{"id":78565,"date":"2019-04-09T14:30:22","date_gmt":"2019-04-09T14:30:22","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/04\/09\/aude-lancelin-et-le-triomphe-du-macron\/"},"modified":"2019-04-09T14:30:22","modified_gmt":"2019-04-09T14:30:22","slug":"aude-lancelin-et-le-triomphe-du-macron","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/04\/09\/aude-lancelin-et-le-triomphe-du-macron\/","title":{"rendered":"Aude Lancelin et le triomphe du Macron"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Aude Lancelin et le triomphe du Macron<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu dans un fauteuil il y a deux ans (66.6% des voix&hellip;) et il sera r\u00e9\u00e9lu dans trois ans car dit-on ici ou l\u00e0 chez les bourgeois &laquo; il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre &raquo; et &laquo; on n&rsquo;a pas le choix &raquo;. &laquo; Le putsch du CAC40 &raquo; pourra se prolonger, le coup d&rsquo;Etat deviendra permanent. Mais n&rsquo;en sommes-nous pas l\u00e0 depuis deux si\u00e8cles de bonapartisme et de dirigisme fran\u00e7ais, au bout de trois d\u00e9cennies de trique gouvernementale au service du capital n\u00e9olib\u00e9ral ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On va relire quelques passages du splendide et nourri texte d&rsquo;Aude Lancelin, dat\u00e9 du 20 avril 2017, qui expliquait \u00e0 quelle sauce oligarque le capital allait nous bouffer. On pourrait intituler cet extrait &laquo; la pr\u00e9sentation du ch\u00e9rubin au temple &raquo; :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier, je venais de rendre le manuscrit du &laquo; Monde libre &raquo;. Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d&rsquo;une canicule parisienne achev\u00e9e il y a peu. C&rsquo;est alors que je compris brutalement que l&rsquo;ann\u00e9e 2017 serait terrible, et que la pr\u00e9sidentielle \u00e0 venir ne ressemblerait \u00e0 rien de ce que ce pays avait connu jusqu&rsquo;ici. La premi\u00e8re cha&icirc;ne d&rsquo;informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR d\u00e9tenu par Patrick Drahi, n&rsquo;avait pas l\u00e9sin\u00e9 sur les moyens en ce 30 ao&ucirc;t 2016. Le tout pour couvrir un \u00e9v\u00e9nement consid\u00e9rable, imaginez du peu : la d\u00e9mission du minist\u00e8re de l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. <a href=\"http:\/\/www.huffingtonpost.fr\/2016\/08\/30\/emmanuel-macron-demission_n_11776856.html\">Un scoop d&rsquo;importance plan\u00e9taire<\/a>, on voit \u00e7a, qui valait bien la mobilisation g\u00e9n\u00e9rale de toutes les \u00e9quipes de la cha&icirc;ne d\u00e9tenue par ce milliardaire fran\u00e7ais issu des t\u00e9l\u00e9coms. L&rsquo;\u00e9trange spectacle qui s&rsquo;\u00e9talait sur les \u00e9crans du pays ce jour-l\u00e0, c&rsquo;\u00e9tait un ch\u00e9rubin en costume-cravate s&rsquo;\u00e9chappant du minist\u00e8re de Bercy en navette fluviale pour remettre sa d\u00e9mission \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e, poursuivi par les cam\u00e9ras de BFM TV, le tout dans le style flout\u00e9 et distant caract\u00e9ristique de la paparazzade, de l&rsquo;image arrach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;une personnalit\u00e9 livr\u00e9e bien malgr\u00e9 elle \u00e0 la convoitise des foules. Comme l&rsquo;Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n&rsquo;\u00e9tait autre qu&rsquo;Emmanuel Macron, semblait ainsi \u00eatre saisi par surprise en train de &laquo; <em>tra&icirc;ner tous les c&oelig;urs apr\u00e8s lui <\/em>&raquo; sur la Seine, dans une \u00e9trange s\u00e9ance de ski nautique g\u00e9ant national. Ce que le t\u00e9l\u00e9spectateur ignorait \u00e0 ce stade, c&rsquo;est que ce sont les c&oelig;urs des patrons du CAC 40 qui battaient la chamade pour lui depuis d\u00e9j\u00e0 un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter \u00e0 la Pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique le ch\u00e9rubin si compr\u00e9hensif aux dol\u00e9ances du capital. A ce stade il n&rsquo;\u00e9tait rien, mais \u00e7a n&rsquo;\u00e9tait pas un probl\u00e8me. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les r\u00e9dactions pleines de journalistes, \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 en faire tout. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aude commente ce &laquo; blitzkrieg m\u00e9diatique &raquo; :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La sc\u00e8ne, totalement surr\u00e9aliste, m&rsquo;est toujours rest\u00e9e en m\u00e9moire. De m\u00eame que la surexcitation des commentateurs en plateau, charg\u00e9s de faire mousser le non-\u00e9v\u00e9nement, et de faire passer la d\u00e9risoire p\u00e9rip\u00e9tie pour un \u00e9v\u00e9nement susceptible de casser l&rsquo;histoire du monde en deux. Ce jour-l\u00e0, oui, j&rsquo;eus le pressentiment que nous nous appr\u00eations \u00e0 vivre une op\u00e9ration de propagande d&rsquo;une dimension et d&rsquo;une nature tout \u00e0 fait inhabituelles. Une blitzkrieg m\u00e9diatique \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de laquelle les \u00e9ditoriaux \u00e9rotiques du &laquo; Monde &raquo; en faveur d&rsquo;Edouard Balladur en 1995, ou les tribunes culpabilisatrices de &laquo; l&rsquo;Obs &raquo; ou de &laquo; Lib\u00e9ration &raquo; pour faire gagner le &laquo; Oui &raquo; en 2005, ne furent que de d\u00e9risoires et fort rudimentaires pr\u00e9curseurs. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La France n&rsquo;est pas un pays libre, dixit reporters sans fronti\u00e8res :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il est certain en effet que la situation dans les m\u00e9dias s&rsquo;est spectaculairement d\u00e9grad\u00e9e depuis ces ann\u00e9es l\u00e0, jusqu&rsquo;\u00e0 faire chuter la France au 45<sup>\u00e8me<\/sup> rang du <a href=\"https:\/\/rsf.org\/fr\/actualites\/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2016-la-france-45eme-recule-de-7-places\">classement 2016 de la libert\u00e9 de la presse \u00e9tabli par &laquo; Reporters sans Fronti\u00e8res &raquo;<\/a>, quelque part entre le Botswana et la Roumanie. Le tout \u00e0 cause, contentons-nous de citer l&rsquo;organisme international sur ce point, &laquo; <em>d&rsquo;une poign\u00e9e d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires ayant des int\u00e9r\u00eats ext\u00e9rieurs au champ des m\u00e9dias qui ont fini par poss\u00e9der la grande majorit\u00e9 des m\u00e9dias priv\u00e9s \u00e0 vocation nationale. <\/em>&raquo; Jamais une situation pareille de mainmise quasi totale sur la presse ne s&rsquo;\u00e9tait vue en France depuis 1945. De sinistre m\u00e9moire, le quinquennat Hollande restera du reste comme celui de la victoire par KO du capital sur l&rsquo;ind\u00e9pendance des r\u00e9dactions. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les \u00e9num\u00e9rations \u00e0 la Pr\u00e9vert (ou \u00e0 la Rabelais ?) se succ\u00e8dent pour expliquer le  triomphe de la cause oligarque sur celle informative :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;  C&rsquo;est \u00e9galement sous ce quinquennat qu&rsquo;aura lieu la prise de contr\u00f4le du groupe &laquo; Canal+ &raquo; par Vincent Bollor\u00e9 avec les cons\u00e9quences sinistres que l&rsquo;on sait. Ou encore le rachat en 2015 du &laquo; Parisien &raquo; par Bernard Arnault, d\u00e9j\u00e0 propri\u00e9taire des &laquo; Echos &raquo; et premier annonceur publicitaire de la presse, bien connu \u00e9galement pour son progressisme social, sans parler de sa