{"id":78883,"date":"2019-10-07T01:49:36","date_gmt":"2019-10-07T01:49:36","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/10\/07\/louis-xiv-et-le-refroidissement-climatique\/"},"modified":"2019-10-07T01:49:36","modified_gmt":"2019-10-07T01:49:36","slug":"louis-xiv-et-le-refroidissement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/10\/07\/louis-xiv-et-le-refroidissement-climatique\/","title":{"rendered":"Louis XIV et le refroidissement climatique"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Louis XIV et le refroidissement climatique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Les m\u00e9dias nous affolent sur le r\u00e9chauffement, et cela nous m\u00e8nera \u00e0 une dictature plan\u00e9taire sans \u00e9quivalent dans l&rsquo;histoire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On va rafra&icirc;chir la m\u00e9moire des moins savants sur le refroidissement alors&hellip; La suite par m\u00e9t\u00e9o-France et l&rsquo;historien Leroy-Ladurie.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.25em;\">Histoire : le grand hiver 1709<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;hiver 1708-1709 est rest\u00e9 dans la m\u00e9moire collective comme &laquo; Le grand hiver &raquo; auquel il convient de se r\u00e9f\u00e9rer en cas d&rsquo;hiver tr\u00e8s froid. Pourquoi cet hiver a-t-il marqu\u00e9 durablement les esprits ? Quel \u00e9tait le contexte socio-\u00e9conomique et politique de l&rsquo;\u00e9poque ? Nos questions \u00e0 l&rsquo;historien Emmanuel Le Roy Ladurie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>M\u00e9t\u00e9o-France : <\/strong>L&rsquo;hiver 1708-1709 a-t-il vraiment \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement rigoureux ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>E. Le Roy Ladurie :<\/strong> Il a en tout cas \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par des p\u00e9riodes de froid exceptionnelles, pour autant que les donn\u00e9es de l&rsquo;\u00e9poque nous permettent d&rsquo;en juger. Au cours du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les premiers appareils de mesure de la temp\u00e9rature, apparus vers 1567, se sont perfectionn\u00e9s et leur usage s&rsquo;est r\u00e9pandu progressivement. Ainsi, pour 1709, on dispose de s\u00e9ries de mesures, notamment \u00e0 Paris o&ugrave; le math\u00e9maticien et physicien Philippe de la Hire les consigne plusieurs fois par jour dans des &laquo; journaux &raquo; conserv\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Observatoire de Paris. Le m\u00e9decin et botaniste fran\u00e7ais Louis Morin \u00e9tablit pour sa part des relev\u00e9s de temp\u00e9ratures, conserv\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que de l&rsquo;Institut, trois ou quatre fois par jour, du 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1665 au 13 juillet 1716. Cependant, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, le point de r\u00e9f\u00e9rence pour le 0&deg;C, la valeur intrins\u00e8que du degr\u00e9, le type de thermom\u00e8tre, les conditions de mesure et d&rsquo;\u00e9talonnage&hellip; sont loin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9finis. Les donn\u00e9es brutes dont nous disposons doivent donc \u00eatre &laquo; retravaill\u00e9es &raquo; pour pouvoir \u00eatre compar\u00e9es aux mesures actuelles. Elles sont cependant coh\u00e9rentes entre elles et avec les nombreux t\u00e9moignages \u00e9crits dont on dispose. Elles confirment qu&rsquo;un froid exceptionnel a r\u00e9gn\u00e9 certains jours, notamment le 6 janvier 1709. Mieux encore, elles mettent en \u00e9vidence des alternances de p\u00e9riodes douces et de froid intense entre octobre 1708 et avril 1709.