{"id":78754,"date":"2019-07-22T16:42:03","date_gmt":"2019-07-22T16:42:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/07\/22\/a-limpossible-boris-est-il-tenu\/"},"modified":"2019-07-22T16:42:03","modified_gmt":"2019-07-22T16:42:03","slug":"a-limpossible-boris-est-il-tenu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/07\/22\/a-limpossible-boris-est-il-tenu\/","title":{"rendered":"A l&rsquo;impossible Boris est-il tenu\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">A l&rsquo;impossible Boris est-il tenu ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>John Laughland est un historien et un chroniqueur britanniques qui a si longtemps v\u00e9cu \u00e0 Paris qu&rsquo;on croirait lire un Fran\u00e7ais qui conna&icirc;t bien les Britanniques. C&rsquo;est un fait assez rare (\u00ab\u00a0Un Fran\u00e7ais qui&#8230;\u00a0\u00bb, etc.) pour manquer le moins possible de ce que Laughland \u00e9crit en fait de chroniques et en fran\u00e7ais. C&rsquo;est le cas pour RT.com, o&ugrave; il a sa colonne r\u00e9guli\u00e8re, et fort peu dans la presseSyst\u00e8me fran\u00e7aise parce que Laughland est pour beaucoup un eurosceptique affirm\u00e9 et donc un peu <em>non grata <\/em>dans les salons parisiens. Pour cette raison, il fait honneur au Paris qu&rsquo;on aime et qui n&rsquo;est plus qu&rsquo;un souvenir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il fait aussi honneur \u00e0 Boris Johnson, qu&rsquo;il a l&rsquo;avantage de bien conna&icirc;tre. Il nous pr\u00e9pare donc \u00e0 la probable \u00e9l\u00e9vation au poste de Premier Ministre UK dans 48-72 heures de l&rsquo;inimitable Boris Johnson, dont la coiffure vaut bien celle de <em>The-Donald <\/em>\u00e0 un point qu&rsquo;on les dit tous deux (Boris et Trump) bons amis \u00e9galement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En g\u00e9n\u00e9ral, face au d\u00e9sastre catastrophique de UK emp\u00eatr\u00e9 dans le <em>Brexit<\/em>, il y a ceux qui admirent Theresa May d&rsquo;avoir tenu la forfaiture dans cette temp\u00eate pour tenir le <em>Brexit <\/em>\u00e0 distance, et ceux qui la d\u00e9testent pour avoir sabot\u00e9 le <em>Brexit <\/em>\u00e0 bonne distance. Laughland est plut\u00f4t des seconds, sans aucun doute, contemplant le d\u00e9sastre que Boris Johnson va devoir prendre en mains. Partisan du <em>Brexit<\/em> comme son ami <em>The-Donald<\/em>, confront\u00e9 \u00e0 l&rsquo;invraisemblable g\u00e2chis de l&rsquo;engagement UK dans l&rsquo;invraisemblable bourbier naval du Golfe et des p\u00e9troliers machin\u00e9 par Bolton au nom des invraisemblables <em>special relationships<\/em>, Johnson devenu Premier ministre aura trois mois pour sauver les restes du parti conservateur, &ndash; et \u00e9ventuellement le Royaume-Uni.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laughland, qui aime bien Boris r\u00e9p\u00e9tons-le, d\u00e9taille les perspectives de cette t\u00e2che hercul\u00e9enne. &laquo; <em>Biographe de Churchill, Boris Johnson sait combien les qualit\u00e9s d&rsquo;homme d&rsquo;&Eacute;tat sont essentielles dans ces conditions d&rsquo;extr\u00eame fragilit\u00e9 politique<\/em> &raquo;, \u00e9crit-il. Ainsi en est-il de tout bon commentateur britannique, m\u00eame bronz\u00e9 par un long s\u00e9jour fran\u00e7ais, lorsqu&rsquo;il tente de venir au secours de son pays confront\u00e9 \u00e0 un destin catastrophique : Boris Johnson devra \u00eatre, comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1940, un nouveau Churchill s&rsquo;il veut rester dans l&rsquo;Histoire. On suivra donc le conseil de Laughland, cultivant son flegme britannique au c&oelig;ur de la temp\u00eate, sur RT.com <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/opinions\/64115-brexit-boris-johnson-condamne-mener-impossible-john-laughland\">ce 22 juillet<\/a> : &laquo; <em>Nous voici donc partis pour trois mois hautement int\u00e9ressants et intenses<\/em>. &raquo; <\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dde.