{"id":78641,"date":"2019-05-21T09:15:53","date_gmt":"2019-05-21T09:15:53","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/05\/21\/uk-au-pays-des-merveilles\/"},"modified":"2019-05-21T09:15:53","modified_gmt":"2019-05-21T09:15:53","slug":"uk-au-pays-des-merveilles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/05\/21\/uk-au-pays-des-merveilles\/","title":{"rendered":"UK au Pays des Merveilles"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">UK au Pays des Merveilles<\/h2>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/farage-gabbard-et-le-grand-realignement\">Comme PhG<\/a>, nous avions tous, plus ou moins, &laquo; <em>tellement l&rsquo;habitude d&rsquo;un Royaume-Uni soigneusement pli\u00e9, bridant sa sauvagerie politique et dissimulant ses app\u00e9tits et ses intrigues derri\u00e8re une solide charpente de vertus apparentes mais imp\u00e9ratives, une organisation sociale et un cadre politiques semblant aussi solides qu&rsquo;un roc, immuables, increvables&hellip; <strong>Et tout cela, Gone With the Wind !<\/strong><\/em> &raquo; Pire encore : le chroniqueur et grand connaisseur John Laughland ne voit pas d&rsquo;analogie meilleure pour illustrer la situation de son pays qu&rsquo;une petite balade, au c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;Alice-Theresa, au Pays des Merveilles de l&rsquo;immortel Lewis Carroll.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laughland, qui est \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab\u00a0conservateur eurosceptique\u00a0\u00bb mais que nous qualifierions d'\u00a0\u00bbind\u00e9pendant\u00a0\u00bb, &ndash; et par cons\u00e9quent, naturellement eurosceptique, &ndash; est un universitaire de l&rsquo;esp\u00e8ce rare qui \u00e9chappe au formatage de cet univers acad\u00e9mique qui est l&rsquo;un des soutiens les plus efficaces du Syst\u00e8me. Lui-m\u00eame, Laughland, puisqu'\u00a0\u00bbind\u00e9pendant\u00a0\u00bb, est naturellement antiSyst\u00e8me, avec une bonne connaissance et exp\u00e9rience des affaires europ\u00e9ennes (il a \u00e9t\u00e9 pendant 10 ans, &ndash; 2008-2018, &ndash; Directeur des &Eacute;tudes de l&rsquo;Institut de la D\u00e9mocratie et de la Coop\u00e9ration \u00e0 Paris).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230;Il nous d\u00e9peint donc d&rsquo;une plume alerte et que nous soup\u00e7onnons pas si m\u00e9contente que cela, le fantastique et fantasmagorique spectacle de la situation politique de son pays o&ugrave; un nombre incalculable de \u00ab\u00a0pour la premi\u00e8re fois dans l&rsquo;histoire politique&#8230;\u00a0\u00bb se bousculent pour les \u00e9lections europ\u00e9ennes qui ont lieu apr\u00e8s-demain au Royaume-Uni ; \u00e9tranges \u00ab\u00a0\u00e9lections europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb d&rsquo;un pays qui a vot\u00e9 son retrait de l&rsquo;UE il y a quasiment trois ans et qui se d\u00e9bat dans un imbroglio d\u00e9truisant absolument toutes les structures politiques du Syst\u00e8me dans ce m\u00eame pays, et endommageant \u00e0 mesure celles de l&rsquo;UE. Ainsi devrions-nous avoir au Parlement Europ\u00e9en comme premier  groupe britannique et pour trois mois pas plus, le parti du retrait des Britanniques de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La crise du <em>Brexit <\/em>est un \u00e9v\u00e9nement crisique (<em>indeed<\/em>)  important dans la Grande Crise G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Effondrement du Syst\u00e8me. Quant au Pays des Merveilles o&ugrave; nous entra&icirc;ne Laughland, on sait qu&rsquo;il n&rsquo;abrite pas que le seul Royaume-Uni, mais qu&rsquo;il se pourrait bien que cette trouvaille g\u00e9niale de la globalisation soit en v\u00e9rit\u00e9, en elle-m\u00eame et \u00e0 elle toute seule, le v\u00e9ritable Pays des Merveilles, celui du royaume des zombies qui s&rsquo;est install\u00e9 sur le monde en ce XXI\u00e8me si\u00e8cle. Nous sommes tous, enfin pour ceux qui savent encore regarder, en train d&rsquo;observer cette for\u00eat de miroirs d\u00e9formants qu&rsquo;est devenue la Tr\u00e8s-Grande Civilisation Occidentale, en train de se fendiller, de se contorsionner, de se millefeuilliser et de se briser.