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les travaux de Jean-Pierre Legrand et de Maxime Le Goff, chercheurs au CNRS, sur les mesures de Louis Morin, donnent une id\u00e9e plus pr\u00e9cise du froid qui a s\u00e9vi. La vague de froid qui d\u00e9marre le 6 janvier 1709 s&rsquo;\u00e9tend sur onze jours avec des valeurs minimales entre -15&deg;C et -18&deg;C \u00e0 l&rsquo;exception du 17 janvier o&ugrave; elle n&rsquo;est que de -7,5&deg;C. Le d\u00e9gel s&rsquo;amorce le 24, avant une nouvelle vague de froid, du 4 au 10 f\u00e9vrier avec des temp\u00e9ratures minimales de l&rsquo;ordre de -5&deg;C. Les temp\u00e9ratures remontent ensuite de mani\u00e8re spectaculaire pour atteindre 12&deg;C avant de rechuter entre le 21 f\u00e9vrier et le 3 mars avec un minimum de <strong>&#8211;<\/strong>13,5&deg;C le 24 f\u00e9vrier. Les observations de Louis Morin sont extr\u00eamement compl\u00e8tes, puisqu&rsquo;il indiquait \u00e9galement la pression (alors mesur\u00e9e en pouces et en lignes) ainsi que le vent. On identifie ainsi des p\u00e9riodes anticycloniques associ\u00e9es \u00e0 un vent d&rsquo;est ou d&rsquo;est-nord-est soutenu, qui sont sensiblement en phase avec le d\u00e9but des p\u00e9riodes les plus froides.<\/p>\n<p>L&rsquo;historien Marcel Lachiver a, pour sa part, en confrontant les t\u00e9moignages oraux et les mesures disponibles \u00e0 Paris, Montpellier, Bordeaux et Marseille, identifi\u00e9 sept vagues de froid successives. Il insiste sur le caract\u00e8re extr\u00eamement d\u00e9l\u00e9t\u00e8re pour la v\u00e9g\u00e9tation de ces alternances de p\u00e9riodes de douceur et de grand froid.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>M\u00e9t\u00e9o-France : <\/strong>Que nous apprennent les r\u00e9cits de l&rsquo;\u00e9poque ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>E. Le Roy Ladurie : <\/strong>Les t\u00e9moignages \u00e9crits abondent dans les paroisses, les villes, les h\u00f4pitaux et \u00e0 la Cour de Louis XIV. Le Duc de Saint-Simon qui, d&rsquo;ordinaire s&rsquo;attache plut\u00f4t \u00e0 d\u00e9peindre la vie \u00e0 Versailles, souligne, \u00e0 plusieurs reprises, le caract\u00e8re exceptionnel de l&rsquo;hiver 1709 avec, par exemple, mention des<em> rivi\u00e8res solides jusqu&rsquo;\u00e0 leur embouchure et [des] bords de mer capables de porter des charrettes. <\/em>Pour donner une id\u00e9e de l&rsquo;intensit\u00e9 du froid, il pr\u00e9cise que <em>l&rsquo;eau de la reine de Hongrie, les \u00e9lixirs les plus forts et les liqueurs les plus spiritueuses cass\u00e8rent leurs bouteilles<\/em>. Il insiste sur les pertes subies en mati\u00e8re d&rsquo;arbres fruitiers y compris la vigne, sur la chert\u00e9 du pain en accusant le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des finances, Nicolas Desmarets, de couvrir les sp\u00e9culateurs. Il raconte aussi comment la d\u00e9cision de semer de l&rsquo;orge pour remplacer les bl\u00e9s d&rsquo;hiver d\u00e9truits permit d&rsquo;\u00e9viter la famine. Les \u00e9meutes de subsistance sont comment\u00e9es plusieurs fois dans ses \u00e9crits. Saint-Simon ne r\u00e9siste pas au plaisir de nous conter la m\u00e9saventure de <em>Monseigneur <\/em>(le fils a&icirc;n\u00e9 de Louis XIV) dont le <em>carrosse est assailli&#8230;par des femmes en grand nombre, criant du pain, <\/em>alors qu&rsquo;il se rendait \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra, et qui, du coup, n&rsquo;osa plus se rendre \u00e0 Paris. Le m\u00e9morialiste fait \u00e9galement \u00e9tat de la triste condition des Arm\u00e9es du roi : <em>les officiers particuliers mouraient de faim avec leurs \u00e9quipages<\/em>. Dans <em>La clef du cabinet <\/em>de mars 1709, qui ne traite habituellement que de politique \u00e9trang\u00e8re, on trouve, outre une chronologie pr\u00e9cise de l&rsquo;arriv\u00e9e du froid sur le royaume, cette mention : <em>Il est mort partout une infinit\u00e9 de personnes de tout sexe &#038; tout \u00e2ge, principalement des enfants &#038; des vieillards, parmi ceux qui n&rsquo;avaient pas les commodit\u00e9s de se garantir contre un froid si extraordinaire, on a trouv\u00e9 des familles enti\u00e8res mortes de froid&#8230;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus pr\u00e8s du peuple, les registres paroissiaux abondent en descriptions apocalyptiques de la p\u00e9riode. Ils insistent sur les difficult\u00e9s \u00e0 proc\u00e9der aux enterrements mais ne manquent pas d&rsquo;insister sur les &oelig;uvres de charit\u00e9 organis\u00e9es pour subvenir \u00e0 la d\u00e9tresse des plus pauvres, notamment les distributions