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Boris Johnson et l&rsquo;impossible<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Quand un journaliste dans les ann\u00e9es soixante demanda au Premier ministre conservateur embl\u00e9matique, Harold McMillan, ce qui pourrait faire d\u00e9vier le gouvernement de son cap, il r\u00e9pondit : &laquo;Les \u00e9v\u00e9nements, mon cher, les \u00e9v\u00e9nements.&raquo; S&rsquo;il en est ainsi de tous les gouvernements, celui qui sera annonc\u00e9 cette semaine \u00e0 Londres sous la pr\u00e9sidence de Boris Johnson sera vuln\u00e9rable non seulement aux \u00e9v\u00e9nements futurs, par d\u00e9finition impr\u00e9visibles, mais aussi par le lourd h\u00e9ritage du mandat catastrophique de son pr\u00e9d\u00e9cesseur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme si la crise qui s&rsquo;intensifie actuellement dans le Golfe, et qui risque peut-\u00eatre de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en conflit arm\u00e9, n&rsquo;\u00e9tait pas suffisante pour pr\u00e9occuper le nouveau locataire du 10 Downing Street, les d\u00e9missions en s\u00e9rie qui sont attendues d&rsquo;une douzaine de ministres ennemis de Johnson, dont le Chancelier de l&rsquo;&Eacute;chiquier qui a pr\u00e9-annonc\u00e9 sa d\u00e9mission dimanche en direct \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, et qui a \u00e9t\u00e9 suivie le 21 juillet au matin par un ministre d&rsquo;&Eacute;tat au Foreign Office, montrent \u00e0 quel point l&rsquo;assise du pouvoir du nouveau Premier ministre sera extr\u00eamement fragile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Conservateurs ayant perdu leur majorit\u00e9 absolue aux \u00e9lections anticip\u00e9es de 2017 &ndash; d\u00e9cid\u00e9ment, Theresa May n&rsquo;a fait que cumuler les d\u00e9faites &ndash; le nouvel \u00e9lu h\u00e9rite d&rsquo;un parti profond\u00e9ment divis\u00e9 sur la question europ\u00e9enne, ce qui fait qu&rsquo;il n&rsquo;a pas vraiment de majorit\u00e9 \u00e0 la Chambre des communes sur la question la plus br&ucirc;lante, le Brexit. Enhardis, les ennemis du Brexit au sein du Parti conservateur, dont le mot d&rsquo;ordre est &laquo;pas de Brexit sans accord&raquo; &ndash; ce qui revient \u00e0 refuser le Brexit en tant que tel car, justement, il n&rsquo;ya pas d&rsquo;accord actuellement &ndash; se disent d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 tout faire pour emp\u00eacher Boris \u00e0 acter le Brexit le 31 octobre sans accord. Ils se disent m\u00eame pr\u00eats \u00e0 voter contre leur propre gouvernement dans un vote de non-confiance, ce qui th\u00e9oriquement pourrait avoir lieu le 25 juillet avant la pause estivale qui dure jusqu&rsquo;au 3 septembre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus probable est le sc\u00e9nario selon lequel Boris Johnson deviendra Premier ministre mais ne sera soumis \u00e0 un vote de non-confiance qu&rsquo;\u00e0 la rentr\u00e9e, apr\u00e8s avoir pu rencontrer ses homologues europ\u00e9ens y compris au sommet du G7 \u00e0 Biarritz fin ao&ucirc;t. Dans la mesure o&ugrave; il poursuivra un Brexit sans accord, il sera contest\u00e9 avec violence au sein de son propre parti. La