive au Liban. Il va \u00e9mettre des exigences incroyables dont l&rsquo;effet ne peut \u00eatre \u00e0 la fois que l&rsquo;\u00e9tranglement du pays et sa soumission compl\u00e8te au d\u00e9sordre am\u00e9ricaniste. En m\u00eame temps, bien entendu, on liquide le Hezbollah et l&rsquo;on contraint un peu plus l&rsquo;Iran. Si le Liban n&rsquo;obtemp\u00e8re pas, ce sera l&rsquo;habituelle danse de Saint-Guy des sanctions (de nouvelles sanctions puisqu&rsquo;il y en a d\u00e9j\u00e0) et autres contraintes ill\u00e9gales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>E.J. Magnier d\u00e9taille minutieusement la situation libanaise et la tactique de bulldozer de Pompeo, au service d&rsquo;une strat\u00e9gie de la politiqueSyst\u00e8me la plus crue. Il en conclut qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pensable ni possible que le Liban c\u00e8de \u00e0 ses <em>diktats<\/em>de gangster ; comme une orientation vers l&rsquo;Arabie, compl\u00e8tement align\u00e9e sur les USA, est \u00e9galement exclue, il ne reste plus au Liban qu&rsquo;\u00e0 se tourner compl\u00e8tement vers l&rsquo;Iran, la Russie et la Chine. Les choses ne seront pas faciles, mais au moins voil\u00e0 un triomphe de plus de la diplomatie de l&rsquo;autodestruction desUSA en mode &#8211;<em>turbo.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le texte de E.J. Magnier, sous le titre complet de &laquo; <em>Les USA poussent le Liban dans les bras de l&rsquo;Iran et de la Russie : les sanctions am\u00e9ricaines nuisent \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie locale<\/em> &raquo;, a \u00e9t\u00e9 mis en ligne sur son site le <a href=\"https:\/\/ejmagnier.com\/2019\/03\/18\/les-usa-poussent-le-liban-dans-les-bras-de-liran-et-de-la-russie-les-sanctions-americaines-nuisent-a-leconomie-locale\/\">18 mars 2019<\/a>. (Traduction Daniel G.)<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dde.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Les USA poussent le Liban vers l&rsquo;Iran et la Russie<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le Liban attend la visite du secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat des USA Mike Pompeo cette semaine, \u00e0 un moment o&ugrave; la carte politico-\u00e9conomique libanaise se redessine et o&ugrave; le Liban subit la pire crise \u00e9conomique de son histoire r\u00e9cente. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les raisons de la d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;\u00e9conomie locale s&rsquo;expliquent non seulement par la corruption du leadership politique et des \u00e9chelons inf\u00e9rieurs de l&rsquo;administration du Liban, mais aussi par les sanctions des USA impos\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Iran. Les plus r\u00e9centes sanctions sont les plus s\u00e9v\u00e8res de toutes. Elles toucheront durement le Liban aussi longtemps que le pr\u00e9sident Donald Trump sera au pouvoir s&rsquo;il ne se plie pas \u00e0 la politique et aux diktats des USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si, comme pr\u00e9vu, Washington d\u00e9clare une guerre \u00e9conomique contre le Liban, les sanctions ne laisseront gu\u00e8re de choix au pays. Elles pourraient forcer le Liban \u00e0 compter de nouveau sur l&rsquo;industrie civile iranienne pour contrer la pression \u00e9conomique des USA et sur l&rsquo;industrie militaire russe pour \u00e9quiper les forces de s\u00e9curit\u00e9 libanaises. C&rsquo;est ce qui arrivera si Pompeo continue \u00e0 menacer les responsables libanais, comme ses assistants l&rsquo;ont fait lors de leurs visites pr\u00e9c\u00e9dentes dans le pays. Le sempiternel message des responsables am\u00e9ricains n&rsquo;a pas chang\u00e9 : vous \u00eates avec nous ou contre nous. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Politiquement, le Liban se divise en deux courants, l&rsquo;un favorable aux USA (et \u00e0 l&rsquo;Arabie saoudite), l&rsquo;autre en dehors de l&rsquo;orbite des USA. La situation \u00e9conomique pourrait bien accro&icirc;tre la division interne jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la population locale r\u00e9agisse avec vigueur pour mettre fin \u00e0 toute influence des USA et de ses alli\u00e9s au Liban. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pareil sc\u00e9nario peut encore \u00eatre \u00e9vit\u00e9 si l&rsquo;Arabie saoudite investit suffisamment de fonds pour relancer l&rsquo;\u00e9conomie locale agonisante. Sauf que l&rsquo;Arabie saoudite craint que ceux qui ne sont pas au diapason de ses politiques et de celles des USA tirent avantage de son soutien. Jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant, Riyad n&rsquo;a pas tellement compris la dynamique interne au Liban et ce qu&rsquo;il est possible et impossible de r\u00e9aliser dans ce pays. Le kidnapping du premier ministre Saad Hariri \u00e9tait l&rsquo;illustration la plus \u00e9loquente de l&rsquo;ignorance du jeu politique libanais par les Saoudiens. Leur manque de vision strat\u00e9gique au Liban va probablement emp\u00eacher tout soutien important \u00e0 son \u00e9conomie d\u00e9faillante, ce qui pourrait causer une grande instabilit\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avant 1982, un dollar US valait 3 livres libanaises. C&rsquo;\u00e9tait d&ucirc; en partie aux dizaines de millions de dollars que l&rsquo;Organisation de lib\u00e9ration de la Palestine (OLP) d\u00e9pensait dans le pays pour ses membres et les familles palestiniennes vivant au Liban. &Agrave; cela s&rsquo;ajoutait le soutien financier accord\u00e9 par des organismes des Nations Unies (UNRWA) et d&rsquo;autres ONG aux r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens dont les habitations avaient \u00e9t\u00e9 prises par Isra\u00ebl, ce qui les avait forc\u00e9es \u00e0 quitter leur pays. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&Agrave; la suite de l&rsquo;invasion du Liban par Isra\u00ebl en 1982, l&rsquo;OLP a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de quitter le pays. Peu apr\u00e8s, il a fallu payer jusqu&rsquo;\u00e0 3 000 livres libanaises pour obtenir un dollar US, un taux qui s&rsquo;est stabilis\u00e9 par la suite au cours actuel de 1 500 L.L. par dollar. L&rsquo;Iran est alors entr\u00e9 en sc\u00e8ne pour aider les combattants libanais locaux (la R\u00e9sistance islamique au Liban, c.\u00e0d. le Hezbollah) \u00e0 reprendre leur territoire occup\u00e9 par les Isra\u00e9liens. En l&rsquo;an 2000, l&rsquo;Iran a commenc\u00e9 \u00e0 investir s\u00e9rieusement dans le Hezbollah, lorsque le groupe a r\u00e9ussi \u00e0 forcer les Isra\u00e9liens \u00e0 sortir de la majeure partie du territoire libanais. L&rsquo;investissement financier iranien a atteint un niveau tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 pendant la guerre de 2006, quand les Isra\u00e9liens ont \u00e9chou\u00e9 dans leur tentative de d\u00e9sarmer le Hezbollah pour que ses roquettes et ses missiles ne puissent atteindre Isra\u00ebl.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En 2013, le gouvernement de la Syrie a demand\u00e9 au Hezbollah de soutenir l&rsquo;arm\u00e9e syrienne pour emp\u00eacher la d\u00e9sint\u00e9gration du pays et les militants takfiris de prendre le pouvoir. L&rsquo;Iran a inject\u00e9 des milliards de dollars pour d\u00e9faire Daech et al-Qaeda et \u00e9viter qu&rsquo;ils envahissent la Syrie et l&rsquo;Irak, en sachant fort bien que l&rsquo;Iran serait la prochaine cible. Le budget pour les forces du Hezbollah a alors atteint des sommets. Le soutien au mouvement des troupes, \u00e0 la logistique et aux allocations journali\u00e8res vers\u00e9es aux combattants a contribu\u00e9 \u00e0 stimuler l&rsquo;\u00e9conomie libanaise. Le budget mensuel du Hezbollah d\u00e9passait alors largement 100 millions de dollars mensuellement. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e de Donald Trump au pouvoir et son rejet de l&rsquo;accord sur le nucl\u00e9aire iranien, le gouvernement des USA a impos\u00e9 les sanctions les plus dures contre l&rsquo;Iran et a cess\u00e9 les dons aux organismes des Nations unies qui soutiennent les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens. Les sanctions contre l&rsquo;Iran ont forc\u00e9 le Hezbollah \u00e0 adopter un nouveau budget, dans le cadre d&rsquo;un plan d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 de cinq ans. Ses forces ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites au minimum en Syrie, les mouvements de troupes ont ralenti en cons\u00e9quence et toutes les r\u00e9mun\u00e9rations additionnelles ont \u00e9t\u00e9 suspendues. Le Hezbollah a r\u00e9duit son budget au quart de ce qu&rsquo;il \u00e9tait, sans toutefois suspendre les salaires mensuels de ses militants ou contractuels ni les soins m\u00e9dicaux, sous l&rsquo;ordre de Sayyed Hassan Nasrallah, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Hezbollah.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette nouvelle situation financi\u00e8re affectera l&rsquo;\u00e9conomie libanaise \u00e0 mesure que les flux de tr\u00e9sorerie et les devises se tariront. Les cons\u00e9quences devraient se faire ressentir davantage au cours des prochains mois et il est plausible que la population locale r\u00e9agisse sous le poids de l&rsquo;\u00e9conomie d\u00e9faillante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les USA et l&rsquo;Europe imposent des contr\u00f4les stricts sur tous les montants transf\u00e9r\u00e9s en direction ou en provenance du Liban. Le pays est sur une liste noire financi\u00e8re et toutes les transactions sont pass\u00e9es au peigne fin. Les dons religieux provenant de l&rsquo;\u00e9tranger ne sont dor\u00e9navant plus possibles, car les donateurs risquent alors d&rsquo;\u00eatre accus\u00e9s de soutenir le terrorisme par les pays occidentaux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tant que Trump sera au pouvoir, le Hezbollah et l&rsquo;Iran croient que la situation restera critique. Ils s&rsquo;attendent aussi \u00e0 ce que Trump obtienne un second mandat. Les cinq prochaines ann\u00e9es seront difficiles pour l&rsquo;\u00e9conomie libanaise, notamment si Pompeo est porteur de messages et de diktats auxquels le Liban ne peut se plier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pompeo veut que le Liban abandonne son trac\u00e9 de la fronti\u00e8re maritime avec Isra\u00ebl, ce qui mettrait en p\u00e9ril ses pr\u00e9tentions sur les blocs 8, 9 et 10 du gisement d&rsquo;hydrocarbures au profit d&rsquo;Isra\u00ebl. Cette demande ne sera pas accord\u00e9e et les responsables libanais ont dit \u00e0 plusieurs reprises qu&rsquo;ils comptent sur les missiles de pr\u00e9cision du Hezbollah pour emp\u00eacher Isra\u00ebl de s&rsquo;accaparer d&rsquo;eaux territoriales libanaises.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pompeo veut aussi que le Liban abandonne le Hezbollah et mette fin \u00e0 son r\u00f4le au sein du gouvernement. L\u00e0 encore, l&rsquo;administration am\u00e9ricaine semble ignorer que le Hezbollah repr\u00e9sente presque le tiers de la population du Liban, en plus de b\u00e9n\u00e9ficier du soutien de plus de la moiti\u00e9 des chiites, des chr\u00e9tiens, des sunnites et des druzes qui y vivent, qui comptent parmi eux des membres officiels des pouvoirs ex\u00e9cutifs et l\u00e9gislatifs du pays. En outre, le pr\u00e9sident libanais fait partie de la coalition du Hezbollah et maintient fermement son lien avec le groupe, qu&rsquo;il juge n\u00e9cessaire \u00e0 la stabilit\u00e9 du pays. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quelle est l&rsquo;alternative alors? Si l&rsquo;Arabie saoudite s&rsquo;engage, ce n&rsquo;est pas un, deux ou m\u00eame cinq milliards de dollars qu&rsquo;il faut pour relever l&rsquo;\u00e9conomie du Liban, mais des dizaines de milliards de dollars. Le Liban doit b\u00e9n\u00e9ficier aussi d&rsquo;une politique de non-intervention de la part de l&rsquo;administration am\u00e9ricaine pour permettre au pays de se gouverner lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Saoudiens souffrent d\u00e9j\u00e0 de l&rsquo;intimidation que Trump exerce sur eux et leurs fonds commencent \u00e0 se tarir. Si l&rsquo;Arabie saoudite d\u00e9cide d&rsquo;investir au Liban, elle cherchera \u00e0 imposer des conditions pas tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles des USA. Elle se fait des illusions en voulant \u00e9liminer l&rsquo;influence de l&rsquo;Iran et des partisans du Hezbollah au Liban, un objectif impossible \u00e0 remplir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le Liban n&rsquo;a pas tellement de choix. Il peut se rapprocher de l&rsquo;Iran afin de r\u00e9duire ses d\u00e9penses et le prix des biens, et demander \u00e0 la Russie de soutenir l&rsquo;arm\u00e9e libanaise si l&rsquo;Occident refuse de le faire. La Chine se pr\u00e9pare \u00e0 entrer dans le jeu et pourrait devenir une alternative int\u00e9ressante pour le Liban, qui pourrait lui servir de plateforme pour parvenir en Syrie, puis en Irak et en Jordanie. Sinon, le Liban devra se pr\u00e9parer en vue de joindre la liste des pays les plus pauvres. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une ombre plane au-dessus du pays du c\u00e8dre, qui a d\u00e9j\u00e0 d&ucirc; combattre pour assurer sa survie au 21e si\u00e8cle. Le Hezbollah, dor\u00e9navant sous le coup des sanctions des USA et du R.U., est la m\u00eame force qui a prot\u00e9g\u00e9 le pays contre Daech et d&rsquo;autres combattants takfiris qui mena\u00e7aient d&rsquo;expulser les chr\u00e9tiens du pays, d&rsquo;o&ugrave; le conseil lanc\u00e9 par le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Sarkozy au patriarche libanais qu&rsquo;il vaudrait mieux que les chr\u00e9tiens libanais abandonnent leurs foyers. C&rsquo;est que les djihadistes takfiris et l&rsquo;OTAN partageaient les m\u00eames objectifs au Liban. L&rsquo;incapacit\u00e9 de l&rsquo;administration am\u00e9ricaine \u00e0 diviser l&rsquo;Irak et \u00e0 cr\u00e9er un &Eacute;tat en d\u00e9liquescence en Syrie dans le cadre d&rsquo;un &laquo; nouveau Moyen-Orient &raquo; a r\u00e9veill\u00e9 l&rsquo;ours russe de sa longue hibernation. Aujourd&rsquo;hui, la Russie rivalise avec les USA pour assurer l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie au Moyen-Orient, ce qui oblige Trump \u00e0 tout mettre en &oelig;uvre pour tenter de briser le front antiam\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est une lutte sans merci o&ugrave; tous les coups sont permis. Les USA poussent le Liban dans un goulet d&rsquo;\u00e9tranglement, en ne lui donnant pas d&rsquo;autre choix que de resserrer son partenariat avec l&rsquo;Iran et la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>E.J. Magnier<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pompeo en pr\u00e9pare une de plus Le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat Mike Pompeo est sans doute un ph\u00e9nom\u00e8ne de la diplomatie am\u00e9ricaniste, &ndash; ou bien, plus simplement, \u00ab\u00a0un Signe des Temps\u00a0\u00bb comme disait Gu\u00e9non. 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