des potages par les dames les plus ais\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>M\u00e9t\u00e9o-France : <\/strong>Quelles en ont \u00e9t\u00e9 les cons\u00e9quences d\u00e9mographiques ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>E. Le Roy Ladurie :<\/strong> Le nombre de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 la crise de 1709 avoisine 600 000. Selon M. Lachiver, environ 100 000 personnes seraient mortes du froid au premier trimestre 1709, 200 000 personnes seraient ensuite d\u00e9c\u00e9d\u00e9es suite \u00e0 la malnutrition jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;automne 1709. On enregistre 300 000 d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux \u00e9pid\u00e9mies (dysenterie, typho\u00efde, typhus, scorbut &#8230;) particuli\u00e8rement meurtri\u00e8res sur des individus sous aliment\u00e9s jusqu&rsquo;en 1710. Toutes les tranches de la population ne sont pas \u00e9galement touch\u00e9es : les plus pauvres, les enfants et les plus \u00e2g\u00e9s sont les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces chiffres, bien que tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, ne sont cependant pas comparables \u00e0 ceux observ\u00e9s en 1693-1694. Sur cette p\u00e9riode, les historiens s&rsquo;accordent pour \u00e9valuer \u00e0 plus de 1. 300 000, le bilan d&rsquo;une h\u00e9catombe due \u00e0 des r\u00e9coltes catastrophiques en lien avec un printemps 1693 tr\u00e8s pluvieux et un \u00e9chaudage \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 qui ruinent les moissons alors que celles de 1692 \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 d\u00e9ficitaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>M\u00e9t\u00e9o-France : <\/strong>Que fait Louis XIV face \u00e0 cette situation exceptionnelle ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>E. Le Roy Ladurie : <\/strong>En 1709, la France est en guerre depuis f\u00e9vrier 1701 pour la succession d&rsquo;Espagne et la situation \u00e9conomique du pays est loin d&rsquo;\u00eatre florissante. Cependant, le pouvoir politique, qui avait \u00e9t\u00e9 pratiquement sans r\u00e9action lors de la crise de 1693-1694, prend des mesures : interdiction d&rsquo;exporter du bl\u00e9 (d\u00e9cembre 1708), autorisation de resemer de l&rsquo;orge (avril 1709), recensement des stocks de c\u00e9r\u00e9ales (avril 1709), contr\u00f4les visant \u00e0 freiner la sp\u00e9culation, ch\u00e2timents exemplaires pour les contrevenants, expulsion des mendiants \u00e9trangers \u00e0 la ville, contributions sp\u00e9ciales pour des bureaux de bienfaisance ou des comit\u00e9s de charit\u00e9, distribution de soupes, ouverture d&rsquo;ateliers publics&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pays va cependant conna&icirc;tre plusieurs \u00e9meutes de la faim \u00e0 Paris et surtout en province, d\u00e8s f\u00e9vrier 1709 et ce jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Jean Nicolas en d\u00e9nombre 10 en f\u00e9vrier, 28 en mars, 57 en avril, 49 en mai, avant que leur nombre ne d\u00e9croisse progressivement. Il insiste sur le fait qu&rsquo;elles sont particuli\u00e8rement violentes en province comme \u00e0 Reims, Tours, Toulouse, Rouen, Caen, Saint-Flour&hellip;Les femmes, qui protestent contre le prix exorbitant du pain, sont souvent en premi\u00e8re ligne et la r\u00e9pression qui s&rsquo;abat sur les manifestants ne les \u00e9pargne pas. Une ouvri\u00e8re en soie est ainsi pendue en repr\u00e9sailles sur la place du grand march\u00e9 \u00e0 Tours. &Agrave; Paris, les \u00e9meutes sont, paradoxalement, moins violentes, \u00e0 l&rsquo;exception de celle d&rsquo;ao&ucirc;t 1709, o&ugrave; les autorit\u00e9s se retrouvent incapables de g\u00e9rer l&rsquo;affluence de volontaires pour effectuer des travaux de terrassement en \u00e9change de pain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;apr\u00e8s Saint-Simon, le Roi semble avoir \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 par les Placards affich\u00e9s dans Paris et les pamphlets qui se multiplient. Pour autant, son principal souci semble avoir \u00e9t\u00e9 d&rsquo;arr\u00eater une guerre qu&rsquo;il n&rsquo;a plus les moyens de continuer. Son &laquo; Appel au Peuple &raquo;, lu, en juin 1709, dans les &Eacute;glises, et par lequel il justifie sa d\u00e9cision de poursuivre la guerre et sollicite le soutien des Fran\u00e7ais, traduit les limites de la monarchie absolue qu&rsquo;incarnait jusqu&rsquo;alors Louis XIV.