poign\u00e9e de rebelles travaillistes qui a annonc\u00e9 son intention de voter pour un Brexit sans accord si n\u00e9cessaire ne sera peut-\u00eatre pas suffisante pour lui permettre de remporter un vote \u00e0 la Chambre des communes. La suspension du Parlement pour faire taire la Chambre des communes semble politiquement et peut-\u00eatre m\u00eame l\u00e9galement impossible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Autrement dit, si les Europ\u00e9ens continuent \u00e0 refuser tout amendement \u00e0 l&rsquo;accord n\u00e9goci\u00e9 par Theresa May en novembre, Boris Johnson se trouvera dans la m\u00eame position impossible qu&rsquo;elle : incapable d&rsquo;avancer ou de reculer, son gouvernement n&rsquo;aura dur\u00e9 que quelques mois. Il est \u00e9vident que  <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/63928-ursula-von-der-leyen-est-prete-a-un-nouveau-report-du-brexit\">Bruxelles \u00e0 tout int\u00e9r\u00eat<\/a>  \u00e0 rendre la vie aussi difficile que possible pour celui qui est l&rsquo;un des cr\u00e9ateurs de l&rsquo;euroscepticisme britannique, ayant \u00e9t\u00e9, dans les ann\u00e9es quatre-vingt, correspondant du Daily Telegraph \u00e0 Bruxelles d&rsquo;o&ugrave; il envoyait ses d\u00e9p\u00eaches tournant la Commission europ\u00e9enne syst\u00e9matiquement en ridicule. Les 27 et la Commission veulent surtout d\u00e9montrer que l&rsquo;on ne peut pas quitter l&rsquo;Union europ\u00e9enne sans en faire les frais, car si le Royaume-Uni r\u00e9ussissait son Brexit, cela risquerait de donner des id\u00e9es \u00e0 d&rsquo;autres pays \u00e9ventuellement tent\u00e9s par la porte de sortie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Biographe de Churchill, Boris Johnson sait combien les qualit\u00e9s d&rsquo;homme d&rsquo;&Eacute;tat sont essentielles dans ces conditions d&rsquo;extr\u00eame fragilit\u00e9 politique. Celui qui devint Premier ministre le 10 mai 1940 fut, lui aussi, tr\u00e8s contest\u00e9 par son propre parti. Pour ses ennemis, sa nomination ne devait \u00eatre que provisoire, Neville Chamberlain, son pr\u00e9d\u00e9cesseur, ayant gard\u00e9 la pr\u00e9sidence du Parti conservateur et Lord Halifax, le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, continuant \u00e0 entretenir des contacts avec Hitler par des interm\u00e9diaires su\u00e9dois et italiens et \u00e0 l&rsquo;insu de son premier ministre. La radicalit\u00e9 avec laquelle Churchill d\u00e9montra sa r\u00e9solution absolue de tenir t\u00eate \u00e0 l&rsquo;Allemagne et de ne pas signer une paix s\u00e9par\u00e9e, notamment en coulant la flotte fran\u00e7aise \u00e0 Mers-el-K\u00e9bir en juillet 1940, doit \u00eatre comprise comme une fa\u00e7on d&rsquo;asseoir son pouvoir personnel pour renforcer sa position au sein de son propre gouvernement. La le\u00e7on est claire : dans une situation o&ugrave; la survie nationale est en cause, les ennemis int\u00e9rieurs sont aussi redoutables que les ennemis ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Connaissant personnellement Boris Johnson, je doute qu&rsquo;il ait le m\u00eame caract\u00e8re impitoyable que son illustre pr\u00e9d\u00e9cesseur. C&rsquo;est au contraire un homme affable, intelligent, cultiv\u00e9 et dr\u00f4le mais qui semble ne pas avoir le penchant d&rsquo;abattre ses ennemis. Sa meilleure arme, c&rsquo;est son charme. Mais est-ce suffisant pour faire reculer les Europ\u00e9ens et de les faire avaler un nouvel accord ren\u00e9goci\u00e9? Certainement pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par contre, Boris Johnson a bien saisi une