sympathie pour le populo. Mais aussi, apr\u00e8s l&rsquo;absorption en 2010 du quotidien &laquo; le Monde &raquo; par un trio d&rsquo;investisseurs emmen\u00e9 par Xavier Niel, ogre concurrent des t\u00e9l\u00e9coms, l&rsquo;avalement par ce m\u00eame groupe de la quasi-totalit\u00e9 de la presse social-d\u00e9mocrate <em>mainstream<\/em>, avec le rachat en 2014 de &laquo; L&rsquo;Obs &raquo;, l\u00e0 encore surveill\u00e9 comme le lait sur le feu par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aude Lancelin ajoute sur le sinistre Hollande :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ainsi ce dernier pensait-il encore, d\u00e9but 2016, en d\u00e9pit de sa popularit\u00e9 ex\u00e9crable, avoir mis autant d&rsquo;atouts que possible de son c\u00f4t\u00e9 pour la reconqu\u00eate de son fauteuil pr\u00e9sidentiel. Las, c&rsquo;\u00e9tait sans compter sur Emmanuel Macron, le polichinelle que lui avaient mis dans le tiroir ses nouveaux amis du CAC 40. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et le Fran\u00e7ais toujours &laquo; enthousiaste &raquo; (C\u00e9line) \u00e9lut le ministre de l&rsquo;\u00e9conomie (du d\u00e9nomm\u00e9 Hollande) qu&rsquo;on lui  pr\u00e9senta alors comme un homme neuf (il n&rsquo;a donc pas la t\u00e9l\u00e9 le Fran\u00e7ais !). Lancelin rappelle la strat\u00e9gie du cruel louveteau :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Plus pr\u00e9coce que sa dupe \u00e9lys\u00e9enne, il y a des ann\u00e9es que Macron pla\u00e7ait ses pions aupr\u00e8s des g\u00e9ants des m\u00e9dias. D\u00e9j\u00e0 lorsqu&rsquo;il \u00e9tait banquier d&rsquo;affaires chez Rothschild, le prot\u00e9g\u00e9 d&rsquo;Alain Minc avait conseill\u00e9 le groupe Lagard\u00e8re pour la vente de ses journaux \u00e0 l&rsquo;international. Excellentes aussi, les relations entretenues par Macron avec le sulfureux patron de Canal+, Vincent Bollor\u00e9, dont on conna&icirc;t la passion pour les d\u00e9mocrates africains et l&rsquo;ind\u00e9pendance des r\u00e9dactions. Tr\u00e8s \u00e9troites \u00e9galement, celles qu&rsquo;il a avec le fils de ce dernier, Yannick Bollor\u00e9, PDG d&rsquo;Havas, g\u00e9ant de la communication mondiale. Avec le groupe de Patrick Drahi, c&rsquo;est aussi la <em>love story<\/em> \u00e0 ciel ouvert, m\u00eame si en p\u00e9riode \u00e9lectorale les pudeurs de carm\u00e9lite s&rsquo;imposent. Ainsi le Directeur g\u00e9n\u00e9ral de BFM TV est-il r\u00e9guli\u00e8rement oblig\u00e9 de se d\u00e9fendre de faire une &laquo; T\u00e9l\u00e9 Macron &raquo;, sans convaincre grand monde, tant les affinit\u00e9s \u00e9lectives sont av\u00e9r\u00e9es entre le candidat \u00e0 la pr\u00e9sidence et l&rsquo;entit\u00e9 Altice-SFR Presse. Lorsque Martin Bouygues et Patrick Drahi s&rsquo;affronteront pour le rachat du groupe SFR, c&rsquo;est Emmanuel Macron, devenu le successeur d&rsquo;Arnaud Montebourg \u00e0 Bercy, <a href=\"http:\/\/bfmbusiness.bfmtv.com\/entreprise\/bercy-donne-son-feu-vert-au-rachat-de-sfr-par-numericable-846083.html\">qui ent\u00e9rinera le deal en faveur du second<\/a>&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et on reparle du tout-puissant monsieur Niel, qui sort presque d&rsquo;un texte de Balzac (on y revient) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;est toutefois avec Xavier Niel, \u00e0 qui le m\u00eame Perdriel revendit l&rsquo;Obs en 2014, que les relations avec le candidat Macron sont devenues au fil du temps carr\u00e9ment torrides. Entre capitalistes qui s&rsquo;assument, d\u00e9sirant pour la France un destin de &laquo; <em>start up nation <\/em>&raquo;, peupl\u00e9e de ben\u00eats r\u00eavant de devenir milliardaires, c&rsquo;est peu de dire que le courant passe. Alors m\u00eame qu&rsquo;un reportage diffus\u00e9 au 20 heures de France 2 annon\u00e7ait d\u00e9but 2016 que le patron de Free s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 financer les ambitions de l&rsquo;autre, Niel est devenu plus taiseux sur la question. Difficile en effet d&rsquo;admettre publiquement pour l&rsquo;homme fort du groupe &laquo; Le Monde &raquo; son degr\u00e9 de proximit\u00e9 avec le candidat d&rsquo;En Marche!, alors m\u00eame que beaucoup accusent d\u00e9j\u00e0 le quotidien du soir d&rsquo;\u00eatre devenu le bulletin paroissial du macronisme. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aude \u00e9voquait d\u00e9j\u00e0 cette mission Marchand qui allait d\u00e9boucher sur un Fachoda de nos libert\u00e9s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <a href=\"http:\/\/www.vanityfair.fr\/enquetes\/articles\/article-magazine-mimi-marchand-la-reine-des-people-au-chevet-des-macron\/51393\">Une enqu\u00eate particuli\u00e8rement bien inform\u00e9e de &laquo; Vanity Fair &raquo; sur la reine de la presse people, Mich\u00e8le Marchand dite &laquo; Mimi &raquo;<\/a>, levait d\u00e9but avril un coin du voile sur les d&icirc;ners priv\u00e9s organis\u00e9s entre Xavier Niel et le couple Macron un an avant la pr\u00e9sidentielle. &laquo; <em>Quand lors d&rsquo;un d&icirc;ner avec les Macron<\/em>, <em>j&rsquo;ai entendu Brigitte se plaindre des paparazzis, <\/em>explique ainsi tranquillement Niel \u00e0 &laquo; Vanity Fair &raquo;, <em>je lui ai naturellement conseill\u00e9 Mimi. <\/em>&raquo; Et la journaliste Sophie des D\u00e9serts de pr\u00e9ciser que c&rsquo;est le patron du groupe &laquo; Le Monde &raquo; qui organisa la rencontre \u00e0 son domicile. Un h\u00f4tel particulier du Ranelagh, o&ugrave; il r\u00e9side avec la fille de Bernard Arnault, patron de LVMH et autre grand fan du petit prince Macron, dont le CAC 40 voulait faire son loyal g\u00e9rant \u00e9lys\u00e9en. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et de poursuivre sur le devenir-Sarkozy (ou Badinguet) de la France superficielle &ndash; et non profonde &ndash; de la postmodernit\u00e9. La France, dit la belle Aude, n&rsquo;aura plus que ses yeux pour pleurer :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Davantage qu&rsquo;une intuition, c&rsquo;est une certitude : si Emmanuel Macron devait \u00eatre \u00e9lu \u00e0 la Pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique, on se r\u00e9veillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet&rsquo;s, des r\u00e9v\u00e9lations feuilletonn\u00e9es sur toutes sortes de grands donateurs, des histoires de premier cercle rappelant les pires heures du sarkozysme, de collusions d&rsquo;une ampleur in\u00e9dite entre tr\u00e8s gros int\u00e9r\u00eats industriels, m\u00e9diatiques et financiers. Partout l&rsquo;argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concr\u00e8tes qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, <em>post festum<\/em>, car elles finiront par sortir, ces choses-l\u00e0 finissent toujours par sortir, les Fran\u00e7ais n&rsquo;auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et les imp\u00f4ts ? Il faut comprendre que pour faire \u00e9conomiser trente milliards d&rsquo;euros \u00e0 une poign\u00e9e d&rsquo;oligarques ch\u00e9ris et ador\u00e9s, il faut pressurer beaucoup plus dix ou vingt millions de contribuables \u00e0 raison de deux-trois mille euros (comme dit Jean-Luc M\u00e9lenchon, les vingt-sept Fran\u00e7ais les plus riches ont plus que les trente millions les plus pauvres).