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>M\u00e9t\u00e9o-France : <\/strong>Pourquoi cet hiver a-t-il marqu\u00e9 la m\u00e9moire collective ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>E. Le Roy Ladurie :<\/strong> Cela peut para&icirc;tre \u00e9tonnant, car, il y a eu des hivers tout aussi s\u00e9v\u00e8res, voire plus, avant et apr\u00e8s, d&rsquo;un strict point de vue climatologique (temp\u00e9ratures, nombre de jours de gel\u00e9e&#8230;). Citons, par exemple, les grands hivers du bas Moyen-&Acirc;ge (1315, 1420,&hellip;) mais aussi celui de1788-1789 o&ugrave; on enregistre le record historique du nombre de jours de gel\u00e9e \u00e0 Paris (86 jours de d\u00e9cembre 1788 \u00e0 f\u00e9vrier 1789), les hivers 1829-1830, 1879-1880, 1916-1917, ou plus pr\u00e8s de nous ceux de 1956 et 1963.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour autant, l&rsquo;hiver 1708-1709 est rest\u00e9 dans la m\u00e9moire collective. Il a \u00e9t\u00e9 abondamment d\u00e9crit et \u00e9tudi\u00e9. Il intervient dans un contexte de guerre qui a appauvri la France et les Fran\u00e7ais. Les grands hivers qui suivront lui sont toujours compar\u00e9s. Peut-\u00eatre parce qu&rsquo;il signe la fin des grandes mortalit\u00e9s : apr\u00e8s 1709, les d\u00e9c\u00e8s se compteront en milliers ou en centaines, plut\u00f4t qu&rsquo;en centaines de milliers. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comparera les quelques morts de cet \u00e9t\u00e9 aux millions de cette \u00e9poque refroidie&hellip; et on s&rsquo;affolera. Car ne sommes-nous pas trop nombreux \u00e0 consommer, nous disent les promoteurs des g\u00e9nocides bienveillants qui nous guettent ?<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.25em;\">Bibliographie<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Legrand JP., Le Goff M., 1992. Les observations m\u00e9t\u00e9orologiques de Louis Morin entre 1670 et 1713, <em>Monographie de la Direction de la m\u00e9t\u00e9orologie nationale<\/em>, n&deg;6.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lachiver M., 1991. <em>Les ann\u00e9es de mis\u00e8re- La famine au temps du Grand Roi. <\/em>Paris, Fayard, 566 p.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dup\u00e2quier J., 1991 <em>Histoire de la population fran\u00e7aise &ndash; De la Renaissance \u00e0 nos jours<\/em>. Vend\u00f4me, Presses universitaires de France, 601 p.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le Roy Ladurie E., 2005. <em>Histoire humaine et compar\u00e9e du climat &ndash; Canicules et glaciers XIII&deg;-XVIII&deg;<\/em>. Paris, Fayard, p509-518.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Saint-Simon L, 1927. <em>M\u00e9moires<\/em>, Editions comment\u00e9es d&rsquo;<a href=\"http:\/\/a.de\/\">A.de<\/a> Boislisle pour Hachette, Tome XVII. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rousseau D., 2013. Les moyennes mensuelles de temp\u00e9ratures \u00e0 Paris de 1658 \u00e0 1675 : d&rsquo;Isma\u00efl Boulliau \u00e0 Louis Morin, <em>La M\u00e9t\u00e9orologie<\/em>, 2013, N&deg; 81 ; p. 11-22 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/51098\">https:\/\/doi.org\/10.4267\/2042\/51098<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas J., 2008, <em>La r\u00e9bellion fran\u00e7aise<\/em>, Folio histoire, p355-367<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Louis XIV et le refroidissement climatique Les m\u00e9dias nous affolent sur le r\u00e9chauffement, et cela nous m\u00e8nera \u00e0 une dictature plan\u00e9taire sans \u00e9quivalent dans l&rsquo;histoire. On va rafra&icirc;chir la m\u00e9moire des moins savants sur le refroidissement alors&hellip; La suite par m\u00e9t\u00e9o-France et l&rsquo;historien Leroy-Ladurie. 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