v\u00e9rit\u00e9 qui sera peut-\u00eatre la cl\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9termination \u00e0 en d\u00e9coudre tant avec Bruxelles qu&rsquo;avec ses ennemis int\u00e9rieurs. Cette v\u00e9rit\u00e9, la voici : si le Parti conservateur n&rsquo;acte pas le Brexit, <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/63488-royaume-uni-boris-johnson-predit-extinction-politique-en-cas-report-brexit\">il sera d\u00e9truit<\/a> \u00e9lectoralement. Aux europ\u00e9ennes en mai, ce Parti n&rsquo;a recueilli que 9% des voix, un peu plus que le tiers de son plus mauvais score historique (25% aux \u00e9lections municipales en 1995). En cas d&rsquo;un nouvel \u00e9chec sur la Brexit, par Boris Johnson cette fois, <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/62477-parti-brexit-tete-elections-europeennes-royaume-uni\">le Brexit Party<\/a> du brillantissime Nigel Farage d\u00e9truira le Parti conservateur et enl\u00e8vera aussi une bonne partie de son \u00e9lectorat au Parti travailliste. En se disant d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 acter le Brexit quoi qu&rsquo;il arrive, Boris Johnson sait pertinemment que se joue sa propre survie politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les Europ\u00e9ens auront tort de sous-estimer la profondeur du sentiment ind\u00e9pendantiste au Royaume-Uni et l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;opinion majoritaire anti-UE. Cette opinion n&rsquo;est pas une exception britannique &ndash; elle est partag\u00e9e par de nombreux peuples du continent &ndash; mais la sp\u00e9cificit\u00e9 britannique consiste dans le fait qu&rsquo;elle a conquis une grande partie de l&rsquo;establishment politique et \u00e9conomique. Apr\u00e8s des d\u00e9cennies de r\u00e9flexion murie par de tr\u00e8s nombreux intellectuels et politique britanniques sur l&rsquo;UE, il sera impossible de remettre le g\u00e9nie de l&rsquo;euroscepticisme dans la bouteille, comme le souhaite Bruxelles et une partie de la classe politique \u00e0 Londres, m\u00eame dans l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une d\u00e9faite du Brexit en octobre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La m\u00e9diocre madame May et son sinistre Chancelier Philip Hammond ont h\u00e9las r\u00e9ussi \u00e0 mettre leur successeur dans une situation presqu&rsquo;impossible. Avec leur d\u00e9termination \u00e0 d\u00e9tourner le r\u00e9sultat du r\u00e9f\u00e9rendum de 2016 en actant un Brexit seulement th\u00e9orique qui continuerait \u00e0 lier le Royaume-Uni \u00e0 l&rsquo;ordre juridique de l&rsquo;Union europ\u00e9enne (par le biais d&rsquo;une union douani\u00e8re ou m\u00eame de l&rsquo;appartenance au march\u00e9 unique), ils ont voulu obliger leur successeur \u00e0 se battre les mains li\u00e9s. Mais c&rsquo;est justement dans des circonstances impossibles que les hommes de courage r\u00e9ussissent l&rsquo;impossible. Et parmi ses nombreuses qualit\u00e9s &ndash; je n&rsquo;\u00e9voquerai pas ses d\u00e9fauts, qui sont bien connus &ndash; Boris Johnson a tr\u00e8s certainement du courage. Nous voici donc partis pour trois mois hautement int\u00e9ressants et intenses.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>John Laughland<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l&rsquo;impossible Boris est-il tenu ? John Laughland est un historien et un chroniqueur britanniques qui a si longtemps v\u00e9cu \u00e0 Paris qu&rsquo;on croirait lire un Fran\u00e7ais qui conna&icirc;t bien les Britanniques. 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