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lancelin :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; Entre temps, l&rsquo;ISF sur les grands patrimoines financiers aura \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9, le code du travail ravag\u00e9 \u00e0 coups d&rsquo;ordonnances, les services publics s\u00e9v\u00e8rement amput\u00e9s, les dividendes toujours mieux revers\u00e9s. Un v\u00e9ritable continent oligarchique est l\u00e0 encore \u00e0 demi-englouti, pr\u00eat \u00e0 surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n&rsquo;a jug\u00e9 bon jusqu&rsquo;ici de le d\u00e9voiler aux citoyens&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Notre commentatrice de remarquer tristement :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Toutes les id\u00e9es sont tol\u00e9r\u00e9es dans ces r\u00e9dactions-l\u00e0 o&ugrave;, non sans stup\u00e9faction, j&rsquo;ai par exemple pu entendre un chef de service d\u00e9fendre le programme \u00e9conomique de Fran\u00e7ois Fillon comme \u00e9tant le meilleur d&rsquo;entre tous d\u00e9but 2016. Toutes les id\u00e9es, oui, sauf celles de la gauche debout contre le n\u00e9olib\u00e9ralisme. Toutes les id\u00e9es, sauf celles aujourd&rsquo;hui port\u00e9es par un social-d\u00e9mocrate cons\u00e9quent comme Jean-Luc M\u00e9lenchon, repeint par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique actuel en dictateur et en ennemi de l&rsquo;Occident. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Interrog\u00e9 par la t\u00e9l\u00e9 russe, j&rsquo;avais parl\u00e9 de Louis-Philippe. (Rothschild, Balzac, lib\u00e9ralisme frou-frou, Villerm\u00e9, mod\u00e8le anglo-saxon, etc.). Aude Lancelin conclut itou :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Macron, c&rsquo;est le 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle \u00e0 travers les \u00e2ges et son indiff\u00e9rence compl\u00e8te \u00e0 la souffrance populaire, \u00e0 peine barbouill\u00e9 de couleurs acidul\u00e9es et de Silicon Valley. Macron, c&rsquo;est en r\u00e9alit\u00e9 ni plus ni moins que le retour du Comit\u00e9 des Forges, et de sa fameuse presse, enti\u00e8rement asservie par l&rsquo;argent de la haute finance et celui de la grande industrie, dont les anciens r\u00e9sistants form\u00e8rent le r\u00eave de d\u00e9barrasser le pays \u00e0 jamais, une fois les &laquo; Jours heureux &raquo; venus. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Admirons ce complot permanent du pognon, &laquo; mouvement autonome du non-vivant &raquo; (Hegel), d\u00e9finitivement plus actif que les hommes&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Sources<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Aude Lancelin &#8211; Le putsch du CAC 40<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal &#8211; Chroniques sur la Fin de l&rsquo;Histoire, Balzac et le d\u00e9clin de la France (Dedefensa.org)&hellip; <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aude Lancelin et le triomphe du Macron Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu dans un fauteuil il y a deux ans (66.6% des voix&hellip;) et il sera r\u00e9\u00e9lu dans trois ans car dit-on ici ou l\u00e0 chez les bourgeois &laquo; il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre &raquo; et &laquo; on n&rsquo;a pas le choix &raquo;. &laquo; Le putsch&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[18984,2625,3889,6574,18606,12041],"class_list":["post-78565","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-cac40","tag-coup","tag-detat","tag-fric","tag-gilets-jaunes","tag-oligarques"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78565","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78565"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78565\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78565"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78565"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78565"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}