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Allons voir avec Laughland quel miroir nous r\u00e9serve monsieur Farage. (Article sur RT-France le <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/opinions\/62239-europeennes-theresa-may-autre-cote-miroir\">20 mai 2019<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dde.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Theresa de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du miroir <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le mot &laquo; surr\u00e9el &raquo; n&rsquo;est pas normalement associ\u00e9 \u00e0 Theresa May, fille de pasteur anglican et l&rsquo;incarnation m\u00eame de cette Angleterre moyenne qui constitue la colonne vert\u00e9brale du Parti conservateur. Ce parti &ndash; qui est la formation politique la plus ancienne au monde, son existence remontant \u00e0 1834 sur le plan formel mais en r\u00e9alit\u00e9 aux Tories qui si\u00e9geaient au Parlement d\u00e9j\u00e0 au XVIIe si\u00e8cle &ndash; est surtout connu, comme son nom l&rsquo;indique, pour son pragmatisme et pour son attachement au principe d&rsquo;une \u00e9volution lente enracin\u00e9e dans le r\u00e9el. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pourtant c&rsquo;est bien cet adjectif qu&rsquo;il faut employer pour les \u00e9lections europ\u00e9ennes qui auront lieu au Royaume-Uni ce 23 mai, et dont la tenue est le fruit de l&rsquo;\u00e9chec spectaculaire du Premier ministre May \u00e0 faire voter son Accord de retrait de l&rsquo;UE par la Chambre des communes. C&rsquo;est cette m\u00eame Theresa May qui s&rsquo;\u00e9tait profil\u00e9e, en 2017 lors des \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es qu&rsquo;elle a perdues, comme celle qui allait garantir au pays un gouvernement &laquo; <a href=\"https:\/\/politicaladvertising.co.uk\/2017\/04\/29\/strong-and-stable-leadership\/\" target=\"_blank\">fort et stable<\/a> &raquo;. Theresa May est en r\u00e9alit\u00e9 le dirigeant le plus faible et le plus instable du pays depuis au moins Harold Wilson, qui pr\u00e9sidait en 1974 l&rsquo;un des gouvernements les plus \u00e9ph\u00e9m\u00e8res de l&rsquo;histoire britannique. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>En r\u00e9alit\u00e9, Theresa May bat tous les records. Selon les derniers sondages, les Conservateurs recueilleront 9% des voix aux europ\u00e9ennes. Ils arriveront ainsi en cinqui\u00e8me position, apr\u00e8s le Parti du Brexit, les Lib\u00e9raux, les Travaillistes et m\u00eame les Verts. Il faut comparer ce r\u00e9sultat, s&rsquo;il est confirm\u00e9 ce 23 mai, avec les pr\u00e9c\u00e9dents &laquo;d\u00e9sastres&raquo; \u00e9lectoraux subis par ce m\u00eame parti. Les pires dates grav\u00e9es dans la m\u00e9moire collective des Conservateurs sont celles des l\u00e9gislatives de 1906, 1945 et 1997 lorsque le score du parti \u00e9tait 43%, 36% et 30% respectivement. Aux \u00e9lections europ\u00e9ennes de 2014, le Parti conservateur sous David Cameron a recueilli 27% et aux \u00e9lections municipales de 1995, sous John Major, dont le nom est synonyme de catastrophe \u00e9lectorale car c&rsquo;est sa d\u00e9faite en 1997 qui a permis aux Travaillistes sous Tony Blair de gouverner pendant 13 ans, 25%. Theresa May aura le tiers du soutien accord\u00e9 \u00e0 ces monuments d&rsquo;impopularit\u00e9. Sous la &laquo; forte et stable &raquo; Theresa May, il n&rsquo;est pas impossible que le parti politique le plus ancien au monde subira le m\u00eame sort que le Parti lib\u00e9ral qui, ayant domin\u00e9 la vie politique britannique tout au long au XIXe si\u00e8cle, et \u00e9tant l&rsquo;h\u00e9ritier des Whigs h\u00e9g\u00e9moniques du XVIIe si\u00e8cle, constitua son dernier gouvernement en 1906.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9faite certaine du Parti conservateur est loin d&rsquo;\u00eatre le seul aspect nouveau de cette \u00e9lection. Selon les r\u00e8gles normales d&rsquo;un syst\u00e8me bipartisan, c&rsquo;est l&rsquo;opposition qui devrait profiter de la d\u00e9confiture du gouvernement. Or, le principal parti de l&rsquo;opposition, le Parti travailliste, est en troisi\u00e8me position, derri\u00e8re le Parti du Brexit et les Lib\u00e9raux-D\u00e9mocrates (qui font campagne ouvertement pour l&rsquo;annulation du r\u00e9sultat du r\u00e9f\u00e9rendum de 2016). Ce faible score est d&ucirc; au fait que les Travaillistes sont aussi divis\u00e9s sur le Brexit que les Conservateurs, Jeremy Corbyn, un Brexiter  <em>in pectore<\/em>  qui n&rsquo;ose pas le dire, \u00e9tant le reflet dans le miroir de Theresa May, un Remainer  <em>in pectore  <\/em>qui acte le Brexit \u00e0 contre-c&oelig;ur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Autre fait radicalement nouveau : le parti du Brexit, qui va vraisemblablement rafler plus d&rsquo;un tiers des suffrages, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 voici quelques semaines seulement et n&rsquo;a aucune pr\u00e9sence au sein de ce &laquo;M\u00e8re des parlements&raquo; qui, comme tout le monde voit depuis des mois, est le vrai creuset de la vie politique britannique. Il n&rsquo;y a pas de pr\u00e9c\u00e9dent pour une telle nouveaut\u00e9 extra-parlementaire dans l&rsquo;histoire britannique: paradoxalement, le parcours de l&rsquo;homme du Brexit, Nigel Farage, est plut\u00f4t continental.  Il dit s&rsquo;\u00eatre inspir\u00e9 par le succ\u00e8s de la jacquerie italienne des Cinq Etoiles mais, en r\u00e9alit\u00e9, son <em>Blitzkrieg <\/em>politico-m\u00e9diatique rappelle surtout celui d&rsquo;Emmanuel Macron qui, en 2017, et venu de nulle part, avait r\u00e9ussi en France \u00e0 cr\u00e9er un nouveau parti de toutes pi\u00e8ces, bas\u00e9 sur sa seule personnalit\u00e9, et \u00e0 remporter une \u00e9lection. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette \u00e9lection est surr\u00e9elle aussi du simple fait qu&rsquo;elle aura lieu. Le Royaume-Uni aurait d&ucirc; quitter l&rsquo;Union europ\u00e9enne le 29 mars. Theresa May avait dit \u00e0 plusieurs reprises que le pays ne contesterait pas les \u00e9lections europ\u00e9ennes. Malgr\u00e9 sa participation au scrutin, le pays est toujours cens\u00e9 quitter l&rsquo;UE le 31 octobre, ce qui r\u00e9duira le Parlement europ\u00e9en \u00e0 un v\u00e9ritable pigeonnier &ndash; pour citer l&rsquo;expression de Guy Verhofstadt, pr\u00e9sident du groupe lib\u00e9ral au Parlement europ\u00e9en &ndash; o&ugrave; les d\u00e9put\u00e9s entrent et repartent comme des oiseaux rebelles. Autrement dit, les Britanniques sont appel\u00e9s \u00e0 voter dans une \u00e9lection dont aucun parti politique majeur ne voulait, et qui va \u00e9lire des d\u00e9put\u00e9s qui vont quitter l&rsquo;Assembl\u00e9e europ\u00e9enne avant m\u00eame que la nouvelle Commission commence son mandat. Ces d\u00e9put\u00e9s britanniques au Parlement europ\u00e9en auront si\u00e9g\u00e9 pour rien. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Se rajoute \u00e0 ce d\u00e9sordre total une incertitude totale sur l&rsquo;avenir politique du pays. La semaine derni\u00e8re, Theresa May, celle qui devait donner un gouvernement fort et stable au pays, a \u00e9t\u00e9 contrainte par ses propres d\u00e9put\u00e9s \u00e0 d\u00e9missionner dans les semaines qui viennent, malgr\u00e9 le fait que les r\u00e8gles internes du Parti conservateur sont cens\u00e9es la prot\u00e9ger d&rsquo;une telle contrainte, dans la mesure o&ugrave; elle avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lue pr\u00e9sident du parti en d\u00e9cembre dernier. D&rsquo;ici la fin du mois de juin, au plus tard, il y aura un nouveau premier ministre au 10 Downing Street. Le favori, c&rsquo;est Boris Johnson, partisan convaincu du Brexit et opposant implacable de l&rsquo;Accord de retrait n\u00e9goci\u00e9 par Theresa May et les 27 autres pays membres de l&rsquo;UE en novembre 2018. Son \u00e9lection, si elle est confirm\u00e9e, devrait logiquement aboutir \u00e0 un Brexit sans accord en octobre, sauf que les opposants d&rsquo;un no-deal feront tout pour l&#8217;emp\u00eacher \u00e0 la Chambre des communes. Les incertitudes continueront donc, m\u00eame avec un nouveau premier ministre, et par cons\u00e9quent le Royaume-Uni aura connu une ann\u00e9e enti\u00e8re pendant laquelle tout aura \u00e9t\u00e9 possible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Theresa May, telle Alice au Pays des Merveilles, a emmen\u00e9 son pays dans un univers parall\u00e8le o&ugrave; aucune r\u00e8gle normale n&rsquo;est en vigueur et o&ugrave; la logique a cess\u00e9 de fonctionner. Son action politique &ndash; ou plut\u00f4t son inaction car depuis la premi\u00e8re d\u00e9faite de son accord de retrait en janvier, elle n&rsquo;a fait que revenir \u00e0 la charge avec les m\u00eames armes et la m\u00eame strat\u00e9gie rat\u00e9es &ndash; aura donn\u00e9 raison \u00e0 la Reine blanche. Quand Alice lui dit qu&rsquo;on ne peut pas croire des choses impossibles, elle r\u00e9torque: &laquo; J&rsquo;ose dire que tu n&rsquo;as pas eu beaucoup de pratique. Quand j&rsquo;avais ton \u00e2ge, je l&rsquo;ai toujours fait pendant une demi-heure par jour. Parfois, j&rsquo;ai cru jusqu&rsquo;\u00e0 six choses impossibles avant le petit d\u00e9jeuner. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>John Laughland<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>UK au Pays des Merveilles Comme PhG, nous avions tous, plus ou moins, &laquo; tellement l&rsquo;habitude d&rsquo;un Royaume-Uni soigneusement pli\u00e9, bridant sa sauvagerie politique et dissimulant ses app\u00e9tits et ses intrigues derri\u00e8re une solide charpente de vertus apparentes mais imp\u00e9ratives, une organisation sociale et un cadre politiques semblant aussi solides qu&rsquo;un roc, immuables, increvables&hellip; Et&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[6922,4186,4772,12496,2604,2866,5444,3148,18976,3217,12730],"class_list":["post-78641","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-alice","tag-au","tag-boris","tag-brexit","tag-des","tag-johnson","tag-laughland","tag-may","tag-merveilles","tag-pays","tag-theresa"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78641","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78641"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78641\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78641"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78641"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78641"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}